Louis Hersent

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Louis Hersent

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Louis Hersent,
portrait paru dans Le Magasin pittoresque (1865).

Naissance 10 mars 1777
Paris
Décès 2 octobre 1860
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Artiste peintre, graveur
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Maîtres David
Jean-Baptiste Regnault
Élèves Karl Girardet
Augustin-Désiré Pajou
Eugène Le Poittevin
Henri de Triqueti
Théophile Vauchelet (1802-1873)
Récompenses Second prix de Rome en peinture d'histoire de 1797

Louis Hersent, né le 10 mars 1777 à Paris[1] et mort dans la même ville le 2 octobre 1860[2], est un artiste peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Sophie Crouzet, Cleveland Museum of Art.
La Reine Marie-Amélie et ses enfants (1835), château de Versailles[réf. nécessaire].
Portrait de Madame Jean-Charles Clarmont, née Rosalie Favrin (1772-1858), (1828), château de Versailles.

Son père était graveur. Louis Hersent est l'élève de Jacques-Louis David et du baron Jean-Baptiste Regnault, et obtient un second prix de Rome[3] pour La Mort de Caton d'Utique en 1797. C'est un peintre d'histoire et de portraits. Il a peint un grand nombre de portraits en pieds dont : Le Duc de Richelieu, Le Prince de Carignan, etc.

il expose La métamorphose de Narcisse au Salon de 1802. Il continue à exposer jusqu'en 1831, avec de rares interruptions. Ses œuvres majeures sous l'Empire sont Achille se séparant de Briséis, Atala mourant dans les bras de Chactas (ces deux tableaux apparaissent parmi les gravures des Annales du musée de Landon), Un incident de la vie de Fénelon (1810, château de la Malmaison) et Le Passage du pont de Landshut (1810, château de Versailles). Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1822. Nommé professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris, le 17 mars 1825, en remplacement d'Anne-Louis Girodet, il aura Émile Signol pour successeur à sa mort en 1860[4].

Il épouse Louise Marie-Jeanne Mauduit (1784-1862), fille d'un savant géomètre, peintre également, ancienne élève de Charles Meynier. Sa première exposition au Salon de peinture date de 1810. Elle ouvre à leur domicile 22 rue Cassette une école de peinture réservée aux femmes. Elle en confie la direction à l'une de ses meilleures élèves, Madame Dénos, à qui succéde Auguste Galimard, auteur d'une Léda célèbre qui domina la place qu'occupait la chapelle de cet ancien couvent de religieuses. Lui-même y avait son atelier ouvert à ses élèves. Marie-Jeanne Hersent meurt quatorze mois après son époux.

Le couple repose au Cimetière du Père-Lachaise, (32e division) où leur sépulture est ornée d'un médaillon en marbre blanc et de sculptures en bas-reliefs de François Lanno, représentant les deux artistes et leurs œuvres[5],[6].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Gravures[modifier | modifier le code]

  • Daphnis et Chloé, après 1817, gravé par Jean Nicolas Laugier et Antoine François Gelée
  • Abdication de Gustave Ier Vasa, 1831, gravé par Louis-Pierre Henriquel-Dupont
  • Ruth et Booz, après 1822, gravé par Pierre Alexandre Tardieu
  • Jeu de cartes, gravure de Louis Hersent et Pierre-Nolasque Bergeret d'après le dessin d'Armand Gustave, château de Pau
  • La Reine Marie-Amélie, litographié par Léon Noël

Louis Hersent consacra la dernière partie de sa vie principalement à la gravure, illustrant les Fables de Jean de La Fontaine.

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1802 : La Métamorphose de Narcisse
  • 1804 : Achille livrant Briséis aux héraults d'Agamemnon
  • 1806 : Atala s'empoisonne dans les bras de Chactas, Le Tombeau aérien, coutume américaine
  • 1808 : Portraits de femmes
  • 1810 : Fénelon ramenant une vache à des paysans
  • 1817 : Daphnis et Chloé
  • 1822 : Rhut et Booz
  • 1824 : Le Prince de Carignan
  • 1826 : Daphnis et Chloé
  • 1827 : Henri IV
  • 1831

Expositions[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480)
  • Dictionnaire Bénézit
  • Charles Gabet et Louis Charles Deschamps, Dictionnaire des artiste de l'École française au XIXe siècle…, Paris, 1831 chez Madame Vergne 1 place de l'Odéon. pp. 349-350/709 p.
  • Patrick Shawcable, « Louis Hersent » dans La Gazette des Beaux-Arts janvier 1999, pp. 20-21.
  • Henry Jouin, « La Sculpture dans les cimetières de Paris : Cimetière de l'Est (Le Père-Lachaise) », Nouvelles Archives de l'art français, Paris, vol. 13,‎ 1897, p. 103-238 (lire en ligne)
  • Anne-Marie de Brem, Louis Hersent, catalogue d'exposition, Maison de la vie romantique (Musée de la Vie romantique), Hôtel Scheffer-Renan, Paris, 1993

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no LH/1295/57 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Dans le 6e arrondissement de Paris. Archives de Paris, état-civil numérisé du 6e arrondissement de Paris, registre des décès de l'année 1860, acte no 2098 du 3 octobre 1861 (vue 2/31 de la numérisation). L'artiste est mort la veille à son domicile au no 22 de la rue Cassette.
  3. Ex-æquo avec Mathieu-Ignace Van Brée
  4. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », dans Romantisme, 1996. no 93. p. 95-101
  5. Notice de la tombe de l'artiste au cimetière du Père-Lachaise sur appl-lachaise.net
  6. Bauer 2006, p. 165

Liens externes[modifier | modifier le code]

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