Charles Vidor

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Charles Vidor

Nom de naissance Karoly Vidor
Naissance 27 juillet 1900
Drapeau de la Hongrie Budapest (Hongrie)
Nationalité Drapeau de la Hongrie Hongrois
Décès 4 juin 1959 (à 58 ans)
Drapeau de l'Autriche Vienne, Autriche
Profession Réalisateur
Films notables Gilda

Charles Vidor (27 juillet 19004 juin 1959) était un réalisateur de cinéma. Né Vidor Károly dans une famille juive de Budapest en Hongrie[1], Vidor s'est fait connaître durant les dernières années du cinéma muet.

Il s'est marié trois fois, dont deux avec des actrices, Karen Morley de 1932 à 1943, et Evelyn Keyes de 1943 à 1945.

Vidor est mort à Vienne en Autriche d'une attaque cardiaque. Une étoile lui est dédiée sur le Hollywood Walk of Fame, 6676 Hollywood Boulevard en Californie, pour sa contribution à l'industrie du cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Vidor est né le 27 juillet 1900 dans la ville de Budapest, en Hongrie. Il fait ses études aux universités de Budapest et de Berlin, puis se tourne vers l'ingénierie civile, tout en développant un intérêt pour la musique, l'écriture, et la sculpture. Lieutenant d'infanterie durant la Première Guerre mondiale, il est blessé à trois reprises et reçoit quatre décorations. Au lendemain de la guerre, il rejoint la UFA[2],[3] (principale société de production allemande) et apprend les métiers de monteur et d'assistant réalisateur.

En 1924, il décide de tenter sa chance aux États-Unis, choisissant la ville de New York pour débuter, où, manquant de contacts, chante un temps comme baryton-basse dans une compagnie jouant les opéras de Wagner. Finalement, en 1927, il gagne Hollywood et fait valoir son expérience de monteur et assistant réalisateur. Son premier essai, un court métrage intitulé The Bridge lui permet de signer un contrat avec la MGM.

En 1932, il codirige, sans être crédité, Le Masque d'or, avec Charles Brabin[3], et signe enfin son premier film hollywoodien l'année suivante avec Sensation Hunter. Toutefois, c'est Double Doors, en 1934, petit thriller aux tonalités expressionnistes, qui le fait remarquer. En 1935 il passe à la RKO et réalise son premier western, The Arizonian, dans lequel Richard Dix débarrasse une petite ville de son shérif corrompu. Il enchaine alors avec une comédie familiale (His Family Tree, 1935), un film de détective (Muss 'Em up, 1936) et, pour la Paramount, trois séries B mineures tournées rapidement en 1937 (voir filmographie).

En 1939, il signe avec la Columbia Pictures[3], qu'il va servir jusqu'en 1948, y tournant film d'aventure, film criminel, drame, thriller en huis clos, comédies romantiques, western, ou encore biographie filmée. De cette période, Gilda est sans doute sa réalisation la plus célèbre[3] ; poussée par la Columbia à renouveler la magie sensuelle du couple vedette, Vidor accepte de tourner une adaptation de l'opéra de Bizet intitulée Les Amours de Carmen. L'échec retentissant de ce film met le cinéaste en position délicate au sein de la compagnie. Il rachète alors son contrat à Harry Cohn pour 75 000 dollars et se met à disposition de n'importe quelle major hollywoodienne[4].

Ainsi, pour la Samuel Goldwyn Productions il signe la comédie musicale Hans Christian Andersen et La Danseuse (1952) ; pour la Paramount, le film d'aventure Tonnerre sur le temple ; et pour la MGM, il dirige successivement Elisabeth Taylor et Vittorio Gassman dans le drame Rhapsodie, Doris Day dans le film biographique Les pièges de la passion, et Grace Kelly dans Le Cygne, quelques semaines avant que celle-ci ne devienne princesse de Monaco.

En 1957, il tourne Le Pantin Brisé pour la Paramount, la biographie de Joe E. Lewis, populaire chanteur des années 1920 à 1950, gravement blessé par la mafia mais qui remonta sur la scène malgré les menaces. Le film offre une célèbre prestation de Franck Sinatra. L'année suivante, Vidor remplace au pied levé sur le tournage de L'Adieu aux armes produit par David O. Selznick. Ce fut l'un des plus grands échecs de Selznick, bien qu'adapté du roman d'Ernest Hemingway, et financé à grand frais.

En 1960, Charles Vidor entame Le Bal des adieux, autre biographie filmée, consacrée cette fois à Franz Liszt et ses relations houleuses avec les femmes de sa vie. Le cinéaste meurt au milieu du tournage[2], terminé alors par George Cukor[3]. Dirk Bogarde rapporte que « Le cercueil de Vidor s'étant révélé trop petit, on scia les jambes du mort pour l'y faire entrer, et c'est ainsi qu'il fut rapatrié vers les États-Unis ».

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Charles Vidor », sur Cinéclub de Caen (consulté le 04/03/2011)
  2. a et b « Fiche personnalité », sur Cinéma Encyclopédie (consulté le 04/03/11)
  3. a, b, c, d et e Dictionnaire du cinéma, Larousse, dirigé par Jean-Loup Passek, art. Charles Vidor
  4. (en) Charles Vidor sur l’Internet Movie Database Consulté le 04/03/11. « 1948, when Vidor bought out his contract for $75,000 ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]