Nicolas Tarkhoff

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Nicolas Tarkhoff
Nikolay Tarkhov (selfportrait 1921).jpg
Autoportrait 1921
Naissance
Décès
(à 59 ans)
Orsay, France
Autres noms
Тархов, Николай Александрович́
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement

Nicolas Tarkhoff (en russe : Тархов, Николай Александрович) est un peintre russe né à Moscou le , et mort à Orsay en France, le . Il s'établit définitivement en France, d'abord Paris, en 1898.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tarkhoff se met tard à la peinture. Il est fils d'une famille de commerçants aisés. Il accomplit son service militaire puis tente en vain de rentrer à l'École de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou où il échoue à l'examen d'entrée. Il se forme dans ses voyages en Russie, notamment dans le Caucase et la Crimée. Il y fera une rencontre qui détermine sa vie artistique, celle de Constantin Korovine, un des rares représentants de l'impressionnisme en Russie.

Tarkhoff se lie aussi d'amitié avec les peintres symbolistes russes : Nicolas Millioti, Pavel Kouznetsov et Piotr Savvitch Outkine. Il participe à la première exposition de Mir Iskousstva en 1899.

Il se rend à Paris en 1898 et y vit définitivement à partir de 1899[1], fréquentant quelque temps l'académie Julian, et séjournant pendant l'été en Bretagne à Doëlan. Il en revient avec ses toiles pointillistes, la nature de la Bretagne lui offrant l'occasion de réaliser de nombreuses toiles. Il s'installe à Orsay à partir de 1911.

En France, il expose au Salon des indépendants en 1901 et au Salon d'automne, en 1904. Il participe à nouveau en 1911 à des expositions de Mir Iskousstva en Russie[2].

Ses thèmes favoris sont la nature, Paris, sa maison, ses proches. Il a été qualifié de « fauve impressionniste » par Gérard Tisserand[3].

En 1911, il s'installe à Orsay , il adhère à la révolution bolchévique et vit isolé du monde parisien. Il décède à Orsay en 1930.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Crépuscule sur la mer à Doëlan (huile sur toile, 1899, Musée d'art moderne, Genève)
  • Les vagues sur la plage au coucher de soleil à Doëlan (huile sur toile, 1900)[4]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peintres russes en Bretagne, ouvrage collectif (R. N Antipova, Jean-Claude Marcadé, Dimitri Vicheney, Cyrille Makhroff, C. Boncenne, V. Brault, Ph. Le Stum, T. Mojenok, I. Obuchova-Zielinska, M. Vivier-Branthomme), Musée départemental breton à Quimper, Éditions Palentines, 2006, p. 110 à p. 111 (ISBN 2-911434-56-0).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le peintre Nicolas Tarkhoff (1871 - 1930), un exilé d'avant le grand exode russe, résumé d'un article de Dimitri Vicheney in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – N° 49
  2. Peintres russes en Bretagne, ouvrage collectif (R. N Antipova, Jean-Claude Marcadé, Dimitri Vicheney, Cyrille Makhroff, C. Boncenne, V. Brault, Ph. Le Stum, T. Mojenok, I. Obuchova-Zielinska, M. Vivier-Branthomme), Musée départemental breton à Quimper, Éditions Palentines, 2006, p. 110 à p. 111 (ISBN 2-911434-56-0)
  3. Gérard Tisserand, "N. Tarkhoff", Musée d'art de Clermont-Ferrand, 1986
  4. Ces deux œuvres citées sont reproduites dans le livre : Musée départemental breton, "Peintres russes en Bretagne", éditions Palantines, 2006, (ISBN 2-911434-56-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]