François-Guillaume Ménageot

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Portrait du Baron de Breteuil par François-Guillaume Ménageot

François Guillaume Ménageot (1744-1816) (72 ans), est un peintre français dont l'œuvre est constituée essentiellement de scènes religieuses et historiques. Il fut également directeur de l'Académie de France à Rome et membre de l'Académie des beaux-arts.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Guillaume Ménageot est né à Londres le 9 juillet 1744. Son père Augustin Ménageot (v. 1700-1784) est un célèbre marchand de tableaux (il conseilla notamment Denis Diderot). Le jeune François Guillaume Ménageot est d'abord l’élève de Jean-Baptiste Deshays puis de Joseph-Marie Vien et enfin de François Boucher (1703-1770), dont il adopte à ses débuts le style et le goût pour les couleurs chaudes. Il remporte le Prix de Rome en 1766 pour son Thomyris, reine des Massagètes faisant plonger la tête de Cyrus dans un vase plein de sang (Paris, École des beaux-arts). et il séjourne ainsi à l'Académie de France à Rome de 1769 à 1774.

En 1777, Ménageot présente comme tableau d‘agrément à l’Académie Royale de peinture Les Adieux de Polyxène à Hécube (Chartres, Musée des beaux-arts). Il est reçu membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1780 avec comme morceau d'entrée L'étude arrêtant le temps (Paris, École des beaux-arts). Il présente au Salon de 1781 son Léonard de Vinci mourant dans les bras de François Ier (aujourd'hui au musée de l‘hôtel de ville d'Amboise), une réflexion sur la mort de Germanicus de Nicolas Poussin. En 1787, il est nommé directeur de l’Académie de France de Rome (il est préféré à David), poste qu’il occupe jusqu’en 1792. Le poste est supprimé le 27 novembre 1792. Il est nommé professeur de l'École des Beaux-Arts de Pris le , comme successeur de Gros[1]. C'est Nicolas Jean Hugon de Basseville, secrétaire de légation à Naples et envoyé spécial de la République à Rome qui aura en charge l'Académie jusqu'à son assassinat en 1793. Il est suffisamment estimé en 1800 pour figurer dans la liste des dix meilleurs peintres français établie par Jean-Baptiste Pierre Le Brun à la demande de Lucien Bonaparte[2]. Il peint en 1808 le Mariage du prince Eugène de Beauharnais avec la princesse Amélie de Bavière à Munich (Versailles, musée national du château et des Trianons). Décoré de la Légion d'honneur, il est nommé membre de l’Académie des beaux-arts en 1809. Il meurt le 4 octobre 1816 à Paris.

François Guillaume Ménageot fait partie de ces artistes qui ramenèrent la peinture française vers le Grand Genre[3], tout en la renouvelant, avec des compositions plus horizontales, une draperie plus sculpturale, des couleurs plus froides dans des décors monumentaux. Le Louvre possède un Portrait du Baron de Breteuil par Ménageot, un genre qu'il aborda rarement.

Œuvre[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) , Dan: Romantisme , 1996. no 93. p. 95-101.
  2. David, Ménageot, Gérard, Vincent, Girodet, Prud'hon, Régnault, Carle Vernet, Meynier et Guillon Lethière, (voir Francis Haskell, De l'art et du goût, jadis et naguère, édition française : Gallimard, 1987).
  3. Par Grand Genre, il faut entendre la peinture d'histoire, religieuse ou mythologique, qui, depuis Félibien, a la primauté sur tous les autres genres : le portrait, les peintures d'animaux, le paysage et la nature morte.