Pierre-Michel-François Chevalier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pierre-Michel-François Chevalier
Description de cette image, également commentée ci-après
Pitre-Chevalier
Alias
Pitre-Chevalier
Naissance
Paimbœuf, bretagne,
Décès (50 ans)
Paris (37bis rue d'Artois)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Pierre-Michel-François Chevalier dit Pitre-Chevalier est un auteur, historien et journaliste breton, né le à Paimbœuf (Loire-Inférieure) et mort à Paris le . Il a été rédacteur en chef du Figaro et directeur du Musée des familles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Michel-François Chevalier naît le à Paimbœuf (Loire-Inférieure)[1]. Rédacteur en chef du Figaro à la suite d'Alphonse Karr, il devient directeur du Musée des familles, fondée en 1834[2]. À ce titre il fait publier de 1851 à 1855 les premières nouvelles de Jules Verne, avec qui il collabore à l'écriture en 1852 de la comédie-proverbe Les Châteaux en Californie[2].

Il épouse Camille Decan de Chatouville en 1835 à Paris, avec pour témoin le vicomte Alfred de Vigny. Ensemble, ils ont une fille, Marguerite Pitre-Chevalier[3].

Il eut l'ambition de devenir un "Walter Scott breton", mais ses romans historiques n'eurent pas le succès qu'il escomptait ; il se tourna alors vers l'histoire proprement dite avec davantage de succès : son livre La Bretagne ancienne et moderne, publié en 1844 et plusieurs fois réédité, eut une réelle influence, suscitant des vocations de militants à la cause bretonne[4].

La station de Villers-sur-Mer est fondée par Félix Pigeory, architecte à Paris, créateur et rédacteur de la Revue des Beaux-Arts et par Pitre-Chevalier, qui a sans doute découvert le site par l'intermédiaire de son prédécesseur à direction du journal Le Figaro, Alphonse Karr. Pierre-Michel-François Chevalier choisit un terrain faisant face à la baie de Seine pour faire édifier la villa Durenne, qui hébergera par la suite l'Office du Tourisme[5].

Pitre-Chevalier est mort le [1] à Paris, au 37bis rue d'Artois, où une plaque commémorative a été apposée.

Œuvres[modifier | modifier le code]

(Source : Bibliothèque nationale de France[6]).

Ouvrages historiques[modifier | modifier le code]

Romans historiques[modifier | modifier le code]

  • Jeanne de Montfort (époque guerrière, 1342), règne de Philippe de Valois. (W. Coquebert, 1840)
  • Michel Columb (1841)
  • Aliénor, prieure de Lok-Maria, 1842
  • Conan le Têtu (1843)

Livres d'histoire[modifier | modifier le code]

  • La Bretagne ancienne et moderne. (W. Coquebert, 1844)
  • Bretagne et Vendée. Histoire de la Révolution française dans l'ouest. (W. Coquebert, 1845-1848) ; ce livre a été plusieurs fois réédité.
  • Nantes et la Loire-Inférieure : monuments anciens et modernes, sites & costumes pittoresques (Charpentier Père, Fils et Cie. Nantes , 1850), écrit en collaboration avec Émile Souvestre.
  • Histoire des guerres de la Vendée comprenant l'histoire de la Révolution dans la Bretagne, l'Anjou, le Poitou, le Maine et la Normandie. (Paris : Didier, 1851)
  • Les révolutions d'autrefois. Chroniques de la Fronde, 1648-1652. (V. Lecou, 1852)
  • Les Reines s'en vont... (Musée des familles, 1853)
  • Les Costumes et ornements ecclésiastiques. (Musée des familles, 1857)
  • Les Prédicateurs de notre temps. Le Père Lavigne. (Nice : impr. de Caisson, 1862)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Donatien (1838).

Livrets[modifier | modifier le code]

  • Air final de Velléda, opéra en deux actes. (sans date)
  • Duo de Cynodocée opéra en cinq actes. (sans date)

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Brune et blonde. (W. Coquebert, 1841)
  • Porte à porte. (De Vigny, 1843)
  • Celle que j'aime. (Le livre des feuilletons, 1843)
  • Une histoire de revenants. (Le livre des feuilletons, 1843)
  • Le mauvais parti. (De Vigny, 1843)

Hommages[modifier | modifier le code]

Nantes, Quimper et Paimbœuf ont chacune une rue qui porte de nom de Pitre-Chevalier, de même qu'un boulevard de Villers-sur-mer. Pitre-Chevalier est mentionné dans un poème des Odes funambulesques de Théodore de Blanville, pour constater sa « fécondité prodigieuse »[7]. Une plaque commémorative a été apposée au 37bis rue d'Artois à Paris, immeuble où est décédé Pierre-Michel-François Chevalier.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Faivre, « À propos d'un cinquantenaire : Jules Verne (1828-1905) et le Pacifique. Contribution à l'étude de l'exotisme océanien au XIXe siècle », Journal de la société des océanistes, vol. 11,‎ (lire en ligne)
  • Jean-Loup Avril, 1000 bretons, dictionnaire biographique, Saint-Jacques-de-la-Lande, les Portes du large, , 495 p. (ISBN 2-914612-10-9)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Pitre-Chevalier (1812-1863) », sur site de la bibliothèque nationale de France (consulté le )
  2. a et b Faivre 1955, p. 135
  3. « Descendants de Pierre Chevalier dit Pitre-Chevalier », sur Geneanet (consulté le )
  4. Bernard Le Nail, L'Almanach de la Bretagne, Jacques Marseille - Larousse, (ISBN 2-03-575106-3)
  5. « Villers, station balnéaire », sur site de la ville de Villers-sur-Mer (consulté le )
  6. « Pitre-Chevalier », sur site de la bibliothèque nationale de France (consulté le )
  7. Théodore de Blanville, Commentaire des Odes funambulesques, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]