Émile Dezaunay

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Émile-Alfred Dezaunay
Portrait d'Emile Dezaunay Pierre Puvis de Chavanne.jpg
Pierre Puvis de Chavannes, Portrait d'Émile-Alfred Dezaunay
(vers 1880), Paris, musée du Louvre.
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement

Émile-Alfred Dezaunay, né à Nantes le et mort dans la même ville le , est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de négociants aisés, Émile-Alfred Dezaunay devient orphelin en 1857, alors qu'il n'a que trois ans. Sa mère l'élève seule, sous la tutelle des oncles de l'enfant. C'est Jules-Élie Delaunay, peintre nantais, qui le recommande pour entrer à l'École des beaux-arts à Paris où il intègre son atelier en 1875. Il est également l'élève de Pierre Puvis de Chavannes.

Il se marie à Nantes en 1884 et participe à l'Exposition triennale des beaux-arts de Nantes en 1886, exposition à laquelle sont conviés des peintres confirmés et ayant participé au Salon de Paris[1],[2]. C'est à cette occasion qu'Émile Dezaunay fera la connaissance de Maxime Maufra et que va naître entre les deux hommes une grande amitié.

Dezaunay fréquente l'atelier d'Eugène Delâtre où Maufra réalise également ses premières gravures en 1892, influencés par Paul Gauguin[3].

Il excelle dans l'art de l'aquarelle et de la gravure. C'est entre 1892 et 1909 que sa carrière fut la plus féconde. le critique Arsène Alexandre écrit : « Son art est à la fois populaire et raffiné, il est malicieux quand il regarde, candide quand il raconte[réf. nécessaire] ».

Dezaunay expose et participe à tous les Salons qu'organise la Société des arts de Nantes[4], jusqu'en 1914.

Dès 1892, il fréquente Aristide Briand et le poète Victor-Émile Michelet dans l'atelier du Bateau-Lavoir de Maxime Maufra à Montmartre. Cette même année, il expose à la deuxième exposition des peintres impressionnistes et symbolistes en compagnie de Louis Anquetin, Émile Bernard, Pierre Bonnard, Maurice Denis, Charles Filiger, Maximilien Luce, Maxime Maufra, Henry Moret, Camille Pissaro, Paul-Élie Ranson, Paul Sérusier, Paul Signac et Henri de Toulouse-Lautrec.

Il emménage à Neuilly-sur-Seine en 1897 et expose chez Moline, rue Laffitte, à Paris. Il met en vente à l'hôtel Drouot une centaine de ses œuvres le . Un catalogue, préfacé par Arsène Alexandre, est publié à cette occasion.

En 1909, il revient s'installer à Nantes après la mort de son fils aîné. Le couple va mener là une vie retirée ne quittant leur demeure que pour quelques courts séjours en Bretagne et en Vendée. Il n'expose plus qu'au Salon d'automne, mais participe à toutes les expositions organisées par les Amis des arts et des artistes bretons jusqu'en 1914. En 1913, il emménage dans une maison de la rue des Folies Chaillou à Nantes, bâtie par Paul Devorsine, architecte et beau-père de sa fille qui habite la maison voisine. C'est dans le vaste et lumineux atelier donnant sur le grand jardin au cèdre centenaire et aux massifs fleuris qu'il va maintenant peindre.

Son ami Maxime Maufra meurt le . Ils avaient fait ensemble de grandes randonnées à travers la Bretagne. Dezaunay devient veuf en 1929.

En 1934, la galerie Mignon-Massart lui consacre une exposition en présentant quarante deux toiles dont un grand nombre furent exposées auparavant au Salon d'Automne. En février 1938, cette même galerie tient une autre exposition de ses œuvres que Dezaunay inaugure avant sa mort survenue le .

Son domicile est à cette date établi au no 12 du passage Saint-Yves à Nantes. Il est inhumé trois jours plus tard au cimetière La Bouteillerie (carré FF, rang 9).

Une biographie détaillée d'Émile Dezaunay est consultable sur un site Internet[5].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Musée des beaux-arts de Nantes :
    • Le Braconnier, avant 1889, huile sur toile[6]
    • Jeune Fille de Pont-L'Abbé ; Tête d'étude, avant 1912, huile sur toile[7]
    • Le Port de Nantes, 1914, huile sur toile[8]
    • Petites Filles aux marrons, 1899, huile sur toile[9]
    • Portrait d'un garçonnet, avant 1912, huile sur toile[10]
    • Sur la Plage, huile sur toile[11]

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Mystère de Saint Gwénolé, 1898, dessin pour la couverture de la pièce de théâtre jouée au théâtre de Morlaix et sur la grande place de Ploujean les 13 et 14 août 1898 (original conservé au Musée départemental breton de Quimper)

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1886, exposition des beaux-arts de Nantes : Portrait , Vue du quai de la Fosse, Le Braconnier
  • 1892, 2e « Exposition des peintres impressionnistes et symbolistes » chez Le Barc de Boutteville[Où ?]
  • 1895, « exposition des Bretons de Paris » avec Maxime Maufra[Où ?]
  • De février à mars 1897, exposition à la Galerie Moline rue Laffitte à Paris, première exposition personnelle avec quarante huit huiles sur toile, comprenant douze paysages et huit portraits, quelques dessins et aquarelles
  • 1913, Nantes, Galerie Mignon-Massart

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est Émile Schuffenecker qui a la charge d'envoyer à l'exposition les deux tableaux de Paul Gauguin avec les siens.
  2. Parmi les exposants se trouvent aussi Eugène Baudin, Léon Bonnat, Pierre Puvis de Chavannes, Jules-Élie Delaunay, Jean-Léon Gérôme, Armand Guillaumin, Henri Harpignies, Maxime Maufra, Henry Moret, Camille Pissaro, Auguste Renoir, Georges Seurat et Alfred Sisley.
  3. Si ses planches ne sont pas datées, on sait qu'en 1904, quatre d'entre elles étaient en vente à la Galerie Sagot à Paris, dans des séries numérotées à cinquante exemplaires.
  4. Fondée par Charles Leroux, Lanoë, Maxence, les frères Chabas, du Puigaudeau, Roll ou Picou.
  5. Bibliothèque nationale (France), "Gauguin et l'école de Pont-Aven : [exposition], 13 janvier-5 mars 1989", 1989, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6534092q/f137.image.r=Rosporden
  6. « Le Braconnier », notice no 07430000747, base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Jeune Fille de Pont-L'Abbé ; Tête d'étude », notice no 07430000749, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Le Port de Nantes », notice no 07430000752, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Petites Filles aux marrons », notice no 07430000750, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Portrait d'un garçonnet », notice no 07430000748, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Sur la Plage », notice no 07430000751, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. (en) « Dezaunay, Émile Alfred (1854-1940), Painter, watercolourist », entrée du Dictionnaire Bénézit référencée dans la base Oxford Index.
  13. « Portrait d'Émile-Alfred Dezaunay », notice no 50350014539, base Joconde, ministère français de la Culture