Michel Mercier (homme politique, 1947)

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Michel Mercier
Michel Mercier lors d'une remise de l'Ordre national du Mérite, le 27 mars 2012.
Michel Mercier lors d'une remise de l'Ordre national du Mérite, le 27 mars 2012.
Fonctions
Sénateur du Rhône
17 juin 201221 avril 2014
Prédécesseur Jean-Jacques Pignard
Successeur Jean-Jacques Pignard
2 octobre 199523 juillet 2009
Élection 24 septembre 1995
Réélection 26 septembre 2004
Président du Conseil général du Rhône
2 février 19905 janvier 2013
Prédécesseur Jean Palluy
Successeur Danielle Chuzeville
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
et des Libertés

27e garde des Sceaux de la Ve République
14 novembre 201010 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Michèle Alliot-Marie
Successeur Christiane Taubira
Ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire
23 juin 200913 novembre 2010
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Poste créé
Successeur Bruno Le Maire (indirectement)
Député de la 8e circonscription du Rhône
24 mai 199324 septembre 1995
Prédécesseur Alain Mayoud
Successeur Maurice Depaix
Biographie
Date de naissance 7 mars 1947 (67 ans)
Lieu de naissance Bourg-de-Thizy (Rhône)
Nationalité Française
Parti politique UDI
Diplômé de IEP de Lyon
Profession Enseignant

Michel Mercier, né le 7 mars 1947 à Bourg-de-Thizy (Rhône), est un homme politique français.

Sénateur du Rhône de 1995 à 2009 puis de 2012 à 2014, ancien président du groupe Union centriste au Sénat (2002-2009), il a présidé le conseil général du Rhône de 1990 à 2013. Ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire de 2009 à 2010, il est garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés du 14 novembre 2010 au 15 mai 2012. Il est maire de Thizy-les-Bourgs depuis le 5 janvier 2013 et président de la Communauté de communes de l'Ouest Rhodanien depuis avril 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Fils de maçon, après des études de droit et l'obtention du diplôme de l'Institut d'études politiques de Lyon, Michel Mercier enseigne comme maître-assistant les finances et le droit des collectivités locales à la Faculté de droit de l'Université Jean Moulin Lyon 3. Élu maire à 30 ans de Thizy sous l'étiquette CDS, il devient conseiller général en 1978, puis président du conseil général de 1990 au 5 janvier 2013, et député de 1993 à 1995, à la suite du décès d'Alain Mayoud, dont il était le suppléant.

Sénateur du Rhône[modifier | modifier le code]

Michel Mercier à un meeting de François Bayrou, le 18 avril 2007.

Élu sénateur du Rhône le 24 septembre 1995, Michel Mercier devient le candidat de la droite aux élections municipales de 2001 à Lyon, Raymond Barre refusant de se représenter. Arrivé derrière la liste de Charles Millon sur son secteur, le 5e arrondissement, il décide de se retirer au profit de Jean-Michel Dubernard qui nouera une alliance avec Charles Millon[1]. Le socialiste Gérard Collomb est alors élu[2].

Il est réélu sénateur le 26 septembre 2004[3]. Conseiller général élu dans le canton de Thizy, il préside le conseil général du Rhône pendant presque 23 ans entre février 1990 et janvier 2013. Trésorier de l'UDF, il reste fidèle à la stratégie de François Bayrou vis-à-vis de la politique gouvernementale de Dominique de Villepin.

Président du groupe Union centriste à partir de 2002, il demeure fidèle à François Bayrou en adhérant au Mouvement démocrate. Il parvient à conserver l'unité du groupe centriste du Sénat, divisé entre membres du MoDem et du Nouveau Centre[4].

Le 30 janvier 2008, Michel Mercier, favorable à une alliance avec la liste UMP conduite par Dominique Perben aux élections municipales de Lyon, marque son désaccord avec la stratégie de François Bayrou en démissionnant de la présidence du MoDem du Rhône[5]. Il reste cependant trésorier du MoDem et membre du bureau exécutif du MoDem (sans participer aux réunions des instances[6]) jusqu'à sa nomination au gouvernement Fillon.

Ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire (2009-2010)[modifier | modifier le code]

Le 23 juin 2009, il entre au gouvernement François Fillon II en tant que ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire[7]. Il se met alors en congé du Mouvement démocrate[8], et est remplacé au poste de trésorier par Jean-Jacques Jégou sitôt sa nomination connue[4]. Il assure au sein de son ministère, à partir du 4 juillet 2010, les fonctions de Christian Blanc, secrétaire d'État chargé du Développement de la Région capitale, démissionnaire[9].

Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés (2010-2012)[modifier | modifier le code]

Il est nommé garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés au sein du gouvernement Fillon III le 14 novembre 2010, en remplacement de Michèle Alliot-Marie.

À ce poste, il doit entre autres introduire des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels et mener à bien la réforme de la garde à vue.

Après le gouvernement[modifier | modifier le code]

Redevenu sénateur après la victoire de François Hollande à la présidentielle, il annonce, le 5 janvier 2013, quitter la présidence du Conseil général du Rhône pour ne pas être en situation de cumul de mandat alors qu’il devient en même temps maire de la commune de Thizy-les-Bourgs[10]. Réélu maire de Thizy-les-Bourgs en mars 2014, il devient dans la foulée président de la communauté de communes de l'Ouest Rhodanien et démissionne du Sénat le 21 avril 2014 pour se consacrer à ses mandats locaux[11] .

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Fonctions politiques
  • Président du CDS du Rhône ; trésorier de Force démocrate ; président de l'UDF puis du MoDem du Rhône (jusqu'en 2008) ; vice-président du conseil général (1982-1988)
Mandats parlementaires
Fonctions gouvernementales

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La droite lyonnaise est contrainte de changer de tête de liste », Le Monde, 13 mars 2001
  2. « La fusion avec Charles Millon a fait perdre Lyon à la droite », Le Monde, 20 mars 2001
  3. Élections sénatoriales de 2004 - résultats dans le Rhône sur le site du Sénat
  4. a et b « Michel Mercier, l'ex-MoDem », Le Dauphiné libéré, 24 juin 2004, page 31
  5. « Michel Mercier, en désaccord avec François Bayrou, quitte le MoDem », Le Nouvel Observateur, 6 février 2008
  6. « REMANIEMENT Le sénateur du Rhône nommé à l'Espace rural : Michel Mercier, l'ex-MoDem », Le Dauphiné libéré,‎ 24 juin 2009 (lire en ligne)
  7. « Remaniement: Hortefeux à l'Intérieur, Darcos au Travail », dépêche Agence France-Presse, 23 juin 2009
  8. « Michel Mercier s'est mis "en congé" du MoDem dont il n'est plus trésorier », dépêche AFP, 24 juin 2009
  9. « Le secrétaire d'État abandonne le chantier du Grand Paris au milieu du gué », Les Échos, 5 juillet 2010.
  10. « Michel Mercier quitte la présidence du Conseil général du Rhône », in leprogres.fr, 5 janvier 2013.
  11. Journal Officiel du 23 avril 2014, texte n° 122

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]