Catherine Parr

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Catherine Parr

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La reine Catherine Parr.

Titre

Reine consort d'Angleterre et d'Irlande

12 juillet 154328 janvier 1547
(&&&&&&&&&&&012963 ans, 6 mois et 16 jours)

Prédécesseur Catherine Howard
Successeur Anne de Danemark
Biographie
Naissance 1512
Londres (Angleterre)
Décès 5 septembre 1548
Sudeley Castle (Gloucestershire, Angleterre)
Père Thomas Parr de Kendal
Mère Maude Green
Conjoint Edouard Borough
John Neville
Henri VIII d'Angleterre
Thomas Seymour
Enfants Marie Seymour
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Reines consorts d'Angleterre

Catherine Parr (ou Parre) (15125 septembre 1548), fut la sixième et dernière épouse de son troisième mari, Henri VIII, qu'elle épousa en 1543, succédant à Catherine Howard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Elle était la fille d'un contrôleur de la maison royale, sir Thomas Parr de Kendal. Elle fut mariée en premières noces en 1527 à Edouard Borough, second Baron Borough of Gainsborough, puis en secondes noces en 1534 à John Neville, 3e Baron Latymer (1493-1543).

Instruite, spirituelle, versée dans l'étude des controverses théologiques, elle faillit se perdre en employant toute son influence au service des protestants. Mais son habileté triompha des défiances du roi. Elle était certainement une femme intelligente qui ne dut son salut qu'à son adresse. Glissant à travers le « fouet à six queues » (Bill des six articles de foi), elle réussit à devenir la veuve d'Henri VIII en 1547.

Très éprise de l'amiral Thomas Seymour, l'oncle maternel du roi Édouard VI, elle contracta avec lui une quatrième union qui devait être de courte durée car enceinte pour la première fois, elle mourut en couches le 5 septembre 1548, après avoir donné naissance une semaine auparavant à sa fille Mary.

Reine d'Angleterre[modifier | modifier le code]

Catherine épousa Henri VIII le 12 juillet 1543 au château de Hampton Court. Ce fut la première reine consort d'Angleterre à posséder le titre de reine d'Irlande, après l'adoption par Henri du titre de roi d'Irlande. En tant que reine, Catherine fut en partie responsable de la réconciliation d'Henri avec ses filles (déclarées illégitimes) de ses deux premiers mariages, qui deviendront toutes deux reines par la suite, Marie et Élisabeth. Elle développa également une bonne relation avec le fils d'Henri, Édouard, plus tard Édouard VI d'Angleterre. Quand elle devint reine, son oncle le baron Parr d'Horton devint son Lord Chamberlain.

Pendant trois mois, de juillet à septembre 1544, Catherine fut désignée reine régente par Henri alors qu'il participait à son ultime et infructeuse campagne en France. Grâce à son oncle, qui avait été nommé membre du conseil de régence, et au soutien de ses conseillers Thomas Cranmer et Edouard Seymour, premier comte d'Hertford, Catherine dirigea effectivement le pays. Elle contrôla les provisions, les finances et le rassemblement pour la campagne d'Henri en France, signa cinq proclamations royales, et maintint un contact constant avec son lieutenant des Marches du nord, le comte de Shrewsbury, afin de contrôler la situation complexe et instable en Écosse. Ses actes en tant que régente, sa force de caractère et sa dignité, puis plus tard ses convictions religieuses, influencèrent beaucoup sa belle-fille Élisabeth Ire.

Ses vues religieuses étaient complexes, et on manque de preuves concernant ce sujet. Bien qu'elle ait été éduquée comme catholique, elle fut plus tard intéressée par la « Nouvelle Foi ». On pense qu'elle adhéra vraiment à la foi protestante au milieu des années 1540. On est certain qu'elle avait fait siennes plusieurs idées de la Réforme quand ses Lamentations d'un pécheur furent publiées à la fin de 1547, après la mort d'Henri. Ce livre soutenait le concept protestant de la justification par la foi seule, ce que l'Église catholique qualifiait d'hérésie. Il est peu probable qu'elle ait développé ces idées dans le court laps de temps qui sépara la mort d'Henri de la publication du livre. Sa compassion envers Anne Askew, la martyre protestante qui s'était fermement opposée au concept catholique de transsubstantiation, suggère aussi qu'elle était plus que simplement intéressée par la nouvelle religion. Il est peu probable qu'elle se soit formellement convertie, la reine était assez réformatrice pour avoir attiré la suspicion des puissants catholiques et anti-protestants, comme l'évêque Étienne Gardiner et le chancelier Thomas Wriothesley, premier comte de Southampton, qui essayèrent de retourner le roi contre elle en 1546. Un ordre d'arrestation fut édicté contre elle, mais elle réussit à se réconcilier avec le roi en affirmant avoir simplement voulu lui faire penser à autre chose qu'à la souffrance provoquée par son ulcère à la jambe.

Dernier mariage, accouchement et décès[modifier | modifier le code]

Après la mort d'Henri, le 28 janvier 1547, Catherine put épouser son vieil amour, Thomas Seymour, premier baron Seymour de Sudeley et Lord Haut Amiral. Alors qu'elle n'avait pas eu d'enfant de ses trois premiers mariages, Catherine, à 35 ans, devint pour la première fois enceinte de Seymour. Elle donna naissance à son seul enfant, une fille, Marie Seymour, le 30 août 1548, et mourut six jours après l'accouchement, le 5 septembre 1548, à Sudeley Castle dans le Gloucestershire, probablement d'une fièvre puerpérale ou d'une septicémie.

Thomas Seymour fut décapité pour trahison moins d'un an après, et Marie fut recueillie par Catherine Willoughby, duchesse douairière de Suffolk, une proche amie de Catherine. Un an et demi plus tard, les possessions de Marie lui furent restituées par un Acte du Parlement, soulageant la duchesse du poids financier de la maisonnée de l'enfant. La dernière mention de Marie Seymour date de son second anniversaire, et la plupart des historiens pensent qu'elle est morte enfant.

Restes[modifier | modifier le code]

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En 1782, un gentilhomme du nom de John Locust découvrit le cercueil de la reine Catherine dans les ruines de la chapelle du Château de Sudeley. Il l'ouvrit et observa que le corps, après 234 ans, était dans un état surprenant. La chair d'un des bras était restée blanche et moite. Après avoir recueilli quelques-uns de ses cheveux, il referma le cercueil et le remit dans sa tombe. Le cercueil fut ouvert plusieurs fois dans la décennie suivante, et en 1792, des ivrognes le réenterrèrent grossièrement et sens dessus dessous. Quand le cercueil fut officiellement rouvert en 1817, il ne restait rien de plus qu'un squelette. Ses restes furent alors déplacés jusqu'à la tombe du Lord Chandos dont la famille possédait le château. Plusieurs années après, la chapelle fut reconstruite par Sir John Scott et un tombeau fut érigé pour la reine Catherine.

A l'écran[modifier | modifier le code]

En musique[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]