Spirou (personnage)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Spirou.
Spirou
Personnage de fiction apparaissant dans
Spirou et Fantasio ; Le Petit Spirou

Naissance 1938
Origine Drapeau de la Belgique Belgique
Sexe Masculin
Activité(s) Reporter au Journal de Spirou
Entourage Fantasio, Spip, le Comte de Champignac
Ennemi(s) Zantafio, Zorglub, Don Cortizone

Créé par Rob-Vel
Série(s) Spirou et Fantasio ; Le Petit Spirou ; Gaston Lagaffe

Spirou est un personnage de fiction imaginé par l'éditeur belge Jean Dupuis, créé graphiquement par Rob-Vel et animé par le peintre Luc Lafnet (dessins) et Blanche Dumoulin (textes) dans le magazine de bande dessinée le Journal de Spirou en avril 1938. Il est le personnage principal de la série Spirou et Fantasio. Spirou avait déjà été utilisé sur certaines affiches réalisées par le dessinateur[JG 1].

Création du personnage[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, un spirou est un écureuil, en wallon (c'est pour cela que le personnage a un écureuil comme animal de compagnie)[JG 2]. Dans son récit court intitulé "la loi du plus fort", Emile Bravo imagine une autre étymologie: à l'origine, Spirou se prénomme Jean-Baptiste ; un enfant lui propose de se renommer "Spirou" car "il a un Spip et il est roux". C'est le personnage principal de la série Spirou et Fantasio.

Les débuts : Rob-Vel, Lafnet, Dumoulin, Van Straelen et Jijé[modifier | modifier le code]

Spirou commence sa carrière en tant que groom au Moustic Hotel, fonction dont il conservera le costume de nombreuses années. Rob-Vel s'inspire dans la fonction et la couleur du costume de ses jeunes années passées sur des paquebots transatlantiques, où il exerçait des fonctions similaires (notamment le paquebot Île de France, où le rouge était de rigueur)[JG 1]. Rob-Vel est assisté dans sa tâche par sa femme Blanche Dumoulin pour les textes et par le peintre Luc Lafnet, véritable dessinateur de Spirou d'avril 1938 à mars 1939. Spirou apparait d'abord dans des gags en une planche qui se transforment progressivement en aventurettes qui conduiront son personnage jusque dans l'espace. Rob-Vel lui adjoint dès 1939 l'écureuil Spip[JG 3], qu'il sauve d'un savant fou.

Les intrigues s'inscrivent dans la lignée des clichés du roman populaire (le gamin débrouillard face à l'adversité, les héritiers qui s'entredéchirent, le fils de milliardaire enlevé) et de la science-fiction (le voyage interplanétaire, l'homme invisible). Spirou est un gamin dégourdi censé être à l'image des chères têtes blondes de l'époque, cibles des éditions Dupuis.

Le personnage se retrouve vite au cœur d'un méli-mélo d'auteurs et d'intrigues, conséquence de la Seconde Guerre mondiale. Rob-Vel, mobilisé puis prisonnier, étant coupé des éditions Dupuis, le personnage passe entre plusieurs mains (Dumoulin, Van Straelen et Jijé) et connaît d'étonnants changements de physionomie.

D'après sa nièce Lucienne Defawes, Luc Lafnet a prétendu être l'auteur original de Spirou. Il aurait laissé son collègue et ami Rob-Vel signer les premières planches à sa place, car, d'après lui, sa cote de peintre se serait effondrée s'il avait été rendu public qu'il s'adonnait également à la bande dessinée. Aucune preuve, autre qu'orale, n'ayant pu être apportée, la paternité du personnage fut laissée à Rob-Vel.

La logique de l'intrigue est souvent mise à mal par les passages de relais : ainsi Jijé, lorsqu'il reprend le personnage en pleine péripétie du fils du milliardaire, visiblement peu inspiré par cette histoire à rallonge de Dumoulin, bâcle l'épisode en une planche pour faire de Spirou une vedette du cinéma américain avant de l'envoyer… au pôle Nord ! Repris par Rob-Vel dès 1941, le personnage continue de voyager et fait la rencontre de son premier grand compagnon, un Africain nommé la Puce. En ces heures sombres de l'Occupation nazie il est de bon ton dans les illustrés de prendre l'option « dépaysement ». Hergé envoie son Tintin sous l'eau à la recherche de la Licorne, Rob-Vel envoie son Spirou sur la planète… Zigomus.

On retient du Spirou de Rob-Vel l'écureuil Spip et la fâcheuse tendance à se balader sur toute la surface du globe mais toujours avec ce fameux costume de groom qui sent bon son époque et qui embêtera tant les dessinateurs suivants.

Joseph Gillain, dit Jijé, reprend brièvement le personnage en 1940, alors que son créateur se remet d'une blessure de guerre, puis définitivement à partir de 1943. Il fait vivre à son héros de courtes aventures et lui adjoint un équipier loufoque, Fantasio, afin de contrebalancer le sérieux du personnage. La série Spirou et Fantasio est née.

La période Franquin[modifier | modifier le code]

En 1947, Spirou est pris en charge par Franquin, auteur aujourd'hui célèbre, qui révolutionne le graphisme et l'univers de la série. Les aventures de Spirou deviennent désormais beaucoup plus longues et les trois héros sont rejoints par une galerie de nouveaux personnages. On notera bien évidemment le Marsupilami, qui restera en leur compagnie durant toute cette période, mais aussi la jeune journaliste Seccotine, ainsi que le comte de Champignac, qui restera un peu le grand-père de cœur des deux héros. On note aussi l'arrivée d'ennemis récurrents tels que le maléfique cousin de Fantasio, Zantafio, ou le savant irresponsable et mégalomaniaque Zorglub, ainsi que de lieux marquants : le village de Champignac et son château, ou la Palombie. Au début, vivant dans des logements séparés, Spirou et Fantasio s'installent en commun dans une maison.

Psychologiquement, le personnage de Spirou perd de sa bonne humeur tandis que ses aventures deviennent plus sérieuses. Outre le fait qu'il ne fume pas, il fait preuve d'un altruisme encore plus marquant que son concurrent Tintin : Spirou estime qu'il est de son devoir et de celui de ses compagnons de combattre les bandits et de renverser les méchants.

Fournier[modifier | modifier le code]

Article connexe : Jean-Claude Fournier.

Sous Fournier, et même dès Panade à Champignac, Spirou commence à quitter son costume de groom pour des costumes plus communs, même s'il conserve son chapeau et son pantalon, et que le rouge reste sa couleur favorite. Années 1970 oblige, Spirou se laisse pousser les cheveux le temps de quatre albums. Il voyage, en particulier au Japon et en Bretagne, où il rencontre l'Ankou. Psychologiquement, Spirou et ses compagnons, qui comptent désormais la belle Polynésienne Ororéa et l'illusionniste japonais Itoh Kata, expriment ouvertement des préoccupations écologiques telles que le refus de la prolifération des centrales nucléaires.

La transition[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, trois groupes d'auteurs se partagent le destin du groom. Charles Dupuis envisage d’augmenter la présence de Spirou dans le journal, y compris à travers la création d'un studio qui produirait en permanence des aventures. Dupuis a chargé de cette tâche José Dutillieu, ancien directeur de Belvision, qui a confié Spirou à Nic et Cauvin. Dans le même temps, le rédacteur en chef de Spirou, Alain De Kuyssche, charge les débutants Tome et Janry de faire quelques brefs essais tandis que Yves Chaland tente un retour à un esprit plus proche des années 1950, tout en conservant les longues aventures introduites par Franquin.

C'est ainsi que les lecteurs de Spirou voient se superposer trois projets bien distincts sans explication.

Cependant, le projet de Chaland n'est pas vraiment suivi, et le travail de Nic et Cauvin, du fait de l'extrême simplicité de leurs histoires, apporte peu à la série.

Dès lors Monsieur Dupuis tranche, et sur intervention de Franquin, il décide de confier le personnage au tandem Tome et Janry, qui impose l'abandon de l'idée de studio et exige le contrôle du personnage [1].

Tome et Janry[modifier | modifier le code]

De 1982 à 1998, Spirou est un personnage de Tome et Janry. Ils introduisent notamment de nouveaux ennemis tels que Don Cortizone, alias Vito la Déveine, ou la maléfique Cyanure qui connaîtra surtout ses heures de gloire dans la série télévisée, il apporte également un graphisme plus iconoclaste à la série. Le personnage de Spirou y apparaît de plus en plus humain : d'abord dans ses sarcasmes plus féroces à l'égard des autres personnages. Puis dans ses déboires amoureux vers la fin de cette période, avec Luna Cortizone (plus connue par les fans sous le nom de Luna fatale, du nom de l'album où elle apparaît), fille de Vito la Déveine ; même Seccotine dans Machine qui rêve se révèlera intéressée par le héros. Il est par ailleurs dans cet album cloné, et son alter ego traverse dépression, panique et colère.

Morvan et Munuera[modifier | modifier le code]

Morvan et Munuera ont assuré la destinée du groom de 2004 à 2008. Sous leur plume, Spirou développe encore son caractère humain : il est profondément choqué par sa propre attitude dans Paris-sous-Seine et consulte un psychiatre dans L'homme qui ne voulait pas mourir. Après quatre albums, le duo, remercié pour incompatibilité artistique, est remplacé par une nouvelle équipe[2].

Yoann et Vehlmann[modifier | modifier le code]

Après la chute de popularité de la série pendant la période Morvan/Munuera, Dupuis décide de rompre avec les derniers albums: le fusion manga de Munuera est remplacé par le style plus classique mais néanmoins moderne de Yoann et des scénarios plus inspirés avec le scénariste du best-seller Seuls, Fabien Vehlmann. Après le hors-série Les Géants pétrifiés, le tandem a déjà réalisé deux albums dans un style science fiction, Alerte aux Zorkons et La Face cachée du Z.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Cette biographie fictive ne relate que les événements racontés dans les albums de la série. Il n'y a que de rares détails concernant la vie de Spirou et Fantasio lorsqu'ils ne sont pas partis à l'aventure. Les aventures racontées dans la série Une aventure de Spirou et Fantasio par ... sont également pris en compte, mais on ignore si et quand ils ont exactement eu lieu (par rapport à la série principale). On ne peut déduire, dans une certaine mesure, que des approximations: Le Journal d'un ingénu date nécessairement de la période où Spirou était groom au Moustic Hotel, et Le Tombeau des Champignac d'avant l'abandon de son costume de groom par Spirou. Mais tout ceci n'est valable qu'à condition que ces aventures soient "réellement" vécues par Spirou et Fantasio, puisque a priori, seule la série principale a une valeur canonique.

Il faut ajouter que Spirou a fréquenté en compagnie de Fantasio l'immeuble des éditions Dupuis, puisqu'il apparait dans la série Gaston, mais son statut en tant qu'employé de Dupuis est imprécis. Alerte aux Zorkons fait de lui en quelque sorte une mascotte publicitaire du journal.

La Naissance de Spirou[modifier | modifier le code]

Monsieur Papillon, directeur du Moustique Hôtel cherche un nouveau groom. Désespéré par les candidats qui se présentent, il décide de s'adresser à un peintre. Le peintre en question est la caricature de Luc Lafnet, ami et collaborateur de de Rob-Vel. Ce peintre l'asperge d'eau de vie. Le groom sort de la toile et accompagne monsieur Papillon pour prendre son service[note 1].

Le fait que ce soit une représentation caricaturale de Luc Lafnet qui crée le personnage de Spirou dans cette planche initiale peut signifier que Rob-Vel voulut rendre la paternité du personnage de Spirou à son véritable créateur.

Ce récit farfelu est contesté plus tard, d'abord par l'Oncle Paul sous l'effet de l'alcool dans La Jeunesse de Spirou, mais sur le ton de la plaisanterie. D'une façon beaucoup plus sérieuse, l'histoire est présentée comme un cauchemar récurrent du héros dans L'Homme qui ne voulait pas mourir.

L'enfance de Spirou nous est comptée dans l'épisode La Jeunesse de Spirou, fruit de l'imagination altérée par l'alcool d'un Oncle Paul parodié (l'Oncle Paul est un personnage fictif contant des histoires dans le journal de Spirou jusque dans les années 1980). Spirou y est décrit comme turbulent. Il côtoie dans son école les personnages de son univers comme Fantasio et Zantafio. Ses professeurs sont les dessinateurs qui ont participé à la création de ses aventures.

Tome et Janry gardent le concept et l'adaptent dans la série Le Petit Spirou. Spirou enfant est gaffeur et mal élevé, entouré de compagnons qui eux n'apparaissent pas dans la série originale. Son meilleur ami est Vertignasse avec qui il fait les quatre cent coups. On découvre aussi son grand-papy avec qui Spirou a une réelle complicité.

Là encore, ces récits ont une valeur discutable quant au canon de la série. Le décalage de ton entre ces récits et la série principale fait comprendre, et Tome et Janry le confirmeront par ailleurs dans une interview, que les séries Spirou et Fantasio et Le Petit Spirou mettent en scène deux personnages différents.

Les aventures de Spirou et Fantasio[modifier | modifier le code]

La rencontre de Spirou et Fantasio n'est pas relatée dans la série principale, outre le récit de l'Oncle Paul. Dans les histoires écrites par Jijé, il s'impose dès son apparition et sans autre forme de procès comme le meilleur ami de Spirou et reste à ses côtés.

À partir de là, la chronologie des aventures de Spirou en compagnie de Fantasio est sujette à controverse. Les principaux problèmes sont:

  • l'incertitude quant à la valeur canonique des aventures non publiées dans la série principale: hors-séries, one-shots, histoires inédites. La plupart de ces récits présentent quelques contradictions entre eux.
  • le choix pour la chronologie entre la première publication et la publication en albums. Par exemple, la majorité des histoires publiées dans Les Chapeaux noirs ont été publiées avant Il y a un sorcier à Champignac, à l'exception du récit Spirou et les hommes-grenouilles. Les albums Le gorille a bonne mine, Le Nid des Marsupilamis et Le Voyageur du Mésozoïque contiennent tous deux récits, les trois premiers ayant tous été publiés avant les trois suivants (Le gorille a bonne mine, Le Nid des Marsupilamis et Le Voyageur du Mésozoïque ayant été publiés du n°944 au n°1018 et Vacances sans histoires, La Foire aux gangsters et La Peur au bout du fil du n° 1023 au n°1092), et par ailleurs, Le Prisonnier du Bouddha a même été publié entre La Foire aux gangsters et La Peur au bout du fil. Pour ajouter à la confusion sur cette période, Spirou et les hommes-bulles, Les Petits formats et Tembo Tabou ont été publiés quasi-simultanément dans Le Parisien libéré. Enfin, le récit Virus de Tome et Janry a été publié entre La Ceinture du grand froid et La Boîte noire de Nic et Cauvin.

L'ordre des événements et le passage du temps ne peuvent donc qu'être estimés. Spirou, qui fréquente encore les jeunes de son quartier dans Spirou sur le ring, est probablement encore adolescent alors, mais à l'époque de La Corne de rhinocéros, il accompagne Fantasio dans ses reportages, ce qui laisse penser qu'il a maintenant l'âge de travailler (à noter qu'il sait alors utiliser un appareil photo, mais qu'il a inexplicablement oublié comment faire dans Le Gri-gri du Niokolo-Koba). Conformément à l'ordre de parution des récits dans le magazine et en albums, c'est entre les deux qu'il rencontre le comte de Champignac, car il ne possède pas encore la Turbotraction à l'époque, ainsi que le Marsupilami, puisque c'est au cours de la même aventure qu'ils rencontrent pour la première fois Martin et Roulebille de la compagnie automobile Turbot.

À part les quelques exceptions relevées ci-dessus, on peut donc en penser que le reste des événements de la série se poursuivent dans l'ordre de parution des albums. Quand au temps qui s'écoulent entre eux, Zantafio note dans L'Homme qui ne voulait pas mourir que quelques années seulement se sont déroulées entre Spirou et les Héritiers et les événements de l'album en question. On peut donc penser que Spirou est alors un jeune adulte.

De toute manière, les auteurs ne s'attachent pas à conserver une cohérence sur toute la série. Machine qui rêve (qui se passait dans un futur proche[3]) est volontairement oublié par la suite. À la fin de Aux sources du Z, divers voyages dans le temps font finir l'album avec un Spirou jeune, n'ayant pas vécu toutes les aventures. Mais dans La Face cachée du Z, il se permet de briser le quatrième mur en invoquant ses dizaines d'albums d'expérience.

De plus, Spirou fait partie des nombreuses BD qui se permettent de représenter un univers contemporain du lecteur pendant toute l'existence de la série (Fantasio a un iPod dans Spirou à Tokyo) alors que le personnage vieillit à peine (en:Floating timeline).

Famille[modifier | modifier le code]

Rob-Vel lui attribue un frère jumeau[JG 1], tandis que Franquin lui offre un oncle dans L'héritage. Tome et Janry lui inventent un clone bien qu'on ne puisse vraiment le considérer comme un membre de sa famille.

Dans Le Petit Spirou, on croise le père et la mère du héros mais aussi son ineffable grand-papy. Cependant, la série n'a pas de valeur canonique.

Description[modifier | modifier le code]

Costume de Spirou.

Physique[modifier | modifier le code]

Spirou est petit, vif et sportif ; il pesait 40.8 kg[4] lors d'un match de boxe. Il est, dans ses débuts, toujours habillé en groom. Milieu des années 1970, Spirou troque son costume de groom contre des vêtements de ville, mais qui rappellent toujours son emploi de groom : le rouge est toujours la couleur dominante, et il porte encore assez souvent le calot caractéristique.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Espiègle, quasi toujours positif. Spirou va de l'avant. C'est le stéréotype du héros modèle, sobre et non fumeur, à l'instar de Tintin[JG 2].

Le costume de groom[modifier | modifier le code]

La façon la plus évidente de reconnaître Spirou est à son costume de groom, qu'il porte où qu'il se trouve. Comme on l'a vu dans la partie #La Naissance de Spirou, cela vient du fait qu'à l'origine, il a été créé comme groom dans un hôtel.

Mais la reprise en main du personnage par Franquin met de côté cette ancienne profession (Spirou devient reporter), tout en conservant le costume.

En 1973, alors qu'il est entre les mains de Jean-Claude Fournier, Rob-Vel, interrogé, déclarera être déçu de l'évolution finale du personnage : « J'en aurais fait un globe-trotter qui aurait servi dans divers hôtels à travers le monde, mais je lui aurais conservé sa véritable fonction de groom. Aujourd'hui, son uniforme n'a plus aucune valeur, plus rien ne le justifie[JG 3]. »

Tome et Janry se permettent soit de mettre de côté le costume, soit de plaisanter sur le sujet. Une histoire courte le fait répondre au lecteur qu'il s'agit d'une vieille habitude datant de l'époque où il était groom. Dans Luna Fatale, Spirou porte le costume au départ, mais doit ensuite adopter la tenue des mafiosi (alors que Luna a conservé son calot).

Par ailleurs, Tome et Janry parodient le port injustifié du costume dans Le Petit Spirou. Il est donc porté par toute la famille. D'ailleurs c'est l'uniforme familial qui a inspiré la tenue des grooms, selon l’histoire en plusieurs pages de l’album T'as qu'à t'retenir !.

Dans les albums de Morvan et Munuera, le costume est mis de côté. Toutefois Spirou s'habille en rouge.

Mais dans les albums de Vehlmann et Yoann, le costume fait son retour, avec des justifications parodiques. Dans La Face cachée du Z, Zorglub a préparé une armoire entière de costumes de grooms, parce qu’il croit que ce costume plaît à Spirou, ce qui n’est pas le cas.

Dans la série Le Spirou de…, Spirou exerce à nouveau la profession de groom quand l'histoire se déroule (Le Journal d'un ingénu, Panique en Atlantique).

Spirou au Japon[modifier | modifier le code]

Morvan avait lancé avec Hiroyuki Ooshima, un mangaka, un projet consistant à narrer l'adolescence de Spirou à Tokyo en manga. Un extrait était fourni avec un numéro du Journal de Spirou, repris en intégralité dans l'épisode 49Z, supplément à Spirou à Tokyo. La nouvelle a fait beaucoup de bruit et divisé la communauté franco-belge. Peu d'informations ont été publiées au sujet de la série, si ce n'est que Morvan aurait souhaité réadapter certains anciens épisodes comme Il y a un sorcier à Champignac pour qu'ils se passent au Japon, à en croire une interview réalisée pour le journal BoDoï. Morvan et Munuera ont cependant été renvoyés avant la concrétisation de ce projet. Par conséquent, son statut actuel est inconnu.

Œuvres où le personnage apparaît[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Comédie musicale[modifier | modifier le code]

  • Les Aventures de Spirou (Suzanne Jehan, 1944) avec Roland Ravez dans le rôle de Spirou.

Conte audio[modifier | modifier le code]

Les disques Adès / Le Petit Ménestrel publièrent dans les années 1980 plusieurs contes audio des aventures de Spirou et Fantasio :

Séries animées[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Popularité[modifier | modifier le code]

La maison d'édition Dupuis envisage en France au printemps 2015 la création d'un parc de loisirs ayant pour thème Spirou et d'autres personnages du journal de Spirou, comme Gaston Lagaffe ou Michel Vaillant. Ce projet est évalué à 75 millions d'euros. Jean-Patrick Demonsang, l'un des promoteurs du projet, a obtenu un accord de license[5]. Le parc serait créé dans le Vaucluse[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Notes :
  1. C'est tout du moins ce que raconte la première planche du journal de Spirou signée par Rob-Vel.
  • Ouvrages :
    • Jacky Goupil, Livre d'or Franquin, Hounoux, SEDLI Jacky Goupil éditeur,‎ novembre 1982, 100 p. (ISBN 2-86725-002[à vérifier : isbn invalide]) :
  1. a, b et c p. 7
  2. a et b p. 18
  3. a et b p. 8
  4. p. 12
  • Autres références :
  1. Article de Hugues Dayez dans Spirou n° 3872, 27 juin 2012
  2. Dupuis brouillé avec Spirou, article de Daniel Couvreur paru dans le journal Le Soir du 27 janvier 2007
  3. interview des auteurs dans Spirou hebdo n° 3839 du 9 novembre 2011
  4. Franquin, « Spirou sur le ring », in Spirou et Fantasio n° 1, 4 aventures de Spirou, p. 30, case D3 : « À ma gauche Poildur, 42 kg ; à ma droite Spirou, 40 kg 800 ! » (l'arbitre)
  5. Après Mickey et Astérix, un parc Spirou en 2015 ?, article de L'Expansion.com avec l'AFP, publié le 18/09/2013.
  6. Un parc d'attractions Spirou se dessine en vallée du Rhône,article de France Bleu, 18 septembre 2013.


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :