François-André Vincent

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Portrait de François-André Vincent (1795), par Adélaïde Labille-Guiard, musée du Louvre, Paris.
Portrait de Pierre Rousseau (1774), musée de l'hôtel Sandelin, Saint-Omer.

François-André Vincent, né le 30 décembre 1746 à Paris où il est mort le 4 août 1816, est un peintre néoclassique, français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de son père, le miniaturiste François-Élie Vincent, professeur à l'Académie de Saint-Luc, puis de Joseph-Marie Vien, François-André Vincent est lauréat du prix de Rome de 1768 et il séjourne en Italie de 1771 à 1775. Il est admis à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1777 et à partir de cette date expose régulièrement au Salon.

Il est nommé professeur de l'École des Beaux-Arts de Paris le 7 juillet 1792 et confirmé le 30 novembre 1794, c'est sa première nomination, et succède à Anne-Louis Girodet[1].

En 1799, il épouse Adélaïde Labille-Guiard, qui a été formée par son père à la miniature et par lui-même à l'huile.

De 1809 à 1815 il est professeur de dessin à l'École polytechnique (France)[2].

Considéré comme l’un des principaux rivaux de Jacques-Louis David, il est rapidement supplanté par celui-ci. À la Révolution, ses convictions royalistes l’opposent encore plus à David.

Il devient l'un des premiers membres de l’Académie des beaux-arts de l'Institut de France, qui remplace l'Académie royale en 1795. Vers la fin de sa vie, il peint moins à cause de problèmes de santé, mais il continue à recevoir des honneurs officiels. Il était membre de la Légion d'honneur[3] et de plusieurs académies européennes.

François-André Vincent est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (11e Division) à Paris[4].

Élèves[modifier | modifier le code]

(Ordre alphabétique) Comme son rival David, François-André Vincent était à la tête d'un important atelier où il a formé de nombreux élèves, entre autres :

Catalogue et exposition[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Cuzin, ancien conservateur en chef du département des peintures du Louvre, a établi le catalogue des œuvres de François-André Vincent après 43 années de recherches. Le Musée des beaux-arts de Tours présente, pour la première fois, une exposition réunissant une part importante de ses œuvres du 19 octobre 2013 au 19 janvier 2014[5]. Cette exposition est ensuite présentée au Musée Fabre de Montpellier du 8 février au 11 mai 2014[6].

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Cuzin, Vincent entre Fragonard et David, éditions Arthena, 2013, (ISBN 978-2-903239-51-0).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts, (1794-1873), dans : Romantisme, 1996. N°93. pp. 95-101.
  2. [1]
  3. Jean-Pierre Cuzin, François-André Vincent : Catalogue raisonné de l’œuvre, Paris, Arthena,‎ 2013, p. 20
  4. Domenico Gabrielli, Dictionnaire historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Paris, éd. de l'Amateur,‎ 2002, 334 p. (ISBN 978-2-85917-346-3, liens OCLC? et notice BnF?)
  5. http://www.mba.tours.fr/include/viewFile.php?idtf=7386&path=0e%2FWEB_CHEMIN_7386_1379594230.pdf dossier de presse
  6. Jean-Pierre Cuzin, François-André Vincent - Une redécouverte in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, déc. 2013/jan./fév. 2014, n° 26, pp. 96-97.
  7. C'est avec ce tableau qu'il est lauréat du Prix de Rome en 1768.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Œuvre présentée aux expositions de 2014 à Tours et Montpellier.
  9. Le peintre obtient un très grand succès au Salon de 1779 avec ce tableau.
  10. Une esquisse se trouve au musée de la Sénatorerie de Guéret.