Călin Popescu-Tăriceanu

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Călin Popescu-Tăriceanu
Călin Popescu-Tăriceanu, en 2007.
Călin Popescu-Tăriceanu, en 2007.
Fonctions
62e Premier ministre roumain
8e depuis la Révolution roumaine de 1989

(&&&&&&&&&&&014543 ans, 11 mois et 23 jours)
Président Traian Băsescu
Nicolae Văcăroiu (intérim)
Traian Băsescu
Gouvernement Popescu-Tăriceanu
Législature 5e législature
Coalition PNL-PD-UDMR-PUR
PNL-PD-UDMR (2006-2007)
PNL-UDMR (2007-2008)
Prédécesseur Adrian Năstase
Eugen Bejinariu (intérim)
Successeur Emil Boc
Président du Parti national libéral
Prédécesseur Theodor Stolojan
Successeur Crin Antonescu
Ministre d'État
Ministre de l'Industrie et du Commerce
Premier ministre Victor Ciorbea
Prédécesseur Alexandru-Octavi Stănescu
(Industrie)
Dan Ioan Popescu (Commerce)
Successeur Mircea Ciumara
Biographie
Nom de naissance Călin Constantin Anton
Popescu-Tăriceanu
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Bucarest (Roumanie)
Nationalité roumaine
Parti politique Parti national libéral
Profession Ingénieur en construction
Religion Catholicisme

Călin Popescu-Tăriceanu
Premiers ministres roumains

Călin Constantin Anton Popescu-Tăriceanu (né le , Bucarest, est un homme politique roumain, membre du Parti national libéral (PNL).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut technique de construction hydrotechnique de Bucarest, Popescu-Tăriceanu est aussi titulaire d'un master en mathématique et informatique de l'Université de Bucarest.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Entre 1996 et 1997 il est ministre de l'Industrie et du Commerce dans le gouvernement de Victor Ciorbea. Il est élu à la Chambre des députés roumaine en 1996 en tant que représentant de la capitale. Il est à partir de 2000 le vice-président du groupe parlementaire du Parti national libéral et vice-président de la commission du Budget à la Chambre des députés.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

À la suite du renoncement de Theodor Stolojan, atteint de problèmes de santé, il est choisi pour le remplacer comme président du PNL, coprésident de l'Alliance Justice et Vérité (DA) et candidat au poste de Premier ministre, dans le cadre des élections législatives du 28 novembre 2004.

Bien qu'arrivée derrière le Parti social-démocrate (PSD), avec 112 députés sur 332 et 49 sénateurs sur 137, la D.A. forme une coalition gouvernementale avec l'Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) et le Parti humaniste roumain (PUR). Le 29 décembre, le gouvernement de Călin Popescu-Tăriceanu reçoit l'investiture du Parlement par 265 voix contre 200.

Le , il présente la démission de son gouvernement au président Traian Băsescu, après le rejet par la Cour constitutionnelle roumaine de lois visant à réformer le système judiciaire. Néanmoins, le président cherchait depuis quelque temps à provoquer des élections législatives anticipées en vue de consolider sa majorité. Le 19 juillet, après s'être entretenu avec des membres de la Commission européenne à Bruxelles, Tăriceanu retire sa démission.

Dès lors, ses relations avec le chef de l'État et le Parti démocrate (PD), autre membre de l'Alliance D.A., vont en s'aggravant. Ainsi, il est ouvertement critiqué par Băsescu lorsqu'il annonce, le , avec le soutien du PNL, son intention de retirer les troupes roumaines d'Irak. De même, à partir du , il prend l'intérim de la direction du ministère des Affaires étrangères, à la suite du refus du président de nommer Adrian Cioroianu à ce poste, en remplacement de Mihai Răzvan Ungureanu.

Le , il annonce un important remaniement ministériel, qui voit l'exclusion des ministres démocrates, et obtient la confiance des parlementaires, grâce au soutien du Parti social-démocrate, le 5 avril. Le même jour, la Cour constitutionnelle rappelle à Traian Băsescu que celui-ci n'a pas de droit de veto sur les nominations des ministres, et que donc son refus de nommer Cioroianu était inconstitutionnel. Il échappe, le 3 octobre suivant, à une motion de censure déposée par le PD, qui n'obtient que 220 voix sur les 232 nécessaires.

Lors de la crise internationale liée aux caricatures de Mahomet, Tăriceanu invite au respect des « sensibilités religieuses », regrettant la vague de violences dans le monde arabe[1].

Passage dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Candidat à sa succession, sous les couleurs du seul Parti national libéral, lors des élections législatives du 30 novembre 2008, il ne parvient à conserver son poste. Le PNL se classe en effet troisième, avec 65 députés sur 334 et 28 sénateurs sur 137. Il est remplacé, un mois plus tard, par Emil Boc, membre du Parti démocrate-libéral (PDL) et soutenu par une alliance entre le PDL et le PSD. Il prend alors la présidence du groupe du PNL à la Chambre des députés. Le , il est battu lors de l'élection pour la présidence du parti par le vice-président du Sénat, Crin Antonescu, par 546 voix contre 873 à son adversaire.

Récompense[modifier | modifier le code]

Popescu-Tăriceanu, sur proposition de Jean-Paul Carteron, président-fondateur du Forum de Crans Montana, se voit décerner en juin 2008 le Prix de la Fondation décerné par Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, et Federico Mayor, coprésident du Haut Panel des Nations unies pour l'alliance des civilisations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Nouvel Observateur du 06.02.06.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]