Mât Fénoux

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Le mât-pilote-Fénoux est un mât de signaux destiné à faciliter l'entrée des navires dans les ports, lorsque le mauvais temps empêche les pilotes lamaneur de monter à bord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mât Fenoux d'Audierne. Le mât de nos jours.
Mât Fenoux d'Audierne. Détail au-dessus de l'entrée.

Inventé en 1832 par Julien-Joseph-Hippolyte Fénoux, capitaine de corvette, le mât-pilote connait sa première expérimentation à Port-Louis le 25 juin 1839. D'une hauteur de douze mètres, le mât indiquait par signaux optiques grâce à une aile triangulaire, une boule noire et un drapeau rouge orientables, les consignes aux navires pour pénétrer dans le port. On pouvait ainsi indiquer aux bateaux : la route à suivre, les directions pour atteindre le mouillage, les manœuvres pour attendre une hauteur d’eau suffisante, l’obligation de chercher le large si les conditions le réclament, le moyen de prendre un mouillage. Un règlement assura le fonctionnement du mât Fénoux[1].

Adopté par le Conseil Général du Morbihan, le dispositif fut recommandé au Gouvernement au vu de son utilité[2]. Le Conseil Général du Finistère décidera plus tard de la construction d'un mât-pilote à Audierne. Celui-ci sera achevé en juin 1841 à côté du couvent des Capucins, il ne sera mis en service qu'en décembre 1843. Par la suite, il sera déplacé dans le sémaphore au bout du môle, fin 1882[3].

Les résultats positifs de cette invention et l'avis favorable de la commission d'étude mandatée par le Ministre de la Marine, motiveront son déploiement sur les côtes française. D'autres mâts Fénoux seront installés par la suite à Saint-Nazaire, Clohars-Carnoët, Bayonne et Étel.

Julien Fénoux sera nommé chevalier de St-Louis et chevalier de la Légion d'honneur. Il décédera le 13 juillet 1847 à Lorient et sera inhumé à Audierne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin des lois. Partie supplémentaire, Bibliothèque municipale de Lyon, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 750-751
  2. Annales maritimes et coloniales, Volume 22 ;Volume 24, La bibliothèque de l'État de Bavière, Impr. Royale, (lire en ligne), p. 882-891
  3. « Un Fénoux peut en cacher un autre.... »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]