Louis-Joseph-Raphaël Collin

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Louis-Joseph-Raphaël Collin

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Raphaël Collin photographié par Pierre Petit.

Nom de naissance Louis-Joseph-Raphaël Collin
Naissance 17 juin 1850
Paris
Décès 19 octobre 1916 (à 66 ans)
Brionne
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Artiste peintre
Enseignant
Formation École des beaux-arts de Paris
Maîtres William Bouguereau
Alexandre Cabanel
Élèves Maurice Sébastien Laurent
Kuroda Seiki
Maurice Guy-Loë
Mouvement artistique Symbolisme
Influencé par Corot
Manet
Pierre Puvis de Chavannes

Louis-Joseph-Raphaël Collin dit Raphaël Collin, né le 17 juin 1850 à Paris, mort le 19 octobre 1916 à Brionne, est un peintre et un illustrateur français proche du symbolisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raphaël Collin est le fils aîné de Nicolas Pierre Collin (1820-1900), conservateur à la Bibliothèque municipale de Paris, artiste peintre amateur, qui exposa au Salon de 1865 à 1870, et de Catherine de Mouzon, son épouse, originaires de la Meuse. Quatre ans plus tard le couple lui donnera une sœur, qu'ils prénommèrent Blanche (1854-1917).

Il étudie au Lycée Saint-Louis, puis à Verdun dans la classe de Monsieur Fouquet, où il a pour condisciple Jules Bastien-Lepage, qui deviendra un ami fidèle. Puis au milieu de l'année 1860, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de William Bouguereau (1825-1905), puis il rejoint Bastien-Lepage dans l'atelier d'Alexandre Cabanel (1823-1889), avec Fernand Cormon, Aimé Morot, Henri Gervex, et Jean-Joseph Benjamin-Constant.

Raphaël Collin est un peintre de genre, de nus, de portraits, de compositions décoratives et un illustrateur. Grand collectionneur de terres cuites antiques, de grès et poteries du Japon, il collabora avec Théodore Deck de 1872 à 1889 à la réalisation de faïences décoratives. Très prisée au Japon, sa peinture y fut introduite par le marchand d'art Hayashi Tadamasa.

Il expose à partir de 1873 au Salon où on lui décerne plusieurs prix. En 1880 il achète une propriété à Fontenay-aux-Roses, ruelle des Marinières, et c'est dans on jardin qu'il va faire poser ses modèles en plein air. Puis il s'installe rue des Châtaigniers[1] à la hauteur de l'immeuble portant comme nom La Résidence du peintre, y cultivant orchidées, lys et pivoines et de nombreuses plantes d'origine japonaise.

Parmi ses peintures décoratives, on remarque le plafond pour le petit foyer du théâtre de l'Odéon[2], et un plafond en rotonde pour l'Opéra-Comique à Paris.

Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1909, à la section peinture, au fauteuil de Ernest Hébert (1817-1908)[3]. En 1911, il est nommé professeur chef d'atelier à l'École des beaux-arts de Paris en remplacement de Luc-Olivier Merson. il est mort subitement le 19 octobre 1916, alors qu'il était en vacances à Brionne.

C'est son élève Maurice Sébastien Laurent qui fut son légataire universel. Ses obsèques furent célébrées le 24 octobre à Paris et il est inhumé dans le cimetière de Fontenay-aux-Roses avec ses parents et sa sœur Blanche. Sa tombe est ornée d'une statue.

Sa collection de céramiques japonaises pour la cérémonie du thé a été acquise en 1917 par le musée des beaux-arts de Lyon.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • 1889 - La Jeunesse, Étude préparatoire pour le Salon de 1889, hsc, Monogrammée bas droite, dim; 29,5 x 44,5cm,(vente Deburaux, Barbizon, le 3 juin 2007, lot n°162, p.79 du catalogue: "'L'école de Barbizon")
  • 1897 - Méditation , hst, Sbd, dim; 82,3 x 47cm (vente Deburaux, Barbizon, le 3 juin 2007, lot n°163, p.79 du catalogue: "'L'école de Barbizon")

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1873 : Sommeil (Seconde médaille)
  • 1874 : Vénitienne
  • 1875 : Idylle
  • 1877 : Daphnis et Chloé
  • 1878 : Les Foins
  • 1879 : Portrait de Mme Jean-Georges Müntz
  • 1884 : l'Été
  • 1886 : Floréal
  • 1896 : Coin de Jardin

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1873 - Seconde Médaille au Salon
  • 1889 - Grand Prix hors concours à l'Exposition universelle

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Sommeil, 1873, musée des beaux-arts de Rouen
  • Daphnis et Chloé, 1877, musée des beaux-arts et de la dentelle, Alençon, œuvre détruite lors d'un incendie.
  • Portrait de Mme Jean-Georges Müntz, 1879, musée d'Orsay, Paris
  • La Musique et La Danse, 1880, panneaux décoratifs pour le foyer du théâtre municipal de Belfort, musée d'art et d'histoire de Belfort
  • Idylle, 1882, hst, musée de l'Université des beaux-arts et de la musique de Tokyo
  • Autoportrait, 1882, musée de l'Université nationale des beaux-arts et de la musique de Tokyo
  • L'Été, 1884, musée des beaux-arts de Göteborg
  • Portrait de la jeune Élise G…, 1885, musée préfectoral de Shimane
  • Floréal, 1886, anciennement au musée du Luxembourg, Paris
  • Fin d'Été, 1886-1888, panneau décoratif pour la salle à manger de l'appartement du recteur de la Sorbonne
  • Portrait de Mademoiselle Rossolin, 1889, musée d'art de Toulon
  • La Poésie, 1890-1893, panneau décoratif pour le Salon des Lettres de l'hôtel de ville de Paris
  • Portrait de Mme Blondeau, 1891, Fonds municipal de l'art contemporain de la ville de Paris
  • Au bord de la mer, 1892, musée de la ville de Fukuoka
  • Jeune Fille, 1894, musée de la ville de Fukuoka
  • Coin de Jardin, 1895, SD, Association Meda Ikutoku-Kai
  • Intimité, 1897, musée Rodin, Paris
  • Les harmonies de la nature inspirent le compositeur, 1898-1900, plafond de l'Opéra-Comique à Paris
  • Portrait de jeune fille, 1900, musée des beaux-arts d'Arras
  • Solitude, 1901, Fonds municipal d'art contemporain de la ville de Paris
  • Méditation, 1904, musée préfectoral de Chiba
  • Panneau décoratif, vers 1912, salle du conseil de la mairie de Fontenay-aux-Roses, œuvre détruite en 1979.

Céramiques[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Raphaël Collin eut également de nombreux élèves américains.

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Autoportrait, 1882, musée de l'Université nationale des beaux-arts et de la musique de Tokyo
  • Collin dans son atelier, 1890, photographie anonyme, musée d'Orsay, Paris
  • Collin, 1899, gravure de Brauer
  • Raphaël Collin, photographié par Pierre Petit

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Répertoire Artprice
  • Sous la direction de Marcus Osterwalder, Dictionnaire des illustrateurs, 1890-1945, Éditions Ides et Calendes, 1992, p. 263
  • Rika Mitani, Raphaël Collin (1850-1916), à partir des années 1880 - Fontenay-aux-Roses, collection d'art extrême -oriental et ses œuvres, Mémoire pour le Master, Université Paris IV, 2006, éditeur?
  • E. Montrosier, « Raphaël Collin » dans Les Artistes modernes, IIe partie, 1882, pp. 121-124
  • A. M. de Bellina, Raphaël Collin, nos peintres dessinés par eux-mêmes, Paris, 1883, pp. 93-96
  • J. Uzanne, « Raphaël Collin, Figures contemporaines », dans l'Album Mariani, Paris, H. Floury, t.IV, 1899
  • Marie-Madeleine Valet, « Raphaël Collin », dans la Revue Illustrée, 1907, vol.2, pp. 761-773.
  • David Descatopire, Rika Mitani, « Raphaël Collin, ce Fontenaisien méconnu », dans Le Temps Libre, p. 27

Archives[modifier | modifier le code]

  • Archives Nationale : 34 lettres autographes
  • Bibliothèque du musée du Louvre : 5 lettres autographes
  • Cabinet des manuscrits de la BnF : 3 lettres autographes
  • Institut Néerlandais de Paris : 2 lettres autographes

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Actuelle rue Jean Lavaud.
  2. recouvert de peinture noire en 1967 lors de la création de la salle du Petit-Odéon mais remis à jour et restauré en 2005.
  3. Statut et index biographique. Académie des Beaux-Arts, Paris, Palais de l'Institut, 1991, p. 28

Liens externes[modifier | modifier le code]

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