Mât Fénoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Mât Fénoux
Mât Fenoux.JPG
Le mât en 2015.
Présentation
Type
Mât de signaux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Localisation
Adresse
Coordonnées

Le mât-pilote-Fénoux est un mât de signaux destiné à faciliter l'entrée des navires dans les ports, lorsque le mauvais temps empêche les pilotes lamaneurs de monter à bord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mât Fenoux d'Audierne. Détail au-dessus de l'entrée.

Inventé en 1832 par Julien-Joseph-Hippolyte Fénoux, capitaine de corvette, le mât-pilote connait sa première expérimentation à Port-Louis le . D'une hauteur de douze mètres, le mât indiquait par signaux optiques grâce à une aile triangulaire, une boule noire et un drapeau rouge orientables, les consignes aux navires pour pénétrer dans le port. On pouvait ainsi indiquer aux bateaux : la route à suivre, les directions pour atteindre le mouillage, les manœuvres pour attendre une hauteur d’eau suffisante, l’obligation de chercher le large si les conditions le réclament, le moyen de prendre un mouillage. Un règlement assura le fonctionnement du mât Fénoux[1].

Adopté par le Conseil Général du Morbihan, le dispositif fut recommandé au Gouvernement au vu de son utilité[2]. Le Conseil Général du Finistère décidera plus tard de la construction d'un mât-pilote à Audierne. Celui-ci sera achevé en à côté du couvent des Capucins, il ne sera mis en service qu'en . Par la suite, il sera déplacé dans le sémaphore au bout du môle, fin 1882[3]. Il a été inscrit monument historique en 2022[4].

Les résultats positifs de cette invention et l'avis favorable de la commission d'étude mandatée par le Ministre de la Marine, motiveront son déploiement sur les côtes française. D'autres mâts Fénoux seront installés par la suite à Saint-Nazaire, Clohars-Carnoët, Bayonne et Étel.

Julien Fénoux sera nommé chevalier de St-Louis et chevalier de la Légion d'honneur. Il décédera le à Lorient et sera inhumé à Audierne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin des lois. Partie supplémentaire, Bibliothèque municipale de Lyon, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 750-751.
  2. Annales maritimes et coloniales, Volume 22 ;Volume 24, La bibliothèque de l'État de Bavière, Impr. Royale, (lire en ligne), p. 882-891.
  3. « Un Fénoux peut en cacher un autre.... ».
  4. « Le mât Fénoux d’Audierne inscrit aux monuments historiques », Journal Le Télégramme,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]