Henry Rider Haggard

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Henry Rider Haggard

Description de l'image  Henry Rider Haggard 03.jpg.
Activités romancier
Naissance
Bradenham
Décès (à 68 ans)
Londres
Genres Aventures
Distinctions Chevalier en 1912
Chevalier commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (KBE) en 1919

Henry Rider Haggard, né dans le comté du Norfolk le et mort à Londres le , est un écrivain anglais, auteur de romans d’aventures qui se situent dans des lieux considérés en son temps comme exotiques.

Biographie[1][modifier | modifier le code]

Henry Rider Haggard est né à Bradenham, dans le Norfolk, de William Meybohm Rider Haggard, un avocat et d'Ella Doveton, auteur et poète, nièce du général John Doveton. Depuis des siècles les membres de la famille de sa mère, établis à Saint-Hélène, servaient aux Indes comme officiers supérieurs[2].

Haggard avait une certaine expérience personnelle de ces pays « exotiques » grâce à ses nombreux voyages. Il était notamment allé en 1875 dans le Natal (aujourd'hui une province de l’Afrique du Sud) comme secrétaire du gouverneur colonial, Henry Bulwer-Lytton, frère d'Edward Bulwer-Lytton, occultiste et romancier illustre. En cette qualité, Haggard était présent à Pretoria en 1877 lors de l’annonce officielle de l’annexion de la république des Boers, qui devait déclencher la Première Guerre des Boers.

En 1878, Haggard fut nommé greffier de la Haute Cour du Transvaal, région qui devait également être incorporée à l’Afrique du Sud[3]. Il revint ensuite en Angleterre pour se marier et emmener son épouse, Mariana Louisa Margitson, avec lui en Afrique[4].

Le couple revint ensuite en Angleterre en 1882 et s’installa d’abord à Ditchingham, Norfolk, puis à Kessingland. Haggard entreprit l’étude du droit et s’inscrivit au barreau en 1884. Mais sa pratique du métier fut quelque peu décousue en raison du temps passé à l’écriture de ses livres et à se battre pour faire reconnaître les droits d'auteurs de ses œuvres publiées sans autorisation aux États-Unis. Il entretint également une importante correspondance avec Rudyard Kipling, auteur du Livre de la jungle[5].

Les romans de Henry Rider Haggard contiennent certes de nombreux préjugés caractéristiques de la culture coloniale britannique de l'époque, mais ils témoignent néanmoins d'une grande sympathie envers les populations locales. Les Africains jouent fréquemment des rôles héroïques dans ses livres, même si les protagonistes sont habituellement des Européens. Une exception notable est Ignosi, le roi légitime du Kukuanaland dans Les Mines du Roi Salomon. S'étant lié d’amitié avec les trois Anglais qui l’aident à reconquérir son trône, Ignosi s’inspire de leurs conseils pour supprimer la chasse aux sorcières et la peine capitale arbitraire.

Dans un autre de ses livres les plus connus, She (Elle–qui–doit–être–obéie), un professeur de Cambridge, Horace Holly, et son fils adoptif, Leo Vincey, voyagent en Afrique. Ils y rencontrent la reine Ayesha, qui s’est rendue immortelle en se baignant dans une colonne de feu qui est la source de vie. Cette créature, d’une beauté exceptionnelle, prototype de nombreuses figures de femmes toutes–puissantes, est à la fois désirable et effrayante. Les voyageurs vont découvrir qu’Ayesha attend depuis deux mille ans la réincarnation de son amant Kallikrates, qu’elle a tué au cours d’une crise de jalousie. Elle croit voir en Leo Vincey la réincarnation de Kallikrates…

Dans ce livre, Haggard explore les thèmes du pouvoir, de la vie et de la mort, de la réincarnation, de la sexualité, du destin. Dans d’autres ouvrages, il traite de problèmes sociaux et de thèmes tels que la réforme agraire.

Maître du roman populaire, H. Rider Haggard a créé une mythologie promise à un grand avenir, notamment à travers son héritier Edgar Rice Burroughs, la bande dessinée et Steven Spielberg : une Afrique mythique, nourrie de millénaires de fantasmes, de nostalgie, de désir et de peur. Le roman populaire est le plus en prise avec l'inconscient éternel des peuples, entre héros chevalier juste et fée séduisante et fatale dans l'imagerie occidentale. Haggard s'est également essayé (comme son confrère et compatriote Arthur Conan Doyle) au roman historique avec La Fille de Montézuma, souvenirs d'un vieil aristocrate couchés sur papier pour Élisabeth Ire d’Angleterre.

Haggard n'est plus aussi connu qu’à son époque car, comme ceux de Edgar Rice Burroughs, ses livres sont peu diffusés. Certains de ses personnages ont cependant eu un impact durable au XXe siècle. Ayesha a été citée par Sigmund Freud dans L'Interprétation des rêves et par Carl Gustav Jung comme archétype féminin.

Haggard a aussi exercé une influence dans les domaines de la science-fiction et de la littérature de « fantasy », notamment à travers Edgar Rice Burroughs. Allan Quatermain, le héros des Mines du Roi Salomon, a été identifié comme l’un des modèles au personnage d’Indiana Jones dans les films Les Aventuriers de l'arche perdue (de Steven Spielberg et George Lucas), et il a été interprété par Sean Connery comme le meneur de La Ligue des gentlemen extraordinaires, devenu immortel sur la terre africaine... Et comment oublier Stewart Granger dans le même rôle, et, pour ceux qui l'ont vue, Ursula Andress dans celui, mythique, de Ayesha.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

Année Titre français Dernière édition connue en langue française Titre original
1885 Les Mines du roi Salomon Éd. Terre de brume, 2004 King Solomon's Mines
1887 Elle Éd. Terre de brume, 2006 She
1887 Jess Éd. Hachette, 1889
1887 Allan Quatermain Éd. Néo no 93/94, 1983
1888 Le Colonel Quaritch Éd. Hachette, 1895
1888 Le Testament du monstre La Renaissance du livre, 1933 Mr Meeson's Will
1889 L'Épouse d'Allan Éd. Néo no 126,1984
1890 Béatrice Éd. Hachette, 1893
1891 Éric aux yeux brillants Éd. José Corti, 2007 Eric Brighteyes
1893 La Fille de Montezuma Éd. Néo, 1986 Montezuma's daughter
1894 Le Peuple du brouillard Éd. Néo no 53, 1982 People of the Mist
1896 Cœur du monde Éd. Néo, 1986
1900 L'Enfant des Boers Éd. Delachaux & Niestlé, (réédité chez Tallandier
sous le titre Sihamba la sorcière)
1905 Aycha, le retour d'Elle Éd. Néo
1908 Le Dieu jaune Éd. Garancière, 1985 The Yellow God
1911 Ève la Rouge Éd. Néo no 145-146,1985 Red Eve
1915 La Fleur sacrée Éd. Néo no 75-76,1983 The Holy Flower
1918 L'Esclave reine Éd. Néo no 107,1984 Moon of Israel
1919 Le Jour où la terre trembla Éd. Néo,1889
1921 Elle et Alan Quatermain Néo, 1982
1922 La Vierge du soleil Éd. Néo,1983
1923 La Fille de la Sagesse Éd. Néo no 31,1981 Wisdom's daughter
1927 Les Dieux de la glace Éd. Tallandier/Club de lecture des jeunes, 1965
1930 Balthazar Éd. Tallandier/Club de lecture des jeunes, 1962 Belshazzar

Sur les autres projets Wikimedia :

  • 1985 : La Nuit des pharaons (recueil de nouvelles chez Éd. Néo no 152)
    • Magepa l'antilope (Magepa the Buck, 1912)
    • Histoire de trois lions (A Tale of Three lions, 1887)
    • Cœur noir (Black heart & White heart, 1896)
    • La Nuit des Pharaons (Smith and the Pharaohs, 1913)
  • 1985 : Robert Laffont, Collection Bouquins, Elle-qui-doit-être-obéie comprenant : Elle ou la source de feu, Le retour d'Elle, La Fille de la Sagesse, Les Mines du Roi Salomon, Elle et Alan Quartemain (ISBN 2221046595)

Œuvres en anglais (non traduites en français)[6][modifier | modifier le code]

L'Afrique en 1898
Romans
  • 1891 : The World's Desire en collaboration avec Andrew Lang
  • 1895 : Joan Haste
  • 1989 : Doctor Therne
  • 1904 : Stella Fregelius
  • 1929 : Mary of Marion Isle
Essais
  • 1882 : Cetywayo and his white neighbours
  • 1899 : A Farmer's Year
  • 1899 : The Last Boer War
  • 1911 : Rural Denmark
  • 1926 : The Days of my Life (autobiographie)

Adaptations cinématographiques et télévisées[7][modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

voir aussi :

Télévision[modifier | modifier le code]

Vidéo[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Allan Quatermain and the Temple of Skulls de Mark Atkins

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Morton Cohen, Rider Haggard : his life and works, Walker & Co, 1961.
  2. Généalogie de la famille Haggard.
  3. D. S. Higgins, Rider Haggard, the Great Storyteller, Cassel, 1981.
  4. D. S. Higgins, The Private Diaries of Sir H.Rider Haggard (1914-1925), Stein & Day, 1980.
  5. Morton Cohen, Rudyard Kipling to Rider Haggard : the record of a friendship, Hutchinson, 1965.
  6. Book Collector no 4, 50, 87, 160
  7. Philip Leibfried, Kipling & Haggard on screen, stage, radio and television, Mc Farland Ed., 2000.
  8. London Gazette : no 27490, p. 6897, 08-03-1912

Liens externes[modifier | modifier le code]