Mihai Răzvan Ungureanu

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Mihai Răzvan Ungureanu
Mihai Răzvan Ungureanu
Mihai Răzvan Ungureanu
Fonctions
64e Premier ministre roumain
(10e Premier ministre depuis 1989)

(&&&&&&&&&&&&&0882 mois et 28 jours)
Président Traian Băsescu
Gouvernement Ungureanu
Législature 6e
Coalition PDL-UDMR-UNPR
Prédécesseur Emil Boc
Cătălin Predoiu (intérim)
Successeur Victor Ponta
Directeur du Service de renseignements extérieurs de Roumanie
Président Traian Băsescu
Premier ministre Călin Popescu-Tăriceanu
Emil Boc
Cătălin Predoiu (intérim)
Prédécesseur Claudiu Săftoiu
Silviu Predoiu (intérim)
Successeur Teodor Meleşcanu
Silviu Predoiu (intérim)
Ministre des Affaires étrangères
Premier ministre Călin Popescu-Tăriceanu
Gouvernement Popescu-Tăriceanu
Prédécesseur Mircea Geoană
Successeur Adrian Cioroianu
Călin Popescu-Tăriceanu (intérim)
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Iaşi (Roumanie)
Parti politique FC (depuis 2012)
PNL (jusqu'en 2007)
Diplômé de Université de Iași
Profession Universitaire

Mihai Răzvan Ungureanu
Premiers ministres roumains

Mihai Răzvan Ungureanu, né le à Iaşi, est un universitaire, diplomate et homme politique roumain.

Haut fonctionnaire du ministère roumain des Affaires étrangères et professeur d'histoire moderne à l'université, il est nommé chef de la diplomatie roumaine en 2004. Il démissionne trois ans plus tard et devient alors directeur du service de renseignements extérieurs (SIE). En 2012, il est appelé au poste de Premier ministre de Roumanie, qu'il n'occupe que pendant trois mois, du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

Il achève ses études secondaires en 1987, et entame l'année suivante des études supérieures de philosophie à l'université Alexandre-Jean-Cuza de Iași, dont il est diplômé en 1992. Il devient alors tuteur pour les cours d'histoire moderne de la Roumanie.

En 1994, il entreprend un doctorat d'histoire, passant, un an plus tard, au statut de professeur assistant en histoire moderne de la Roumanie, puis professeur titulaire en 1998. À la suite de l'obtention de son diplôme, en 2004, il est promu professeur des universités.

Il est recruté, en 2007, par l'université de Bucarest.

Carrière diplomatique[modifier | modifier le code]

Nommé secrétaire d'État du ministère des Affaires étrangères en 1998, il est désigné, en 2001, envoyé régional de l'Union européenne pour le pacte de stabilité en Europe du Sud-Est. En 2003, il rejoint Vienne, afin d'occuper le poste de coordinateur adjoint de l'initiative de coopération en Europe du Sud-Est (SECI).

Ministre des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Membre du Parti national libéral roumain (PNL), il devient, le , ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de coalition de centre-droit dirigé par Călin Popescu-Tăriceanu, président du PNL.

Il remet sa démission, à la demande du Premier ministre, le . Le chef du gouvernement lui reproche alors de ne pas l'avoir informé de la détention de deux Roumains, soupçonnés d'espionnage, par les autorités irakiennes.

Retour à des postes techniques[modifier | modifier le code]

À peine débarqué, il retrouve ses fonctions de coordinateur adjoint de la SECI. Au mois de , il est investi par le Parlement, sur proposition du président Traian Băsescu, directeur du service de renseignements extérieurs (SIE) de Roumanie et quitte le PNL.

Premier ministre roumain[modifier | modifier le code]

Formateur[modifier | modifier le code]

Le , quelques heures après la démission du Premier ministre conservateur Emil Boc, le chef de l'État lui confie la charge de constituer le nouveau gouvernement[1]. Il entame, dès le lendemain, des consultations avec les trois partis de la coalition au pouvoir, le Parti démocrate-libéral (PDL), l'Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) et l'Union nationale pour le progrès de la Roumanie (UNPR)[2].

Un gouvernement « ligue junior »[modifier | modifier le code]

Il présente son gouvernement dès le 8 février, annonçant le maintien du ministre de la Justice, Cătălin Predoiu, du ministre des Affaires étrangères, Cristian Diaconescu, du ministre des Affaires européennes, Leonard Orban, mais le remplacement du ministre des Finances, du ministre de l'Économie ou de la ministre du Tourisme[3]. Les médias, qui qualifient le nouvel exécutif de « ligue junior » du fait d'une moyenne d'âge de 38 ans, soulignent qu'il se compose essentiellement de personnalités de deuxième rang qui disposent, pour ceux issus du PDL, de relais importants dans les fédérations locales, se démarquant ainsi des poids lourds du parti[4].

Il remporte, le 9 février, le vote de confiance au Parlement de Roumanie, par 237 voix contre 2, l'opposition n'ayant pas pris part au vote, après un discours de politique générale au cours duquel il réaffirme sa volonté d'adopter l'euro en 2015, de lutter contre la corruption et annonce de possibles hausses du traitement des fonctionnaires, réduit de 25 % en 2010[5].

Au bout de trois mois, la censure[modifier | modifier le code]

Son gouvernement est renversé le 27 avril[6], par le vote d'une motion de censure par 235 députés et sénateurs, soit quatre de plus que le minimum requis. Victor Ponta, chef de l'opposition, s'affirme alors prêt à prendre la succession d'Ungureanu[7].

Le réengagement politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections de décembre 2012, il est le président de Force civile, dans une coalition de droite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]