Géorgiques

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Pâtres et troupeaux, folio 44vr du Vergilius romanus illustrant les Géorgiques, début du Ve siècle

Les Géorgiques sont une œuvre de Virgile en quatre chants, écrite entre 36 et 29 avant J.-C.

L'auteur y atteint une certaine forme de perfection artistique, ce qui lui vaut d'être considéré comme le plus grand poète de l'époque. L'ouvrage se présente comme un traité sur l'agriculture, mais les thèmes abordés sont beaucoup plus vastes : guerre, paix, mort, résurrection. Il constitue surtout une célébration de la vie paysanne traditionnelle.

Virgile a trente-trois ans lorsqu'il entame son œuvre, qu'il n'achèvera que sept ans plus tard. Il entreprend ce poème à la demande de Mécène, son protecteur, dans le but de remettre en honneur parmi les Romains l'agriculture abandonnée pendant les guerres civiles, et de les ramener à la simplicité des mœurs de leurs ancêtres.

Les Géorgiques sont composées au total de 2500 vers. Le terme géorgique vient du grec et signifie travailleur de la terre. L'œuvre est divisée en quatre livres, qui traitent dans l'ordre : des cultures et des champs, de l'arboriculture et de la vigne, de l'élevage des troupeaux, et de l'apiculture. On peut s'apercevoir que Virgile passe sous silence des grands thèmes tels que les jardins et l'art botanique ; il s'agit là d'un oubli volontaire, l'auteur voulant privilégier l'utile à l'agréable.

Par ce poème didactique, rédigé en hexamètres dactyliques, Virgile s'est imposé comme un grand poète latin. On lui a parfois reproché le manque d'ordre; mais, si la méthode n'est pas absolument rigoureuse, elle est suffisamment nette et claire (on ne peut pas exiger d'un poème la même rigueur que d'un traité régulier en prose).

Postérité de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Traduction de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Perrine Mane, « Enluminures médiévales des Géorgiques de Virgile », Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Age, Temps modernes, T. 107, N°1. 1995. pp. 233-329 [1]
  • Courcelle Pierre. « La tradition antique dans les miniatures inédites d'un Virgile de Naples », Mélanges d'archéologie et d'histoire, T. 56, 1939. pp. 249-279, [2]
  • Fontaine Jacques, « La conversion du christianisme à la culture antique : lecture chrétienne de l'univers bucolique de Virgile », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, n°1, mars 1978. pp. 50-75, [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]