Étel

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Étel
Parvis de la mairie.
Parvis de la mairie.
Blason de Étel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Quiberon
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Guy Hercend
2014-2020
Code postal 56410
Code commune 56055
Démographie
Gentilé Étellois
Population
municipale
1 948 hab. (2014)
Densité 1 120 hab./km2
Population
aire urbaine
11 498 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 30″ nord, 3° 11′ 58″ ouest
Altitude 5 m (min. : 0 m) (max. : 17 m)
Superficie 1,74 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-etel.fr

Étel [etɛl] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Étel, au bord de sa rivière.

Étel se situe à 18 km d'Auray, 30 km de Lorient et 30 km de Vannes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La barre d'Étel.

Étel « donne son nom » à un aber (cf: toponymie plus bas) , la rivière d'Étel, qui se termine par un dangereux banc de sable sous-marin, connu sous le nom de barre d'Étel, qui engendre un mascaret.

Le littoral côtier de la commune fait partie du plus grand cordon dunaire de Bretagne qui s'étend de la pointe de Gâvres au fort de Penthièvre sur la commune de Saint-Pierre-Quiberon[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Étel vue du ciel.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Déjà attestée sous la forme latine Ectell vers l'an 1000 dans le cartulaire de Sainte-Croix en Quimperlé, Hervé Abalain relève une forme Ectell flumen au XIe siècle[2] où le latin flumen (flot, eau courante, courant, flux, fleuve...) fait clairement référence à l'aber. Ainsi, il semble que le nom d'Étel soit intimement lié à la ria.Bien que d'origine incertaine, Étel viendrait du breton in tallus (terre ferme) ou plus probablement du vieux breton ectell (ou enk'tell) avec enk pour « étroit » ou « détroit »[3][Informations douteuses] [?]. Tell pourrait s'expliquer par tell / tallus, qui pourrait s'apparenter au gaulois *talutum (versant, côte...) ou *talos (front, pente raide...) ou encore le britonnique tal de même sens. Ainsi, enk-tell flumen pourrait signifier « la côte / la terre / l'embouchure étroite de la rivière », possiblement (bien qu'historiquement incertain compte tenu du manque de données sur l'évolution de la géographie côtière locale au fil des siècles) en référence à la barre, banc de sable mouvant mais permanent, qui resserre considérablement la passe d'entrée et joue un rôle de réelle barrière très difficilement franchissable pour une embarcation, même moderne, les jours de ressac. On retrouve la forme Itell en 1636, et Intel en 1811. Le nom breton actuel de la commune est An Intel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La création de la commune en 1850[modifier | modifier le code]

La commune a été instituée par un décret promulgué le par démembrement de la commune d'Erdeven[réf. souhaitée]

« En 1850, l'essor du village avait amené les habitants de ce bout de terre qui borde la rivière d'Étel à réclamer leur autonomie communale (...). La rurale Erdeven a dû lui accorder chichement un maigre territoire, se réservant les dunes et les plages désertes, dont on ignore alors l'avenir touristique. (...) Étel jouit donc d'un petit territoire entre la rivière du Sac'h, qui sépare Belz d'Erdeven, et le ruisseau du Ré au bord des dunes de la Falaise (massif dunaire Quiberon - Gâvres (...)). Cette commune devient un vrai port de pêche, accroché comme une bernique à son rocher face à la barre souvent dangereuse de l'entrée de la rivière, le plus près possible des dunes de la Falaise, dont il est séparé par le petit marais du Pradic. Le Magouër, réduit à quelques maisons, reste sous la dépendance de la commune de Plouhinec. Il fait cependant partie de l'ensemble portuaire étellois et servira d'abri d'hivernage pour les bateaux ; en effet la rivière est à la fois frontière et lien. Les sites antiques qui la bordent, Mané Vechen à l'ouest et la fosse à garum à l'est, nous rappellent la solidarité ancienne des deux rives. »

[4]

La pêche sardinière[modifier | modifier le code]

La création, grâce à la mise au point de l'appertisation, en 1850 d'un « établissement pour confire la sardine » à Étel fut à l'origine de l'essor du port sardinier, transformant le petit village de pêcheurs en une petite ville. Les presses d'antan sont abandonnées et c'est à qui créera sa friterie, les chevalets permettant de sécher les sardines avant leur préparation en vue de leur mise en boîtes s'étendant un peu partout dans les rues[4]. Cet essor prit fin avec la raréfaction des sardines à partir de 1880, la crise sardinière culminant en 1902-1903.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'essor du port d'Étel[modifier | modifier le code]

Après la crise sardinière qui frappe Étel comme tous les autres ports sardiniers de la côte sud de la Bretagne, imitant les marins grésillons, Étel se reconvertit dans la pêche au thon pratiquée à bord des dundee et à celle du maquereau. Très vite, au lendemain de la Première Guerre mondiale, d'importantes usines (usine Amieux et usine Saupiquet [cette dernière au Magouer], à capitaux nantais), disposant chacune de leur propre cale de débarquement, remplacent les presses et les petites friteries de la seconde moitié du XIXe siècle, qui étaient dispersées un peu partout dans le village. Vers 1930, Étel et Le Magouër disposent de cinq conserveries (les usines Rodel, Lorcy et Le Bayon s'étant ajoutées à celles précédemment citées). Le port s'équipe du "quai neuf" dans la décennie 1930[4].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le drame d'Étel[modifier | modifier le code]

Le canot de sauvetage « patron Émile Daniel » suspendu aux bossoirs de la station de sauvetage en mer.

Afin de tester un nouveau type de canot de sauvetage, Alain Bombard, en compagnie de six volontaires, tente le de franchir à bord de son canot de survie de sa conception la barre d'Étel, grande lame à l'embouchure de la ria formée par la conjonction de la marée montante, le flot et les eaux qui s'écoulent de la rivière. Le canot se retourne alors, suivi peu après du Vice Amiral Schwerer II, le bateau de sauvetage présent sur zone. [réf. souhaitée] Le bilan est lourd : neuf morts dont quatre parmi les occupants du canot de survie et cinq parmi les marins sauveteurs de la station d'Étel ; Émile Daniel, patron du canot de sauvetage, en fait partie[5],[6]. Par la suite, un des canots de sauvetage de la station d'Étel a été baptisé Patron Émile Daniel en sa mémoire[7]. Ce canot a été en service de 1962 à 2003 ; une association œuvre à sa conservation au titre de la sauvegarde du patrimoine maritime[8].

En 2008, le musée des Thoniers et la ville d’Étel ont organisé une exposition commémorant le cinquantenaire de ce drame[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants à Étel étant supérieur à 1 500 et inférieur à 2 499, le nombre de conseillers municipaux est 19. [réf. souhaitée]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1977 Eugène Ezanno ... ...
1977 1989 Michel Le Corvec ... ...
1989 1991 Michel Le Nabat ... ...
1991 2006 Rémi Guillevic ... ...
2006 2014 Joseph Nigen ... ...
2014 en cours Guy Hercend SE ...

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 23 juin 2010, Étel est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 948 habitants, en diminution de -5,57 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 074 1 142 1 361 1 770 1 867 1 995 1 988 1 995 1 926
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 993 2 014 2 308 2 396 2 363 2 411 2 386 2 385 2 580
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009
2 841 3 085 3 074 2 762 2 445 2 318 2 165 2 081 2 063
2014 - - - - - - - -
1 948 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Étel est située dans l'académie de Rennes.

La ville administre une école maternelle et une école élémentaire communales[15].

Le département gère le collège de la rivière d'Étel[16] et la région Bretagne le lycée professionnel Émile-James, spécialisé dans les métiers du nautisme et de la carrosserie[17].

Étel compte également un établissement privé : l'école Sainte-Anne[18].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 997 €, ce qui plaçait Étel au 11 023e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[19].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le musée des thoniers d'Étel, mémoire d'un port de pêche jadis prospère[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Etel (Morbihan).svg

Les armoiries d'Étel se blasonnent ainsi :


Mi-parti d’azur à une ancre d’or, et d’hermine plain.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

André Daniel, « L'urbanisme contemporain à Étel, marqué par l'héritage des conserveries », dans Marie Rouzeau (dir.), Conserveries en Bretagne : L'or bleu du littoral, Coop Breizh, (ISBN 978-2843463174, présentation en ligne)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Yves Lautrou, Vincent Olivier, Jean-Michel Demetz et Stéphane Renault, « Morbihan : le cordon dunaire de Gâvres », sur L'Express, (consulté le 21 août 2016).
  2. Hervé Abalain (Professeur émérite à l'Université de Bretagne Occidentale), Les noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, (ISBN 978-2877474825, lire en ligne), p. 67
  3. « ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ETEL », sur infoBRETAGNE.com (consulté le 23 juin 2010)
  4. a, b et c André Daniel, L'urbanisme contemporain à Étel, marqué par l'héritage des conserveries, in "Conserveries en Bretagne", sous la direction de Marie Rouzeau, éditions Coop Breizh, 2007, [ISBN 978-2-84346-317-4]
  5. Plaquette de l'exposition Sauvetage en mer : Barre d'Étel 1958, la dramatique expérience, organisée au musée des Thoniers d'Étel en 2008. Consultée le 4 avril 2011.
  6. ORTF, « Le drame d'Étel », L'Ouest en mémoire (INA), (consulté le 30 juin 2011)
  7. Etel - Sa barre et la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), sur le site Les ex-votos marins. Page consultée le 3 avril 2011.
  8. Présentation de l'association, sur le site officiel de la mairie d'Étel. Page consultée le 3 avril 2011.
  9. Présentation de l'exposition, sur le site du musée des Thonniers
  10. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur ministère des Affaires étrangères (consulté le 23 juin 2010)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Canton de Belz - Liste des écoles publiques », sur site de l'académie de Rennes (consulté le 23 juin 2010)
  16. « Établissements publics du Morbihan », sur site de l'académie de Rennes (consulté le 23 juin 2010)
  17. « Page d'accueil », sur site du lycée Émile-James (consulté le 23 juin 2010)
  18. « École Sainte-Anne »
  19. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 9 septembre 2009)
  20. Notice no PA56000067, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Patrimoine d'Étel », sur infobretagne.com (consulté le 23 juin 2010)
  22. « Page d'accueil », sur museedesthoniers.fr, (consulté le 23 juin 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]