George Desvallières

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George Desvallières

Nom de naissance Olivier Gabriel Victor Georges Lefèbvre Desvallières
Naissance 14 mai 1861
Paris, France
Décès 5 octobre 1950 (à 89 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Activités Peintre
Mouvement artistique Ateliers d'art sacré

Olivier Gabriel Victor Georges Lefèbvre Desvallières[1], dit George Desvallières (Paris, 14 mai 1861 – Paris, 5 octobre 1950) est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

George Desvallières est le fils d'Emile Lefebvre Desvallières, administrateur en chef des Messageries maritimes, et de Marie Legouvé, fille et petite-fille des académiciens Ernest Legouvé et Gabriel-Marie Legouvé. Il est le beau-père de Gérard Ambroselli. Élevé dans un sentiment religieux, il étudie à l'Académie Julian avec Tony Robert-Fleury et Jules Valadon à l'école des Beaux-Arts. Il expose des portraits et reçoit des récompenses, mais une relation privilégiée avec Gustave Moreau l'oriente vers une inspiration mythologique et religieuse.

Il approfondit sa connaissance des Anciens lors d'un voyage en Italie en 1890 et pratique alors un art qui annonce les œuvres de la maturité: noirceur des sujets, violence de la couleur, conception dramatique de la religion. Il expose divers sujets symbolistes: Narcisse en 1901, Orphée en 1902, La Marche à l'Idéal en 1903 et compte parmi les fondateurs du Salon d'automne. Dans la décennie 1900, il se rapproche, sans en faire partie, d'un groupe de jeunes peintres (Lucien Simon, André Dauchez, Charles Cottet, Émile-René Ménard et René-Xavier Prinet), surnommé "La Bande noire" par les critiques d'art car ils rejettent les toiles claires des impressionnistes.

En 1908, il participe, conjointement avec Maurice Denis et Albert Besnard, à la décoration de l'hôtel particulier de Jacques Rouché, au début de la rue de Prony, près du Parc Monceau[2].

En 1919, il fut le fondateur avec Maurice Denis des Ateliers d'art sacré qui ont pour but de rénover l'art religieux, des ateliers fonctionnant sur le modèle des corporations du Moyen Âge et promettant de restaurer l'art chrétien. Desvallières s'était consacré aux sujets religieux après la perte d'un fils sur le front, en 1915. Lui-même avait fait la guerre et commandé un bataillon dans les Vosges.

En juillet 1929, il succède à Georges Rouault, qui vient de démissionner du poste de conservateur du musée Gustave Moreau. En janvier 1930, il est élu membre de la section peinture de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique et, en mai, l'Institut de France le choisit pour remplacer son ami René Ménard. L'association Fra Angelico d'entraide aux artistes le nomme président du comité de direction en 1933. En mars 1934, il signe le manifeste de Jacques Maritain Pour le bien commun, qui prône un christianisme social. L'année suivante, il participe à la création de la revue L'Art sacré et à son comité de rédaction. Après la mort de Frantz Jourdain, survenue au cours de l'été 1935, il est élu président du Salon d'automne en 1936. En décembre 1938, il prend position en faveur des nouveaux vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il devient président de l'Institut en janvier 1940, président de la Société de Saint-Jean en 1943 et président d'honneur du Salon d'automne en 1947.

Il s'attaque à divers programmes décoratifs publics ou privés et à des œuvres liées à la Grande guerre : vitraux de l'Ossuaire de Douaumont, église de Pawtucket aux États-Unis etc[3]... Illustrateur de La Princesse lointaine d' Edmond Rostand et de Rolla d' Alfred de Musset, il bénéficiera jusqu'en 1950 des commandes de l'État[4].

En 1890, George Desvallières épouse Marguerite Lefebvre (1870-1955), élève de César Franck. Ils auront six enfants : Sabine (née en 1891), Richard (1893-1962)[5], Daniel (1898), Marie-Madeleine (1908), Monique (1911) et enfin, France (1915).

Certaines de ses œuvres sont visibles au musée d'Orsay.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • La Vigne
  • Le Bon larron
  • En soirée, Madame Pascal Blanchard, (épouse du peintre Pascal Blanchard), 1903, huile sur papier marouflé sur toile, Paris, musée du Petit Palais.
  • Le Christ à la colonne
  • Hercule au jardin des Hespérides
  • Station de Chemin de Croix
  • Sujet sacré
  • La Piéta d'Avignon
  • L'Ascension du poilu
  • La frise de la chapelle du château de Saint-Privat au pont-du-Gard (Gard), offerte à J. Rouché - toile marouflée sur les murs

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AD 75 en ligne, V4E 111, vue 5/21, acte 481
  2. L'Atelier, Bulletin n°5 de l'association Le Temps d'Albert Besnard, décembre 2009, ISSN 1956-2462 (décors encore visibles)
  3. Les Peintres de l'âme, le Symbolisme idéaliste en France, Jean-David Jumeau-Lafond
  4. Il répondait à l'Enquête de Charles Morice en 1905: " la nature n'a jamais été qu'un moyen de réaliser une pensée; j'entends par pensée un mouvement de l'âme "
  5. voir : www.seine-port.fr/09.../Salles/DesvallieresR/_Accueil.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ladoué, Pierre (1952), Georges Desvallières, peintre et apôtre. Foyer Notre-Dame (Coll. « Convertis du XXe siècle », 12), Bruxelles.
  • Catherine Ambroselli de Bayser, George Desvallières et Jacques Rouché in L'Atelier, bulletin n° 5 de l'association Le Temps d'Albert Besnard, décembre 2009, ISSN 1956-2462

Lien externe[modifier | modifier le code]