Isidore Pils
Isidore Pils
Rouget de l’Isle chantant La Marseillaise.
Tableau d’Isidore Pils (1849), Musée historique de Strasbourg
| Nom de naissance | Isidore Pils |
|---|---|
| Naissance | 19 juillet 1813 ou 7 novembre 1815 Paris |
| Décès | 3 septembre 1875 Douarnenez |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Peintre d'histoire |
| Maître | Guillaume Lethière |
| Élèves | Paul Renouard Édouard d'Apvril Jules Bernard Ulysse Butin Gabriel Ferrier Léon-Louis Oury |
| Récompenses | Lauréat du Prix de Rome en 1838 Membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1867 Officier de la Légion d'honneur en 1867 |
Isidore Alexandre Auguste Pils, né à Paris le 19 juillet 1813 ou le 7 novembre 1815[1] et mort à Douarnenez le 3 septembre 1875, est un peintre d’histoire français.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Fils d’un soldat du maréchal Oudinot, Isidore Pils manifesta tôt ses talents. À l’âge de douze ans, il entre dans l'atelier de Guillaume Lethière, auprès duquel il étudie son art pendant quatre ans.
Lauréat du Prix de Rome en 1838 dans la catégorie peinture d’histoire avec Saint Pierre guérissant un boiteux à la porte du Temple. Il s’ensuit un séjour à l’Académie de France à Rome à la villa Médicis, alors dirigée par Ingres.
De santé fragile, tuberculeux, il part en convalescence à Ischia pendant l’été 1839. Pendant son séjour en Italie il visite Naples, Venise et Florence. Ses premières peintures sont d’inspiration religieuse.
Suivant les troupes françaises en Crimée (1854-1855) ou en Orient il commence à s’orienter vers la peinture militaire. Son œuvre la plus célèbre est Rouget de L’Isle chantant pour la première fois la Marseillaise en 1792, chez Dietrich à Strasbourg. Ce tableau fut terminé en 1849.
En 1860, il partage son atelier, à Paris, avec le peintre Alfred de Dreux. Son tableau la fête donnée à l’Empereur et à l’Impératrice à Alger en 1860 fait partie de l’Exposition universelle de 1867.
Nommé professeur de peinture à l’école des beaus-arts de Paris en 1863, il part, la même année, passer deux ans en Algérie où il peint, malgré la maladie. En 1867, il entre à l’Académie des Beaux-Arts et est promu officier de la Légion d'honneur.
Il peint de nombreuses scènes militaires pendant le siège de Paris par les Prussiens en 1871. Il est choisi pour exécuter une partie du plafond du grand escalier de l’Opéra de Paris.
Son style est naturaliste et orientaliste.
Au moment de sa mort en 1875, ses dernières paroles exhortent les peintres à travailler « d’après la nature ».
Œuvres [modifier]
(liste non exhaustive)
Dessins, aquarelles [modifier]
Peintures [modifier]
Salons [modifier]
Expositions, galeries [modifier]
Prix, récompenses [modifier]
- 1838 - Prix de Rome de Peinture 1838: dans la catégorie peinture d’histoire avec Saint Pierre guérissant un boiteux à la porte du Temple
Décorations [modifier]
Musées, monuments [modifier]
- Opéra de Paris: Une partie des plafonds
Élèves [modifier]
(liste non exhaustive)
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- Dossier de Légion d'honneur du peintre Isidore Pils.
- Isidore Pils dans la base joconde
- Peintres orientalistes français
- Musée de l’Avalonnais
- Military Painters
- The Cleveland Museum of Art
Notes et références [modifier]
- La première date, généralement reprise, est étayée par la trace administrative officielle de son dossier de Légion d'honneur, mais contredit la date de naissance du 7 novembre 1815 donnée par Raoul de Cisternes dans la préface du Journal de marche du grenadier Pils (publié en 1895), œuvre de son père François Pils. Or, l'état-civil reconstitué de la ville de Paris donne également la date de 1815, plus plausible effectivement car François Pils était pris dans la retraite de Russie en 1812. Peut-être Isidore Pils a-t-il voulu se vieillir pour ne pas être écarté du Prix de Rome en raison de sa jeunesse ?