Victor Ponta

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Victor Ponta
Victor Ponta en 2014.
Victor Ponta en 2014.
Fonctions
65e Premier ministre roumain
(11e Premier ministre depuis 1989)
En fonction depuis le 7 mai 2012
(2 ans, 7 mois et 12 jours)
Président Traian Băsescu
Crin Antonescu (intérim)
Traian Băsescu
Klaus Iohannis (élu)
Gouvernement Ponta I, II, III et IV
Législature 6e, 7e
Coalition PSD-PNL-PC (2012)
PSD-PNL-PC-UNPR (2012-14)
PSD-PC-UDMR-UNPR (2014)
PSD-PLR-PC-UNPR
Prédécesseur Mihai Răzvan Ungureanu
Président du Parti social-démocrate
En fonction depuis le 21 février 2010
Prédécesseur Mircea Geoană
Ministre délégué aux Relations avec le Parlement
22 décembre 20081er octobre 2009
Premier ministre Emil Boc
Prédécesseur Mihai Voicu
Successeur Luminiţa Plăcintă (intérim)
Ministre délégué au Financement international et à l'Acquis communautaire
11 mars28 décembre 2004
Premier ministre Adrian Năstase
Eugen Bejinariu
Biographie
Date de naissance 20 septembre 1972 (42 ans)
Lieu de naissance Bucarest (Roumanie)
Parti politique PSD
Conjoint Daciana Sârbu
Diplômé de Université de Bucarest
Profession Juriste
Religion Orthodoxe roumain
Résidence Palais Victoria (Bucarest)

Signature

Victor Ponta
Premiers ministres roumains

Victor Viorel Ponta, né le 20 septembre 1972 à Bucarest, est un homme d'État roumain. Il est président du Parti social-démocrate (PSD), depuis 2010, et Premier ministre, depuis mai 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Victor Ponta est diplômé en droit de l'université de Bucarest. Il travaille comme procureur à partir de 1995. En 1998, il rejoint la Cour suprême de justice, dans la section anticorruption, poursuites pénales et criminelles. Le Premier ministre, Adrian Năstase, le promeut chef du département anticorruption du gouvernement en 2001. En 2003, Ponta soutient une thèse sur la Cour pénale internationale sous la direction de Năstase[1],[2].

Ascension politique[modifier | modifier le code]

En mars 2004, Ponta rentre au gouvernement Năstase en tant que Ministre délégué au Financement international et à l'Acquis communautaire. Il se présente aussi aux élections législatives dans le Județ de Gorj sous l'étiquette du Parti social-démocrate et est élu. Il est réélu à la Chambre des députés en 2008[2].

En 2010, Ponta brigue la présidence du PSD face au président sortant Mircea Geoană et l'emporte[2]. Ponta met sur place une coalition politique, l'Union sociale-libérale (USL), en 2011, unissant le PSD au Parti national libéral (PNL) et au Parti conservateur (PC), issus du centre-droit.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gouvernement Ponta.

Le 27 avril 2012, le gouvernement de centre-droit de Mihai Răzvan Ungureanu est renversé par une motion de censure et Ponta se voit chargé de former le nouveau cabinet. Il en annonce la composition le 1er mai[3]. Le Parlement ratifie la nomination du nouveau gouvernement le 7 mai par 284 voix contre 92[4].

Accusations de plagiat[modifier | modifier le code]

En juin 2012, il est accusé d'avoir plagié dans sa thèse doctorale les travaux de différents spécialistes, portant sur le sujet de l'historique et du fonctionnement de la Cour pénale internationale. La thèse, soutenue en 2003, était encadrée par le Premier ministre Adrian Năstase[5],[6],[1].

Conflit avec le président Băsescu[modifier | modifier le code]

Il entre en conflit ouvert avec le président Traian Băsescu dès juin 2012, tout d'abord en limogeant de nombreux hauts fonctionnaires proches de Băsescu, puis en s'affrontant avec le président pour savoir qui doit représenter le pays au Conseil européen des 28 et 29 juin.

Le 3 juillet suivant, la coalition au pouvoir remplace les présidents de la Chambre des députés et du Sénat, alliés du chef de l'État. Trois jours après, Ponta obtient la suspension du président Băsescu lors d'un vote du Parlement. Le référendum organisé le 29 juillet et devant confirmer ou non la destitution du président n'est pas validé en raison d'une participation insuffisante.

En conséquence, le 28 août suivant, Traian Băsescu retrouve ses fonctions à la tête de l'État.

Reconduction[modifier | modifier le code]

Après la très large victoire de l'Union sociale-libérale aux élections législatives du 9 décembre 2012, qui remporte 58,6 % des voix et 273 sièges sur 412 à la Chambre des députés, 60,1 % des voix et 122 sièges sur 176 au Sénat, Ponta est chargé, le 17 décembre, de former le nouveau gouvernement par le chef de l'État[7].

Devant le Parlement, il affirme sa volonté de trouver un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI), même s'il se dit en désaccord avec certaines préconisations du FMI, de la Commission européenne ou de la Banque centrale européenne, après quoi son gouvernement obtient la confiance des parlementaires[8].

Dissolution de l'USL[modifier | modifier le code]

En février 2014, le PNL quitte la coalition USL et le gouvernement Ponta se retrouve en minorité à la Chambre. Ponta réussit à reconstituer un gouvernement majoritaire à la Chambre dans une coalition nommée « Union sociale-démocrate » et composée de son PSD, du Parti conservateur et de l'Union nationale pour le progrès de la Roumanie (UNPR). Cette coalition est de plus soutenue par le parti de la minorité magyare, l'Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) qui obtient deux postes de ministres dans le nouveau gouvernement[9].

Candidat à la présidence[modifier | modifier le code]

Il annonce le 29 juillet suivant qu'il sera candidat lors de l'élection présidentielle des 2 et 16 novembre, souhaitant développer « un projet national pour une Roumanie puissante » et se félicitant d'avoir mis fin aux politiques d'austérité imposées par ses prédécesseurs[10]. Le 2 novembre, Ponta arrive en tête du premier tour avec 40,3 % des voix, devant Klaus Iohannis, le candidat du Parti national libéral, second avec 30,4 %[11]. Au second tour, il est nettement défait avec près de dix points de retard sur son adversaire libéral.

Il doit faire face, peu après, au départ de l'UDMR de sa coalition. En conséquence, il constitue le 14 décembre le gouvernement Ponta IV, auquel participent le PSD, le PC, l'UNPR et le Parti libéral-réformateur (PLR), formation dissidente du PNL constituée autour de Călin Popescu-Tăriceanu. Il remporte sans aucune difficulté le vote de confiance organisé devant la session conjointe du Parlement le lendemain, par 377 voix contre 134[12], soit une soixantaine de plus que le total de sa nouvelle majorité. À l'occasion de ce vote, il réaffirme son rejet de l'austérité et dit espérer une cinquième année consécutive de croissance économique[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]