Jacques-Émile Blanche

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Jacques-Émile Blanche exécutant le portrait de Marie de Hérédia, 1893

Jacques-Émile Blanche, né à Paris 16e le [1] et mort à Offranville (Seine-Maritime) le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a bénéficié d'une éducation cosmopolite, ayant été élevé à Passy dans une maison qui avait appartenu à la Princesse de Lamballe, acquise par son grand-père, Esprit Blanche, psychiatre qui a compté parmi ses patients Gérard de Nerval. Son père, Emile Blanche, est également aliéniste. Cette maison gardait toujours une atmosphère empreinte de l'élégance et du raffinement du XVIIIe siècle et a influencé ses goûts et son travail. Élève de Mallarmé son professeur d'anglais au Lycée Condorcet, il se lia d'amitié avec Bergson et Gide. Excellent pianiste, il hésita à une époque entre la peinture et la musique.

Bien qu'il ait reçu l'enseignement de Henri Gervex, Jacques-Émile Blanche peut être considéré comme un peintre autodidacte. Il fit ses premiers pas dans le milieu mondain sous la bienveillante protection du comte Robert de Montesquiou. Il a acquis une grande réputation de portraitiste. Son style, vivant et raffiné, porte l'empreinte de sources française et anglaise.

En 1895, il épouse sa confidente et amie d'enfance : Rose Lemoinne. Il fut aussi ami des surréalistes et des dada, parmi lesquels Jacques Rigaut, René Crevel, Jean Cocteau dont la mère était très liée avec la famille Blanche. On peut compter parmi ses chefs-d'œuvre les portraits de son père, du poète Pierre Louÿs, du peintre Fritz Thaulow et ses enfants, de Aubrey Beardsley et d'Yvette Guilbert.

Il fréquentait le salon de Mme Bizet, devenue ensuite Mme Straus, bien connu du « tout Paris » littéraire et artistique (Edgar Degas, Marcel Proust, Porto-Riche, Paul Bourgetetc.)[2].

Il fut élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1935.

Jacques-Émile Blanche est le neveu de l'architecte Léon Ohnet et le cousin de l'écrivain Georges Ohnet.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Jane Roberts établit depuis 1987 le catalogue raisonné de l’œuvre de Jacques-Emile Blanche[3].

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Essais et Portraits, Paris, Dorbon-Aîné, 1912
  • Cahiers d'un artiste I, juin-novembre 1914, Éditions de La NRF, 1915
  • Cahiers d'un artiste II, novembre 1914-juin 1915, Paris, Émile-Paul, 1916
  • Cahiers d'un artiste III, août-novembre 1915, Paris, Émile-Paul, 1917
  • Cahiers d'un artiste IV, novembre 1915-août 1916, Paris, Émile-Paul, 1919
  • Cahiers d'un artiste V, août-décembre 1916, Paris, Émile-Paul, 1919
  • Cahiers d'un artiste VI, décembre 1916-juin 1917, Paris, Émile-Paul, 1919
  • Propos de peintre I. De David à Degas, préface de Marcel Proust, Paris, Émile-Paul, 1919
  • L'Enfance de Georges Aymeris, Paris, Mercure de France, 1919
  • Tous des Anges, roman, Paris, Albin Michel, 1920
  • Propos de peintre II. Dates, précédé d'une Réponse à la Préface de Marcel Proust au De David à Degas, Paris, Émile-Paul, 1921
  • Aymeris, roman, édition originale, illustrée de compositions de l'auteur, Paris, Éditions de la Sirène, 1922
  • Les Cloches de Saint-Amarain, roman sous le pseudonyme de Jaime de Beslou, Paris, Émile-Paul, 1922
  • Idéologues, nouvelles, sous le pseudonyme de Jaime de Beslou, Paris, Éditions Kra, 1923
  • Manet, collection « Maîtres de l'Art moderne », Paris, F. Rieder, 1924
  • Le Bracelet tensimétrique, nouvelle, Paris, Éditions Kra, 1926
  • Dieppe, collection « Portrait de la France », Paris, Émile-Paul, 1927
  • Les Cloches de Saint-Amarain, roman, édition définitive, Paris, Émile-Paul, 1927
  • Propos de peintre III. De Gauguin à la Revue nègre, Paris, Émile-Paul, 1928
  • Mes modèles, Souvenirs littéraires, Paris, Stock, 1928
  • Passy, collection « Visages de Paris », Paris, Pierre Lafitte, 1928
  • Émilienne et la Maternité, roman, Paris, Stock, 1929
  • Aymeris, édition définitive, préface d'André Maurois, Paris, Plon, 1930
  • Les Arts plastiques de 1870 à nos jours, collection «La Troisième république », Paris, Les Éditions de France, 1931
  • Mémoires de Joséphin Perdrillon, précepteur, roman, Paris, Denoel et Steele, 1931
  • Les Trésors de la peinture française des primitifs au xvie siècle, en collaboration avec Élie Faure, Maurice Raynal et E.Tériade, Paris, Albert Skira, 1934
  • Portraits of a Lifetime, 1870-1914, traduction anglaise de Walter Clement, London, J. M. Dent and Sons, 1937
  • More Portraits of a Lifetime, 1918-1938, traduction anglaise de Walter Clement, London, J. M. Dent and Sons, 1939
  • In Memoriam patris et filii H. et B.P. d. G .S., Dieppe, Imprimerie de la Vigie, 1942
  • Souvenirs sur Walter Sickert, Alençon, Éditions de Malassis, 1943
  • Ernest Renan. Dessins et souvenirs, présenté par Daniel Halévy, Alençon, Poulet-Malassis. M. Dent and Sons, 1944
  • La Pêche aux souvenirs, Paris, Flammarion, 1949
  • Correspondance 1916-1942 avec François Mauriac, établie, présentée, annotée par Georges-Paul Collet, Paris, Grasset, 1976
  • Correspondance 1892-1939 avec André Gide, établie, présentée et annotée par Georges-Paul Collet, Gallimard, coll. « Cahiers André Gide 8 », Paris, 1979
  • Nouvelles lettres à André Gide (1891-1925), textes recueillis, établis et présentés par Georges-Paul Collet, Genève, Droz, 1982
  • Correspondance 1901-1939 avec Maurice Denis, établie, présentée, annotée par Georges-Paul Collet, Genève, Droz, 1989
  • Correspondance 1912-1939 avec Jean Cocteau, établie et présentée par Maryse Renault-Garneau, Paris, La Table ronde, 1993
  • Propos de peintre, compilation des meilleurs portraits, sélection opérée par Frédéric Mitterrand, Éditions Séguier, 2013 (ISBN 978-2-84049-667-0)

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

  • 1912 - Biennale de Venise : Panneaux décoratifs pour le Pavillon Français.

Posthumes[modifier | modifier le code]

  • 2012-2013 - Du côté de chez Jacques-Émile Blanche. Un salon à la Belle Époque du 10/10/2012 au 27/01/213, Fondation Pierre-Bergé-Yves Saint-Laurent, Paris.
  • 2013 -Jacques-Émile Blanche en Normandie Cinquante ans de rencontres artistiques du 25/05/2013 au 13/10/2013 Château Musée de Dieppe

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Dictionnaire Artprice
  • Georges-Paul Collet, Jacques-Émile Blanche, Bartillat, 2006 (ISBN 284100385X)
  • Juliette Kotowicz, « Jacques-Émile Blanche, le peintre-écrivain normand », Patrimoine normand, n°83, automne 2012
  • Jérome Neutres & Jane Roberts, Jacques-Émile Blanche, éditions Skira Flammarion, 160.p. monographie illustrée,
  • Jane Roberts, Jacques Émile Blanche 1861-1942, version française ou anglaise, Gourcuff-Gradenigo, Paris, 2012, 208. p. (ISBN 978-2-35340-128-4). Première monographie consacrée à l'artiste.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, acte de naissance n° 16e/76/1861
  2. Georges-Paul Collet, Correspondance Jacques Émile Blanche-Maurice Denis (1901-1939), Genève, Droz, coll. « Textes littéraires français »,‎ 1989 (ISBN 978-2-600-02643-7, lire en ligne), p. 157
  3. Jane Roberts, Jacques Émile Blanche 1861-1942, version française ou anglaise, Gourcuff-Gradenigo, Paris, 2012, 208 pages. (ISBN 978-2-35340-128-4). Première monographie consacrée à l'artiste.
  4. Blanche donne du romancier-prodige l'image tragique d'un jeune dieu blessé à mort, les traits tirés et l'oreille rouge de fièvre ; les épreuves entassées près de lui sont celles du Bal du comte d'Orgel, qu'il n'aura pas le temps de relire jusqu'au bout

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]