Henry de Lesquen

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Henry de Lesquen
Henry de Lesquen en février 2015.
Henry de Lesquen en .
Fonctions
Conseiller municipal de Versailles
Groupe politique URV
Biographie
Nom de naissance Henry Bertrand Marie Armand de Lesquen du Plessis Casso
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Port-Lyautey
Nationalité Française
Parti politique RPR (1977-1985)
Conjoint Maud de Villèle
Entourage Yvan Blot, Jean-Yves Le Gallou
Diplômé de X
ENA
Profession Administrateur civil
Religion Catholicisme
Résidence Quartier Saint-Louis
Versailles

Henry de Lesquen du Plessis Casso, vicomte de Lesquen, plus connu sous le nom d'Henry de Lesquen, est un homme politique et haut fonctionnaire français né le à Port-Lyautey (aujourd'hui Kénitra) au Maroc. Henry de Lesquen a participé à la vie publique en poursuivant en parallèle une carrière de haut fonctionnaire. Président du Club de l'Horloge depuis 1985, et de Radio Courtoisie depuis 2007, il est une des figures du national-libéralisme français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Issu d’une ancienne famille de la noblesse bretonne, un descendant du marquis de Sade, Henry de Lesquen est le fils du général Pierre de Lesquen et d'Anne-Marie Huon de Kermadec. Il est notamment le beau-frère de Alban de Jerphanion, jésuite au Liban, et de Claire de Tinguy du Pouët, adjointe au maire de Neuilly-sur-Seine, et le frère de Marie-Aline Marcenat, archiviste et auteure, de Louis-René de Lesquen, membre de la Chambre régionale d'agriculture de Normandie[1], et de Bruno de Lesquen, ancien directeur général de Technip France. Marié à Maud de Villèle, artiste peintre, candidate sous l'étiquette du Mouvement pour la France aux élections législatives de 1997[2], 2002[3] et 2007 et aux élections européennes de 2004 et 2009[4] et membre de la Coordination de défense de Versailles[5], avec qui il s'installe quartier Saint-Louis à Versailles, il est père de cinq enfants[6], parmi lesquels Clélie de Lesquen-Jonas, avocate, et la fondatrice de Mahotte Mahaut de Lesquen. Il est enfin l'oncle d'Antoine de Jerphanion, ancien président de l'UMP Lycées, et de Renaud de Lesquen, ancien directeur général d'Yves Saint Laurent Beauté[7],[8].

Études[modifier | modifier le code]

Il fait ses classes à Saint-Jean-Hulst. Il est élève de l'École polytechnique (1968-1971) et de l'École nationale d'administration (promotion Simone Weil, 1971-1974), et est licencié de sciences économiques de l'université Paris-I (1971).

Carrière[modifier | modifier le code]

Cofondateur du Club de l'Horloge en 1974, avec cinq autres élèves ou anciens élèves de l'ENA, Yvan Blot, Jean-Yves Le Gallou, Jean-Paul Antoine, Didier Maupas, Bernard Mazin, il en est le président depuis 1985[9]. De 1978 à 1987, il a été maître de conférences d'économie à l'Institut d'études politiques de Paris, tout en étant administrateur civil dans différents ministères (Équipement, Finances) et à la direction de grandes administrations. Il fut également nommé par Jacques Chirac (alors maire de la ville) secrétaire général de l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) de Paris.

Membre du Rassemblement pour la République depuis 1977, il quitte ce parti en 1985. Il est en faveur d'une union de la droite et plaide pour une véritable alliance programmatique et gouvernementale, ainsi qu'il l'a expliqué, notamment, lors de l'université annuelle du club, du 17 au [10]. Il crée, en 1998, dans cette optique le Mouvement associatif pour l'Union de la droite (MAUD).

Le , dans le cadre d'une affaire liée au financement public du monde viticole, il est mis en examen par le juge Isabelle Schoonwater[11].

En juin 2000, il crée l'Union pour le renouveau de Versailles (URV), dont il est le président. En 2001, se présentant pour la première fois au suffrage universel, il dirige une liste divers droite pour l'élection municipale de mars 2001 à Versailles, sur laquelle figure Albert Chambon, ancien résistant et diplomate, et obtient 26 % des voix au second tour et 7 élus, dont le champion d'athlétiste Luc Baggio et le journaliste Philippe Colombani[12].

En , au sortir du conseil municipal de Versailles, il assène un coup de poing à Jean-Baptiste Marvaud, adjoint au maire, après que celui-ci lui eût donné une tape sur l'épaule[13],[14] ; le même mois, il est entendu par la police dans le cadre de la plainte de ce dernier pour « coups et blessures sur personne dépositaire d'une mission de service public »[15], et est condamné à 2 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Versailles[16].

Le , il annonce sa candidature à l'élection municipale des 9 et 16 mars 2008 à la mairie de Versailles. Il obtient 13,85 % au premier tour[17] et 13,23 % au second tour[18]. Il est élu au conseil municipal le 16 mars et la liste URV qu'il mène obtient trois sièges[19]. Il ne s'est pas représenté aux élections municipales en 2014, en raison du poids de ses autres occupations.

En 2001, il devient président de l'association « Voix des Français - Renaissance 95 ». Elle se décrit comme une association « indépendante de tout parti politique, pour une résolution de nos problèmes d'immigration ».

À la suite de la mort, le , de Jean Ferré, fondateur de Radio Courtoisie, et conformément au vœu de celui-ci, il devient président de cette radio le . Il est réélu le 13 juillet 2007, puis à nouveau le 13 juillet 2012. En 2006 et 2007, il affronte une très vive opposition de responsables d'émission mettant en cause la légalité des moyens utilisés pour accéder à cette direction, et la motivation de cette action et fait condamner pour diffamation l'un d'entre eux, Claude Reichman[20].

En 2015, une page Facebook ainsi qu'un compte Twitter dénommés « Henry de Lesquen 2017 » voient le jour afin de soutenir sa « candidature virtuelle » à l'élection présidentielle de 2017[21],[22],[23].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Socialisme et fascisme : une même famille ?, Paris, A. Michel, 1984.
    Le culte de l'État partagé par fascisme et le socialisme orthodoxe ainsi que la croyance dans les vertus de l'économie administrée fait du premier une variante nationale du second. Fascisme et communisme sont issus du même tronc socialiste.
  • La Politique du vivant, Paris, A. Michel, 1978.
    L'égalité est une utopie destinée à conduire toujours au goulag parce qu'elle repose sur une image de l'homme contraire à sa nature.
  • Penser l'antiracisme, Paris, Godefroy de Bouillon, 1999.
    L'« antiracisme égalitaire » est une forme perverse de l'antiracisme qui remet en cause l'identité nationale française, menace les sociétés démocratiques et risque de provoquer une véritable guerre des ethnies.
  • Le Socialisme et le péché originel, Paris, Ed. Club de l'Horloge, 1989.
    Le socialisme, en posant que l'homme est naturellement bon, lui ôte sa liberté choisir entre le bien et le mal en l'exonérant de toute culpabilité, tandis que la doctrine du péché originel fait de lui un être responsable.
  • Qu'est-ce que la nation ?, Paris, Club de l'Horloge, 1989.
    L'identité nationale de la France étant gravement compromise, l'idée de nation est, pour la défendre, analysée comme un patrimoine spirituel qui ne peut se constituer et se maintenir qu'en présence de certaines conditions géographiques et culturelles.
  • Les Ambiguïtés de l'Europe sociale, Paris, Club de l'Horloge et le Club 89, 1989.
    La notion d'« Europe sociale » porte en soi le germe d'une Europe étatiste, socialiste, c'est-à-dire bureaucratique, à laquelle les Français attachés aux libertés et à la patrie offrent le choix d'une Europe des libertés, une Europe libérale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les élus », normandie.chambagri.fr.
  2. « YVELINES (12) », lemonde.fr.
  3. « Les résultats du 1er tour », leparisien.fr.
  4. Michel Janva, « Européennes : la liste MPF en Ile-de-France »,lesalonbeige.blogs.com.
  5. « Le descendant du Roi Soleil attaque le château de Versailles », leparisien.fr.
  6. CV sur Voix des Français
  7. [geneanet.com geneanet.com].
  8. [geneall.net/fr geneall.net]
  9. Pierre-Emmanuel Moog, Les groupes de réflexion et d'influence en Europe, p. 221.
  10. « La droite de la droite tente de s’organiser », Le Monde, .
  11. Jacques Follorou, « Le financement public du monde viticole mis en cause dans une enquête judiciaire », lemonde.fr.
  12. « URV - Vos élus et représentants », urv.fr.
  13. « L'adjoint aux sports porte plainte Mobilisation pour les sans-logis Courses et attractions sur l'hippodrome Les Bretons à la fête Alain Decaux et Robert Hossein à Parly 2 », leparisien.fr.
  14. Un an plus tôt, une passe d'armes les avait vu s'affronter, Marvaud taxant Lesquen de « fascisme », et celui-ci demandant en retour qu'on lui « [mette] une camisole » (VVéronique Beaugrand, « Nouvelle empoignade au conseil municipal », leparisien.fr.)
  15. Matthieu Suc, « Henry de Lesquen bientôt entendu par la police », leparisien.fr.
  16. Matthieu Suc, « Le trublion de la droite condamné », leparisien.fr.
  17. Le Parisien
  18. Résultats du second tour de l'élection municipale 2008
  19. Site du ministère de l'Intérieur
  20. Jugement du tribunal correctionnel de Paris du 17 février 2009 et arrêt de la cour d'appel de Paris du 27 mai 2010
  21. « Versailles : Henry de Lesquen songe déjà aux présidentielles de 2017 », leparisien.fr.
  22. François Guerrier, « http://www.monversailles.com/lesquen-presidentielle-2017/ », monversailles.com.
  23. Site lesquen2017.com.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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