Pierre-Narcisse Guérin

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Le retour de Marcus Sextus, exposé au Salon de 1799. Musée du Louvre, Paris.
L'Aurore enlevant Céphale, 1810, musée du Louvre, Paris.
Morphée et Iris, 1811, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

Pierre-Narcisse Guérin, né à Paris le , mort à Rome le , est un peintre néoclassique français. Membre de l'Institut, il fut directeur de la Villa Médicis à Rome..

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris de parents thiernois, Pierre-Narcisse Guérin est admis à en 1785 à l’école de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Il y est l’élève d'Hughes Taraval, de Nicolas Guy Brenet puis de Jean-Baptiste Regnault. En 1797, il obtient le premier grand prix de Rome pour La Mort de Caton d'Utique. Son premier tableau remarquable est Le Retour de Marcus Sextus, qui connaît un succès au Salon de 1799. Peu après, il peint son Orphée au tombeau d'Eurydice et L'Offrande à Esculape.

Il se rend ensuite en Italie où il passe plusieurs années. De retour à Paris, il reparaît au Salon de 1810 avec trois tableaux : l'Aurore enlevant Céphale, composition froidement accueillie ; Andromaque et Pyrrhus, et Bonaparte pardonnant aux révoltés du Caire, toile qui donne lieu à de vives critiques. Cette même année, Guérin ouvre, à Paris, un atelier bientôt très fréquenté, d'où sont sortis les romantiques les plus ardents : Théodore Géricault, Ary Scheffer et son frère Henry Scheffer, Léon Cogniet, Victor Orsel, Paul Huet ou encore Eugène Delacroix.

Parmi les œuvres représentatives que Guérin produisit ensuite, Clytemnestre et Didon et Énée, dont le sujet fut très vif au Salon de 1817. Professeur à l'École des beaux-arts de Paris, il est institué officiellement le , en remplacement de Claude Dejoux décédé la même année. Il sera lui même remplacé en 1833 par Paul Delaroche[1]. Membre de l'Institut en 1815 (fauteuil 9), il accepte, en 1822, la direction de l'Académie de France à Rome, qu'il garde jusqu'en 1828.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

  • La Mort de Priam, dessin (Louvre)
  • La Mort de Caton, dessin (Louvre)

Peintures[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1799 : Le Retour de Marcus Sextus
  • 1810 : L'Aurore enlevant Céphale - Andromaque et Pyrrhus - Bonaparte pardonnant aux révoltés du Caire.

Élèves[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Philippe Bordes, La mort de Brutus de Pierre-Narcisse Guérin, musée de la Révolution française, Vizille, 1996, (ISBN 2-909170-06-3).
  • Josette Bottineau et Elisabeth Foucart-Walter, L'inventaire après-décès de Pierre-Narcisse Guérin, Société de l'histoire de l'art français, Archives de l'art français, Nouvelle période -Tome XXXVII, Le Trarit d'union, Florence Hatier, La Mothe-Achard, 2004, (ISBN 2-9523522-0-8).
  • « Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) », dans Cahiers du Dessin Français n°13, réédition par la Galerie de Bayser, 2006.
  • Académie de France à Rome-Société de l'histoire de l'art français, Archives de l'art français, Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Rome, Nouvelle série-XIXe siècle-Tome IV, Pierre-Narcisse Guérin 1823-1828, Correspondance publiée par Antoinette Le Normand-Romain, François Fossier et Mehdi Korchane avec la collaboration d'Isabelle Chave, Librairie le Trait d'union, Rome, 2005, (ISBN 2-9523522-0-8).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs des Beaux-Arts (1794-1873), dans : Romantisme, 1996. N°93. pp. 95-101.

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