Pierre-Narcisse Guérin

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Guérin
Portrait de Pierre-Narcisse Guérin, par Jodocus Sebastiaen van den Abeele,Musée du Louvre
Portrait de Pierre-Narcisse Guérin, par Jodocus Sebastiaen van den Abeele,Musée du Louvre

Nom de naissance Baron Pierre-Narcisse Guérin
Activité Peintre
Naissance 13 mai 1774
Paris
Décès 6 juillet 1833
Rome
Mouvement Néoclassicisme
Formation Académie royale de peinture et de sculpture
Maîtres Hughes Taraval, Nicolas Guy Brenet,Jean-Baptiste Regnault
Élèves Léon Cogniet
Alexandre Colin
Delacroix
Géricault
Louis-Pierre Henriquel-Dupont
Paul Huet
Orsel
Ary Scheffer
Henry Scheffer
Distinctions Premier Grand Prix de Rome de peinture en 1797
Œuvres principales
Clytemnestre, Didon et Énée

Baron Pierre-Narcisse Guérin (Paris, 13 mai 1774 - Rome, 6 juillet 1833) est un peintre français membre de l'Institut. Il pratique un art dans le style néo-classique et eut une carrière brillante qui le fit devenir directeur de la Villa Médicis à Rome. Il est décédé à l'âge de 59 ans.

Sommaire

Biographie[modifier]

Né à Paris de parents thiernois, Pierre-Narcisse Guérin est admis à 11 ans à l’école de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Il y sera l’élève de Taraval, Nicolas Guy Brenet puis de Jean-Baptiste Regnault. À vingt-trois ans, en 1797, il obtient le Premier Grand Prix de Rome, avec : La Mort de Caton d'Utique. Son premier tableau remarquable est Le Retour de Marcus Sextus, qui eut, au Salon de 1799, un succès sans exemple. Peu après, il peignit son Orphée au tombeau d'Eurydice et l' Offrande à Esculape, une de ses meilleures toiles.

Il se rendit ensuite en Italie où il passa plusieurs années. De retour à Paris, il reparut au Salon de 1810 avec trois tableaux : l'Aurore enlevant Céphale, composition gracieuse qui fut froidement accueillie ; Andromaque et Pyrrhus, production théâtrale et froide, et Bonaparte pardonnant aux révoltés du Caire, toile faiblement exécutée, qui donna lieu à de vives critiques. Cette même année, Guérin ouvrit, à Paris, un atelier bientôt très fréquenté, d'où sont sortis les romantiques les plus ardents : Géricault, Ary Scheffer et son frère Henry Scheffer, Léon Cogniet, Orsel, Paul Huet ou encore Delacroix.

Parmi les œuvres remarquables que Guérin produisit ensuite, nous mentionnerons Clytemnestre et Didon et Énée, dont le sujet fut très vif au Salon de 1817. Professeur à l'École des beaux-arts de Paris, il est institué officiellement le 27 novembre 1816, en remplacement de Claude Dejoux décédé la même année. Il sera lui même remplacé en 1833 par Paul Delaroche[1]. Membre de l'Institut en 1815 (fauteuil 9), il accepta, en 1822, la direction de l'Académie de France à Rome, qu'il garda jusqu'en 1828.

Ses compositions, pour la plupart consacrées à l’histoire et inspirées de thèmes empruntés à l’antiquité ou au théâtre, ne manquent pas de grandeur. On y trouve de la pureté dans les contours, de l'harmonie dans la couleur, du gout dans les ajustements.

Œuvres[modifier]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier]

  • La Mort de Priam, dessin (Louvre)
  • La Mort de Caton, dessin (Louvre)

Peintures[modifier]

Gravures[modifier]

Salons[modifier]

  • 1799 - Salon : Le Retour de Marcus Sextus
  • 1810 - Salon : L'Aurore enlevant Céphale - Andromaque et Pyrrhus - Bonaparte pardonnant aux révoltés du Caire.

Expositions[modifier]

Prix, récompenses[modifier]

Musées, monuments[modifier]

Élèves[modifier]

(liste non exhaustive)

Source[modifier]

  • Nouveau Larousse illustré, 1898-1907, publication dans le domaine public.
  • Réunion des musées nationaux.

Iconographie[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Philippe Bordes, La mort de Brutus de Pierre-Narcisse Guérin, Musée de la Révolution française, Vizille, 1996, (ISBN 2-909170-06-3).
  • Josette Bottineau et Elisabeth Foucart-Walter, L'inventaire après-décès de Pierre-Narcisse Guérin, Société de l'histoire de l'art français, Archives de l'art français, Nouvelle période -Tome XXXVII, Le Trarit d'union, Florence Hatier, La Mothe-Achard, 2004, (ISBN 2-9523522-0-8).
  • (réédition) Cahiers du Dessin Français n°13. Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833), (Édition Galerie de Bayser) 2006
  • Académie de France à Rome-Société de l'histoire de l'art français, Archives de l'art français, Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Rome, Nouvelle série-XIXe siècle-Tome IV, Pierre-Narcisse Guérin 1823-1828, Correspondance publiée par Antoinette Le Normand-Romain, François Fossier et Mehdi Korchane avec la collaboration d'Isabelle Chave, Librairie le Trait d'union, Rome, 2005, (ISBN 2-9523522-0-8).

Notes et références[modifier]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs des Beaux-Arts (1794-1873), dans : Romantisme, 1996. N°93. pp. 95-101.

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