Dean Martin

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Dean Martin

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Dans Un numéro du tonnerre (1960)

Nom de naissance Dino Paul Crocetti
Surnom The King of Cool
Naissance 7 juin 1917
Steubenville (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Décès 25 décembre 1995 (à 78 ans)
Beverly Hills (États-Unis).
Profession Acteur
Chanteur
Films notables Le Bal des maudits
Comme un torrent
Rio Bravo
Embrasse-moi, idiot
Site internet Dean Martin Fan Center

Dean Martin, de son vrai nom Dino Paul Crocetti, est un acteur et un crooner américain d'origine italienne, né le 7 juin 1917 à Steubenville (Ohio) et mort le 25 décembre 1995 à Beverly Hills (Californie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Durant sa jeunesse, Dino Paul Crocetti eut différents petits boulots, puis, sous le nom de Dean Martin, il commença à travailler dans un club de New York où il connut ses premiers succès. Au milieu des années 1940, il fait la connaissance de Jerry Lewis qui se produit alors sur scène dans un numéro de pantomime. En mars 1946 ils se retrouvent engagés chacun au même moment dans le même club. Ils se mettent à improviser ensemble sur scène, déclenchant immédiatement l'hilarité du public. Le duo comique Martin and Lewis est né. Il deviendra le plus célèbre des États-Unis.

Ils commencent une carrière au cinéma, avec un premier film, My Friend Irma. Dans la foulée, suivent My Friend Irma Goes West puis Le Soldat récalcitrant (At War with the Army))'. Binôme équilibré — Dean Martin représente la douceur et la droiture, alors que Lewis est l'idiot burlesque —, ils enchaînent le tournage de treize films, mais, la lassitude aidant, décident de se séparer au sommet de leur gloire en 1956.

Dean Martin se dirige alors vers la musique et la télévision. Il se révèle en tant qu'acteur dramatique dans Le Bal des maudits avec Montgomery Clift et Marlon Brando, puis au côté de John Wayne dans Rio Bravo, fait plusieurs tubes, dont Volare et That's Amore, et devient la figure de proue de la « cool music », avec notamment Frank Sinatra, Sammy Davis, Jr. et Shirley MacLaine, au sein d'un groupe baptisé le Rat Pack. La bonne entente dure quelques années puis le groupe s'effrite. Dean Martin redémarre avec des succès musicaux, comme Everybody Loves Somebody qui déloge les Beatles du Hit Parade en 1964, In the Chapel in the Moonlight ou Gentle On My Mind en 1968, et obtient au cinéma de belles réussites dont Embrasse-moi, idiot, Les Quatre Fils de Katie Elder, la série des Matt Helm, parodie de James Bond, Cinq cartes à abattre, Bandolero !, Airport.

Après la mort accidentelle de son fils, Dean Paul Martin (qui jouait dans la série Superminds avec Courteney Cox) en 1987, il sombre, frappé par la peine et la solitude. Sinatra et Sammy Davis tentent de lui redonner goût à la vie en organisant une tournée commune à travers les États-Unis, le Together Again Tour, un vieux projet datant de 1974, mais, miné par le chagrin, Martin abandonne après seulement quelques concerts. Ses apparitions sur scène se font alors extrêmement rares, hormis les retrouvailles avec son ancien complice, Jerry Lewis, le 5 septembre 1976 à Las Vegas[1]. On lui diagnostique un cancer en 1991 ; il meurt d'emphysème le jour de Noël 1995. Sur sa tombe est inscrit : « Dean Martin - Everybody Loves Somebody ».

Bien que nés aux États-Unis, les parents de Dino Paul Crocetti, alias Dean Martin, n'ont pas parlé anglais avant leur adolescence. Originaire des Abruzzes, Dean Martin n'a jamais cessé de chanter l'Italie dans ses chansons comme In Napoli, That's amore. Il chante même en italien dans sa reprise Volare de Domenico Modugno ; ainsi que dans Mambo Italiano ou encore Return to Me.

Dean Martin affirma avoir détesté Le Parrain qui, selon lui, ne servait qu'à véhiculer une représentation erronée des Italo-Américains. Il sera pourtant révélé que Dean Martin et son ami Frank Sinatra (chanteur d'origine sicilienne) possédaient des liens très étroits avec la Mafia italo-américaine. Leur ami commun n'était autre que le boss Sam Giancana. Un jour, une amie de Dean Martin trouva dans sa cuisine un revolver appartenant à ce dernier[2]. On raconte que Dean Martin et Frank Sinatra étaient les chanteurs officiels des patrons mafieux de Cosa Nostra[3].

Il a été parfois indiqué que Dean Martin était ivre en permanence. Cela s'apparente à une légende, Martin l'ayant lui-même confirmé, dans la mesure où il anima pendant neuf ans un show hebdomadaire, le Dean Martin Show, où il remplaçait le bourbon par du jus de pomme, ce genre de show nécessitant en outre beaucoup de travail. Lors de chaque émission, où son ami et pianiste Ken Lane (auteur notamment de Everybody Loves Somebody) l'accompagnait, un invité-surprise se cachait derrière une porte et Dean Martin ne savait quasiment jamais de qui il s'agissait. Il faisait alors preuve d'une étonnante capacité d'improvisation. Cigarette en main, il accueillait avec chaleur l'invité-surprise et échangeait avec lui quelques plaisanteries. Le show se terminait toujours sur quelques notes de Everybody Loves Somebody après que Dean ait remercié l'ensemble de ses invités, et lancé aux auditeurs de la NBC, la chaine productrice du show : « Please take care of yourself ». Après la suppression de son show en 1974, Dean Martin a animé pendant plusieurs années le Dean Martin Celebrity Roast qui, en dépit de la verve de Martin, très à l'aise en sa qualité de maître de cérémonie, n'a pas atteint la renommée du Dean Martin Show, malgré la présence d'invités prestigieux.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Doublage français[modifier | modifier le code]

et aussi :

Discographie[modifier | modifier le code]

Les années Capitol[modifier | modifier le code]

Les années Reprise[modifier | modifier le code]

1983 Nashville sessions

Albums live[modifier | modifier le code]

Box sets and collections[modifier | modifier le code]

Capitol[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au Sahara Hotel lors du telethon against muscular dystrophy avec la complicité de Frank Sinatra
  2. Shirley MacLaine note un incident dans ses mémoires Les Stars de ma vie, page 74, Presses de la Cité, 1996 (ISBN 2-258-04189-9) : « Peut-être avais-je, à cause d'une plaisanterie idiote, déplu à Giancana lorsqu'il était venu chez Frank. Nous étions en train de jouer aux cartes. […] C'est alors qu'on sonna à la porte. Comme j'étais officiellement l'hôtesse, j'allai ouvrir. C'était un paquet de cannellonis en provenance de Chicago. Je suis allé le mettre au réfrigérateur et, par hasard, j'ai remarqué qu'il y avait un pistolet à eau sur une étagère. Je l'ai pris et l'ai braqué sur Sam. — Est-ce qu'on ne s'est pas déjà rencontrés ? fis-je. Sam se leva d'un bond et tira son 38 de la poche intérieure de sa veste. C'est alors que Frank et Dean entrèrent. Devant la scène, ils éclatèrent de rire. »
  3. Témoignage de Shirley MacLaine dans ses mémoires Les Stars de ma vie, pages 68-69-72-74 : « Comme un torrent marqua le début d'une amitié indéfectible entre Dean, Frank Sinatra et moi. […] Pendant le tournage, je remarquais que les « amis » de Chicago de Dean et Sinatra semblaient, eux aussi, plus à l'aise quand venait la nuit. […] Je ne savais pas qui ils étaient. […] Dean et Frank avaient loué une maison adjacente à l'hôtel où habitait le reste de l'équipe. Les « amis » de Frank, dont Sam Giancana qui semblait être le patron. […] Ils m'emmenaient partout, et nous étions suivis par leurs amis qui ressemblaient à des bandits. Les « amis » profitaient avec bonheur de la célébrité des deux vedettes, célébrité acquise de façon légitime. Dans certains endroits, on reconnaissait Giancana, mais cette reconnaissance était toujours mêlée de crainte. […] Je n'avais pas vraiment compris qui était Giancana. […] J'avais entendu dire que c'était une sorte de gangster, mais, à l'époque, je ne prenais rien au sérieux. Je n'avais pas eu la même enfance que Dean et Frank qui avaient grandi dans la rue. Je jouais. Eux savaient. […] Mais après tout, moi aussi, je fréquentais ces types et je trouvais cela formidable. Au début, j'étais naïve, mais lorsque mes yeux se sont ouverts, je me suis retrouvée en pleine confusion. Si Frank était aimable et gentil avec moi, il pouvait être volontiers grossier et même cruel avec les autres. […] Un jour, il me dit : « Si quelqu'un t'ennuie d'une façon ou d'une autre, dis-le moi et je règlerai le problème. » Je sentis un frisson me parcourir. Je ne savais plus quoi penser. D'une certaine façon, je profitais de sa protection. Qu'aurait-il fait si « quelqu'un m'avait ennuyée » ? Que voulait-il dire ? Tout ce mystère n'en restait pas moins fascinant. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Ayache, Une histoire américaine : Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr., Joey Bishop, Peter Lawford, Paris, Éditions Choiseul,‎ 2009, 249 p. (ISBN 978-2-916-72293-1, OCLC 718496318)
  • Nick Tosches (trad. Jean Esch), Dino : la belle vie dans la sale industrie du rêve [« Dino: living high in the dirty business of dreams »], Paris, Rivages, coll. « Écrits noirs »,‎ 2001, 525 p. (ISBN 978-2-743-60670-1, OCLC 319903113)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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