Audierne

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Audierne
Audierne
Vue du port.
Blason de Audierne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Cap-Sizun
Maire
Mandat
Joseph Évenat
2016-2020
Code postal 29770
Code commune 29003
Démographie
Gentilé Audiernais
Population
municipale
3 708 hab. (2015)
Densité 202 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 30″ nord, 4° 32′ 26″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 79 m
Superficie 18,37 km2
Localisation

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Liens
Site web audierne.fr

Audierne [odjɛʁn] est une commune française située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Avec le statut administratif de commune nouvelle, elle est née le de la fusion des deux communes : l'ancienne commune Audierne et Esquibien[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le port de pêche est situé sur l'estuaire du Goyen, au pied d'une colline boisée. Sa grande plage de sable s'étend à 1 500 mètres de la localité, en contrebas de Sainte Evette. Il se livre surtout à la pêche de la langouste, du homard et de l'araignée de mer, espèces se développant dans les fonds côtiers de la baie d'Audierne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Déjà connue sous le nom de Trève du Goyen (Trefgoazien, terme utilisé jusqu'au début du XVIe siècle), Audierne est présente dans les annales maritimes bordelaises dès le XIVe siècle, dans l'atlas du Vénitien Pétrus Vesconte sous le nom d’Odierna en 1321, Goezian en 1410 [2] puis sur une carte hollandaise de 1580 on trouve Odjern.

Le nom breton actuel de la commune est complètement différent de celui utilisé en français puisqu'il s'agit de « Gwaien »[3] et est le même que celui de la rivière, le « Goyen ».

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de cette nouvelle commune est celle des deux communes le  : l'ancienne commune Audierne et Esquibien[4].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Un imposant tumulus d'environ vingt mètres de diamètre se trouvait à Roz Kriben (dénommé aussi "Toul-Korriqued", "le trou des Korrigans"), une colline surplombant le port ; il est exploré en 1882 par Paul du Châtellier[5] ; arasé depuis, il en subsiste une allée couverte composée de quatre grands dolmens et des traces diverses de maçonnerie qui se terminent par un tertre où subsiste un menhir qui gît à terre. Ce lieu est une ancienne nécropole antique, ce qui a été prouvé par la découverte, à 100 mètres au sud-est, de cercueils de pierre avec ornements et poteries[6].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une stèle gauloise, datant probablement du Ve siècle ou du IVe siècle avant J.-C., décrite en 1883 par Hyacinthe Le Carguet[7], et se trouvant dans le quartier de Kermabon (Mabon est le nom d'une ancienne divinité galloise), dont la trace avait été perdue, a été retrouvée en 2017 dans un talus[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Audierne, qui était sous l'Ancien Régime une simple trève d'Esquibien, est issue du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plogoff[9].

En 1482-1483, le registre de la « comptablie », qui perçoit les taxes à l'entrée du port de Bordeaux enregistre 10 navires venant d'Audierne[10].

Le naufrage d'un bateau d'Audierne[modifier | modifier le code]

Une gwerz rappelle le tragique naufrage d'un bateau d'Audierne, de retour de Bordeaux, devant les Étocs, peut-être au XVIIe siècle[11] ; en voici un extrait traduit du breton :

Qu'arrive-t-il aux gens de Penmarc'h
Qu'ils maintiennent des feux dans leur église ?
Chrétien de cœur, qui n'eut pleuré
Et eut été près de Penmarc'h
En voyant la mer bouillonner
À cause des matelots qui se noyaient
En voyant la mer devenir toute rouge
Du sang des chrétiens qui s'y trouvaient[12].

Michel Le Nobletz aurait fait la prédiction de ce naufrage en 1617 pour punir les marchands d'Audierne qui seraient sortis de l'église alors qu'il s'apprêtait à prêcher[13].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Église Saint-Raymond : carvelle sculptée au-dessus de l'entrée.

En 1536, on note 90 bateaux à Audierne et 1400 marins dans le Cap-Sizun et au XVIe siècle des bateaux d'Audierne et des autres ports du Cap-Sizun fréquentent déjà les abords de Terre-Neuvesi l'on en croit la toponymie locale (des lieux-dits y sont dénommés "Île d’Audierne", "baie des Trépassés" et "Pointe du Raz")[14].

En 1596, pendant les troubles de la Guerre de la Ligue, Christophe d'Arradon[15], surnommé le baron de Camors, à la fois ligueur (il avait par exemple participé à la reprise de Blavet, alors tenue par les huguenots, le ) et brigand, dévaste les ports d'Audierne et de Pont-Croix, puis s'installe au château du Cosquer en Combrit et, de là, opère des raids dans la région de l'embouchure de l'Odet, rançonnant les marchands de Pont-l'Abbé et l'Île-Tudy[16].

En 1590, en pleine période des Guerres de religion, sur 849 navires ayant fréquenté le port de Bordeaux, 80 venaient du Cap Sizun et 55 de Penmarc'h. Plusieurs églises de la région, dont l'église Saint-Rumon d'Audierne, sont ornées de carvelles. Vers la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, des bateaux d'Audierne s'aventurent jusqu'aux Canaries ainsi qu'en Méditerranée (plusieurs marins d'Audierne furent d'ailleurs victimes des Barbaresques) ou encore jusque dans le Sund. Au milieu du XVIIe siècle, Audierne possède 150 chaloupes de pêche et compte environ 2 300 habitants[17].

Le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêcha deux missions à Audierne en 1643 et 1669[9].

La seconde moitié du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle furent pour Audierne une période de déclin ; il faut attendre l'essor de la pêche à la sardine et des conserveries dans la seconde moitié du XIXe siècle pour que le port retrouve la prospérité.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse d'Audiern [Audierne] de fournir 6 hommes et de payer 39 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[18].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Audierne en 1778 :

« Audierne, petite ville et port de mer ; à 7 lieues de Quimper, son évêché ; à 45 lieues trois-quarts de Rennes et à 1 lieue de Pont-Croix, sa subdélégation. C'est une trève de la paroisse d'Esquibien. On y compte 1 200 communiants[19]. Cette ville faisait autrefois, avec l'Espagne et les autres pays étrangers, un commerce de sardines et de maquereaux considérable qui, depuis quelques années, est presque tout à fait tombé. Il s'y exerce une moyenne justice, qui dépend de la maison de Souléac et ressortit au présidial de Quimper[20]. »

La Révolution française et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

La ville d'Audierne élit quatre délégués (De Lécluze, Botsey, Maubras et Kerillis), pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[21].

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse d'Esquibien comme succursales Primelin, Audierne et l'Île-de-Sein[22].

Un ancien notaire, Jean Lannou, en vertu de la loi du 5 nivôse an II () qui rendait l'école primaire obligatoire et gratuite, ouvrit une école à Audierne le 1er messidor an II (, mais arrêta dès le 24 nivôse an III () « en raison du temps et de la localité » [il veut dire sans doute le local] ; Michel Kerloch, ancien écolier du collège de Quimper, le remplaça, se montrant plein de bonne volonté, quoique « le local où se tient l'école est un vrai grenier, sans fenêtres, sans tables, sans bancs, et cependant il a jusqu'à 113 élèves, qu'il est obligé de faire rester debout. De plus il n'avait pas de logement »[23].

Le , un convoi de 19 bâtiments, chargés de vivres pour la Marine, acculés par des bateaux anglais en rade de Kérity-Penmarch et en passe d'être brûlés, parvient à se réfugier à Audierne et Bénodet[24].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le recteur d'Audierne évoque en 1814 sa ville comme « une petite Sodome qui ne peut vivre qu'au gré de ses plaisirs » ; veut-il parler de débauche en général ou plus précisément d'homosexualité, chez des marins qui passent le plus clair de leur temps entre hommes[25] ?

Audierne en 1843[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Audierne en 1843 :

« Audierne, ville et commune formée de l'ancienne trève indépendante de la paroisse d'Esquibien, aujourd'hui desservance[26]. Bureau de poste. (...) Principaux villages : Ménez-Béan, Kerbusolic, Kerivoas, Kerhuon, Kergadec. Superficie totale 287 hectares dont (...) terres labourables 172 ha, prés et pâtures 14 ha, bois 14 ha, vergers et jardins 11 ha, landes et incultes 57 ha (...). Moulins et usines : 13 (...). Ce port, ouvert sur une baie couverte d'écueils, est fort sûr. Toute la ville ne se compose que d'une rue, qui commence à la route de Pont-Croix, et se termine à l'ancien couvent des Capucins. Les habitants se livrent presque tous à la pêche, surtout à celle du merlus, qui s'exporte jusqu'en Espagne. L'on exporte aussi dans le nord de la France des soudes de wareck fabriquées dans la commune. Si le port est vaste et large, les quais sont incommodes. Il y a une école d'hydrographie. Le pays environnant est agreste ; le terrain élevé, montueux et généralement découvert, est un peu en pente vers le sud-est. (...). La vue que l'on a des Capucins est très belle et très étendue ; on y découvre la Pointe du Raz et l'Île de Sein. (...). Généralement les habitants de la campagne ne portent de chaussures que dans les jours fériés; ils sont, excepté dans ces derniers jours, vêtus en toiles qui se fabriquent dans la commune. Il y a beaucoup de mendiants. (...). Géologie : constitution granitique. on parle le breton[27]. »

Le pont sur le Goyen[modifier | modifier le code]

Un pont métallique sur le Goyen fut construit en 1856 sur le chemin de grande communication no 1 en amont d'Audierne. Ce pont fut un temps interdit à la circulation en 1880, ce qui suscita « un énorme embarras pour toutes les relations de la contrée située sur la rive gauche du Goyen, avec Audierne, Esquibien, Primelin, Plogoff et Cléden ». Le Conseil général du Finistère refusa le projet d'un pont tournant, trop onéreux, et vota en 1880 la construction d'un nouveau pont « en fer renforcé », composé de « quatre travées fixes, plus celle du milieu s'ouvrant pour le passage des navires au moyen de volées mobiles, lesquelles seules porteront un plancher en bois ; toutes les parties fixes étant formées de voussèles en briques et ciment recouvertes de béton et d'un empierrement. La chaussée du pont conservera 2 mètres de largeur, en outre de deux trottoirs de 0,536 m pour les piétons. Le service de la manœuvre du pont comportera à peine la force d'un homme grâce à un système de contre-poids équilibrant celui de la volée et à un appareil élévatoire très simple »[28].

Les sauvetages en mer et la dangerosité de l'accès au port[modifier | modifier le code]

Audierne était traditionnellement un port de refuge : vers 1840, le nombre des navires y faisant relâche était en moyenne de 200 par an ; ils n'étaient plus que 5 en 1906 en raison de l'amélioration des conditions de navigation.

Audierne est, avec Saint-Malo, l'un des deux premiers ports français où l'amiral Rigault de Genouilly crée, dès le la Société centrale de sauvetage des naufragés, car le port d'Audierne est alors l'un des plus dangereux du littoral français, une terrible barre se levant face à son entrée à hauteur des hauts-fonds de la Gamelle. Le premier sauvetage est effectué dès le . L'abri du canot de sauvetage se trouve à Pors Péré dans la commune d'Esquibien. Depuis 1865, plus de 1 000 sauveteurs bénévoles se sont succédé à Audierne pour secourir les marins[29].

Une lettre adressée le au Ministre des Travaux Publics par le Bureau du syndicat des marins pêcheurs d'Audierne décrit en ces termes les problèmes du port : « Situé à proximité des lieux de pêche, le port d'Audierne serait très florissant si l'entrée du port était praticable à toute heure ; mais malheureusement, de temps en temps elle ne l'est pas. La barre brise et le canot de sauvetage est obligé de se porter à la pointe du môle pour protéger l'entrée des bateaux et porter secours en cas d'accident. Souvent les bateaux sont forcés d'attendre le moment favorable pour entrer, et le produit de la pêche, la sardine surtout, s'avarie. (...). À certaines époques de l'année, lorsque la pêche à la sardine se fait dans la baie d'Audierne, il y a dans le port plus de 1 500 bateaux, en majorité de Douarnenez, Guilvinec et Concarneau ; alors des accidents sont toujours à craindre, soit à l'entrée, soit dans le port même, [à cause] du courant. D'une autre part, le curage du port s'impose : à marée basse, l'odeur de la vase est si forte qu'il faut y être habitué pour pouvoir rester sur le quai ou dans les bateaux et, par place, elle est tellement accumulée qu'on risque d'échouer à chaque instant ; il y a là encore un double intérêt [à effectuer les travaux] : santé et sécurité ».

L'essor du port de pêche et ses conséquences sanitaires[modifier | modifier le code]

À Audierne, la première conserverie est construite en 1872 par les frères Pellier, originaires du Mans, qui se plaignent, en 1878, du manque d'eau douce qui « cause un préjudice considérable à leur fabrication de sardines à l'huile et qui souhaitent être autorisés à établir une prise d'eau »[30]. En 1876, on compte une douzaine d'usines sur les bords du Goyen, un fleuve alors d'une saleté épouvantable où déchargent chaque été plus de 500 chaloupes de pêche. En 1875, le Conseil d'arrondissement de Quimper recommande le curage du port d'Audierne « dans lequel s'entasse une quantité de détritus infects qui finiront par empêcher l'accostage des navires et compromettre la santé publique »[31]. En effet, des écoulements permanents de saumure, de jus et d'huile de poisson, de détritus de sardines, sont autant de nuisances qui dégagent une infection insupportable et sont le germe d'épidémies meurtrières[32]. L'insalubrité provoquait de fréquentes épidémies. Le "Bulletin de l'Académie nationale de médecine" écrit en 1886 qu'« à Audierne et à Poulgoazec (...), sur une population de 2 000 habitants, on observe par an près de 200 cas de fièvre typhoïde »[33].

À la suite de l'épidémie de choléra de 1885-1886 qui fit 144 morts à Audierne[34], le docteur Anner, directeur de la santé à Brest, envoyé sur les lieux pour combattre le fléau, écrit : « Les planchers n'existent nulle part, le sol que les pieds foulent est la terre même, avec ses irrégularités et ses anfractuosités dans lesquelles stagnent les boues et les ordures aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur »[35].

En février 1896, le Conseil municipal d'Audierne vote un vaste programme d'assainissement, prévoyant la création de canalisations d'eau potable « considérant l'eau disponible en quantité insuffisante pendant la saison de pêche à la sardine, car alors plus de 800 bateaux étrangers [étrangers au port] se trouvent parfois dans le port ». Il envisage aussi le repavage de la Place du Marché et de la Grand'Rue[36].

Description d'Audierne en 1893[modifier | modifier le code]

L'entrée du port avant 1903 (dessin de A. Karl).
Le port d'Audierne avant 1903 (dessin de A. Karl).

Alexandre Nicolaï décrit ainsi Audierne en 1893 :

« (...) Les barques qui ne sont pas sorties dorment sur le flanc en bas des quais ; les marins étendent les filets, des vieux se chauffent sur le bas des portes, des femmes remaillent, les mendiants s'empressent autour de nous, et c'est à grand'peine que pour longer le port nous nous mêlons au va-et-vient assez animé qu'entretiennent les nombreuses usines et fabriques de soude et de conserves de sardines. Mais pouah ! Quelle infection qui nous soulève le cœur ! Un inimaginable relent d'huile, d'iode et de poisson passé qui alourdit l'air, vous serre à la gorge, semble pénétrer vos vêtements ! Un peu d'opoponax s'il vous plaît ! C'est une de ces symphonies d'odeurs mijotantes, comme Zola seul en pourrait transposer, qui éclate de partout, des barques, des barils de rogue nauséabonde, des filets, des vases transformées en charniers, des usines, des gens même qui vous frôlent. (...) Un parfumeur eût gagné bien de l'argent ce jour-là ! Pourquoi n'y en a-t-il pas à Audierne[37] ? »

En décembre 1894 à Audierne et en janvier 1895 à Poulgoazec, les ouvriers-soudeurs (qui soudaient les boîtes de sardines) se mettent en grève, protestant contre l'installation de sertisseuses[38].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'Abri du marin d'Audierne[modifier | modifier le code]

Concours de maquettes de bateaux devant l'Abri du marin d'Audierne vers 1920 (photographie de Jacques de Thézac)

Vers 1900, la consommation d'alcool par habitant était très élevée dans les ports : 20 fois plus à Audierne qu'au Huelgoat[39].

En 1901, le port d'Audierne compte près de 500 chaloupes de pêche et les inscrits maritimes dans le quartier maritime d'Audierne étaient au nombre de 4 980 hommes (dont 3 480 marins pêcheurs) ; à Audierne même les inscrits maritimes étaient 1 612. Jacques de Thézac y crée en novembre 1901 un Abri du marin, financé par l'usinier lorientais Georges Ouizille[40], près de la petite grève des Capucins. C'était là en effet que la plupart des pêcheurs étrangers au port venaient échouer leurs bateaux. En 1915, l'Abri fut temporairement réquisitionné pour accueillir un détachement du 118e régiment d'infanterie de Quimper. L'Abri du marin ferma en 1956[41].

Le , la barque de pêche n° 1625 qui rentrait dans le port d'Audierne fut renversé par une forte lame alors qu'il franchissait la barre et les cinq hommes à bord furent précipités à la mer. Seul le patron, Le Borgne, fut sauvé[42].

La voie ferrée Douarnenez - Audierne et le "train-carottes"[modifier | modifier le code]

La ligne de chemin de fer de Douarnenez à Audierne, appartenant aux Chemins de fer départementaux du Finistère, déclarée d'utilité publique le , mise en service le , surnommée Ar Youter (youd en breton signifiant « bouillie », cette appellation se veut ironique : la « ligne des mangeurs de bouillie ») est ainsi décrite par Yvon Normant : « Ce petit chemin de fer à voie étroite rejoint Pont-Croix, puis se dirige vers Audierne en longeant le cours sinueux de la ria du Goyen. Il transporte touristes et marchandises. Certains jours, lors des fortes affluences pour la foire de Pont-Croix, on installe des bancs dans les wagons de marchandises. Les voyageurs bénéficient gracieusement du parfum des congres et des sardines, avant de renifler celui des porcs et des vaches sur la place du marché. (…) Un chargement trop lourd faisait patiner les roues de la petite locomotive dans les montées. Le conducteur demandait alors aux voyageurs de descendre en bordure de voie et de reprendre le convoi plus loin »[43]. La ligne, longue de 20 km, ferma en 1946.

À Audierne, les touristes fréquentaient l’hôtel du Commerce, l’hôtel de France et l’hôtel de la Gare.

La ligne ferroviaire à voie métrique surnommée "train carottes", exploitée initialement par les Chemins de fer armoricains, fut inaugurée le et ferma le , ne fonctionnant donc que 33 ans à peine. La voie ferrée partait de Pont-l'Abbé et desservait les gares de Plonéour-Lanvern, Tréogat, Pouldreuzic, Plozévet, Plouhinec, Pont-Croix, pour aboutir à Audierne ; la ligne desservait aussi des arrêts facultatifs supplémentaires comme celui de Plovan[44]. « C'était un train mixte de marchandises et de voyageurs, qui a eu un impact important sur la vie économique et sociale en pays bigouden et dans le cap Sizun » a écrit l'historien Serge Duigou.

Le port de pêche[modifier | modifier le code]

Les bateaux de pêche entraient dans le port d’Audierne à mi-marée montante, afin de choisir, en l’absence de criée, le mareyeur proposant le meilleur prix ; si, par téléphone, un mareyeur d’un autre port proposait un prix plus avantageux pour les langoustes et les homards (les tourteaux étaient alors délaissés et rejetés en mer), le bateau repartait aussitôt. À marée basse, les bateaux et leur pêche étaient prisonniers du port en raison de son assèchement complet. Le gain de la marée était partagé par l’équipage : sur un langoustier, les trois marins à bord avaient droit à une part, le propriétaire du bateau à une part (à deux parts si le bateau était ponté), le mousse à une demi-part (de nos jours, le patron propriétaire d’un bateau reçoit la moitié de la valeur de la marée)[43]. Les langoustiers, désarmés à partir du mois d’octobre, passaient l’hiver à Audierne, à l’abri dans la ria du Goyen.

Les tonnages pêchés à Audierne varient pour la période 1896-1906 entre 6 000 tonnes (en 1900) et 1 000 tonnes (en 1902)[45].

En 1906, Audierne compte 16 conserveries employant 2 100 ouvriers (dont 70 % de femmes) et pouvant travailler 2 300 000 sardines par jour. Onze de ces conserveries travaillaient aussi les sprats et les petits maquereaux et une travaillait les légumes pendant deux mois chaque année. La population de la ville triple entre 1876 et 1906, passant de 1 903 habitants à 4 706 habitants[46].

Le journal L'Ouest-Éclair du écrit : « L'important port de pêche d'Audierne présente depuis quelque temps une animation extraordinaire, c'est que la pêche donne en plein, la pêche à la sardine surtout. Aujourd'hui 450 bateaux environ y prennent part. Ce sont ceux d'Audierne, auxquels sont venus s'ajouter ceux du Guilvinec et de Douarnenez. Le port présente un coup d'œil magnifique et le quai une animation extraordinaire. Les 12 usines de conserves alimentaires travaillent à plein rendement et les mareyeurs aussi. Les trains et camions automobiles sont bondés de poissons expédiés sur les différents centres de l'intérieur. Hier soir les pêcheurs débarquaient de la sardine si grosse que jamais, au dire des plus anciens, ils n'en avaient vus de pareilles, elle était du moule de 90 à 95 millimètres. Les maquereaux sont aussi pêchés en quantités considérables, ainsi que les anchois et poissons divers. Les bateaux qui étaient armés pour la pêche aux crustacés et tourteaux (Audierne et Poulgoazec) ont débarqué leurs casiers pour les remplacer par des filets à sardines»[47].

Le , le langoustier Chopine-Bihen, d'Audierne, est abordé et coulé au large du phare d'Ar-Men par le vapeur anglais Porthleven ; les cinq hommes de l'équipage, jetés à la mer, furent secourus par le navire abordeur, mais le patron, François Moullec, disparût en mer[48].

En 1937, le journal L'Ouest-Éclair écrit :

« La pêche principale dans les ports du quartier d'Audierne : Poulgoazec, Île de Sein, Plogoff, Poulhan, etc., dont plusieurs sont de simples criques, c'est la pêche aux crustacés que font, aux casiers, quelque 340 bateaux, montés par plus de 2 000 hommes. Ces langoustiers font aussi la sardine en été. L'on compte 200 marins pêchant surtout le merlan et 200 maquereautiers. (...). Le nombre de familles de pêcheurs est d'environ 1 500. Celles du Cap, de Plouhinec, de Plozévet possèdent généralement un lopin de terre et souvent les femmes travaillent à l'usine de conserves. Durant l'hiver quelques marins vont naviguer au commerce. (...)[49] »

Le port de commerce[modifier | modifier le code]

Le port de commerce d'Audierne a eu, entre 1890 et 1906, un trafic moyen de 7 850 tonnes à l'importation (dont 2 858 tonnes de charbon, 890 tonnes de goudrons et résines, 769 tonnes de bois, 670 tonnes de matériaux de construction, 570 tonnes de vins, 533 tonnes de céréales, 352 tonnes d'engrais, etc..) et de 4 188 tonnes à l'exportation (dont 1736 tonnes d'engrais, 540 tonnes de conserves, 514 tonnes de céréales, etc..)[50].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Audierne porte les noms de 163 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 13 au moins sont des marins disparus en mer, par exemple Théodore Priol, disparu le dans le naufrage du cuirassé Bouvet; deux au moins (Paul Carval, tué le à Caeskerque et Jean Courté, fusilier marin, tué le à Dixmude) décédèrent sur le front belge lors de la Course à la mer, trois moururent alors qu'ils étaient membres de l'Armée française d'Orient comme Alexandre Le Coz, pilote d'hydravion, décédé le à Salonique des suites de ses blessures dues à un accident d'amerrissage et Allain Fichoux, tué le lors de l'expédition des Dardanelles ; la plupart des autres sont des soldats décédés sur le sol français, à l'exception de Jean Kersalé, tué le lors de la bataille d'Elhri (Maroc) et de Jean Kerloch, décédé le à Port-Saïd (Égypte) à bord du cuirassé Jauréguiberry[51].

Pierre Autret, né en 1886 à Audierne, soldat au 219e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple, le à Belleray (Meuse) pour « rébellion »[52].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1921, la population atteint son maximum démographique avec 4151 habitants.

Le journal Ouest-Éclair indique en novembre 1925 que « la tempête qui sévit depuis dix jours sur nos côtes a ramené des amendements marins à terre en grande quantité. (...) À Audierne, des centaines de mètres cubes sont ramassés chaque jour et charroyés immédiatement pour fumer les terres »[53].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Audierne porte les noms de 65 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles 11 au moins sont des marins disparus en mer, par exemple Jean Priol, né le à Audierne, engagé à 17 ans dans les Forces françaises libres, disparu le lors du naufrage du sous-marin Surcouf[54]. Plusieurs marins audiernais, dont Jean Le Bescq et Emile Cosquer, qui étaient à bord du cuirassé Bretagne, furent victimes le de l'attaque anglaise contre la base navale de Mers el-Kébir.

Le , le bateau Ar Zenith, qui assurait les liaisons entre Audierne et l'Île de Sein, commandé par Jean-Marie Menou, quittait clandestinement Audierne pour rejoindre l'Île de Sein et de là, rejoindre l'Angleterre ; parmi les passagers partis d'Audierne, 12 hommes d'Audierne, 4 d'Esquibien, 6 de Meilars, 5 chasseurs alpins et deux autres personnes, sans compter ceux qui embarquèrent à l'Île de Sein[55].

Lors d'une rafle le , Henri Scudeller, de Plouhinec, est tué sous les yeux de sa fiancée deux jours avant leur mariage par une patrouille allemande lors d'un bal clandestin à l'hôtel des Dunes à Audierne. Lors de cette même rafle, 8 jeunes hommes, tous originaires du Cap Sizun (Robert Lozach[56], Simon Kevarec[57], René Bigot[58], Jean Donnart[59], Jean Bontonnou[60], René Le Goff[61], Yves Le Donche[62], René Marcel Le Bourhis[63]) sont pris et déportés, tous mourront dans des camps de concentration[64]. Un autre habitant d'Audierne, Sylvestre Le Borgne[65], fut déporté au camp de concentration de Buchenwald où il mourut le [66].

Après avoir échappé plusieurs fois à des arrestations, Pierre Brossolette veut rentrer à Londres pour présenter au général de Gaulle le nouveau délégué général du CFLN auprès du CNR, Émile Bollaert. Brossolette et Bollaert décident de rentrer par bateau. Le , partant de L'Île-Tudy, la pinasse le Jouet des Flots qui doit les conduire à une frégate britannique au large de l'Île de Sein fait naufrage à cause du mauvais temps près de la pointe du Raz, s'échouant à Feunteun Aod en Plogoff. Les deux chefs de la Résistance ainsi qu'une trentaine d'hommes, marins et aviateurs alliés échouent sur la côte, où ils sont accueillis par des Résistants. Parmi ces derniers figuraient en particulier Yves Le Hénaff et Edmond Jouhaud. Lors d'un barrage de routine, alors qu'ils arrivent à Audierne dans une voiture à gazogène, ils sont dénoncés par une collaboratrice, contrôlés par un poste volant de la Wehrmacht à Plouhinec et emmenés dans la prison Jacques-Cartier de Rennes, siège de la Kommandantur locale[67].

Plusieurs résistants FFI originaires d'Audierne sont décédés lors de combats contre les Allemands, par exemple Louis Marzin, tué le à Esquibien[68], Jean Bigot[69] et Joseph Nirma, résistants du secteur de Pont-Croix, tués lors des combats pour la libération d'Audierne le contre les Allemands qui, à l'approche des troupes américaines, avaient abandonné la ville le , endommageant par des mines qu'ils firent exploser avant leur départ les quais du port mais tenaient encore la batterie de Lezongar en Esquibien et tentaient de reprendre la ville. Ces combats firent aussi une victime civile (Jean Menou, tué sur le quai Camille-Pelletan). Gabriel Claquin est tué le à Douarnenez[70]. Un autre résistant, Emmanuel Brusq[71] fut fusillé par les Allemands le sur la plage de Poulguen en Penmarc'h[72].

Charles Le Borgne[73], résistant FFL, faisant partie de la 1re division française libre, fut tué le à Bir-Hakeim (Libye) ; un autre résistant FFL, Yves Bourdon[74], membre du Bataillon de marche n° 1, est mort le à Niangara (Congo).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les autorités du régime de Vichy établirent à Poulgoazec un centre de rassemblement des étrangers.

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Sept soldats originaires d'Audierne (Jean Betrom, Maurice Carval, René Cozan[75], Jean Guillou[76],H. Saouzanet, P. Tiec, Pierre Urcun[77]) sont morts lors de la guerre d'Indochine, deux pendant la guerre d'Algérie (Germain Ansquer[78] et François Le Meur[79]).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune accueille le siège de la communauté de communes du Cap-Sizun - pointe du Raz[80].

Liste des communes
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Audierne (commune déléguée)
(siège)
29003 CC Cap Sizun - Pointe du Raz 2,95 2 159 (2013) 732
Esquibien 29052 CC du Cap Sizun 15,42 1 593 (2013) 103

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
3 janvier 2016 en cours
(au 3 janvier 2016)
Joseph Évenat[81] SE Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Audierne relève du tribunal d'instance de Quimper, du tribunal de grande instance de Quimper, de la cour d'appel de Rennes, du tribunal pour enfants de Quimper, du conseil de prud'hommes de Quimper, du tribunal de commerce de Quimper, du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes[82].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ceux des deux communes fusionnées.

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune accueille la brigade de proximité de la circonscription de gendarmerie et un bureau de poste.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 2014. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[83]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2019[84],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 723 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
2014
3 723
Population municipale [86].
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006[85].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique d'Audierne fait partie de l'ensemble paroissial du Cap-Sud dans le doyenné Cap-Sizun, Douarnenez, Haute-Bigoudénie (Diocèse de Quimper et Léon).

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de cette nouvelle commune est celle des deux communes fusionnées.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les lieux et monuments de cette nouvelle commune sont ceux des deux communes fusionnées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les personnalités de cette nouvelle commune sont celles des deux communes fusionnées.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François de Beaulieu, En baie d'Audierne , ArMen, no 30, 1990.
  • Le Couvent des capucins d'Audierne, Paul Cornec, Éditions du Cap-Sizun, 2005.
  • Pilleurs du Cap ! Paul Cornec, Éditions du Cap-Sizun, 2001.
  • Le Marteau du Diable (Les sorcières du Cap-Sizun) Paul Cornec. Roman. Éditions du Cap-Sizun, 2004.
  • Hyacinthe Le Carguet (1847-1924). Un passeur de mémoire en Cap-Sizun. Présenté par Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun, 2007.
  • Audierne autrefois… Les billets de Jean Couic et de Daniel Guézengar. Présenté par Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun, 2008.
  • Audierne et le Cap-Sizun sous la Révolution. Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun. 2011.
  • La baie d'Audierne. Milieu naturel et dangers d'aménagement. M. Jonin, Penn ar bed, no 104, 1980.
  • Le Cap-Sizun. Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, Palantines, 2005.
  • Quand bringuebalait le train youtar, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1984.
  • Audierne et le cap Sizun. J. Talbot, Ed. A. Sutton, Joué-les-Tours, 2001.
  • Sauvetage en Cap Sizun, Michel Bescou, Musée Maritime du Cap Sizun Audierne, juin 2009, 272 p.
  • Sauveteurs du Cap, les Autret, Michel Bescou et Christian Bolzer, Musée Maritime du Cap Sizun Audierne, juin 2010.
  • Pilotes du Cap-Sizun, Michel Bescou et Christian Bolzer. Éditions Gwalarn, 2012.
  • Audierne et ses environs, Vincent Mevel. Éditions Vincent Mevel, 2005.
  • Une semaine de décembre à Audierne, Vincent Mevel. Éditions du bois flotté, 2007.
  • Le Conventionnel Guezno du Finistère (1763-1839), Jean Savina. Présenté par Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun.2013.
  • Pourquoi ici ?, Vincent Mevel. Éditions du bois flotté, 2014. Sous forme de feuillets bimensuels (août/octobre).
  • Henri Peuziat, Le Cap Sizun : d'Audierne à l'île de Sein, Saint-Avertin, Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0805-9, notice BnF no FRBNF43865148)
  • Au pays d'Audierne (1900-1950). Le petit monde de Fanch Kérisit. Paul Cornec et Jean-Jacques Doaré. Éditions du Cap-Sizun. 2015.
  • Audierne 1885-1886. Un port breton à l'épreuve du choléra. Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun. 2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Monuments historiques, bâtiments et objets artistiques

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Audierne et Esquibien. Commune nouvelle d’Audierne, l’arrêté a paru », Ouest-France, (consulté le 30 octobre 2015).
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1049
  3. Office public de la langue bretonne (tapez "Audierne" ou "Gwaien")
  4. « Audierne et Esquibien. Commune nouvelle d’Audierne, l’arrêté a paru », sur le site du quotidien Ouest-France, (consulté le 30 octobre 2015).
  5. Hyacinthe Le Carguet, Notes archéologiques sur le Cap-Sizun avec indication des endroits à explorer, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1883, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075789/f34.image
  6. http://audierne.info/les-vieux-quartiers-daudierne/
  7. Hyacinthe Le Carguet, Notes archéologiques sur le Cap-Sizun avec indication des endroits à explorer, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1883, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075789/f35.image
  8. https://www.ouest-france.fr/bretagne/audierne-29770/sauvera-t-la-stele-de-kermabon-5469227
  9. a et b http://www.infobretagne.com/audierne.htm
  10. Il enregistre aussi 27 navires venant de Penmarch, 12 de Loctudy, 6 de Quimper, 4 de Bénodet, 2 de Blavet, voir Daniel Tanguy, Le cabotage sur les côtes méridionales de la Bretagne à la fin du XVe siècle, « Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques », 1966, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6430324f/f250.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  11. http://www.college-laennec-pont-labbe.ac-rennes.fr/spip.php?article248
  12. Noëlle Kervennic, Le pays bigouden, Rennes, Éditions Ouest-France, coll. « Les Icono-guides », , 93 p. (ISBN 978-2-737-31394-3, OCLC 499736184)
  13. Hyacinthe Le carguet, "Bulletin archéologique du Finistère", tome 26
  14. http://audierne.info/histoire-daudierne-par-amedee-guiard/
  15. Christophe d'Arradon, quatrième des cinq fils de René d'Arradon, seigneur de Kerdréan, Qinipily, Camors, Botblezven, La Grandville, chevalier du roi et de Claude de Guého, capitaine de 50 hommes d'armes, frère de René d'Arradon et de Georges d'Arradon
  16. Étienne Raut et Léon Lallement, La Ligue au Pays de Vannes et les Aradon, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1934, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561153v/f123.image.r=Tudy.langFR
  17. La Cornouaille dans tous ses états, Quimper, Palantines, , 285 p. (ISBN 978-2-356-78086-7, OCLC 858226096, notice BnF no FRBNF43648562)
  18. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  19. Personnes en âge de communier
  20. https://archive.org/details/dictionnairehist01og
  21. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  22. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://www.archives-finistere.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=exploitation&PORTAL_ID=portal_genere_EACCPF_C000274.xml
  23. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f172.image.r=Plogoff.langFR
  24. Charles-Guillaume Étienne, "Journal de l'Empire" du 6 avril 1811, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4197695/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  25. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ (ISBN 978-2-918135-37-1)]
  26. Audierne est une paroisse desservie par un curé
  27. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiCrJCgsL7aAhXJDuwKHRNYAAoQ6wEIMzAC#v=onepage&q=Audierne&f=false
  28. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", août 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562053m/f48.image.r=Plogoff.langFR
  29. Journal Le Télégramme no 21789 du 27 juillet 2015
  30. Pétion Pellier, Archives départementales du Finistère, 8 mars 1878
  31. Procès-verbal des délibérations du Conseil d'arrondissement, Quimper, séance du 19 juillet 1875
  32. Marie Rouzeau (dir.), Conserveries en Bretagne l'or bleu du littoral, Spézet, Coop Breizh, , 165 p. (ISBN 978-2-843-46317-4, OCLC 485985818)
  33. M. Proust, Épidémie de choléra dans le Finistère, "Bulletin de l'Académie nationale de médecine", 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408677x/f219.image.r=Poulgoazec?rk=1137344;4
  34. Cetté épidémie de choléra frappa surtout les cités sardinières, faisant par exemple 72 morts au Guilvinec, 80 à Douarnenez, 47 à Concarneau
  35. Archives départementales du Finistère, cité par Yves Tanneau, "Le choléra au Gulvinec au XIXe", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1957
  36. Délibération du Conseil municipal d'Audierne, 2 février 1896, Archives municipales du Finistère
  37. Alexandre Nicolaï; "En Bretagne", G. Gounouilhou, Bordeaux, 1893, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1028265/f321.image
  38. Alain Le Doaré, Les ouvrières d'usines de poissons de Saint-Guénolé-Penmarc'h, Douarnenez, Concarneau, revue "Micheriou Koz" no 24, été 2010
  39. Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 1, 2005, éditions Ouest-France, [ (ISBN 2-7373-3452-7)]
  40. Georges Ouizille, né le à Lorient, décédé le
  41. Frédéric Tanter, "Les pêcheurs bretons et les Abris du Marin", éditions Sked, 1995, (ISBN 2-910013-00-8) édité erroné (notice BnF no FRBNF35781180)
  42. Journal L'Ouest-Éclair n° du 21 janvier 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6391361/f3.image.r=Poulgoazec?rk=214593;2
  43. a et b Yvon Normant, Clet, langoustier de Plogoff, Brest, Emgleo Breiz, , 358 p. (ISBN 978-2-359-74097-4)
  44. https://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-ligne-du-Train-Carottes-aurait-eu-100-ans-_29174-avd-20121229-64291986_actuLocale.Htm
  45. Archives des Ponts et Chaussées de la circonscription de Quimper.
  46. Rapport de l'ingénieur des Ponts et Chaussées de la circonscription de Quimper en date du 15 février 1907
  47. Journal L'Ouest-Éclair no 8402 du 19 octobre 1924, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k496351n/f6.image.r=Plogoff.langFR
  48. Journal Le Matin, no 16613 du 13 septembre 1929, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k576645g/f2.image.r=Loctudy
  49. Journal L'Ouest-Éclair n° 14760 en date du 7 avril 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660855r/f5.image.r=Poulgoazec?rk=1137344;4
  50. Archives des Ponts et Chaussées de la subdivision de Quimper
  51. Memorialgenweb.org - Audierne : monument aux morts
  52. http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php
  53. Journal Ouest-Éclair no 8782 du 4 novembre 1925, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4967316/f7.image.r=Plogoff.langFR
  54. Memorialgenweb.org - le Surcouf (1942)
  55. http://audierne.info/pagesphp/commerces/poste/recitffl.htm
  56. Robert Lozach est né le à Audierne et mort au camp de concentration de Bergen-Belsen le
  57. Simon Keravec est né le et mort à Meinau le
  58. René Bigot est né le à Audierne et mort au camp de concentration de Flossenbürg le
  59. Jean Donnart est né le à Audierne et mort au camp de concentration de Dora-Nordhausen le
  60. Jean Bontonnou est né le à Plouhinec (Finistère) et mort au camp de concentration de Neuengamme le
  61. René Le Goff est né le à Plouhinec (Finistère) et mort le au camp de concentration de Flossenbürg
  62. Yves Le Donche est né le à Lesconil et mort le au camp de concentration d'Auschwitz
  63. René Marcel Le Bourhis est né le à Plouhinec (Finistère) et mort le au camp de concentration de Flossenbürg
  64. http://www.27avril44.org/telecharger/notre-memoire-n20.pdf
  65. Sylvestre Le Borgne, né le à Audierne
  66. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-l.htm
  67. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/capsizun/plogoff/ceremonie-hommage-a-pierre-brossolette-aujourd-hui-22-03-2010-835880.php
  68. Memorialgenweb.org - Louis MARZIN
  69. Memorialgenweb.org - Jean BIGOT
  70. Memorialgenweb.org - Gabriel CLAQUIN
  71. Emmanuel Brusq, né le à Audierne, marin, arrêté en juillet 1943 à la frontière espagnole, évadé du train qui le conduisait depuis Compiègne au camp de concentration de Buchenwald, rejoignit alors le maquis de Scaër, arrêté en février 1944, emprisonné à la prison Saint-Charles de Quimper avant d'être fusillé
  72. http://auxmarins.net//fiche_marin/9072/Brusq
  73. Charles Le Borgne, né le à Audierne
  74. Yves Bourdon, né le à Plouhinec (Finistère)
  75. René Cozan, capitaine au 19e régiment mixte d'infanterie coloniale, mort en captivité le au Tonkin ; décoré de la Légion d'honneur
  76. Jean Guillou, né le à Morlaix, tué le à Tien My (Cochinchine)
  77. Pierre Urcun, né le à Goulien, décédé le à Saïgon (Cochinchine)
  78. Germain Ansquer, décédé le
  79. François Le Meur, né le à Audierne, tué le à Khenchela dans le massif des Aurès alors qu'il était aux commandes d'un avion de chasse
  80. « Présentation de la communauté de communes », sur le site de la C.C. du Cap-Sizun (consulté le 4 août 2015).
  81. Élu maire de la commune nouvelle le 3 janvier 2016 : « Audierne. Joseph Évenat élu maire de la commune nouvelle », Ouest-France, 3 janvier 2016.
  82. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 4 août 2015).
  83. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  84. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  85. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2009 .
  86. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années [ 2012]