Aubert Frère

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Officier général francais 5 etoiles.svg Aubert Achille Jules Frère
Le général, en 1935 à Nancy
Le général, en 1935 à Nancy

Naissance 21 août 1881
Grévillers
Décès 13 juin 1944 (à 62 ans)
Camp de concentration du Struthof
Origine Drapeau de la France France
Grade Général d'armée
Commandement 1er régiment d'infanterie
École spéciale militaire de Saint-Cyr
11e division d'infanterie
14e division d'infanterie
8e corps d'armée
7e armée
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages La promotion ESM no 135 « général Frère » (1948-1950) de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.

Aubert Frère est un général français, né à Grévillers (Pas-de-Calais) le 21 août 1881 et mort au camp de concentration du Struthof le 13 juin 1944.

Il est le fondateur en 1942 de l'Organisation de résistance de l'armée (ORA).

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Aubert Achille Jules Frère est le sixième des onze enfants d'une famille d'agriculteurs. Il reçoit une éducation chrétienne, élève du collège Saint-Jean-Baptiste de Bapaume de 1891 à 1896 et fait ses études secondaires au collège Saint-Bertin de Saint-Omer. Jeune bachelier, à 19 ans il réussit le concours d'entrée de l'École militaire de Saint-Cyr de la promotion du Tchad (1900-1902). Il épouse sa cousine germaine Pauline Legrand, le 5 mai 1914.

Après une campagne en Afrique (1902-1912), il quitte le Maroc en août 1912 et rejoint le 8e bataillon de chasseurs à Amiens, puis le 1er régiment d'infanterie à Cambrai.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, il est à la tête d'un bataillon de chasseurs à pied. Pendant ce conflit, il est blessé gravement à trois reprises et cité huit fois. Il devient commandeur de la Légion d'honneur le 20 mai 1918. Lieutenant-colonel en juin 1918, il est nommé au commandement du 1er régiment d'infanterie à Cambrai.

Entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

Il prend, en 1925, la direction de l'École d'application des chars, au grade de colonel. Commandant l'École militaire de Saint-Cyr de 1931 à 1935, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le 20 décembre 1935.

En avril 1939, il est nommé gouverneur militaire de Strasbourg et prend le commandement de la 11e division (qui comprend le 26e d'infanterie, le 8e d'artillerie, le 18e régiment du génie, le 10e régiment du train et la 1re demi-brigade de chasseurs).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de l'invasion allemande, il est à la tête de la 7e armée entre la Somme et l'Oise, et à ce titre, supérieur de Charles de Gaulle, en mai-juin 1940. Il conduit le repli de la 7e armée au sein du groupe d’armées no 3 jusqu’au 25 juin.

Après l'armistice du 22 juin 1940, il reste dans l'Armée de Vichy et est nommé gouverneur militaire de Lyon et commandant de la 14e division militaire. Il préside le tribunal militaire de Clermont-Ferrand qui condamne de Gaulle à mort par contumace.

Fondateur de l'Organisation de résistance de l'armée (ORA) en décembre 1942, après l'invasion de la zone Sud, il en prend le commandement[1].

Le 13 juin 1943, il est arrêté par la Gestapo avec son épouse et incarcéré à Clermont-Ferrand. En août, il est transféré à Fresnes et comparait devant le tribunal le 1er décembre.

Le 4 mai 1944, embarqué dans un train pour l'Allemagne qui est censé partir vers un château du Tyrol, mais qui, en réalité, s'arrête au camp du Struthof, il y meure d'épuisement, le 13 juin 1944.

Son épouse, jusque-là incarcérée au fort de Romainville, est déportée à Ravensbrück le 27 juillet 1944.

Décorations[modifier | modifier le code]

Barrette de grand officier de la Légion d'honneur Ruban de la croix de guerre 1914-1918 Ruban de la croix de guerre 1939-1945
Ruban de la médaille de la Résistance Insigne des blessés militaires

Intitulés[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative au quartier Général-Frère à Lyon.
Avenue Général-Frère à Lyon.

Le Quartier Général-Frère à Lyon porte son nom ainsi qu'une avenue de la ville.

Depuis 1950, une rue de Strasbourg porte également son nom[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert O. Paxton (trad. Pierre de Longuemar), L'Armée de Vichy – Le corps des officiers français 1940-1944, Paris, Éditions Tallandier,‎ 2004 (réimpr. Le Seuil, coll. « Points-Histoire », 2006 (postface de Claude d’Abzac-Epezy) 567 p. (ISBN 2020679884)) (1re éd. 1966), 588 p. (ISBN 2847341390), p. 305, 433-434.
  2. Maurice Moszberger (dir.), Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), p. 182 (ISBN 9782845741393)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Halter, « Aubert Achille Jules Frère », dans Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 11, p. 1026.
  • Général Weygand, de l'Académie française, Le Général Frère, un chef, un héros, un martyr, Paris, Flammarion, 1949.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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