Pierre Clostermann

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Pierre Clostermann
Image illustrative de l'article Pierre Clostermann

Naissance
Curitiba (Brésil)
Décès (à 85 ans)
Montesquieu-des-Albères (France)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Flag of Free France (1940-1944).svg FFL
Arme Ensign of the Royal Air Force.svg Royal Air Force
Grade Lieutenant-colonel
Années de service 19421945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Grand-Croix de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945 (27 citations)
DFC and bar
Chevalier de l'ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
Autres fonctions Homme politique, industriel et écrivain

Pierre Clostermann, né le à Curitiba (Brésil), mort le à Montesquieu-des-Albères (Pyrénées-Orientales), est un aviateur français qui s'est distingué au cours de la Seconde Guerre mondiale. Surnommé « Premier chasseur de France »[1], il est fait Compagnon de la Libération avant de devenir une personnalité politique, un industriel et un écrivain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Clostermann est le fils d'un diplomate d'origine alsacienne et lorraine en poste au Brésil où il croise Jean Mermoz et Henri Guillaumet, alors pilotes de l'Aéropostale. En 1935, il reçoit son baptême de l'air sur l'hydravion Latécoère Lieutenant de Vaisseau Paris sur l'étang de Biscarosse. En 1937, à l'âge de seize ans, il apprend à piloter sur un De Havilland Tiger Moth[2] à l'aéroclub du Brésil à Manguinhos. Il apprend la voltige sur un Bücker Jungmann[3] avec pour instructeur de voltige l'allemand Karl Benitz, qui fut tué en vol durant la guerre de 39-45[4]. De 1937 à 1940, il prépare un diplôme d'ingénieur aéronautique au California Institute of Technology[5] aux États-Unis. En 1940, il obtient son diplôme d'ingénieur en aéronautique et son brevet de pilote professionnel[4]. Il rejoint alors l'Angleterre, via le Brésil, l'Uruguay et l'Afrique du Sud, pour s'engager dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Il a déjà 315 heures de vol à son actif.[4]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Un élève nouvellement qualifié découvre en compagnie de son instructeur le Supermarine Spitfire, un modèle Mark IIB, immatriculé P8315, avec son instructeur à Rednal dans le Shropshire. No. 61 Operational Training Unit

Débuts en école de chasse[modifier | modifier le code]

Pierre Clostermann arrive en Angleterre à la fin de 1940. Il est testé en vol à l'école élémentaire de pilotage de Sywell sur un De Havilland Tiger Moth,  le même modèle que celui sur lequel il a appris le pilotage[2]. Il y rencontre par ailleurs celui qui deviendra son meilleur ami, Jacques Remlinger[4].Il est ensuite envoyé sur l'aérodrome d'Aston Down où il est testé sur un avion plus pointu, le Miles Master I. Aux deux tests, il est noté Above average (au-dessus de la moyenne). Il est sélectionné pour suivre les cours d'élève-officier de la Royal Air Force (RAF) au Royal Air Force College[6] de Cranwell.

L'instruction y dure huit mois pendant lesquels il apprend « les procédures anglaises, les systèmes locaux de navigation, la lecture de carte en rase-mottes dans le brouillard[7],[4] ». Il en sort premier de sa promotion avec la note de 100 sur 100.

Pierre Clostermann dans son uniforme français lorsqu'il servait avec le squadron 341 "Alsace" des FAFL.

En janvier 1942, il achève sa formation à l'Operationnal Training Unit n°61 (n°61 O.T.U.)[8] basée à Rednal (en) (Pays de Galles). Il y effectue son premier vol sur le Supermarine Spitfire (matricule TO-S)[7]. Deux mois durant, il s'entraîne au pilotage du Spitfire et aux techniques du combat aérien.

Débuts en opérations (FAFL)[modifier | modifier le code]

Le sergent Pierre Clostermann est affecté au 341 squadron à l’issue de cette période en OTU. Il participe ainsi à la création de l’unité qui deviendra le groupe de chasse « Alsace ». Le 341 squadron est fondé officiellement le 15 janvier 1943 sur la base de Turnhouse en Ecosse et son commandement confié au commandant René Mouchotte. Le rôle assigné à cette nouvelle unité française au sein de la RAF est de réunir les « anciens de Libye et de Syrie » et les « français isolés dans la RAF[9].

Clostermann arrive probablement (son nom n’est pas cité explicitement) le 26 janvier 1943 à Turnhouse. L'Operation Record Book (ORB)[10] du 341 squadron indique que 4 sergents arrivent ce jour-là. Le squadron n’est cependant pas encore doté d’avions. Ceux-ci arrivent au compte-gouttes à partir du 27 janvier (1er spitfire) puis le 28 janvier (2 exemplaires) et le 1er février (6 exemplaires) (source ORB). Ce qui porte le total d’avions disponibles à 9 le 1er février.

L’entraînement de l’escadrille commence le mardi 2 février 1943 avec 9 appareils sur les 18 avions constituant l’effectif ordinaire d’une unité et 17 pilotes sur les 30 théoriques d’un squadron. Le commandant Mouchotte consacre les deux premiers mois d’existence du 341 squadron à la maîtrise du vol en formation (février) puis à la maîtrise des formes de combats (air-sol, air-air, air-mer) en mars. Mouchotte écrit à propos de cette période : « le premier mois, j’ai l’intention de travailler extrêmement prudemment afin d’amener tout le monde dans le bain et mettre tout à fait au point le nouveau type de formation que j’ai créé. […] Nous ne cherchons pas à abattre le boche au début mais à comprendre notre métier, à améliorer notre forme, à la rendre parfaite comme une belle machine aux rouages huilés »[9]. L’effectif en matériel et en homme se complète au cours du mois de février et au début du mois de mars.

L’avis de mouvement vers la base de Biggin Hill, en remplacement du 340 squadron (également composé de français), arrive le 18 mars. Clostermann et ses camarades prennent leur quartier sur la célèbre base le 20 mars.

La vie opérationnelle de l’unité commence réellement le 27 mars par une prise d’alerte (readiness) puis dès le lendemain et pour la première fois pour Clostermann avec une mission scramble. Il vole 1h45. 

Jacques Remlinger rejoint le 341 squadron le 15 avril (il le quittera au mois d’août 1943 pour le 602 squadron).

Clostermann vole une dizaine d’heures en opération chaque mois depuis avril jusqu’août. Les missions qu’il accomplit avec son escadrille consistent essentiellement en escorte de bombardiers au-dessus de la France (Rodeo, Ramrod) et parfois en Circus. Il seconde le Capitaine Martell dont il est assez régulièrement le n°2 (l’équipier chargé de couvrir, défendre le leader) et parfois le Commandant Mouchotte lui-même, qui le remarque notamment à l’issue de cette mission du 27 juillet pendant laquelle le jeune Clostermann évite à son leader d’être pris en chasse par deux avions ennemis. A son sujet, Mouchotte écrit : « L’un de mes jeunes, Clostermann qui devrait aller loin, en a eu deux à lui seul »[9].

La dernière mission répertoriée dans l’Operation Record Book du 341 squadron que Pierre Clostermann accomplit avec cette unité se déroulera le 27 août en fin d’après-midi. Clostermann est numéro 2 du Commandant Mouchotte. Lors de l’accrochage avec l’aviation allemande, Clostermann perd le contact avec son leader sans jamais parvenir à le retrouver. René Mouchotte disparaît au cours de cette mission (son corps est retrouvé quelques jours plus tard sur une plage belge).

Une polémique naîtra à la suite de la disparition de ce chef respecté de tous. En effet, certains lient directement la disparition de René Mouchotte avec la séparation entre les deux équipiers lors du combat et y voit une faute impardonnable. Clostermann ne participe dès lors plus à aucune mission du squadron. La confiance n’y est plus.

En 1946, lorsque le corps de René Mouchotte est identifié par les autorités britanniques chargées de rechercher les pilotes disparus, les documents médicaux montrent qu’il ne portait aucune trace de blessure extérieure (signe qu’il n’a pas été blessé en combat) et que ses poumons ne contenaient pas d’eau (signe qu’il ne se serait pas noyé)[11]. Clostermann dans son livre de souvenirs évoque davantage la fatigue (Mouchotte se plaignait dans ses carnets de sa très grande fatigue) et l’usure sur l’organisme des vols en haute altitude[12].

Enfin, dans Le Grand Cirque, Clostermann évoque une ultime mission solitaire exécutée le 26 septembre 1943. Cependant, cette mission n’est pas relevée dans l’ORB du 341 squadron. Par ailleurs, l’ORB du 602 squadron signale la présence de Clostermann dès le samedi 25 septembre. Il est probable que cette mission a eu lieu plus tôt dans le mois.

Détachement dans la RAF[modifier | modifier le code]

Le Squadron Leader Malan et le Wing Commander Al Deere, conscients sans doute de la situation vécue par le français au sein du 341 squadron, lui offrent la possibilité de rejoindre l'unité de son choix. Clostermann demande alors son affectation au 602 Squadron "City of Glasgow"[13] pour y rejoindre son ami Jacques Remlinger[7].

Il rejoint le 602 squadron le 28 septembre 1943. L'unité est alors basée à Newchurch[14],[15], à quelques kilomètres d'Ashford au sud-est de l'Angleterre. Le squadron occupe en réalité un terrain provisoire situé dans la périphérie de Newchurch, à côté de Dungeness. Il est encore équipée de Spitfires Vb, un modèle ancien. Ces chasseurs sont de type LF (Low Fighter -chasseur de basse altitude) à ailes raccourcies, optimisés pour les missions à basse altitude. Clostermann n'accomplira que quelques missions sur cet appareil.

Le Supermarine Spitfire Mark IXB, immatriculé MH809 'LO-P' du 602 Squadron de la RAF est guidé hors de son aire de parking sur la base de Ford dans le Kent.

Le 602 squadron change de base le 12 octobre[14],[15] et se pose pour trois mois à Detling (en), une base proche de Londres. Il est alors équipé du Spitfire IXB. Pour la première fois, le 14 octobre 1943, une mission d'escorte l'amène à survoler l'Allemagne. Pour l'occasion et compte tenu du faible rayon d'action du Spitfire, La RAF commande des réservoirs spéciaux destinés à permettre cette pénétration profonde en territoire ennemi. Aux commandes de son avion alourdi du réservoir spécial, Clostermann escorte les bombardiers B-17 qui s'apprêtent à survoler l'Allemagne et bombarder l'usine de roulements à bille située à Schweinfurt pour la seconde fois. D'après Clostermann, si l'usine fut totalement détruite, les pertes alliées furent également substantielles : les chiffres qu'il avance dans son livre sont quelques peu exagérés (480 forteresses volantes, 200 perdues). En réalité, lors de ce raid, 77 Flying Fortress sont perdues sur les 291 parties pour l'Allemagne occasionnant la perte de 650 hommes d'équipage sur les 2 900. Seules 33 B-17 sont revenus intacts.

En décembre, son squadron est chargé d'escorter les Hawker Hurricane qui s'en vont bombarder les rampes de lancement des V-1 que l'armée allemande entreprend de construire dans le nord de la France.

Le 17 janvier 1944, le Squadron 602 prend ses quartiers aux îles Orcade sur la base de Skaebrae[14],[15] et retrouve le modèle Vb que Clostermann appréciait peu. La nature des missions change, il s'agit de protéger la base navale de Scapa Flow des intrusions de la Luftwaffe. Clostermann découvre le spitfire modèle VII HF (High Fighter – chasseur de haute altitude) seul capable de lutter contre les vols de reconnaissance de haute altitude (15000 mètres) que l'aviation allemande mène. Outre les missions quotidiennes, Pierre Clostermann et son ami Jacques Remlinger y mènent une vie insouciante et joyeuse, empruntant notamment un jour l'avion personnel du chef de la base pour que Remlinger puisse rejoindre l'une de ses nombreuses conquêtes. Le 20 décembre, Clostermann monte à bord du cuirassé Richelieu. À son bord, il assistera au retour triomphal des navires britanniques qui mirent hors de combat le cuirassé allemand Scharnhorst[16] (Ce combat eut lieu le 26 décembre 1943). Clostermann évoque dans son livre Le Grand Cirque le cuirassé Tirpitz, mais celui-ci sera coulé lors d'un bombardement aérien en novembre 1944 par le fameux 617 squadron "Dambuster". Il indique également avoir participé à une escorte de convoi à bord du Richelieu, cependant celui-ci n'a pas quitté Scapa Flow.

Le 7 février 1944, Clostermann est contraint à un atterrissage d'urgence à la suite d'une panne mécanique, en plein brouillard alors que la nuit est déjà tombée. Il en sort légèrement blessé[17].

Le 12 mars 1944, l'unité se déplace au sud-est, à portée opérationnelle de la France, et retrouve la base de Detling dans le comté de Kent[14],[15] . Le Squadron 602 fait partie des escadrilles choisies pour expérimenter le bombardement en piqué. Pendant une semaine, du 13 mars au 20 mars, Clostermann et ses équipiers s'entrainent à cette nouvelle technique au polygone de tir de la RAF à Llanbedr au pays de Galles[14],[15]. Le retour à Detling se fait le 20 mars[14],[15]. Dans ses mémoires, Clostermann donne une chronologie différente[18] et indique avoir passé 3 semaines au pays de Galles et être revenu avec son escadrille le 8 avril 1944 à Detling. Puis le 13 avril, le squadron 602 et le squadron 132 bombardent le site de lancement de Bouillancourt au sud-est du Tréport. Pierre Clostermann escorte encore les bombardiers américains au-dessus du territoire français. Lors de ces missions, il observe, impuissant, l'imprécision de ces bombardements dont est victime la population civile des sites visés. Le 8 mai, l'as se défait d'un FW 190 au large de Dieppe.

L'invasion de l'Europe se prépare et le Squadron 602 prend ses quartiers à Ford, une base située près de Brighton le 18 avril 1944[14],[15]. Clostermann poursuit les bombardements de sites de V1 ou de sites stratégiques tels que le viaduc de Mirville mais aussi les missions d'escorte de bombardiers. Dans son livre Le Grand Cirque, il souligne le rythme très soutenu des missions, parfois deux dans la même journée, à cette époque.

Le 15 mai, Clostermann accompagne son supérieur, le Group Captain Rankin au quartier général des forces aériennes alliées[19]. En tant qu'aide de camps, il participe à l'élaboration des plannings des opérations préliminaires au jour « J » pour la chasse. Clostermann est de retour dans son unité au début du mois de juin mais il n'a alors plus l'autorisation de voler au-dessus des territoires occupés avant le jour « J » passé de dix heures. Les secrets dont il a la connaissance, notamment les informations, même parcellaires, concernant les premières heures du « débarquement » ne doivent pas tomber entre les mains allemandes.

Débarquement de Normandie[modifier | modifier le code]

Le 6 juin, il respecte son engagement et ne recommence à voler que 11 heures après le début du jour « J ». Il participe aux deux dernières opérations de patrouilles de la journée du 602 squadron au-dessus des plages de Normandie et vole au-dessus de Utah Beach en fin d'après-midi et au-dessus d'Omaha Beach en début de nuit[19].

Le sous-lieutenant Pierre Clostermann (à gauche) félicite le Flight Lieutenant Ken L. Charney encore assis dans le cockpit de son Supermarine Spitfire Mark IXB, au retour à la base B11 de Longues en Normandie, après qu'ils aient chacun abattu un FW 190.

Clostermann vole toujours avec Remlinger, tantôt comme ailier, tantôt comme leader, lors de nombreuses missions d'attaques au sol, non sans ramener leurs avions troués par une flak allemande toujours plus précise. Le 25 juin, les deux hommes sont les premiers pilotes français à se poser sur le territoire national, sur l'aérodrome B-2 de Bazenville[14],[15]. Clostermann revendique 5 succès en combat aérien au cours de cette campagne et autant de victoires probables avant d'être retiré des opérations actives.

Il reçoit la DFC - qui récompense 300 missions de guerre et 11 victoires suivant les critères de la RAF - en même temps qu’il conclut son premier tour d’opération le 7 juillet 1944. Il est retiré des opérations immédiatement. Sa décoration lui est remise par le ministre de l’air, Sir Archibald Sinclair alors qu’il est encore cantonné sur la base de Longues-sur-Mer en Normandie. Il quitte la France le 27 juillet 1944.

Il passe les trois mois qui suivent au service de presse de l’état-major. Début décembre 1944, il décide de retourner en opération. Son objectif est d'être affecté à l’escadre de chasse 122 (le 122 Wing) qui se préparait à partir sur le front. Cependant, il apprend que son nom est inscrit sur la liste des pilotes interdits de vol par le général De Gaulle lui-même, Clostermann contourne le problème et parvient, grâce à l'appui de connaissances, à être affecté au 122 Wing majoritairement équipé du chasseur ultra-moderne Hawker Tempest V. Véritable unité d'élite, elle est la seule à tenir tête aux chasseurs allemands pendant les deux semaines qui suivent l'opération Bodenplatte du 1er janvier 1945.

Pierre Clostermann a volé sur Hawker Tempest pendant la campagne de Hollande en 1945.

Sur le sol européen[modifier | modifier le code]

Commandement dans la RAF[modifier | modifier le code]

Photographiés depuis un hangar effondré, 2 Hawker Tempest de 3 Squadron RAF sont e cours d'entretien sur un parking de la base B80 de Volkel en Hollande.

Le sous-lieutenant Clostermann débarque sur l'aérodrome B-80 situé à Volkel aux Pays-Bas, par un hiver glacial, au mois de janvier 1945 après l'opération Bodenplatte. Il est d'abord affecté au squadron 274 jusqu'à la mi-mars. Promu au grade de Flight lieutenant, il est affecté au squadron 56. Enfin, le 8 avril 1945, il prend le commandement du Flight "A" du squadron 3.

Étant données les performances du Tempest, le Wing 122 est chargé de contenir la Luftwaffe (en particulier le Me 262 à réaction) ainsi que d'attaquer le réseau ferré ennemi et sa DCA meurtrière. Plusieurs de ses chefs y laisseront leur vie essentiellement à cause de la terrible Flak allemande, que Pierre Clostermann déteste.

Une formation de Hawker Tempest Mark V du 122 WIng reviennent à la base B80 de Volkel, en Hollande, après avoir attaqué des trains enemies à l'est du Rhin. Les 8 premiers avions sont du squadron 80, les autres du squadron 486 néo-zélandais.

Les missions se succèdent à un rythme effréné, souvent sous une météo déplorable. Le 7 mars, c'est un Messerschmitt 262 (Me 262) qui lui file entre les doigts, ses armes de bord s'étant enrayées coup sur coup. Le 28 mars, il doit effectuer un nouvel atterrissage de nuit sur le ventre mais s'en sort quasi indemne. En avril, il tente sans succès d'intercepter un nouveau type d'avion possédant une hélice à l'avant et une à l'arrière qui se révèlera être un Dornier Do 335, un appareil ultra rapide tracto-propulsif. Lors de l'attaque de l'aérodrome de Schwerin, six des huit avions que Clostermann conduit à l'assaut sont abattus par Flak. Il apprend par la suite que cet aérodrome spécialement protégé était réservé à l'évacuation de dignitaires allemands et qu'il avait accueilli le Focke-Wulf Kondor (FW 200) personnel de Hitler. Le 21 avril, il est abattu par un adversaire (vraisemblablement Hans Dortenmann ) qu'il croyait pourtant à sa portée. Il parvient néanmoins à poser son avion et à en sortir indemne. Le soir, ses camarades fêtent son retour et se moquent de l'assurance qu'il a affiché au moment de s'élancer à la poursuite de l'avion adverse. Bien qu'il s'en défende, « Leave it to me, It's a piece of cake! » (« laissez-le-moi, C'est du gâteau ! ») serait la phrase qu'il aurait prononcé à la radio. Cette anecdote vaudra à Clostermann sa publication dans le Tee Emm[20] de juin 1945.

Printemps 1945[modifier | modifier le code]

Le 16 avril le Wing Commander Flying Brooker est abattu au–dessus de Berlin et porté disparu. Le 19 avril, le commandement de la formation est confié au Wing Commander Evan D. Mackie. Cependant, celui-ci, encore à la tête du Squadron 80, est retourné avec son unité au Royaume-Uni pour une période de deux semaines d’entrainement aux armes au camp de Warmwell[21]. Durant ces quinze jours, Pierre Costermann a pu prendre temporairement[22], et à la demande du Commanding Officer, le commandement du 122 Wing jusqu’au retour du commandant nouvellement en titre[23].

Au cours du mois d'avril, le wing 122 occupe l'aérodrome de Rheine-Hopsten (B-112) en Allemagne et devient la première unité aérienne à opérer depuis le sol allemand. Les squadron 3 et 56 opéreront ensuite depuis l'aérodrome de Fassberg (B-152). C'est depuis cette dernière base que Clostermann partira en mission dans les derniers jours de la guerre[24],[25].

Le 3 mai, Pierre Clostermann remplit deux missions au cours de la journée pendant lesquelles il étoffe encore son tableau de chasse en détruisant deux avions au sol et en abattant un FW 190. Cependant le soir même, son unité est de nouveau désignée pour attaquer en urgence la base aéronavale de Grossembrode. En raison de l'importante opération d'évacuation qui s'y déroule, la base est fortement défendue par une Flak très dense et une forte couverture d'avions de chasse. De nombreux appareils de transport y sont alors en cours de chargement avant leur envol vers la Norvège[26]. L'importance de l'objectif est telle qu'il mérite d'être attaqué. Clostermann parvient à aligner 24 Tempest pour une attaque épique qui dure seulement quelques minutes au cœur d'un déluge de feu. Sept des vingt-quatre Tempest sont abattus. Les dégâts infligés sont sévères. Clostermann, lui-même, détruit ou endommage trois appareils au sol, en abat trois autres seul et deux en collaboration. Il s'agit sans doute de la dernière mission de guerre d'importance menée par Pierre Clostermann[27].

Le 12 mai, au cours d'un défilé aérien au-dessus de Bremerhaven, Clostermann échappe de peu à la mort lors d'une collision aérienne avec ses équipiers : il parvient, in extremis, à sauter en parachute de son avion en perdition (son cockpit était, par chance, ouvert) tandis que ses trois coéquipiers furent tués[28]. Enfin, à l'issue d'une démonstration aérienne devant le roi du Danemark, il manque son atterrissage en raison d'une panne de train d'atterrissage. Ces deux derniers incidents confortent Pierre Clostermann dans sa volonté de mettre fin à son engagement dans la RAF.

Il termine la guerre comme lieutenant de l'Armée de l'air française (« Je reçus une note du Ministère de l'Air, contresignée d'un général FFI, m'annonçant que par une grande faveur et à titre exceptionnel, on me nommait Lieutenant de réserve »[29]) et Group Captain (colonel) de la Royal Air Force. Il est démobilisé le .

Au début du mois de juin 1945, Pierre Clostermann devient le premier pilote français à voler sur avion à réaction lorsqu’il effectue, en Allemagne, un vol de convoyage sur Me 262 pour le compte de la Royal Air Force[30].

C'est le plus grand as français de la Seconde Guerre mondiale avec 33 victoires homologuées (selon les critères français), la plupart remportées sur des chasseurs ennemis. Il a également détruit au sol de nombreux avions, locomotives, camions et autres véhicules, ainsi que deux vedettes lance-torpilles, ce qui lui vaut à 24 ans d'être cité à l'ordre du jour « le premier chasseur de France », par le général de Gaulle.

Théâtres d'opérations extérieurs[modifier | modifier le code]

Promu commandant, il sert de 1956 à 1957 en Algérie sur Broussard, expérience qui lui inspirera son roman Appui feu sur l'oued Hallaïl. Pierre Clostermann termine sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel de réserve de l'Armée de l'air[31],[32].

Vie civile[modifier | modifier le code]

Écrivain[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, il entame une carrière d'écrivain en relatant sa vie de pilote de chasse. Paru en 1948, son ouvrage Le Grand Cirque est publié à 3 millions d'exemplaires, et traduit dans plus de 30 langues. Il rencontre un succès mondial et est adapté en bande dessinée et au cinéma à plusieurs reprises. Selon l'auteur américain William Faulkner, « Le Grand Cirque est le meilleur livre qui soit sorti de la guerre. »

Clostermann publie également des ouvrages sur la pêche au gros, une de ses grandes passions, Des poissons si grands, Spartacus l'espadon, Mémoires au bout d'un fil, et plusieurs livres de souvenirs tels que L'Histoire vécue ou Une vie pas comme les autres.

Ingénieur aéronautique[modifier | modifier le code]

Après l'obtention de ses diplômes d'ingénieur aéronautique à la section aéronautique du California Institute of Technology aux États-Unis (ces diplômes ne sont pas reconnus par l'industrie aéronautique militaire française) et de sciences politiques à l'université d'Oxford, il devient en 1962 directeur commercial de la société des Avions Max Holste qui devient plus tard Reims Aviation, société qui produit sous sa direction près de 5000 avions de tourisme. Il est également vice-président de la Cessna Aircraft Company, administrateur du groupe Marcel Dassault pour la sous-traitance du Transall et de l'Airbus A300, et administrateur de Renault.

Missions diverses[modifier | modifier le code]

En 1973, Pierre Clostermann enseigne également à l'école d'état-major de l'US Air Force.

Héros des Forces aériennes françaises libres, il connaît une vie aventureuse, côtoyant des personnalités telles que Hemingway, de Gaulle, Che Guevara[33], Salazar, Rudel, Joseph Kessel et Romain Gary[34]. Parlant couramment le portugais, il sert d'agent de liaison discret entre Paris (de Gaulle) et Lisbonne (Salazar) lors des rébellions anticolonialistes en Angola et au Mozambique[33].

À la suite du séminaire afro-asiatique de 1965, auquel il est invité par le président algérien Ben Bella, Pierre Clostermann est reçu au domicile de Krim Belkacem, chef historique du Front de libération nationale (FLN) :

« Me voilà donc chez Krim, ne sachant pas trop sur quel pied danser. J'entre dans le salon et la première personne qui vient vers moi est Che Guevara qui me dit : "Je suis très heureux de vous rencontrer. En 1948, à la faculté de médecine, mon professeur de français me faisait lire et traduire des passages du Grand Cirque. On m'a beaucoup parlé de vos convictions libérales et de votre attitude à l'égard du Tiers-monde." Nous sommes placés côte à côte à table et commençons en espagnol et en français, qu'il parle convenablement, une conversation qui se terminera à 4 heures du matin, assis sur un banc sous une tonnelle du parc de Saint-Georges ! »

— Pierre Clostermann, L'Histoire vécue

C'est durant son enfance au Brésil que ses parents diplomates auraient régulièrement reçu à leur domicile Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli, alors évêque, quinze ans avant qu'il ne devienne le pape Pie XII. C'est en souvenir de cette période et en hommage à ses actes héroïques que le pape Pie XII élève Pierre Clostermann au rang de chevalier dans l'ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Pierre Clostermann a eu trois enfants avec sa femme Jacqueline : Jacques, Jean-Pierre et Michel.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Pierre-Henri Clostermann
Fonctions
Parlementaire français
Député
Gouvernement IVe République
Groupe politique UDSR (1946-1948)
ADS (1948-1955)
RRRS (1956-1958)
Député
Gouvernement Ve République
Groupe politique UDVe (1967-1968)
UDR (1968-1969)
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Résidence Bas-Rhin
Marne
Seine
Yvelines

Comme plusieurs fidèles du général de Gaulle, Pierre Clostermann rejoint, après la guerre, l'Union démocratique et socialiste de la Résistance. Conduisant dans le Bas-Rhin la liste du Rassemblement des gauches républicaines et de l'Union gaulliste, il est élu le , à 25 ans, député de la seconde assemblée constituante par 55 060 suffrages sur 320 411 exprimés. Élu secrétaire de l'assemblée et membre des commissions de la défense nationale, de comptabilité et des pensions civiles et militaires, il vote la confiance au gouvernement Georges Bidault (19 et 26 juin) et contre le projet de constitution.

Il est de nouveau candidat de l'Union gaulliste aux élections législatives du 10 novembre, et sa liste obtient 93 469 voix sur 303 464 suffrages exprimés. Nommé secrétaire de l'Assemblée les et , il fait partie des commissions de la défense nationale (1946-1949) et des pensions (1950), il est nommé juré à la Haute Cour de justice (1948). Membre du groupe parlementaire de l'UDSR, il anime l'aile gaulliste la plus inconditionnelle de l'UDSR, se heurtant alors, notamment, à François Mitterrand. Puis, en 1948, il quitte l'UDSR, quand le courant gaulliste de ce parti décide de ne plus pratiquer la double appartenance entre l'UDSR et le Rassemblement du peuple français, et s'inscrit au groupe de l'Action démocratique et sociale.

Il soutient le gouvernement Paul Ramadier quand les ministres communistes sont renvoyés (), vote contre la nationalisation des écoles des houillères (), s'abstient sur la ratification du plan Marshall (7 juillet), vote pour le Conseil de l'Europe et le traité de l'Atlantique nord (9 et ), mais s'oppose à la réforme électorale du créant le scrutin de liste majoritaire départemental avec apparentement.

Tête de liste RPF dans la Marne aux élections législatives du 17 juin suivant, celle-ci obtient 26,2 % des voix, lui-même étant réélu par 49 501 suffrages sur 175 364 exprimés. À l'Assemblée, il est membre des commissions de la défense nationale (1951) et de la famille (1955), et suppléant à la commission des immunités parlementaires (1955). Il vote pour les lois Marie et Barangé favorables à l'enseignement privé (), contre la CECA (13 décembre), s'abstient lors de l'investiture d'Antoine Pinay () et de Joseph Laniel () auquel il refuse la confiance après Điện Biên Phủ (13 mai et ), vote l'investiture de Pierre Mendès France (17 juin) et les accords de Genève qui mettent fin à la guerre d'Indochine (23 juillet), s'oppose à la CED, vote les accords de Londres (12 octobre) et de Paris (29 décembre) sur la fin de l'occupation de l'Allemagne et son réarmement, vote en faveur de la politique de Mendès France en Afrique du Nord lors de sa chute le , accorde sa confiance à Edgar Faure (23 février) qu'il soutient sur la réforme électorale et la date des élections (16 et 29 novembre, jour de la chute du cabinet).

Candidat dans la 1re circonscription de la Seine en seconde position sur la liste radicale de Vincent de Moro Giafferi lors des élections anticipées du , il est réélu par 81 404 voix sur 457 266 suffrages exprimés. Inscrit au groupe républicain radical et radical-socialiste, il est membre des commissions de la défense nationale et de la marine marchande (1956-1957). Il vote l'investiture de Guy Mollet () et les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 mars), avant d'obtenir son congé à compter du 26 juin pour participer aux opérations en Algérie. De retour à l'Assemblée, il vote contre la CEE et l'Euratom (), en faveur de la confiance lors de l'investiture du gouvernement Pierre Pflimlin (), contre l'instauration de l'état d'urgence le 16, pour l'investiture du général de Gaulle (1er juin) et pour la révision constitutionnelle (2 juin).

Réélu député UNR-UDT de la 5e circonscription de Seine-et-Oise en 1962, député UDVème de la 4e circonscription des Yvelines en 1967 et député UDR des Yvelines en 1968, il démissionne le pour permettre à Maurice Couve de Murville de retrouver un siège à l'Assemblée[35], où il occupe la vice-présidence de la commission de la défense nationale et des forces armées de 1963 à 1969[31].

Il a également été membre du comité d'honneur du Mouvement initiative et liberté, créé en 1981 après la victoire de la gauche[36].

Élu pour la première fois à 25 ans, il est alors « le plus jeune député de France ». Il est ensuite réélu 8 fois au Parlement.

Décorations[modifier | modifier le code]

Pierre Clostermann a reçu la croix de guerre avec 27 citations, ainsi que la Distinguished Flying Cross and bar, une haute décoration britannique mais qui a été décernée à de nombreux aviateurs étrangers. À la date de son décès, il était l'homme « le plus décoré de France »[37].

Rubans[modifier | modifier le code]

Legion Honneur GC ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg
Medaille de la Resistance avec rosette ribbon.svg Medaille de l'Aeronautique ribbon.svg Medaille commemorative des Operations de securite et de Maintien de l'ordre ribbon.svg Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg UK DFC w bar BAR.svg
Silver Star ribbon.svg Air Medal ribbon.svg Croix de guerre B.jpg Ordre du Nichan Iftikhar GO ribbon (Tunisia).svg Equestrian order of the Holy Sepulcher of Jerusalem BAR.svg

Intitulés des décorations françaises[modifier | modifier le code]

Intitulés des décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Pierre Clostermann a traduit et préfacé Jonathan Livingston le goéland de Richard Bach.

Il est de plus l'auteur de nombreuses préfaces : Pilote de Stukas de Hans-Ulrich Rudel, les Éperviers de la mer, Roland Garros, Le Temps des Partisans, Le Temps des Aigles, La Dernière Tempête, Dictionnaire universel de l'aviation, Paul Lengellé : "l'un des peintres les plus marquants de l'histoire de l'aviation", Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918, Briseurs de Barrages, Chemins D'Ecume, La Pêche en Bord de Mer, La pêche à la traîne, etc.

Hommages[modifier | modifier le code]

La promotion 2006 de l'École de l'air porte son nom.

Il existe sept rues nommées Pierre-Clostermann :

  • Rue Pierre-Clostermann, Rethel, Ardennes, Champagne-Ardenne
  • Rue Pierre-Clostermann, Mont-de-Marsan, Landes, Aquitaine
  • Rue Pierre-Clostermann, Le Havre, Seine-Maritime, Haute-Normandie, depuis 2004[38]
  • Rue Pierre-Clostermann, Le Chesnay, Yvelines, Île-de-France, où Clostermann a vécu et est enterré[39]
  • Rue Pierre-Clostermann, Dugny, Seine-Saint-Denis, Île-de-France[40]
  • Rue Pierre-Clostermann, Aubigny-sur-Nère, Cher, Centre, inaugurée en avril 2010[41]
  • Rue Pierre-Clostermann, Garges-lès-Gonesse, Val-d'Oise, Île-de-France

ainsi qu'un square à Longues-sur-Mer, Calvados, Basse-Normandie.

Tableau de chasse[modifier | modifier le code]

Selon l'ouvrage Le Grand Cirque[42], 33 victoires homologuées en combat aérien suivant les règles de l'Armée de l'air :

24 avions divers détruits ou mis hors de combat au cours de mitraillages d'aérodromes :

12 appareils endommagés ou probablement détruits en combat aérien :

  • 6 Focke-Wulf Fw 190
  • 6 Messerschmitt Bf 109

Objectifs détruits au cours de missions d'assaut :

  • 72 locomotives et une centaine de trains attaqués
  • 225 camions de transports routiers, dont une trentaine de camions-citernes
  • 5 tanks
  • 2 vedettes lance-torpilles
  • 1 sous-marin de 500 tonnes en coopération
  • Divers objectifs attaqués tels que raffinerie, ponts…

Il totalise :

  • 293 missions de guerre offensives à grand rayon d'action
  • 97 missions d'assaut et de bombardement
  • 40 missions de chasse défensives

soit un total de près de 2 000 heures de vol dont 600 en mission de guerre.

Une polémique concernant le palmarès de Pierre Clostermann est apparue à la suite de la publication d'un livre où Christian-Jacques Ehrengardt, historien et éditeur aéronautique, conteste les 33 victoires attribuées à Pierre Clostermann selon le système de décompte de l'Armée de l'air, et ne lui en accorde que 12, « identifiées avec certitude ». Un procès en diffamation donne raison à Pierre Clostermann, qui n'en revendique personnellement que 23 (les victoires, croix pleines, peintes sur le flanc de son Hawker Tempest JF-E Le Grand Charles en attestent) sur la base du tableau dressé le par le Fighter Command et signé de l’Air Vice Marshall H. J. Broadhurst. Ce débat illustre la difficulté de la comparaison de palmarès établis suivant des règles différentes.

Voici les 23 victoires homologuées par le Fighter Command selon Pierre Clostermann cité dans son livre Le Grand Cirque. Cette liste est établie en fonction des différents paragraphes, des fiches de vols, des rapports de combats et des citations. L'auteur ayant écrit son histoire au jour le jour, certain blancs existent quant aux dates précises des combats :

11 victoires sur Spitfire IX :

12 victoires sur Tempest V :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision no 208 du Journal officiel du 6 juin 1946 par lequel le général de Gaulle a élevé Pierre Clostermann au grade de commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur
  2. a et b Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 471 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), "J'étais un peu vexé d'être testé sur Tiger Moth, le "Tigre Mou" sur lequel j'avais appris à piloter cinq ans auparavant". P. 37
  3. Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 471 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), "Après mes bacs et mes études à Paris, c'est au Brésil que j'apprends à piloter. Je fais de la voltige sur ce petit "bijou" de Bucker "Jungman". Ce que mon moniteur allemand, Karl Benitz, m'a apprise m'a probablement sauvé la vie plus tard." P.24
  4. a, b, c, d et e http://www.pierre-clostermann.com/chronologie.html
  5. Fichier PDF sur Caltech.edu
  6. L'école de la Royal Air force est fondée en 1918 en même temps que la création de la RAF. Elle se situe déjà à Cranwell dans le Lincolnshire. Pendant la seconde guerre mondiale, l'école reste ouverte en dépit de sa destruction partielle à la suite d'un bombardement. Pour autant, la formations des jeunes pilotes y est maintenue. De nos jours, l'école de la Royal Air Force est encore l'endroit où sont formés les officiers et les équipages volants des unités de la RAF. Site: http://www.raf.mod.uk/rafcollegecranwell/
  7. a, b et c Le Grand Cirque 2000, éditions Flamarion, Paris 2001
  8. Les « Operationnal Training Unit » (ou O.T.U.) sont le stade ultime de l'entraînement du pilote, dernière étape avant l'affectation en unité opérationnelle. Ces unités étaient spécialisées dans le maniement de type d'appareils ou dans les techniques de combat mises au point. En 1942, l' OTU 61 est spécialisée dans l'entraînement sur Spitfire ; Fin 1944, Clostermann retourne à Aston Down se convertir au pilotage du Tempest (il pilotera un Typhoon) à l'OTU 55 renommée alors Tactical Exercice Unit n°3. Liste des OTU : List of Royal Air Force Operational Training Units
  9. a, b et c René Mouchotte, Les carnets de René Mouchotte, Paris, Flammarion, , 257 p.
  10. L'Operation Record Book ou ORB est l'équivalent britannique du journal de marche des unités françaises. Chaque unité disposait de ce journal tenu rigoureusement. Il contenait la description des activités de l'unité (mission, composition des formations, horaires, météo, pertes, victoires)
  11. René Mouchotte, Les Carnets de René Mouchette, Paris, Flammarion, , 257 p.
  12. Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 471 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), P120-121
  13. Squadron 602 "City of Glasgow"
  14. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « RAFCommands », sur RAFCommands (consulté le 17 janvier 2016)
  15. a, b, c, d, e, f, g et h (en) No. 602 Squadron RAF
  16. Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 741 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), P. 169-172
  17. Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 741 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), P.183
  18. Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 741 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), p. 186-187
  19. a et b Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 741 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), P.207-211
  20. Service Training Memorandum, TEE EMM volume 5 n°3, O.U.O publication (Official Use Only), , 80 p., p. Le Tee Emm est un bulletin confidentiel de la RAF écrit et publié par les services de la RAF. Il contenait des conseils, des récits, des procédures et des nouveautés techniques mais surtout il épinglait chaque mois les plus grosses bêtises dans deux rubriques : "Order of the irremovable finger" (l'ordre du doigt inamovible) et les illustres dernières paroles. Clostermann a été cité dans la dernière des deux rubriques.
  21. (en) Chris Thomas, Typhoon and Tempest aces of World War II, Londres, Osprey Publishing, , 96 p. (ISBN 9781855327795), P73
  22. Pierre Henri Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 471 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), P. 373: "...Jamieson me fait appeler pour me remettre le commandement provisoire de l'escadre en remplacement de "Smocky" en attendant la nomination d'un nouveau wing co définitif."
  23. (en) G.C. Jameson Officer Commanding 122 Wing, A short account of the operational life of 122 wing, 83 group, Flensburg, J.H. Schultz A/S. Universtets Bogtrykkeri - Copenhague, , 24 p., The new Wing leader was WC/dr E.D. MACKIE D.S.O., D.F.C. who finished the war with twenty-five enemy aircraft to his credit. Another leading member of the wing at this time was F/L Clostermann, who had twenty-two victories with the R.A.F. in addition to at least six more with the French Air Force.
  24. « World War 2 », sur www.hawkertempest.se (consulté le 13 janvier 2016)
  25. Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 471 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), « Le planton se précipite et, quelques secondes après, le ronflement des klacksons secoue Fassberg. »
  26. Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 471 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), P.382
  27. Pierre Clostermann, Le Grand Cirque, Paris, Flammarion, , 471 p. (ISBN 978-2-0812-1679-2), P. 389-390
  28. (en) Christopher Shores, Clive Williams, Aces High: A Tribute to the Most Notable Fighter Pilots of the British and Commonwealth Forces of WWII, Volume One, Volume 2, Grub Street Publishing, , 704 p. (ISBN 9781898697008), "... he had to bale out for the first time on 12 May 1945, when during a Victory flypast at Bremerhaven, his Tempest collided with another."
  29. Le Grand Cirque, dernier chapitre "la porte se ferme").
  30. Sylvain Champonnois, « L’adaptation de l’armée de l’air française à l’aviation à réaction (1945-1950) », sur CAIRN (consulté le 2 février 2015).
  31. a et b « Pierre Clostermann, Héros de la France Libre », sur le site des Chemins de mémoire.
  32. Archives du Service historique de l'Armée de l'air et Les Français du ciel, dictionnaire historique, Académie nationale de l'air et de l'espace, le cherche midi éd., 2005
  33. a et b L'Histoire vécue, Flammarion
  34. Une vie pas comme les autres, Flammarion
  35. Jean-Philippe de Garate, Couve de Murville, 1907-1999 : Un président impossible, Paris, Harmattan, (ISBN 2296035698), p. 361.
  36. Présentation du MIL
  37. Titre qu'il ne pouvait revendiquer qu'après la disparition de certains officiers généraux ou supérieurs illustres, mais décédés avant lui, en particulier Raoul Salan.
  38. Compte-rendu de la séance du conseil municipal du Havre du 26 janvier 2004.
  39. « Pierre Clostermann : Héros de la France libre », Événements : Magazine de la ville du Chesnay, no 77, avril 2006, p. 11.
  40. (en) Monique Houssin, Résistantes et résistants en Seine-Saint-Denis : Un nom, une rue, une histoire, Éditions de l'Atelier, , 271 p. (ISBN 2-708-23730-6), « Dugny : Un nom, une rue, une histoire », p. 76.
  41. « La rue Pierre-Clostermann inaugurée », aubigny.net, 26 avril 2010.
  42. op. cit. Clostermann (1963) p. 349-350

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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