Gheorghe Gheorghiu-Dej

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Gheorghe Gheorghiu-Dej
Illustration.
Fonctions
1er président du Conseil d'État de la
République populaire roumaine
Premier ministre Ion Gheorghe Maurer
Prédécesseur Ion Gheorghe Maurer
(président de la Grande Assemblée nationale)
Successeur Chivu Stoica
Secrétaire général du
Parti communiste roumain
octobre 1945
Prédécesseur Ștefan Foriș
Successeur Gheorghe Apostol
Prédécesseur Gheorghe Apostol
Successeur Nicolae Ceaușescu
49e Premier ministre roumain
Président Petru Groza
Prédécesseur Petru Groza
Successeur Chivu Stoica
Biographie
Nom de naissance Gheorghe Gheorghiu
Date de naissance
Lieu de naissance Bârlad (Roumanie)
Date de décès
Lieu de décès Bucarest (Roumanie)
Nationalité roumaine
Parti politique Parti ouvrier roumain
Conjoint Maria Alexe
Enfant(s) Vasilica Gheorghiu-Dej
Constantina Gheorghiu-Dej
Profession Cheminot

Gheorghe Gheorghiu-Dej
Premiers ministres roumains
Présidents de Roumanie

Gheorghe Gheorghiu-Dej (, Bârlad - , Bucarest) est un homme politique roumain. Il fut le dirigeant communiste de la République populaire roumaine de 1947 jusqu'à sa mort en 1965.

Le chef de la faction de la prison[modifier | modifier le code]

Gheorghiu-Dej rejoint le Parti communiste roumain en 1930. Cheminot, il est arrêté du fait de sa participation à la grève de Grivița (en) (1933) et incarcéré à la prison de Doftana en 1933. En 1936 il est élu au Comité Central du parti et devient chef de la « faction de la prison » du parti (c'est-à-dire des membres du parti qui ont été incarcérés par le régime fasciste, en opposition à ceux qui vivaient en exil en Union soviétique). Il s'échappe du camp de concentration de Târgu Jiu en août 1944.

La prise du pouvoir face à la faction moscovite[modifier | modifier le code]

Il devient secrétaire général du parti communiste en 1945, mais ne consolide son pouvoir qu'en 1952 en évinçant Ana Pauker et la « faction moscovite » du parti. Ana Pauker était la dirigeante non officielle du parti communiste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Gheorghiu-Dej est aussi le principal instigateur de l'assassinat de Ștefan Foriș en 1946 et de l'arrestation de Lucrețiu Pătrășcanu en 1948, deux de ses rivaux au sein du parti.

Les années de fer[modifier | modifier le code]

Gheorghiu-Dej est un stalinien fervent qui est troublé par la déstalinisation de Nikita Khrouchtchev. Il est l'architecte de la politique étrangère et économique indépendante de la Roumanie au sein du Pacte de Varsovie à la fin des années 1950. Il crée l'équivalent roumain des goulags soviétiques et s'appuie sur la Securitate pour consolider son pouvoir. Il mène une déstalinisation limitée et un certain désengagement vis-à-vis du bloc communiste pendant la période de déstalinisation de Moscou. Nicolae Ceaușescu, présenté comme son dauphin, lui succédera en 1965 à la tête du parti communiste de Roumanie.

Le rôle particulier de la Roumanie au sein du pacte de Varsovie[modifier | modifier le code]

À la fin de sa vie, Gheorghiu-Dej établit des relations diplomatiques avec les États-Unis et les pays occidentaux. Ces étapes sont largement encouragées par les autorités américaines et par le président Lyndon B. Johnson, qui fait de la Roumanie en 1963 un pays communiste privilégié.

Son bras droit est Gheorghe Gaston Marin, vice-président du gouvernement, qui renoue les relations politiques et économiques entre la Roumanie, les États-Unis et les pays occidentaux pendant la guerre froide en 1963. Marin est le dernier soutien de Dej à être écarté du gouvernement en 1982 par Nicolae Ceaușescu, et émigre plus tard vers Israël en 1989.

La fin de sa vie[modifier | modifier le code]

Gheorghiu-Dej meurt en 1965 d'un cancer du foie à Bucarest. Quelques-uns prétendent qu'il avait été irradié intentionnellement à Moscou lors d'une visite du fait de sa dernière opposition politique.

Il a été enterré dans un mausolée dans le Parc de la Liberté de Bucarest. En 1990, après la Révolution roumaine de 1989, son corps est exhumé et ré-enterré dans un cimetière de Bucarest.

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