Hippolyte Flandrin

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Hippolyte Flandrin

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portrait d'Hippolyte Flandrin par Chevignard.

Nom de naissance Jean Hippolyte Flandrin
Naissance 23 mars 1809
Lyon
Décès 21 mars 1864 (à 54 ans)
Rome
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Maîtres Ingres
Mouvement artistique Néo-classicisme
Récompenses Prix de Rome 1832
Pour le Mérite en section arts

Jean Hippolyte Flandrin, dit Hippolyte Flandrin, né à Lyon le 23 mars 1809 et mort à Rome le 21 mars 1864, est un peintre français.

Il est le frère d'Auguste Flandrin (1804-1842), et de Paul Flandrin (1811-1902) également peintres.
Il épouse Aimée-Caroline Ancelot (1822-1882) en 1843, dont naîtra Paul-Hippolyte Flandrin (1856-1921), peintre religieux, portraitiste et décorateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hippolyte Flandrin est l'élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres, son travail est représentatif du mouvement néo-classique. Après avoir obtenu le premier grand prix de Rome de peinture en 1832, il part pour la villa Médicis. Il pratique d’abord la peinture d'histoire, avant de se tourner vers la peinture religieuse, dont il est avec Alphonse Le Hénaff un des rénovateurs de ce siècle[1].

Son Jeune homme nu assis au bord de la mer peint à Rome en 1836, est une de ses œuvres les plus réputées[2].

Il exécute les peintures murales de l'église Saint-Séverin, Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Vincent-de-Paul à Paris.

En 1853, Flandrin est élu membre de l'Académie des beaux-arts. En 1863, sa santé déclinante le pousse à retourner en Italie, où il meurt de la variole. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (57e division)[3].

Réception critique[modifier | modifier le code]

« Hippolyte Flandrin complétait Monsieur Ingres ; il était son côté spiritualiste, le transformateur de l’idée païenne de l’enseignement du maître en idée chrétienne : plus préoccupé de l’idéalisation de la pensée que de celle de la forme même, plus amoureux du sens que de la lettre, plus saisi par le sentiment psychologique que par le sens matériel, adonné à ces vagues aspirations mystiques des âmes religieuses qui trouvent les lois de leur esthétique dans les plus profonds et les plus secrets abîmes de leurs croyances. »

— Charles Lahure, Histoire populaire contemporaine de la France, Hachette, Paris, t. IV, 1866, p. 412.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Madame Hippolythe Flandrin (1846), son épouse Aimée-Caroline Ancelot - Musée du Louvre, Paris
  • Thésée reconnu par son père, (1832), école nationale supérieure des beaux-arts, Paris
  • Polytès, fils de Priam, observant les mouvements des Grecs à l'approche de Troie (1833-1834), musée d'art et d'industrie de Saint-Étienne
  • Jeune berger (1835), musée des beaux-arts de Lyon
  • Jeune homme nu assis au bord de la mer (1836), musée du Louvre, Paris
  • Dante et Virgile aux Enfers (1835), musée des beaux-arts de Lyon
  • Vitraux du chœur (1928 à 1931) de l'église Saint-Louis à Saint-Étienne (ancien Couvent des Minimes) avec Victor Orsel et Gabriel Tyr[4]
  • Saint Clair guérissant tes aveugles (1836), cathédrale de Nantes
  • Euripide écrivant ses tragédies, musée Ingres deMontauban
  • Le Christ et les petits enfants (1839), musée des beaux-arts de Lisieux
  • La Florentine (vers 1840), musée des beaux-arts de Nantes
  • Étude de personnages, graphite avec rehauts d'aquarelle blanche sur papier vélin, musée d'Évreux
  • Saint Louis dictant ses commandements
  • Saint Louis prenant la croix pour la deuxième fois
  • Mater Dolorosa, église de Saint-Martory
  • Pietà (1842), musée des beaux-arts de Lyon
  • Madame Hippolythe Flandrin (1846), musée du Louvre, Paris[5]
  • Napoléon législateur
  • La Force (1854), musée d'Orsay, Paris
  • La Justice (1856), musée d'Orsay, Paris
  • L'Adoration des mages (1857)
  • Joseph-Charles-Paul, prince Namoléon (1860), musée d'Orsay, Paris
  • Portrait de madame Édouard Brame (1861), musée des beaux-arts de Lyon
  • Napoléon III (1862), musée de l'Histoire de France à Versailles
  • Autoportrait à la casquette, musée des beaux-arts de Lyon
  • Autoportrait au chevalet (vers 1860), musée des beaux-arts de Lyon
  • Madame Oudiné, musée des beaux-arts de Lyon
  • Georges Brölemann, musée des beaux-arts de Lyon
  • Madame Georges Brölemann, musée des beaux-arts de Lyon

Peintures murales[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

posthumes
  • 1865, Exposition rétrospective, école impériale des beaux-arts, Paris.
  • 1984, Hippolyte, Auguste et Paul Flandrin, Paris, Orangerie du Luxembourg, Lyon, musée des beaux-arts.
  • 1995, De Le Brun à Vuillard, trois siècles de peinture française, musée Marmottan, Paris.
  • 2007, Hippolyte et Paul Flandrin, paysages et portraits, musée des beaux-arts de Nantes.

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte, Auguste et Paul Flandrin, une fraternité picturale au XIXe siècle, catalogue des expositions du musée du Luxembourg à Paris, et du musée des beaux-arts de Lyon, 1984-1985, Ed. RMN, Paris 1984. (ISBN 2-7118-0278-7).
  • De Le Brun à Vuillard, trois siècles de peinture française, cat. exposition musée Marmottan, 1995.
  • Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Abbé Hervé Pommeret, Alphonse Le Hénaff article illustré paru dans Bulletin et Mémoires de la Sociétés d'émulation des Côtes-du-Nord, t.LX (1928)., Saint-Brieuc, 1929, p. 301-329.
  2. Notice de l'œuvre sur le site du musée du Louvre.
  3. Moiroux 1908, p. 157
  4. « Notice no IA42000041 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no 15328 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  6. Catalogue de la 27e Exposition d'Amiens de 1885, p.23.
  7. Recueil de portraits d'Ernest Meissonier, de sa famille, de peintres, et personnalités diverses, BnF [1]