Ahmès-Néfertary

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Ahmès-Néfertary
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Statuette d'Ahmès-Néfertary divinisée - Musée du Louvre

Ahmès-Néfertary est l'épouse et probablement la sœur du pharaon Ahmosis (nom grec de Iâhmes, ou Ahmose), fondateur de la XVIIIe dynastie. Elle est qualifiée de fille royale, sœur royale, grande épouse royale sur les stèle de la donation et stèle de Maasara[1].

Sommaire

Généalogie [modifier]

Ahmès-Néfertary
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Séqénenrê Taâ Grands-parents paternels
Sénakhtenrê Ahmosé
Tétishéri
Mère Iâhhotep Ire Grands-parents maternels
Sénakhtenrê Ahmosé
Tétishéri
Fratrie Kamosé ?
Ahhotep II ?
Ahmosé-Sipair
Ahmôsis Ier
Ahmès-la-cadette
1re épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
2e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
3e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari Ahmôsis Ier Enfant(s) Amenhotep Ier
Ahmosé-Ânkh
Ahmosé-Méritamon
2e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
3e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

Elle est née de la grande épouse royale, mère d'Ahmosis, la reine Iâhhotep Ire (inscription sur un vase du Sinai). Elle épouse son frère après l'an 18 (elle est absente de la stèle de Hanovre datée de l'an 18) et avant l'an 22 (stèle de Maasara). Elle lui survécut, traversant le règne de son fils et successeur Amenhotep Ier, et présente encore aux côtés de la reine Ahmès, épouse de Thoutmôsis Ier (laquelle n'était ni sa fille ni sa petite-fille, mais vraisemblablement une parente).

Elle a au moins trois enfants : un prince Ahmosé-Ânkh[2], né avant l'an 22 (stèle de la Donation), sans doute mort en bas âge ; Amenhotep Ier et Ahmosé-Méritamon.

Son association à certaines réalisations de son époux est très étroite, elle est la première reine à assumer la fonction sacerdotale de divine adoratrice d'Amon ; en tant qu' « épouse du dieu », elle réorganise le culte, y gagnant en prestige au point de devenir une sainte patronne de la nécropole thébaine, avec une barque sacrée qui était sortie lors des processions liées aux grandes fêtes.

Elle sera adorée comme une divinité dans un culte funéraire de Thèbes jusqu'à l'époque du grand prêtre d'Amon, Hérihor (1080-1074) au début de la XXIe dynastie. Ahmès-Néfertari sera particulièrement vénérée à Deir el-Médineh. Célébrée comme l'ancêtre bienfaisante des dynasties suivantes, elle est représentée avec les mêmes attributs qu'une déesse. Elle est notamment assimilée à Isis et Hathor.

Sépulture [modifier]

Fresque provenant de Deir el-Medineh représentant la reine Ahmès-Néfertary divinisée
Ahmès-Néfertary
Type Tombeau
Emplacement Tombeau initial à Dra Abou el-Naga puis déplacé dans la tombe DB320 à Deir el-Bahari
Date de découverte 1881
Découvreur Émile Brugsch
Fouilles
Objets découverts Sarcophage en bois décoré et peint
Momie

Ses restes furent découverts dans la tombe cachette DB320 de Deir el-Bahari, où elle avait été enterrée de nouveau après que des prêtres eurent découvert sa tombe violée par des pillards. Son sarcophage est un monumental cercueil de style rishi, de près de trois mètres de longueur, la représentant la tête couverte par une lourde perruque et coiffée d'une couronne à deux hautes plumes, caractéristiques de son rôle de grande épouse royale et d'épouse du dieu , les bras croisés et tenant dans ses mains deux signes Ânkh.

Divinisée par la suite, elle est particulièrement vénérée au village de Deir el-Medineh, par les artisans de la tombe, ouvriers chargés de creuser et de décorer les tombes royales du Nouvel Empire.

Notes [modifier]

  1. Conservée au British Museum.
  2. Un grand nombre de spécialistes associent ce prince avec Ahmosé-Sipair, qui pourrait cependant être un autre prince de ce nom, frère d'Ahmosis et d'Ahmès Néfertary, plutôt que leur fils (Claude Vandersleyen, Iâhmès Sapaïr, fils de Sequenenrê Djéhouty-âa (XVIIe dynastie) et la statue du Louvre E 15 682, Bruxelles, 2005).

Bibliographie [modifier]

Article connexe [modifier]