Grigory Ordjonikidze

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Page d'aide sur les redirections Pour la ville russe anciennement nommée Ordjonikidze, voir Vladikavkaz.
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Grigory Ordjonikidze

Grigory Konstantinovitch Ordjonikidze, souvent orthographié Ordjonikidzé (en russe : Григорий Константинович (Серго) Орджоникидзе; en géorgien : გრიგოლ (სერგო) ორჯონიკიძე), né le en Géorgie et mort le à Moscou, est un révolutionnaire géorgien et homme politique soviétique.

Son surnom dans la clandestinité était « Sergo » ou « camarade Sergo ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de petits propriétaires terriens, Grigory Ordjonikidze fait des études de médecine et se lie avec les milieux subversifs de gauche. Il adhère au POSDR en 1903 et devient d'emblée bolchevik[1]. Il milite surtout à Bakou, où il fait la connaissance de Staline.

Après avoir obtenu son diplôme, il est arrêté pour port d'armes. Après sa libération, il s'exile en Allemagne, puis retourne en 1907 en Russie, à Bakou. C'est là qu'il travaille avec Staline. Il est arrêté et envoyé en Sibérie. Il parvient à s'en évader et à rejoindre la France.

De retour en Russie, il est arrêté en 1912 à Saint-Pétersbourg et envoyé dans un camp de travail. Lors de la révolution de février 1917, il est à Iakoutsk, où les bolcheviks prennent le pouvoir. Il retourne ensuite auprès de Staline à Saint-Pétersbourg pour y vivre les évènements de la révolution d'Octobre.

Pendant la guerre civile, il est l'un de ceux qui mettent en place le pouvoir des soviets dans le sud du pays. Il participe notamment à l'instauration éphémère de la République socialiste du Gilan.

En 1924, il participe à la répression du soulèvement d'Août en Géorgie.

En remerciement de sa collaboration, il devient entre 1926 et 1930 Président de la Commission centrale de contrôle du parti — qui organise les purges au sein du Parti communiste — et membre du Politburo (membre suppléant en 1926 et membre titulaire en 1930).

Il est commissaire du peuple à l'industrie lourde en 1932.

Mais Staline commence à soupçonner Ordjonikidze de vouloir s'allier à certains de ses adversaires, objet des prochaines Grandes Purges.

En désaccord avec Staline concernant la purge des cadres de l'industrie et en particulier le procès et l'exécution de son second Gueorgui Piatakov, Ordjonikidze se suicide le à Moscou, à l'âge de 50 ans.

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Statue d'Ordjonikidzé dans le parc du sanatorium Ordjonikidzé à Sotchi dans le quartier de Bytkha.

Plusieurs localités d'Union soviétique ont été nommées en son honneur et portent encore son nom, comme la ville d'Ordjonikidze en Ukraine, nommée ainsi en 1956.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « ORDJONIKIDZE GRIGORI KONSTANTINOVITCH (1886-1937) », sur www.universalis.fr (consulté le 6 septembre 2010)

Source[modifier | modifier le code]

  • « Missions spéciales : mémoires du maître-espion soviétique Pavel Soudoplatov », éd. du Seuil, 1994, ISBN 2-02-021845-3, chapitre « Notices biographiques », p. 598.