Trésor national (Japon)

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Vase Jōmon avec ornementation en forme de flamme, un trésor national du Japon.

Les trésors nationaux (国宝, kokuhō?) du Japon désignent les plus précieuses propriétés culturelles de la nation établis par le ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie.

Exemple d'œuvres ayant reçu cette distinction :

  • construction comme des châteaux, des temples, des tombeaux ;
  • peintures, parchemins, sutras, et travaux de calligraphie ;
  • statues en pierre, bronze, bois, laque or autre matériaux ;
  • œuvre telles que poteries, objets en laque, découpages, métaux, netsuke, épées et textiles ;
  • artefacts archéologiques et historiques, y compris des objets funéraires, des documents et des lettres ;
  • des personnalités, appelées « trésors vivants ».

Beaucoup de trésors nationaux sont dans des musées comme les musées nationaux de Tōkyō, Kyōto, et Nara. Les musées publics, gérés par les préfectures et les municipalités, ainsi que les musées privés possèdent également des trésors nationaux. Beaucoup de temples bouddhistes et sanctuaires shintô, de châteaux et de constructions similaires ouvrent leurs portes au public. La cour impériale du Japon possède plusieurs trésors nationaux. Kyōto en revendique environ un cinquième.

L'expression « trésor national vivant » est une désignation informelle pour une personne que le gouvernement a choisie comme exemple de la tradition japonaise. Des comédiens de , bunraku, et kabuki, et des artistes et artisans dans les métiers traditionnels ont reçu cette distinction.

Trésors anciens et actuels[modifier | modifier le code]

L'expression « trésor national » est utilisée depuis 1897. Pourtant, le terme « trésor national » a une signification différente avant et après 1950. Avant 1950, tous les biens culturels était appelés « trésor national ». À ce moment, 5 824 objets d'art et 1 059 bâtiments étaient des trésors nationaux. Le 29 août 1950, la loi sur la protection des biens culturels a été renforcée et tous les trésors nationaux furent considérés comme « biens culturels importants » (重要文化財?). Le 9 juin 1951, certains sont redevenus des trésors nationaux.

Processus de désignation[modifier | modifier le code]

Les trésors nationaux sont sélectionnés parmi les propriétés culturelles « tangibles » (bâtiments, structures, beaux-arts, documents historiques, objets artisanaux ou archéologiques...) ayant déjà été reconnues bien culturel important. C’est principalement le Comité pour la protection des biens culturels de l’Agence pour les affaires culturelles qui est chargée des désignations : la procédure impose un rapport préliminaire, puis instruction dans des sous-commissions dédiées à chaque spécialité. Si le rapport final est positif, le ministère signe officiellement les décrets et délivre un certificat au propriétaire du bien (la désignation est effective dès promulgation au journal officiel)[1],[2]. Le ministère publie en outre une liste indicative de critères afin de justifier et caractériser les désignations[3].

Processus de désignation des trésors nationaux au Japon.

Répertoire[modifier | modifier le code]

D’après le rapport du 1er avril 2011 de l’Agence pour les affaires culturelles[2], le catalogue des trésors nationaux se compose d’un total de 1 082 pièces. Plus précisément :

Bâtiments ou structures
  • 216 sites historiques, regroupant en tout en 264 bâtiments et autres structures protégés
Beaux-arts et artisanats
  • 158 peintures
  • 126 sculptures
  • 252 pièces d’artisanat
  • 223 calligraphies ou livres
  • 60 anciens documents
  • 44 pièces archéologiques
  • 3 ressources historiques

Quelques trésors nationaux[modifier | modifier le code]

Sanctuaire d'Itsukushima.

Lieux et bâtiments[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Peintures, emakimono et kakemono[modifier | modifier le code]

Listes de trésors nationaux[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Mohen, Les sciences du patrimoine : identifier, conserver, restaurer, Odile Jacob,‎ 1999 (ISBN 9782738106605, lire en ligne), p. 302-303
  2. a et b (en) « Preservation and Utilization of Cultural Properties », Agence pour les affaires culturelles (consulté le 28 janvier 2012)
  3. (ja) « 昭和二十六年文化財保護委員会告示第二号 », Comité pour la protection des biens culturels (consulté le 28 kanvier 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • e-Museum, répertoire illustré des trésors nationaux et biens culturels importants des quatre musées nationaux