École de Pont-Aven

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
École de Pont-Aven
[[Fichier:
Clement Nye Swift Couple devant une fontaine.jpg Gauguin Vue sur Pont-Aven prise de Lezaven.jpg
Émile Bernard 1888-08 - Breton Women in the Meadow (Le Pardon de Pont-Aven).jpg La vision après le sermon (Paul Gauguin).jpg
|frameless|upright=1.2]]

Quelques œuvres de Clément Nye Swift, Paul Gauguin et Émile Bernard.

Artiste
Date
Mouvement
Localisation
Pont-Aven et environs (France)

Le nom d’École de Pont-Aven a été donné a posteriori pour grouper sous une même étiquette des artistes très différents venus régulièrement peindre à Pont-Aven, qui n’était alors qu’un petit bourg breton de 1 500 habitants situé entre Concarneau et Quimperlé dans le sud-est du Finistère en Bretagne, à la fin du XIXe siècle. Les artistes les plus connus ont été Paul Gauguin (arrivé en 1886), Émile Bernard, Paul-Émile Colin, Paul Sérusier, Charles Filiger, Maxime Maufra, Henry Moret, Ernest de Chamaillard. Les styles de peinture les plus variés, du synthétisme de Félix Jobbé-Duval à l’impressionnisme de Maxime Maufra ont été pratiqués.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien avant les années 1880, de nombreux artistes étrangers avaient pris également pension, surtout en été, à Pont-Aven, en particulier des Américains, comme Robert Wylie qui découvre l'endroit et convainc certains collègues anglo-saxons de l'accompagner[1]), des Britanniques et des Polonais. Des marchands de couleurs et des galeries s’installent et la municipalité encourage le mouvement en autorisant les débits de boisson à rester ouverts jusqu’à 22 heures.

Comme les autres aubergistes locaux, Julia Guillou (1848-1927) surnommée " Mademoiselle Julia", propriétaire de l’Hôtel des Voyageurs, a compris le parti qu’elle pouvait tirer de l’afflux des peintres en construisant une annexe avec une nourriture de qualité et des prix bas. Comme en d’autres lieux publics, la salle à manger a été décorée par des artistes qui payent parfois en tableaux.

L'aubergiste bretonne Angélique Marie Satre (1868-1932) surnommée « La Belle Angèle » fut immortalisée en 1889 par Paul Gauguin dont l'œuvre "LA BELLE ANGÈLE", écrite en lettres majuscules sur la toile, est exposée actuellement au musée d’Orsay.

Les artistes sont séduits par les paysages champêtres bordant parfois l’estuaire de l’Aven ou la belle côte rocheuse, ils prennent souvent pour modèles les habitants vaquant à leurs occupations ou les jeunes femmes qui acceptent de poser.

La pension Gloanec tenue par Marie Jeanne Gloanec née Le Glouannec (1839-1915) surnommée « La Mère Gloanec » a été également un haut-lieu de l’École et fut même l’endroit où se rencontrèrent Paul Gauguin et Émile Bernard.

Certains des peintres de l’École de Pont-Aven ont séjourné à la pension Julia de Port Manec'h à l'embouchure de l’Aven. Ils ont aussi fréquenté le village du Pouldu situé dans la commune de Clohars-Carnoët à l’embouchure de la Laïta.

Si de nombreux peintres viennent encore chercher de nos jours l’inspiration à Pont-Aven, c’est sans aucun doute Émile Rocher qui, par son style dit transpositionniste, a marqué les amateurs d’art contemporain. Lucien Demouge, pour sa part, s'est revendiqué de l'École contemporaine de Pont-Aven.

Peintres de l'École de Pont-Aven[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Peintre de l'école de Pont-Aven.

(liste non exhaustive)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Belbéoch et René Le Bihan, 100 peintres en Bretagne, éditions Palantines, 1995, page 16 [ISBN 2-9504685-7-8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]