Abbaye Notre-Dame de Langonnet

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Abbaye Notre-Dame de Langonnet
image de l'abbaye
Cloître de l'abbaye de Langonnet

Diocèse Diocèse de Quimper
puis Vannes
Patronage Notre-Dame
Numéro d'ordre (selon Janauschek) C (100)[1]
Fondation 20 juin 1136
Début construction 1136
Dissolution 1790
Abbaye-mère Abbaye de l'Aumône
Lignée de Abbaye de Cîteaux
Abbayes-filles 449 - Carnoët (1137-1791)
Congrégation cisterciens (1136-1790)
spiritains (1856-actuellement)
Période ou style
Protection Logo monument historique Classé MH (1928)[2]

Coordonnées 48° 06′ 22″ nord, 3° 25′ 56″ ouest[3]
Pays Drapeau de la France France
Province Duché de Bretagne
Région Bretagne
Département Morbihan
Commune Langonnet

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Abbaye Notre-Dame de Langonnet

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Abbaye Notre-Dame de Langonnet

L'abbaye Notre-Dame de Langonnet, devenue le haras de Langonnet entre 1807 et 1857, est une ancienne abbaye cistercienne qui dépendait du diocèse de Quimper (aujourd'hui Vannes). Elle se situe dans le doyenné de Gourin au sud-est du bourg de Langonnet, sur la route de Plouray. Elle relève désormais de la Congrégation du Saint-Esprit. Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 25 septembre 1928[2]. Sa salle capitulaire, de style ogival, date du XIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye Notre-Dame de Langonnet a été fondée le par Conan III, duc souverain de Bretagne. Raoul (1130-1158), évêque de Cornouaille, y fut inhumé. Douze moines venant de l'abbaye de l'Aumône, près de Chartres, s'y installent en 1136.

Tous les titres anciens de fondations et de donations ont disparu. Un aveu daté de 1550 atteste que l'abbaye possédait 82 villages, manoirs, métairies nobles, moulins et forêts dont 63 à Langonnet, 14 à Gourin et 5 à Le Faouët. Elle possédait notamment le bois de Conveau en Gourin ainsi que le manoir de Conveau.

En 1170 le duc Conan IV donna aux moines cisterciens de l'abbaye plusieurs villages situés à proximité de la forêt de Carnoët pour y établir une communauté. Maurice Duault de Croixanvec (futur Saint Maurice de Carnoët), alors abbé de l'abbaye de Langonnet, y fonda en 1177 près des rives de la Laïta une abbaye dénommée Notre-Dame de Carnoët, dont il fut l'abbé jusqu'à sa mort en 1191. L'abbaye prendra plus tard le nom d'abbaye Saint Maurice de Carnoët.

Pendant la guerre de Succession de Bretagne, l'abbaye fut en grande partie ruinée. En 1387, le chapitre général de l'Ordre cistercien enregistrait son état de dévastation et la dispensait en conséquence de toute taxe et arrérages. Le chapitre général de Citeaux, constatait une seconde fois en 1442, l'état de dévastation de l'abbaye de Langonnet « qui n'a pas encore été réparée ». Entre 1470 et 1518, les abbés Vincent et Henri de Kergoët la rebâtissent entièrement[4].

En 1595, les moines furent chassés lors des troubles de la guerre de la Ligue. L'église fut transformée en écurie par les soldats du chef ligueur Guy Éder de La Fontenelle. Ils revinrent en 1598 mais l'abbaye était en ruine et les seigneurs des environs s'étaient emparés de la plus grande partie de leurs terres. Elle fut reconstruite en partie au XVIIe siècle.

Les religieux furent expulsés à la fin de 1790 lors de la Révolution et l'abbaye fut mise en vente. Ne trouvant pas d'acquéreur, elle fut louée à la famille Bréban, qui y cacha des prêtres réfractaires. Rapidement, elle devint un lieu de refuge pour les Chouans, délogés par un détachement de soldats républicains du Faouët qui vandalisèrent les lieux et s'y installèrent pour surveiller les environs.

Napoléon y installa par décret du le premier haras public de Bretagne avec quarante étalons et dix poulinières. L'établissement est déplacé à Hennebont en 1856-1857 et l'abbaye restituée aux « missionnaires du Saint Esprit » retrouve sa vocation religieuse[5]. L'abbaye Saint-Maurice de Carnoët possédait 5 cm de l'humérus droit de saint Maurice. Comme l'abbaye tombait en ruine, la translation de la précieuse relique fut célébrée les 7 et dans l'Abbaye Notre-Dame de Langonnet, en présence des évêques de Quimper et de Vannes, de 150 prêtres, et de 20 000 fidèles[6].

L'abbaye sert actuellement de lieu de repos pour les missionnaires spiritains âgés, abrite un musée d'Art africain et sa collection d’objets réunis par les anciens missionnaires d’Afrique, ainsi qu'un centre d'animation missionnaire.

Sam Poupon créa le cercle de l'abbaye en 1950 (Korollerien an Ellé), l'un des premiers (après le groupe de Poullaouen) à relancer la danse bretonne.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'abbaye actuelle se compose d'une salle capitulaire, d'un cloître, d'un logis, d'un logis des hôtes, d'une chapelle, d'une école (ancien logis abbatial) et d'ateliers. L'abbaye a subi maints remaniements et il est impossible de retrouver le plan et les dimensions du premier édifice. La salle capitulaire est l'unique vestige datant du XIIIe siècle. Les diverses reconstructions s'échelonnent du XVIIe siècle (logis abbatial) au XXe siècle (cloître de 1930 à 1936).


Liste des abbés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Puthod, , 491 p. (lire en ligne), p. 134.
  2. a et b Notice no PA00091334, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Langonnet », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 24 octobre 2013).
  4. Henri Guiriec, La région de l'Ellé, imprimerie de l'O S M
  5. A. Saint Gal de Pons, Les origines du cheval breton - Le haras de Langonnet - Les Dépôts d'Etalons de Lamballe et d'Hennebont - Le Dépôt de Remonte de Guingamp, 1931. Olivier Chebrou de Lespinats. L'histoire des Haras sous le Premier Empire. Philippe Osché. Les chevaux de Napoléon.
  6. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ISBN 978-2-918135-37-1]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Saint Gal de Pons, Les origines du cheval breton - Le haras de Langonnet - Les Dépôts d'Etalons de Lamballe et d'Hennebont - Le Dépôt de Remonte de Guingamp, 1931
  • Abbaye Notre-Dame Langonnet. Histoire et Découverte de l'abbaye, Congrégation du Saint-Esprit
  • L'Église de Langonnet, son histoire, son architecture, Supplément à l'Écho des Montagnes Noires (journal paroissial), 1996

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]