Maurice Tillieux

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Maurice Tillieux

Activités Auteur de bande dessinée
Naissance 7 août 1921
Drapeau : Belgique Huy, Belgique
Décès 2 février 1978 (56 ans)
Drapeau : France, France
Langue d'écriture Français
Genres Policier, Humour

Œuvres principales

Maurice Tillieux, né le 7 août 1921 à Huy (Belgique) et mort le 2 février 1978 en France, près de Tours, au retour du festival d'Angoulême [Où ?], est un dessinateur et scénariste belge francophone de bandes dessinées, principalement connu pour être l'auteur et le créateur des séries Gil Jourdan, Félix, César et comme créateur et scénariste des séries Marc Lebut et son voisin et Jess Long.

Il commence la bande dessinée pendant la guerre en signant des illustrations dans le journal Spirou, puis il passe par Bimbo et Jeep avant d'être engagé à Héroïc-Albums. Il va y créer plusieurs ébauches de série avant de commencer une longue série policière qu'il intitule Félix. Avec cette série il va signer soixante-sept histoires, mais après la disparition de Héroïc-Albums il va l'abandonner pour pouvoir rentrer à Spirou. Il va alors créer Gil Jourdan, un copier-coller de la série Félix. Dix-huit histoires plus tard il cède le dessin à Gos jusqu'à sa mort.

Le domaine de l'humour va être aussi exploré avec la création de César d'abord dans Le Moustique, puis dans Spirou, mais aussi en scénarisant des séries sur ce thème comme Marc Lebut et son voisin pour Francis. Il crée pour Arthur Piroton, la série policière Jess Long. Il va ensuite reprendre le scénario de grandes séries comme Tif et Tondu pour Will, Natacha pour François Walthéry ou encore La Ribambelle pour Roba.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Grande place de Huy, la ville où est né Maurice Tillieux.

Maurice Tillieux est né le 7 août 1921 à Huy en Belgique. Il est le fils unique[1] d'un père chef de gare et d'une mère institutrice. Sa famille est d'origine française d'un petit village près de Lille et une partie de sa famille habite à Aix-en-Provence. Dès l'âge de six ans, il se promène souvent en France[2] et vit à Paris, Toulouse[3], ainsi que dans le Var (département)[4]. Son enfance française, l'influencera plus tard pour ses histoires, où il y décrira énormément la France[2]. Dans sa jeunesse, il est surtout marqué par le cinéma, celui de sa ville se trouve juste derrière chez lui. Il assiste à tous les films de Buster Keaton et Charlie Chaplin qu'il redessine ensuite[5]. Du côté de la bande dessinée, il lit les publications des éditions Offenstadt, comme Cri-Cri, Le Petit Illustré ou encore L'Épatant, ainsi que Le Bon point, publié par les éditions Albin Michel, dont il arrête la lecture à l'âge de douze ans[2]. Très jeune, il lit aussi les livres de André Gide et Marcel Aymé[6].

À seize ans, il tente de partir clandestinement avec un ami pour les États-Unis, en se cachant dans la cale d'un navire de charge du port d'Anvers[7]. Ils partent sans bagages, ni pièces d'identité, ni argent, avec juste deux ou trois boites de conserve. Ils sont finalement découverts et chassés du bateau avant le départ[8]. Un peu plus tard, il passe et réussi, sans prévenir ses parents, l'examen d'entrée pour intégrer la marine marchande[9] et passe quelques temps dans les écoles de navigation d'Ostende et d'Anvers[7]. Le jour où il doit embarquer à Bordeaux pour l'Amérique du Sud afin de poursuivre sa formation, le port est victime d'un bombardement allemand qui fait faire demi-tour au navire qui doit l'emmener avec les autres élèves. Faute de pouvoir poursuivre sa formation, il abandonne une carrière dans la marine[10]. Pendant la guerre, il doit se cacher pour éviter le service du travail obligatoire des Allemands et à plusieurs reprises, il évite de peu l'arrestation par la Gestapo[5].

Débuts dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

Maurice Tillieux commence dans la bande dessinée en 1942. Il essaye d'imiter des séries américaines comme Félix le chat, Mickey Mouse ou encore Bicot, mais ses dessins ne seront jamais publiés[11]. En fait, ses premières publications sont des romans policier. Il écrit pour la revue Le Jury de Stanislas-André Steeman, un roman intitulé Le Navire qui tue ses capitaines, mais celui-ci est finalement refusé car son éditeur ne le trouve pas assez psychologique. Un peu plus tard, il est publié, dans une version plus longue, par une autre maison d'édition[10]. C'est un roman inspiré d'un fait divers qu'il a lu à l'âge de sept ans, qui est plein de romanesque, d'humour, avec une bonne narration, mais néanmoins il utilise de grossières ficelles pour maintenir le suspense[12]. Dans sa lancée, il en écrit deux autres, L'Homme qui s'assassina sous le pseudonyme de Robertson, car un nom américain se vend mieux et Aventures de Paillasson respectivement en 1944 et 1945[10]. Parallèlement, il exerce plusieurs petits métiers en rapport avec le dessin, comme peindre pour la publicité, dessiner des moteurs électriques[13], des affiches et des dessins d'humour en France et en Belgique[14]. L'une de ses affiches publicitaires pour la sécurité routière, restera longtemps accrochée dans les commissariats[15].

Il se décide à abandonner le roman, d'abord parce qu'il est très difficile d'arriver à en vivre, mais aussi parce qu'il préfère et arrive mieux à restituer une ambiance avec le dessin plutôt qu'avec l'écrit seul[16]. En 1944, il entre au journal Bimbo sur recommandation de Jean Doisy, alors rédacteur en chef du journal Spirou Il le connait, car dans sa jeunesse, il était copain de classe avec le fils de ce dernier[5]. Jean Doisy a une idée en tête à ce moment, faire de Maurice Tillieux une sorte d'espion industrielle pour savoir comment les journaux de la concurrence de l'époque sont conçus[17]. À Bimbo, s'il fait office de rédacteur en chef, il s'occupe aussi de tout, comme allumer le poêle, répondre au courrier des lecteurs ou écrire sous pseudonyme les textes rédactionnels. Il reprend aussi une série du fondateur Guy Depierre intitulée Bimbo, Romarin et Miksy, qu'il ne signe pas[18], malgré le fait qu'il n'a aucune notion de dessin et a du mal avec la perspective, ainsi qu'avec l'anatomie humaine[19]. Le journal finit par disparaître après la guerre, ne pouvant lutter contre son rival Spirou[20]. Pendant cette période, il réalise pour Le Moustique et Spirou des caricatures et des illustrations[21], mais le directeur Charles Dupuis n'aime pas son dessin et refuse de publier ses bandes dessinées dans Spirou[22].

Il intègre ensuite le journal Jeep, fondé aussi par Guy Depierre[23]. C'est dans ce journal qu'il commence sérieusement à faire de la bande dessinée. Il est obligé de fournir douze pages pour chaque numéro, soit quasiment l'intégralité du journal, ce qui lui permet d'apprendre rapidement les ficelles de la bande dessinée. Dans ce journal, il lance avec l'aide de sa femme, ses premières séries comme Dazy Black, Zénobie ou encore Patrick et Dolly[20]. Il produit ses douze planches mensuelles en trois jours et trois nuits non-stop, toujours avec l'aide de sa femme qui colorie les zones en noir. L'argent qu'il gagne à ce moment avec ses quelques planches lui permet de vivre modestement mais suffisamment pour le mois, ce qui à l'époque lui suffit[20]. Il fait aussi en parallèle de petites collaborations pour le journal L'Explorateur, fondé par des anciens de chez Bimbo[24], où il produit près de cent-quarante strips de sa série Achille et Boule-de-Gomme et une vingtaine de planches de Notre oncle et nous qui sont des dessins avec le texte en dessous[25]. Il collabore avec Willy Vandersteen pour le périodique Ons Volk. Il a pour mission de dessiner, dans un style très réaliste, une grande partie de l'intégralité des planches sur indication du maitre[26].

Chez Héroïc-Albums[modifier | modifier le code]

En 1947, suite à une proposition de Fernand Cheneval, un ancien de chez Bimbo, il entre à Héroïc-Albums où il crée tout d'abord la série Bob Bang. Elle met en scène un marin, dont il abandonne rapidement ses aventures, car il craint que l'emploi du héros ne crée des histoires répétitives[20]. À la suite de l'abandon de Bob Bang, il réalise, à la demande de son rédacteur en chef, une série d'histoires réalistes qu'il copie sur Fred Harman et Milton Caniff[27]. Quelque temps plus tard, la maison d'édition flamande lui demande de refaire une série traditionnelle, c'est la création de Félix, qui est inspiré de ses lectures de romans policiers[20]. Il signe alors, sur l'exigence de ses éditeurs, ses planches de pseudonymes américains comme John Cliff, Ronald Scott, Jill Morisson[7]. Félix est la première bande dessinée qu'il signe de son véritable nom. Pour créer le personnage de Félix, il se souvient de ses séjours dans la région d'Auch où tout le monde porte un béret à l'époque, il en ajoute donc naturellement un à son héros. De plus, il ajoute des lunettes car il a encore du mal à dessiner les yeux, avec des lunettes ils sont alors cachés et qu'il suffit des sourcils pour faire passer une émotion que le personnage soit content ou non[28].

La série Félix commence par l'histoire La Turquoise creuse où à Bruxelles deux vagabonds ouvrent une agence d'excuse, ils se nomment alors Félix et Fil-de-Zinc et ont leurs premiers ennuis. Dans l'histoire Le Gouffre de Kelgaf, ils partent rapidement en Bretagne pour trouver un trésor et y rencontrer un représentant en allume-gaz qu'ils nommeront simplement Allume-Gaz. Un voyage au Chicaraguay, un pays d'Amérique du Sud en pleine révolution, dans l'histoire Aventure au Chili, leur permet de rencontrer un inspecteur de police nommé Alonzo Cabarez qui va former le trio définitif de la série avec Félix et Allume-Gaz, Fil-de-Zinc disparaissant sans explication[29]. Cette série va permettre à Maurice Tillieux de dessiner les décors des quatre coins du monde au fil des missions de ses héros, mais aussi dans des périodes historiques comme l'Allemagne nazie. Les Amériques et la France sont les endroits où le trio enquête le plus, même si l'Asie et le reste de l'Europe sont eux aussi représentés[30]. Vers la fin de la série, le personnage de Linda rejoint le trio, ce qui permet à Maurice Tillieux de modifier la psychologie de son héros et de sa série en introduisant des sentiments amoureux pudiques. Après soixante-sept histoires, la dernière histoire de Félix est publiée en 1956 et s'intitule L'Affaire des bijoux[31]. À Héroïc-Albums, il a une liberté de création totale et la seule censure est celle qu'il s'impose pour éviter d'aller trop loin, la bande dessinée étant encore réservée aux enfants. Il écrit alors des histoires en dehors de toute logique commerciale sans chercher à faire plus d'argent qu'il ne lui en faut pour faire vivre sa famille[27].

En parallèle de son travail pour Héroïc-Albums il enregistre un feuilleton radiophonique adapté de l'une de ses histoires parue dans l'hebdomadaire. C'est un travail rapide puisque le matin il commence à écrire son texte et l'enregistre à midi, un court travail qui lui permet avec les multiples rediffusions en Afrique francophone de toucher une redevance pendant plusieurs années[28]. Il réalise aussi un texte illustré nommé Les Momies de Saint-Sulpice adapté d'une des histoires de Félix qu'il réalise en une matinée directement à la plume. Elle est inspirée de la légende des momies de la basilique Saint-Michel de Bordeaux où l'on avait trouvé des centaines de corps transformés en momies par l'argile contenu dans le sol[32] et qu'il avait vu à l'âge de onze ans, ce qui l'avait beaucoup impressionné[33].

En 1955, il rentre dans le giron des édiions Dupuis en participant au journal Risque-Tout pour lequel il crée Marc Jaguar qui ne va vivre que le temps d'une seule aventure[28]. En fait, à cette époque il refuse de rentrer au journal Spirou, ayant des problèmes de longue date avec Charles Dupuis qui jusque là avait toujours refusé ses dessins. Quand Dupuis lui demande de travailler pour lui il préfère rentrer au second journal, moins en vue, de l'éditeur qui lui permet d'être plus libre vis-à-vis de l'éditeur et de rester en même temps à Héroïc-Albums, où il gagne néanmoins quatre fois moins[34]. Cette même année il travaille pour Le Journal de Paddy, un journal fondé par Greg où il crée la série Cris Vallon. Ces deux journaux ne vivront pas longtemps faute de financement et quand en 1956 Héroïc-Albums cesse lui aussi de paraître, il se décide alors à travailler pour le journal Spirou[6].

Chez Spirou[modifier | modifier le code]

Comme dessinateur[modifier | modifier le code]

Dès son arrivée chez Spirou il crée Gil Jourdan, alors copie parfaite de Félix. Maurice Tillieux souhaite continuer les aventures de son personnage fétiche, mais l'éditeur veut du changement. Il se décide alors à transformer le personnage de Félix en Gil Jourdan, Cabarez en Crouton et Allume-Gaz en Libellule[35]. Cette série raconte les aventures d'un détective privé français nommé Gil Jourdan, âgé de 20-21 ans qui, venant de finir sa licence de droit, ouvre son cabinet de police privée[36]. Le nom du héros vient du fait que Charles Dupuis n'aime pas le premier nom qu'il trouve trop exotique et qui d'un point de vue sonorité ressemblait à « Texaco ». Il dut le changer en vitesse et c'est femme qui a trouvé le nouveau nom[28]. Quant au métier de détective, il est désiré par Maurice Tillieux, car il permet d'introduire des personnages dans toutes sortes d'histoires et un bon moyen d'écrire des récits[37], de plus son métier lui permet de gagner suffisamment d'argent pour permettre à la série d'évoluer[36]. Il situe la série en France, car au moment de commencer la série il revient en Belgique après deux années passées en France et qu'il connait mieux les voitures et infrastructures routières françaises[38].

La série rencontre un succès immédiat parmi les lecteurs de Spirou, un référendum permit de savoir que 80 % des lecteurs du journal lisaient Gil Jourdan[35]. Le succès de la série s'explique par les soins particuliers que met Maurice Tillieux pour construire ses scénarios qu'il construit à partir de faits divers lus dans la presse ou racontés par des connaissances[39], ainsi que part la personnalité de ses personnages secondaires qui, selon lui, sont plus importants sur le héros qui a obligatoirement une personnalité sage et lisse[40]. La série comporte aussi de nombreuses voitures, une des passions de Maurice Tillieux aussi bien pour dessiner que pour bricoler des mécaniques. Dans Gil Jourdan, il dessine surtout des voitures françaises, alors qu'au début de sa carrière c'était surtout des voitures américaines[19]. La série s'est mal vendu jusqu'au début des années 1970. Si Maurice Tillieux réalise une histoire de Gil Jourdan, s'est parce qu'il trouve un sujet qui lui plait sans penser au côté commercial[41].

Gil Jourdan va lui valoir des ennuis avec la censure française, alors féroce à l'époque. Les deux premiers albums ont notamment été censurés pour sa façon de ridiculiser la police[42] et de parler de drogue[43] (le minstère de l'intérieur français pensait que la Popaïne était un stupéfiant qui existait réellement[44]), puis plus tard Le Gant à trois doigts fut lui aussi interdit pour racisme dans le contexte sensible post-Guerre d'Algérie. Maurice Tillieux dut aller de nombreuses fois au ministère de l'intérieur français pour défendre son œuvre et s'expliquer, dont une fois complètement en état d'ivresse, en compagnie de Morris, l'auteur de Lucky Luke qui avait des problèmes pour son histoire Billy the Kid[42].

Quelques années après, Maurice Tillieux tombe malade, une maladie qui l'oblige à arrêter de travailler pendant un an. Pour continuer à fournir régulièrement ses planches pour Spirou, il a l'idée, sans que Dupuis soit au courant, de reprendre les histoires de Félix parues dans Héroïc-Albums en modifiant simplement le personnage de Félix pour qu'il ressemble à Gil Jourdan, aidé en cela par Bob de Groot et Jean-Marie Brouyère[45]. Ce dernier est bien connu de Maurice Tillieux puisqu'il a débuté chez lui à l'âge de quatorze ans, avant qu'il ne l'envoie deux ans plus tard dans le studio de Greg, car Maurice Tillieux trouve qu'il ne peut rien en faire et qu'il gâche son potentiel en restant avec lui[41].

Il participe à la fondation du journal Pilote en étant sommaire des premiers numéros avec une série Zappy Max qui est une adaptation d'un feuilleton diffusé sur Radio-Luxembourg.

En 1960, Maurice Tillieux crée le personnage de César, à la demande de Dupuis, pour son hebdomadaire Le Moustique. La série a, à l'origine, des contours assez flous du fait que Tillieux a accepté de la réaliser pour des raisons principalement financières. Cependant, il stabilise assez vite la série autour du personnage d'Ernestine, petite-fille de l'agent de police Petitcarné, qui fait tourner en bourrique César[11]. Pour cette série, Maurice Tillieux s'est inspiré des personnages autour de lui. Ernestine est inspirée de sa fille Anne, l'agent de police, d'un de ses voisins et la femme de ménage, d'une de ses propres femmes de ménage[39]. Les gags de César seront repris plus tard dans le journal Spirou pour combler les pages. Aucun nouveau gag n'a été dessiné pour Spirou[45].

En 1966, il crée Bob Slide le temps de quelques histoires courtes. Une série qui se déroule dans les années 1930 aux États-Unis, qu'il avait depuis longtemps à l'esprit, mais qu'il n'osait commencer ayant appris que Morris et René Goscinny devaient lancer une série sur la même époque. Apprenant que cela ne se ferait pas, il se lance, mais n'ayant plus le temps de s'en occuper il abandonne rapidement son nouveau personnage[11].

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1960 il y a une pénurie de scénaristes chez Dupuis à une époque où le journal Spirou présente de plus en plus de séries et ou de plus en plus de dessinateurs, qui ont du mal à écrire leur propres histoires, travaillent pour le journal. À cette époque Maurice Tillieux se retrouve même quasiment tout seul à alimenter les dessinateurs du journal en scénarios[45]. Il doit abandonner le dessin de Gil Jourdan et le confie à Gos qui le lui a demandé après avoir appris qu'il cherchait un dessinateur pour cette série. Cette reprise de Gil Jourdan fut bien acceptée par la majorité des lecteurs.

Par la suite il crée pour Arthur Piroton la série Jess Long. Maurice Tillieux appréciait le dessin d'Arthur Piroton et trouvait dommage de le voir toujours au bas du classement des référendums du journal Spirou[45]. Il lui propose alors une série policière qui se déroule aux États-Unis, le seul thème qu'appréciait Arthur Piroton. Il fait travailler son personnage au FBI pour ne pas être mal vu par la police et ne pas avoir de problèmes, le FBI étant mal vu par les polices du monde entier[41].

Il crée également Marc Lebut et son voisin, une série humoristique pour Francis. Cette série mettant en scène une Ford T est née de la nostalgie pour Maurice Tillieux, amateur de mécanique automobile, pour les voitures des années 1920 et 1930, auxquelles il trouvait plus de personnalité qu'aux voitures modernes[19].

Il reprend aussi le scénario de certaines séries du journal Spirou comme Tif et Tondu dessiné par Will. Ce dernier lui demande et comme il aime les talents de dessinateur de Maurice Tillieux accepte sans hésiter. Il succèdera sur cette série à Maurice Rosy qui a dû, pour des raisons personnelles, abandonner le scénario de la série[46]. Maurice Tillieux déjà débordé à cette époque, propose alors à Will, qui travaillait très régulièrement, de dessiner alternativement par an un épisode de Tif et Tondu et un autre d' Isabelle au lieu de deux épisodes de Tif et Tondu par an. Cette entente devait permettre à Maurice Tillieux de baisser son rythme de travail en ne fournissant qu'un scénario de Tif et Tondu par an. Mais, les scénaristes d' Isabelle, Yvan Delporte et Raymond Macherot, ne remettront aucun scénario à Will, qui ayant besoin de travailler, demande un nouveau scénario de Tif et Tondu à Maurice Tillieux. Ce dernier recycle alors un vieil épisode de Félix[45]. Tif et Tondu était une des séries sur laquelle Maurice Tillieux aimait le plus travailler, car elle lui permettait d'exploiter ses thèmes préférés : le policier, le mystère et l'aventure. Il estime que l'histoire Sorti des abîmes est celle dans laquelle Will a le mieux exploiter le scénario[46].

Il écrit aussi pour Roba un scénario de La Ribambelle ainsi que quelques gags de Boule et Bill, pour Vittorio Léonardo un épisode du viking Hultrasson et pour François Walthéry, trois histoires de l'hôtesse de l'air Natacha, dont L'Ange Blond qui ne sera dessiné qu'en 1994[47].

Avec d'autres dessinateurs, il créé une société de presse intitulée Real Presse, car il trouve le système de distribution de Dupuis mauvais. Mais son éditeur les obligent à liquider l'affaire[6].

Le 31 janvier 1978, alors qu'il se rendait chez un ami, en France[48], il est victime d'un accident de la route près de Tours. Il décède, sans avoir repris connaissance, deux jours plus tard, le 2 février 1978[49]. Il est inhumé quelques jours plus tard dans le cimetière de la commune d'Auderghem dans la banlieue de Bruxelles, où il vécut 25 ans et créa le personnage de Gil Jourdan[50], en présence de nombreux auteurs de bandes dessinées, André Franquin, Jean Roba, Morris, Jidéhem, Fernand Cheneval, Francis, Arthur Piroton, Jacques Devos, Victor Hubinon, Tibet, Pierre Seron, Mittéï, Lambil et beaucoup d'autres, Charles Dupuis et des collaborateurs des éditions Dupuis et du journal Spirou, le rédacteur en chef du journal Tintin, ainsi que Michel d'Ornano le ministre français de la culture[51]. Quelques temps avant sa mort, il avait déclaré qu'il reprendrait le dessin de la série Gil Jourdan après l'histoire Entre deux eaux[36].

Style[modifier | modifier le code]

Influence[modifier | modifier le code]

Quand il était jeune, Maurice Tillieux lisait les publications des éditions Offenstadt, comme Cri-Cri, Le Petit Illustré ou encore L'Épatant, ainsi que Le Bon point publié par les éditions Albin Michel[2]. Plus tard quand il commence à dessiner il imite les décors, l'atmosphère des séries américaines comme Félix le Chat, Mickey Mouse ou encore Bicot, dont il apprécie particulièrement l'histoire et les décors des banlieues américaines[52]. Mais, sa véritable influence sera Hergé, quand il commencera à dessiner pour le public[27]. Il lit beaucoup de roman policier comme ceux James Hadley Chase, qui trouve très faible d'un point de vue littéraire, mais dont il aime la façon de construire les scénarios[10], ou encore les Harry Dickson de Jean Ray dont il adore l'ambiance[53]. Pour se documenter il n'hésite pas à installer un appareil photo en face de la télévision pour prendre des images de New York ou Los Angeles[54], à partir des années 1970 il profite du développement des transports pour se documenter sur place notamment à Londres et New York[53].

Maurice Tillieux trouve que Hergé, l'auteur des Aventures de Tintin, est le premier auteur à avoir fait de la bande dessinée comme du cinéma[43], en décomposant le mouvement et en réalisant des planches sans texte où tout est expliqué par le mouvement[34]. Il aime aussi sa façon de mettre en scène des clichés et des lieux communs qui donne de la vie à ses planches[55]. Il rencontre Hergé à New York en 1972, plusieurs années après être devenu une célébrité dans la bande dessinée. L'autre dessinateur qui l'a marqué est André Franquin, l'auteur de Spirou et Fantasio, qui deviendra son ami plus tard. Le dernier auteur qu'il admire est Peyo, l'auteur entre autres des Schtroumpfs et Johan et Pirlouit qu'il trouve néanmoins en dessous des deux précédents, mais dont il admire le sens de la narration[34].

Maurice Tillieux a aussi été beaucoup marqué par le cinéma. Sa maison se trouvant à côté de la salle de cinéma de sa ville, il pouvait assister aux films de Buster Keaton et Charlie Chaplin, ainsi qu'aux séances de films policiers de seconde catégorie américains. Il s'est beaucoup inspiré des cadrages du cinéma au début de sa carrière, avant de réussir à trouver par lui-même le bon angle.

La France l'inspira beaucoup pour les décors de ses bandes dessinées. Cela vient du fait qu'il est d'une famille originaire d'un village près de Lille et qu'il possède de la famille près d'Aix-en-Provence où il se rend souvent. Dans sa jeunesse, il voyage aux quatre coins de la France et il dira même plus tard mieux connaître la France que son pays la Belgique. Plus tard, il habite en France, à Paris, à Toulouse et dans le Var[2].

Scénario[modifier | modifier le code]

Pour Maurice Tillieux, le scénario est plus important que le dessin. Pour faire ses histoires, il part d'un fait divers qu'il a lu dans un journal ou alors il s'inspire d'une personne qu'il a rencontré dans la vie réelle[56]. Par exemple, il démarre l'écriture de l'histoire L'Enfer de Xique-Xique, car il apprécie les camions qui construisent une autoroute derrière son domicile et qu'il souhaite en introduire dans le scénario de son nouveau récit[57]. L'idée de l'histoire Les Moines rouges lui vient d'un ami, maire d'une petite commune en Normandie, qui s'embrouille souvent avec son adjoint[58]. Les histoires qu'ils dessinent sont écrit au jour le jour selon ses inspirations du moment, toujours en partant tout de fois d'une idée précise[36]. Pour les gags en une planche, il a deux méthodes écrire en fonction d'un gag qu'il a vu en vrai ou entendu et les gags qu'il créé de toute pièce. Pour ces derniers, il passe en revu tout les objets dans une pièce en se demandant ce qui pourrait bien leur arriver. Une méthode qu'il utilise lorsqu'il est très en retard sur un gag qu'il doit livrer[35].

Pour les scénarios qu'il écrit pour d'autres, il écrit un scénario complet avant que l'histoire commence à être dessinée[36]. Il essaye aussi d'utiliser au maximum les qualités de ses dessinateurs, par exemple pour Tif et Tondu il exploite les talents de décoriste de Will en plaçant l'action dans des endroits beaux à dessiner et ne pas faire rester l'action au même endroit trop longtemps[46]. Sa méthode de travail est différente selon les dessinateurs. Pour Gos, ils travaillent ensemble, Gos fait le découpage et Maurice Tillieux corrige. Pour Will et Jean Roba, il fournit un découpage sans dessins, estimant qu'ils saivent très bien ce qu'ils doivent faire. Pour Francis, il dessine et ce dernier reprend. Maurice Tillieux estime que parfois il est plus simple d'expliquer par le dessin[45].

Pour construire son scénario, il écrit d'abord l'histoire, puis réalise le découpage et le dialogue en essayant de placer le moins de texte possible. Puis il réunit le plus de documentation possible pour ne pas commettre d'erreur sur les pays représentés[59]. Au cours de la réalisation de l'histoire, il lui arrive de trouver l'idée d'un gag et de modifier le scénario pour l'introduire. Il arrive aussi que l'évolution de la situation dans la réalisation de l'histoire amène naturellement le gag[60].

Graphique[modifier | modifier le code]

Atmosphère[modifier | modifier le code]

Ce qui marque le plus dans le dessin de Maurice Tillieux est l'atmosphère de ses bandes dessinées, cela vient du fait qu'il essaye d'être un « romancier visuel ». Dans Félix, il dessine à merveille l'atmosphère du Paris des années 1950 avec divers procédés issus du cinéma : le flash-back, la contre-plongée, le travelling, l'avant-plan[61] et ce, malgré des graphismes un peu schématiques, ou des expressions caricaturales[62]. Il dessine les paysages urbains comme personne, des dessinateurs comme André Franquin, Roba ou Peyo s'amusaient à dire sur les casses de voitures : « C'est un paysage à la Tillieux »[63]. Plus tard avec Gil Jourdan, il plaça son héros dans des bureaux vétustes, dans une rue obscure. Tout est fait pour créer une certaine atmosphère[63]. Dans ses décor il aime placer des réverbères à gaz qui donne un côté sinistre par le jeux de lumière que ça produit[64].

Lors de ses débuts chez Dupuis, il copie le style d'André Franquin, l'auteur en vogue dans la maison d'édition. Il surcharge alors ses décors pour que l'éditeur « en ait pour son argent ». Petit à petit, il se rend compte que chargé ainsi ses décor n'apportait rien et il simplifie, non sans difficulté pour se réadapter[65].

Trait[modifier | modifier le code]

Les dessins de Maurice Tillieux sont influencés à ses débuts par Hergé, dans un style semi-réaliste. Quand il entrera dans le giron de Dupuis, on lui demandera de faire dans le style caricature de André Franquin, alors référence absolue de la maison d'édition de Marcinelle. Finalement, il fit un dessin à mi-chemin de ces deux monstres sacrés de la bande dessinée. Mais contrairement à ces deux grands auteurs, Maurice Tillieux n'est pas un perfectionniste. Il lui arrive de bâcler un dessin, par manque de temps, il avouera lui-même ne pas toujours pousser le graphisme au maximum de ses possibilités. Pour certains ce manque de soin pour certaines cases donne du naturel et de la spontanéité au dessin. Par contre Maurice Tillieux respectait toujours les proportions de ses personnages[63]. Ce qui lui pose des problèmes et l'oblige à trouver des stratégies, ainsi si Crouton et Libellule sont faciles à dessiner dans le style caricatural de l'école de Marcinelle, ce n'est pas le cas de Gil Jourdan qui détone avec un style semi-réaliste. Il trouve l'idée de ne pas représenter les pieds de Gil Jourdan en les coupant, car selon lui c'est ce qui donne un problème de proportion avec un personne dessiné en pied[66].

Automobile[modifier | modifier le code]

Les automobiles sont aussi très présentes dans l'œuvre de Maurice Tillieux. Au début de sa carrière, il commence à dessiner des voitures américaines car elles sont plus grosses et plus impressionnantes. Les premières voitures qu'il dessine sont trop longues et manquent de perspective bien qu'il étudie le trait d'Hergé pour apprendre à dessiner correctement une voiture, par la suite lorsqu'il parvient à rendre ses automobiles crédibles, il n'arrive pas à les poser au sol et dessine des voitures qui semblent léviter dans l'air. Lorsqu'il démarre Gil Jourdan en 1956, il dessine des voitures françaises, car il revient de deux ans passés en France et qu'il connaît alors très bien les automobiles et les infrastructures routières du pays. La première voiture de Gil Jourdan est une Peugeot 202 qu'il a du mal à dessiner à cause de ses lignes fuyantes. Par la suite il dote Gil Jourdan de plusieurs voitures populaires sans toutefois vouloir incarner le personnage à travers une automobile en particulier. La Renault Dauphine est toutefois la voiture qui incarne le mieux Gil Jourdan[19].

Maurice Tillieux est passionné de mécanique automobile depuis très longtemps et il a commencé à dessiner des dizaines de voitures avant d'en posséder lui-même un modèle. Il a lui-même démonté et remonté son Hillman achetée d'occasion, ce qui lui permit d'étudier le fonctionnement d'une voiture. Par la suite, pour rendre ses histoires plus réalistes, il étudie toutes sortes de moteurs de voitures pour que ses sabotages, ses pannes ne soient pas fantaisistes et que ses personnages qui réparent une automobile ne fassent pas des gestes non crédibles. Pour parfaire sa connaissance de la mécanique, Maurice Tillieux réparait lui-même les pannes de ses voitures[19].

Dans son œuvre, Maurice Tillieux fait aussi détruire les voitures le plus souvent de manière spectaculaire. Pourtant, il ne cherche pas systématiquement à introduire dans son scénario un accident ou une destruction d'un véhicule, mais le plus souvent cela se fait automatiquement au fil de l'histoire aussi bien pour la narration du récit que pour introduire un aspect comique[60]. Les accidents de voiture sont devenus un des éléments qui caractérisent le mieux la série Gil Jourdan et l'œuvre de Maurice Tillieux en général[41].

Narration[modifier | modifier le code]

Les dialogues dans les bandes dessinées de Maurice Tillieux sont très présents, surtout à ses débuts, toutefois il évite de tomber dans le commentaire illustré. Les dialogues qu'il place dans ses bandes dessinées lui vaudront le surnom de « Michel Audiard de la bande dessinée ». Par la suite, il dessinera de grandes séquences, très réussies, sans aucune parole.

Formation[modifier | modifier le code]

Maurice Tillieux n'a jamais eu de formation en dessin, il a commencé à dessiner tout seul presque pour raison alimentaire. Son avis sur les écoles d'arts sont assez négatifs, il trouve qu'elles ne servent à rien[10]. Il affirme qu'il n'avait aucune notion de perspective et d'anatomie lorsqu'il a commencé à dessiner dans les années 1940 et qu'il a appris tout seul à maitriser l'art du dessin pour faire passer ses émotions[67].

Angles de vue[modifier | modifier le code]

Dans l'œuvre de Maurice Tillieux, les cases qui se suivent sont très souvent dessinées selon des angles et plans différents. Il déteste refaire de devoir refaire le même plan deux fois de suite. Même si les séquences d'actions lui prennent plus de temps à dessiner, ils les préfèrent au séquence de dialogue fixe beaucoup plus ennuyeuse à produire. Il essaye alors de combler en faisant allumer une cigarette à son personnage[36].

L'Humour[modifier | modifier le code]

Fonction[modifier | modifier le code]

Dans ses séries policières, Maurice Tillieux se servait de l'humour comme une sorte de pause dans le récit. Permettant au lecteur de reprendre son souffle et faire baisser la tension du récit pour éviter le trop sérieux. L'humour dans les histoires policières de Maurice Tillieux n'est qu'un complément au récit, bien que dans certaines séquences de ses histoires l'humour prenne le pas sur l'action.

Style[modifier | modifier le code]

Dans toutes ses séries, Maurice Tillieux aimait placer un humour à base de calembours, de réflexions décalées et surtout de gags visuels. Ainsi dans la série Gil Jourdan on compte 32 chutes et 47 destructions de véhicules en tous genres. Maurice Tillieux aime mettre en scène, à sa manière, les grands classiques du gag visuel, les personnages qui en courant se heurtent à quelque chose, les chutes d'objets sur la tête des protagonistes, les cigares explosifs, les portes dans la figure, les valises qui font trébucher, tout y passe repris de nombreuses fois dans ses histoires à des années de distance, créant un comique de répétition ajoutant du gag au gag en lui-même.

Maurice Tillieux est aussi à la base de nombreux gags originaux. Des gags sous différentes formes d'humour naissent sous sa plume, de l'invraisemblance pure au gag de haut degré qui se répercutent sur plusieurs pages entières et prenant même part à l'histoire, en passant par le second degré et le clin d'œil comique.

Le dialogue est aussi une composante essentielle du gag pour Maurice Tillieux. Il commence cet exercice dès ses débuts avec la série Bob Bang qu'il truffe de réparties humoristiques. Il exploite par l'humour les relations souvent conflictuelles de ses personnages pourtant alliés entre eux. Ainsi, dans la série Félix, Cabarez et Allume-Gaz n'arrêtent pas de se chamailler avec des remarques désobligeantes et drôles. Il en va de même pour Crouton et Libellule dans la série Gil Jourdan. Avec le personnage de Félix il pratique l'humour froid, voire parfois noir.

Maurice Tillieux n'apprécie pas les gens qui font des calembours, tout particulièrement ceux qui ne font rire que l'auteur de la blague. C'est à partir de ça qu'il introduit les calembours chez le personnage de Libellule et pour les trouver il note tous ceux qu'il entend et ne garde que les pires pour les publier[68].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Œuvres de Maurice Tillieux.

Albums[modifier | modifier le code]

Comme auteur[modifier | modifier le code]

Le premier album de Maurice Tillieux publié est l'unique épisode de la série Marc Jaguar en 1957, avec l'épisode Le Lac de l'homme mort. Il s'agit d'un album broché des éditions Dupuis[69]. Cette histoire fera l'objet d'une réédition dans le magazine Samedi-Jeunesse no 81 de juillet 1964. À partir de 1959, débute la publication sous forme d'album de la série Gil Jourdan. Le premier album de la série est Libellule s'évade, suivi quelques mois plus tard par Popaïne et vieux tableaux. Les albums de la série Gil Jourdan vont s'enchaîner, le troisième La voiture immergée sort en 1960, le quatrième Les Cargos du crépuscule en 1961, le cinquième L'Enfer de Xique-Xique en 1962, le sixième Surboum pour quatre roues en 1963, le septième Les Moines rouges en 1964, le huitième Les Trois taches en 1965, le neuvième Le Gant à trois doigts sort l'année suivante et le dixième Le Chinois à 2 roues sort en 1967. L'année 1969 voit la sortie de Chaud et froid, le onzième album. En 1971 sort Pâtée explosive, le dernier album de Gil Jourdan dessiné par Maurice Tillieux. Entre 1985 et 1987 est publié l'intégrale de la série en cinq volumes sous le titre Tout Gil Jourdan[70], puis entre 2009 et 2010 l'intégrale de la série en 4 tomes[71].

En 1964, sort le premier album de la série César dans la collection Gag de Poche des éditions Dupuis, il s'agit du sixième album de cette collection. Quelques mois plus tard sort le second album de la série intitulé César - 2e service toujours dans la collection Gag de Poche il s'agit du douzième album de cette collection. En 1971, sortent les deux albums en format standard de la série César, renommé César et Ernestine pour l'occasion, le premier se nomme L'École des gags et le second La Vie à deux. L'année suivante sort le troisième album titré Quel métier !. Le quatrième et dernier album intitulé Au fil des mauvais jours sort en 1974[72]. Entre 1988 et 1989 est publiée l'intégrale de la série en deux volumes sous le titre Tout César[70], puis en 2011 l'intégrale de la série en un tome[71].

La série Félix doit attendre les années 1970 pour être publiée en album. D'abord aux Éditions Michel Deligne avec six albums en noir et blanc publiés entre 1977 et 1979, puis quatre albums en couleurs de 1981 à 1983. Les éditions Dupuis vont ensuite reprendre la suite de la publication avec quatre albums parus entre 1986 et 1987, la numérotation fait suite aux albums de Michel Deligne. Dans leur collection Péchés de jeunesse, les éditions Dupuis publient un album intitulé L'Affaire des Bijoux en 1981. Entre 2002 et 2004, les éditions Niffle publient une intégrale de la série en trois tomes numérotée dans l'ordre de parution sept, six et cinq[73].

Après la mort de Maurice Tillieux, plusieurs séries inédites en album vont sortir. La série Zappy Max dans un album intitulé Ça va bouillir sur scénario de Saint-Julien est publié en 1979 chez Furioso (en noir et blanc) [74] et ensuite aux Éditions de l'Élan en 2010, tout en couleurs, avec une préface de Zappy Max et un dossier de présentation. Trois albums d'Aventures réalistes en 1981 aux Éditions Michel Deligne[75]. L'année suivante c'est un album de la série Bob Slide intitulé L'Homme a l'œillet qui sort chez le même éditeur[76]. Au début des années 2000, Les Éditions de l'Élan vont publier plusieurs albums de séries inédites de Maurice Tillieux. Les Aventures d'Achille et Boule-de-gomme en 2002[77], L'Intégrale des histoires de Bob Bang en 2005[78], Monsieur Balourd en 2007[79] et deux albums en couleurs des aventures d'Ange Signe intitulés La Grotte au Démon Vert en 2008 et La Résurrection du Potomac en 2011. Le premier étant déjà sorti en noir et blanc en 1981 aux éditions M.J.C. Longwy La Grotte au Démon Vert[80].

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

En 1968, sort le premier album de la série Marc Lebut et son voisin intitulé Allégro Ford T qu'il scénarise avec Francis au dessin. Il s'agit aussi du premier album cartonné de Maurice Tillieux[81]. L'année suivante c'est L'Homme des vieux le deuxième album qui sort. Ballade en Ford T le troisième album est publié en 1970. L'année 1971 est une année faste, deux albums de Marc Lebut et son voisin, Voisin et Ford T et La Ford T dans le vent sortent. En 1972, sont publiés deux nouveaux albums intitulés La Ford T gagne et La Ford T en vadrouille. Un album sort chaque année, Ford T antipollution en 1973, La Ford T en vacances en 1974 et Gags en Ford T en 1975, puis La Ford T énergique en 1977, Ford T fortissimo en 1978, La Ford T récalcitrante en 1979 et le quatorzième et dernier album scénarisé par Maurice Tillieux intitulé La Ford T fait des bonds en 1980[82].

En 1970, sort le premier album de la série Tif et Tondu scénarisé par Maurice Tillieux avec Will au dessin. Intitulé L'Ombre sans corps il s'agit du seizième album de la série. L'année suivante sort Tif et Tondu contre le Cobra le dix-septième album. En 1972, ce sont Le Roc maudit et Sorti des abîmes qui paraissent. Le vingtième Les Ressuscités parait en 1973. Les albums se succèdent, Le Scaphandrier mort en 1974[83], Un plan démoniaque et Tif et Tondu à New York en 1975, Aventure birmane en 1976, Le Retour de la Bête en 1977, Le Gouffre interdit en 1978 et Les Passe-montagnes en 1979[84].

À partir de 1971, le dessin de la série Gil Jourdan est assuré par Gos sur scénario de Maurice Tillieux. Le premier album de cette collaboration s'intitule Carats en vrac, le second qui sort l'année suivante a pour titre Gil Jourdan et les fantômes et le troisième Sur la piste d'un 33 tours en 1973. Ce n'est que bien plus tard, en 1979, que sort le seizième et dernier album intitulé Entre deux eaux[70]. En 1974, sort L'Eau de politesse le seul album de la série Hultrasson qu'il ait scénarisé[85]. Il scénarise quelques albums de Natacha pour François Walthéry, la quatrième Un trône pour Natacha sortie en 1975, le sixième Le Treizième Apôtre en 1978[86] et le seizième L'Ange blond en 1994[87].

À partir de 1976, la série Jess Long qu'il scénarise pour Arthur Piroton est adapté en album. Les histoires Le Bouddha écarlate et Les Nouveaux négriers dans le premier paru en 1976. Les Ombres du feu et L'Évasion dans le second paru en 1977. La Piste sanglante et L'Homme du bout de la nuit dans le troisième paru en 1978. Les Masques de mort et La Grotte aux crabes dans le quatrième paru la même année. Il était deux fois dans l'ouest et Le Saut de la mort dans le cinquième paru en 1980. Grand canyon et Rapt dans le sixième paru en 1981. K.O. pour l'éternité dans le huitième paru en 1983. La Bête et Kidnapping dans le dixième paru en 1985[88].

Après la mort de Maurice Tillieux sort en 1985 l'album S.O.S. Bagarreur dessiné par René Follet dans la collection Dupuis Aventures[89]. Pour Roba il scénarise La Ribambelle enquête et La Ribambelle contre-attaque qui sortent tous les deux en 1984[90].

Périodiques[modifier | modifier le code]

Historique de publication[modifier | modifier le code]

Les débuts (1936-1949)[modifier | modifier le code]

La première publication de Maurice Tillieux est un dessin dans le journal Le Moustique paru en 1936[18]. Durant la guerre il signe des illustrations pour le journal Spirou[91], mais surtout à partir de 1944 il signe des bandes dessinées dans le journal Bimbo avec la série Bimbo, Romarin et Miksy sous forme de gags d'une planche, strips et histoire à suivre. De 1945 à 1946, il alimente le journal Jeep avec des séries comme La Bande infernale (sous le pseudonyme de John Cliff), Patrick et Dolly (sous le pseudonyme de James Jhames), Zouzour et Zourzour (sous le pseudonyme de Ronald Scott), Dasy Black (sous le pseudonyme de Jill Morrison) et Zénobie (sous le pseudonyme de John Cliff). Des histoires qui sont aussi reprises dans le journal Bimbo, sous des titres différents, jusqu'en 1949, date de la fin de ce journal. Il publie aussi une histoire dans Blondine en 1946, le supplément de Jeep[18].

Période Héroïc-Albums (1947-1956)[modifier | modifier le code]

En 1947, il entre à Héroïc-Albums. Dès le début il publie sous le titre Nouvelles du Captain Kid, seize nouvelles jusqu'en 1952. Cette même année il crée la série Bob Bang avec dix-neuf histoires complètes publiées jusqu'en 1948, puis trois histoires de Bill Sanders dans la même période[18]. L'année suivante il crée Inspecteur Law avec deux histoires complètes. Durant ces deux années il publie cinq histoires complètes réalistes. En 1949, dans le no 4/49, c'est le début de la série Félix qui va révéler Maurice Tillieux. Soixante-sept histoires complètes vont être publiées jusqu'à la fin de l'hebdomadaire en 1956[92].

En parallèle de sa collaboration avec Héroïc-Albums, il publie de 1949 à 1950 des strips de Achille et Boule-de-Gomme et des planches de Notre oncle et nous pour le journal L'Explorateur, quelques histoires de Cris Vallon pour Le Journal de Paddy en 1955 et surtout une grande histoire à suivre de Marc Jaguar pour le journal Risque-Tout des éditions Dupuis de 1955 à 1956. Il y signe aussi plusieurs illustrations et commence une seconde histoire de Marc Jaguar, mais il ne pourra pas la terminer à cause de la disparition du journal[25].

Période Spirou (1956-1978)[modifier | modifier le code]

Après la disparition d'Héroïc-Albums et de Risque-Tout il intègre le journal Spirou pour lequel il avait déjà fait de petites illustrations pendant la guerre. Dès le 20 septembre 1956, il lance dans le no 962 la série Gil Jourdan avec l'histoire à suivre Libellule s'évade[25]. Vont suivre vingt-six histoires sous différents formats (histoire à suivre ou courte) jusqu'en 1978, dont il assurera seulement le scénario pour les huit dernières histoires, le dessin étant assuré par Gos. Toujours dans Spirou il crée César avec quatre histoires complètes publiées entre 1957 et 1959. La série est ensuite publiée par Le Moustique, autre publication des éditions Dupuis, entre 1960 et 1966, puis les deux cent quatre-vingt-dix-neuf gags sont republiés dans Spirou entre 1969 et 1973. Dans Spirou il va aussi publier plusieurs histoires courtes, deux mini-récits, des contes et des republications d'histoire de Bob Bang[93] et Félix issue d'Héroïc-Albums[94].

À partir de 1966, Maurice Tillieux va assurer le scénario de plusieurs séries. Marc Lebut et son voisin qu'il crée pour Francis et dont il assure le scénario de 1966 à sa mort en 1978 avec des gags, des histoires courtes et à suivre[95]. Jess Long qu'il crée en 1969 pour Arthur Piroton et qu'il assure jusqu'à sa mort. Les séries dont il récupère le scénario, Tif et Tondu pour Will de 1968 à sa mort où il signe treize histoires à suivre. Natacha pour François Walthéry, deux histoires de 1974 à 1976. Yoko Tsuno pour Roger Leloup, trois histoires courtes de 1970 à 1971. La Ribambelle pour Roba, deux histoires de 1968 à 1976 et une histoire à suivre d'Hultrasson pour Vittorio Léonardo en 1973[94].

Durant cette période il collabore aussi avec d'autres périodiques. En 1958, est publiée Ange Signe dans un magazine publicitaire intitulé Ima l'ami des jeunes. L'année suivante, il publie une histoire à suivre pour le journal Pilote sur un feuilleton de Radio-Luxembourg intitulé Zappy Max. De 1961 à 1966 plusieurs rééditions de Félix dans Samedi-Jeunesse. En 1962, c'est L'Intrépide qui republie Félix, puis Ohée ! de 1962 à 1965[95]. Curiosity Magazine republie les histoires réalistes parues auparavant dans Héroïc-Albums. En 1973, le fanzine Submarine republie une histoire de Félix[96]. En 1978, Super Tintin publie une histoire courte de Gil Jourdan[97].

Liste des histoires à suivre publiées dans les périodiques[modifier | modifier le code]

Histoires à suivre dessinées et scénarisées par Maurice Tillieux publiées dans les périodiques.
Périodique Série Titre Début Fin
Risque-Tout Marc Jaguar Le Lac de l'homme mort no 1 no 42
Risque-Tout Marc Jaguar Les Camions du diable no 43 no 49
Spirou Gil Jourdan Libellule s'évade no 962 no 988
Spirou Gil Jourdan Popaïne et vieux tableaux no 990 no 1031
Spirou Gil Jourdan La Voiture immergée no 1067 no 1089
Spirou Gil Jourdan Les Cargos du crépuscule no 1113 no 1137
Spirou Gil Jourdan L'Enfer de Xique-Xique no 1170 no 1189
Spirou Gil Jourdan Surboum pour quatre roues no 1225 no 1248
Périodique Série Titre Début Fin
Spirou Gil Jourdan Les Moines rouges no 1264 no 1285
Spirou Gil Jourdan Les Trois Taches no 1319 no 1340
Spirou Gil Jourdan Le Gant à trois doigts no 1389 no 1410
Spirou Gil Jourdan La Guerre en caleçon no 1453 no 1458
Spirou Gil Jourdan Le Chinois à deux roues no 1459 no 1486
Spirou Gil Jourdan Chaud et froid no 1527 no 1533
Spirou Gil Jourdan Le Grand Souffle no 1553 no 1565
Spirou Gil Jourdan Pâtée explosive no 1637 no 1644
Histoires à suivre scénarisées par Maurice Tillieux publiées dans les périodiques.
Périodique Dessinateur Série Titre Début Fin
Spirou Francis Marc Lebut et son voisin L'Homme des vieux no 1560 no 1581
Spirou Jean Roba La Ribambelle La Ribambelle enquête no 1599 no 1612
Spirou Will Tif et Tondu L'Ombre sans corps no 1602 no 1622
Spirou Arthur Piroton Jess Long Kidnapping no 1639 no 1646
Spirou Will Tif et Tondu Tif et Tondu contre le Cobra no 1650 no 1669
Spirou Gos Gil Jourdan Carats en vrac no 1677 no 1696
Spirou Arthur Piroton Jess Long Les Nouveaux Négriers no 1687 no 1698
Spirou Will Tif et Tondu Le Roc maudit no 1696 no 1715
Spirou Gos Gil Jourdan Gil Jourdan et les Fantômes no 1727 no 1744
Spirou Arthur Piroton Jess Long K.O. pour l'éternité no 1738 no 1739
Spirou Will Tif et Tondu Sorti des abîmes no 1746 no 1764
Spirou Arthur Piroton Jess Long L'Évasion no 1761 no 1769
Spirou Gos Gil Jourdan Sur la piste d'un 33 tours no 1778 no 1798
Spirou Will Tif et Tondu Les Ressuscités no 1789 no 1809
Spirou Vittorio Léonardo Hultrasson L'Eau de politesse no 1824 no 1843
Spirou Will Tif et Tondu Le Scaphandrier mort no 1831 no 1847
Spirou Arthur Piroton Jess Long Rapt no 1837 no 1838
Spirou Will Tif et Tondu Un plan démoniaque no 1861 no 1879
Périodique Dessinateur Série Titre Début Fin
Spirou Arthur Piroton Jess Long La Piste sanglante no 1879 no 1885
Spirou Will Tif et Tondu Tif et Tondu à New York no 1889 no 1902
Spirou François Walthéry Natacha Un trône pour Natacha no 1893 no 1912
Spirou Arthur Piroton Jess Long L'Homme du bout de la nuit no 1897 no 1898
Spirou Arthur Piroton Jess Long La Bête no 1931 no 1932
Spirou Will Tif et Tondu Aventure birmane no 1942 no 1957
Spirou Arthur Piroton Jess Long La Grotte aux crabes no 1945 no 1950
Spirou Jean Roba La Ribambelle La Ribambelle contre-attaque no 1965 no 1972
Spirou Arthur Piroton Jess Long Le Saut de la mort no 1982 no 1983
Spirou Will Tif et Tondu Le Retour de la Bête no 1988 no 1999
Spirou François Walthéry Natacha Le Treizième Apôtre no 2017 no 2046
Spirou Will Tif et Tondu Le Gouffre interdit no 2046 no 2064
Spirou Arthur Piroton Jess Long Grand Canyon no 2062 no 2066
Spirou Will Tif et Tondu Les Passe-montagnes no 2101 no 2115
Spirou Arthur Piroton Jess Long Il était deux fois dans l'Ouest no 2110 no 2119
Spirou Gos Gil Jourdan Entre deux eaux no 2119 no 2131
Spirou Francis Marc Lebut et son voisin Electri-City no 2126 no 2127

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Hermann, « Entrevue avec Maurice Tillieux », Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, no 34,‎ 1977, p. 7 à 22
  • Brigitte Hermann, Louis Cance et Henri Filippini, « Bibliographie de Maurice Tillieux », Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, no 34,‎ 1977, p. 40 à 46
  • Olivier Maltret, « Dossier Maurice Tillieux », Dossier de la bande dessinée, no 10,‎ mars 2001, p. 64
  • Yvan Delporte, « Entretien avec Maurice Tillieux », Spirou, no 1615,‎ 27 mars 1969
  • G. Evrard, « Entretien avec Maurice Tillieux », Spirou, no 1163,‎ 28 juillet 1960
  • Syr, « Propos recueillis avec Maurice Tillieux », Tip Top, no 2,‎ 1973
  • Michel Deligne et S. Le Bénedict, « Interview de Maurice Tillieux », Curiosity Magazine, no 1,‎ 3e trimestre 1972
  • J.M. Sotto et J.C. Litwinski, « Entretien avec Maurice Tillieux », Schrœder, no 2,‎ février 1973
  • Collectif, Trésors de la bande dessinée : BDM, Villorba, Editions de l'Amateur,‎ octobre 2008, 1295 p. (ISBN 978-2-85917-491-0)
  • A. Van den Abeele, « Propos recueillis », Rantanplan, no 28,‎ 1973
  • Thierry Groensteen, « Propos recueillis », Submarine, no 3,‎ octobre 1972
  • M. Vandenbergh, « Propos recueillis », Auracan, no 9,‎ 1972
  • Collectif, Hop ! no 15, mars 1978 (hommage)
  • Daniel Depessemier, « Biographie partielle de Maurice Tillieux de 1921 à 1952 », dans Les Aventures d'Achille et Boule-de-Gomme, Éditions de l'Élan, novembre 2002
  • Daniel Depessemier, « Bob Bang, Le Premier Héros de B.D. de Maurice Tillieux pour Héroïc-Albums », dans Les Aventures de Bob Bang, Éditions de l'Élan, octobre 2005
  • Daniel Depessemier, « Biographie partielle de Maurice Tillieux, de 1950 à 1960 », dans Les Mésaventures de Monsieur Balourd, Éditions de l'Élan, décembre 2007
  • Jean-Claude Faur, Maurice Tillieux, écrivain, dessinateur et scénariste, Bibliothèque Municipale de Marseille, 1983
  • Jean Jour, Maurice Tillieux : monographie de la bande dessinée, Liège, Éditions du Perron,‎ 1984, 124 p. (ISBN 2871140111)
  • Thierry Martens et Alain Van Passen, « Maurice Tilleux, une époque, une œuvre » in Rantanplan no 8/9, janvier 1968, repris dans Almanach 78 Curiosity, spécial M. Tillieux, Éditions Michel Deligne, 1978
  • Jean-Pierre Verheylewegen, Hommage à Maurice Tillieux, C.B.E.B.D. 2001
  • Thierry Winants, Maurice Tillieux, Repères, L'âge d'or, juillet 2004
  • Vincent Odin, Héroic : La biographie en image du créateur de Gil Jourdan, Félix, Marc Jaguar et César & Ernestine, Belgique, Daniel Maghen,‎ avril 2011, 331 p. (ISBN 978-2-35674-021-2)
  • Christelle Pissavy-Yvernault, La Véritable Histoire de Spirou, Dupuis,‎ janvier 2013, 311 p. (ISBN 978-2-8001-5707-8)
  • Patrick Gaumer, Dictionnaire mondial de la bande dessinée, Tours, Larousse,‎ janvier 2001, 2e éd., 880 p. (ISBN 978-2-03-505162-2), p. 770
  • P. Giraud, « Propos recueillis », Sphinx, no 4,‎ février 1972

Références[modifier | modifier le code]

  1. Héroic, p. 11
  2. a, b, c, d et e Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 7
  3. Monographie de la bande dessinée : M. Tillieux, p. 7
  4. Héroic, p. 16
  5. a, b et c Entretien avec Maurice Tillieux dans Spirou n°1615
  6. a, b et c Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 17.
  7. a, b et c Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 12
  8. Héroic, p. 19
  9. Héroic, p. 20
  10. a, b, c, d et e Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 10
  11. a, b et c Propos recueillis de Maurice Tillieux dans Tip Top n°2
  12. Monographie de la bande dessinée : M. Tillieux, p. 14
  13. Dossier Maurice Tillieux dans Dossier de la bande dessinée, p. 7
  14. Héroic, p. 258
  15. Héroic, p. 259
  16. Héroic, p. 24
  17. La Véritable Histoire de Spirou, p. 91
  18. a, b, c et d Bibliographie de Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 40
  19. a, b, c, d et e Propos recueillis dans Rantanplan no 28
  20. a, b, c, d et e Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 9
  21. Dictionnaire mondial de la bande dessinée, p. 770
  22. Héroic, p. 36
  23. Héroic, p. 41
  24. Dossier Maurice Tillieux dans Dossier de la bande dessinée, p. 8
  25. a, b et c Bibliographie de Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 42
  26. Héroic, p. 42
  27. a, b et c Interview de Maurice Tillieux dans Curiosity Magazine.
  28. a, b, c et d Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 13.
  29. Monographie de la bande dessinée : M. Tillieux, p. 31
  30. Monographie de la bande dessinée : M. Tillieux, p. 32
  31. Monographie de la bande dessinée : M. Tillieux, p. 35
  32. Dossier Maurice Tillieux dans Dossier de la bande dessinée, p. 11
  33. Dossier Maurice Tillieux dans Dossier de la bande dessinée, p. 12
  34. a, b et c Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 16.
  35. a, b et c Propos recueillis dans Submarine.
  36. a, b, c, d, e et f Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 15.
  37. Dossier Maurice Tillieux dans Dossier de la bande dessinée, p. 15
  38. Héroic, p. 130
  39. a et b Émission de télévision suisse Bande à part propos recueillis par Derib
  40. Héroic, p. 153
  41. a, b, c et d Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 19.
  42. a et b Entrevue avec Maurice Tillieux dans Schtroumpf : Les Cahiers de la bande dessinée, p. 21.
  43. a et b Entretien avec Maurice Tillieux dans Schrœder.
  44. Héroic, p. 154
  45. a, b, c, d, e et f Interview audio recueillis par M. de Lint en septembre 1974.
  46. a, b et c Propos recueillis dans Sphinx n°4
  47. « Chapitre 4 : 1970 -... Les années de renom » sur le site de Thierry Winants.
  48. Dossier Jess Long.
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  56. Héroic, p. 202
  57. Héroic, p. 216
  58. Héroic, p. 237
  59. Entretien avec Maurice Tillieux dans Spirou n°1163
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Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]