Commandement des opérations spéciales

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Commandement des opérations spéciales
Insigne du COS
Insigne du COS

Période 24 juin 1992
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Flag of France.svg Armée française
Effectif (théorique début 2 014) 3 196 personnes
Composée de BFST
ALFUSCO
BFS
Garnison Vélizy-Villacoublay, Base aérienne 107 Villacoublay
Surnom COS
Commandant général Grégoire de Saint-Quentin

Le Commandement des opérations spéciales (COS), placé sous les ordres du chef d'état-major des armées (CEMA) et sous l'autorité directe du Président de la République française, rassemble l'ensemble des forces spéciales des différentes armées françaises sous une même autorité opérationnelle, permanente et interarmées. La nécessité d'une telle fédération est apparue après la participation française à la première guerre du Golfe et l'observation des exemples américain (USSOCOM) et britannique (UKSF).

Le COS a été créé par l'arrêté du 24 juin 1992, qui précise ses missions :

« planifier, coordonner et conduire les actions menées par les unités spécialement organisées, entraînées et équipées pour atteindre des objectifs militaires ou paramilitaires définis par le chef d'état-major des armées. »

L'état-major du COS est situé depuis 2006 sur la base aérienne 107 de Villacoublay à Vélizy-Villacoublay, Yvelines.

En 1993, l'amiral Jacques Lanxade l'a autorisé à « développer des capacités de guerre psychologique ». Toutefois, et contrairement à l'USSOCOM, le COS ne comprend pas d'unités de guerre psychologique et d'actions civilo-militaires en son sein.

Le COS représente début 2014 un réservoir théorique de 3 196 personnes (dont 256 dans les états-majors), auxquels s'ajoutent 400 réservistes. Son effectif réel à cette date est de 3 019 personnes. La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit de porter ce nombre à 3 746 personnes[1]. Son commandant (le GCOS) est depuis le mois d'août 2013, le général de brigade Grégoire de Saint-Quentin.

La place du COS dans la structure militaire française[modifier | modifier le code]

Le COS est un état-major interarmées placé sous l'autorité directe du chef d'état-major des armées (CEMA). Le COS est surtout un commandement opérationnel. À ce titre il n'a pas d'autorité organique directe sur les unités qu'il emploie. Néanmoins il assume certaines de ces fonctions, notamment en matière de politique d'équipement, de recherche et développement, d'entrainement et de préparation opérationnelle.

Pour effectuer les missions qu'il lui assigne, le CEMA met à la disposition du COS les moyens matériels ou humains adaptés provenant le cas échéant de n'importe quelle unité des Forces armées françaises. Le COS fait appel de manière ordinaire aux composantes spéciales des trois armées :

Autrefois :

FORFUSCO contenait autrefois la composante anti-terroriste de la Marine nationale sur la façade maritime atlantique (contrepartie du commando Hubert situé en région maritime Méditerranée) et anciennement connues sous l'appellation de groupe de combat en milieu clos GCMC ont été intégrées depuis 2001 au sein des commandos Jaubert et Trépel.

Les dénominations antérieures d'unités de « 1er, 2e et 3e cercles », employées dans les premières années d’existence du COS n'ont plus cours. Elles visaient à distinguer les unités dites spéciales (cf supra) des autres unités ou groupes spécialisés de l'armée conventionnelle (GCP, GCM, EOP, DIN, CPA20 et 30…), pouvant renforcer le cas échant les unités du COS en opérations pour des besoins ponctuels. Dans ce genre d'unité c'est logique et une nécessité d'avoir des échanges sur du matériel et des tactiques. Leur structure, équipement, entrainement ainsi que leurs capacités opérationnelles sont basés sur leur emploi particulier au sein de leurs divisions. Néanmoins, dans le cadre des opérations spéciales dites « adaptées », un groupement de forces spéciales (GFS) s'appuiera et se coordonnera par préférence avec ces unités.

Début 2014, ils peuvent disposer de 2 C-130 Hercules, C-160 Transall, 2 DHC-6 Twin Otter, de 41 hélicoptères de l'ALAT et de 2 de l'armée de l'air[1].

Unités Effectif théorique
début 2014
Effectif réel
début 2014
Effectif prévu dans le
cadre de la LPM 2014-2019
1er RPIMa 780 768 865
13e RDP 751 707 841
GAS // // 150
Cdo Marine 721 674 721
CPA 10 274 231 274
ET 3/61 Poitou 134 123 134
Total combattants 2 939 2 774 3 439
EM-BFST 71 71 71
EM-ALFUSCO 80 80 80
EM-BFS 12 12 12
EM-COS 94 82 144
Total États-major 257 245 307
Grand total 3 196 3 019 3 746

Les engagements militaires du COS[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1992, le COS a participé notamment aux opérations extérieures suivantes[2] :

Estimation des effectifs du COS en Afghanistan[14]
Année Effectifs
2001 50-70
2002 50-70
2003 200-250
2004 200-250
2005 200-250
2006 200-250
2007 /
2010 120
2011 100+
Opérations du COS en Afrique sur la décennie 2002-2012[15]
Pays Période
RCI 2004
RCA novembre 2006-mars 2007
Liberia 2004
Guinée 2007
Tchad 2007-2008
Niger-Mali janvier 2011
Kenya automne 2011
Mauritanie depuis 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eric Micheletti, Le COS : Commandement des opérations spéciales, Histoire & Collections, 1999
  • Pascal Le Pautremat, Les guerriers de la République : Forces spéciales et services secrets français 1970-2009, Choiseul éditions, 2009[16]
  • Jean-Marc Tanguy, Commandos français : Les missions des forces spéciales, Altipresse, 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Reiner, Jacques Gautier, Gérard Larcher, « Le renforcement des forces spéciales françaises, avenir de la guerre ou conséquence de la crise ? », sur Sénat français,‎ 13 mai 2014 (consulté le 1er juin 2014)
  2. sauf autre référence, la liste vient de la page Présentation du COS sur le site de l'État-major des armées
  3. Général de division Jean-Claude Allard et colonel (ER) Jean-Marc Mérialdo, « Balbuzard noir : un modèle opérationnel pour les crises futures ? », Doctrine, no 14,‎ janvier 2008, p. 82-85 (lire en ligne)
  4. « Les forces spéciales françaises sautent en Centrafrique », Raids, no 252,‎ mai 2007, p. 16
  5. Jean-Marc Tanguy, « Opération "Thalatine" : libération d'otages au large de la Somalie », Raids, no 264,‎ mai 2008
  6. « L'histoire secrète du « Ponant » », Le Point,‎ 24 avril 2008 (consulté le 23 mai 2013)
  7. Jean-Dominique Merchet, « Quand Hubert débarquait à Tripoli... », blog Secret Défense,‎ 10 octobre 2011 (consulté le 23 mai 2013)
  8. Jean-Dominique Merchet, « Exclusif : ce que le COS a vraiment fait en Libye... et ce qu'il n'a pas fait », blog Secret Défense,‎ 20 novembre 2012 (consulté le 23 mai 2013)
  9. Armin Arefi, « La France prête à intervenir en Syrie ? », Le Point,‎ 29 novembre 2011 (consulté le 23 mai 2013)
  10. Jean-Dominique Merchet, « "Sabre" - l'opération du COS au Sahel », blog Secret Défense,‎ 27 août 2012 (consulté le 23 mai 2013)
  11. Jean Guisnel, « Somalie : le raid pour libérer Denis Allex a été conduit depuis le Mistral », Le Point,‎ 13 janvier 2013 (consulté le 23 mai 2013)
  12. Jean-Marc Tanguy, « Le 1er RPIMa toujours très engagé », blog Le mamouth,‎ 7 mai 2013 (consulté le 23 mai 2013)
  13. Jean-Dominique Merchet, « Niger : deux terroristes abattus par des tireurs d'élite du COS », blog Secret Défense,‎ 24 mai 2013 (consulté le 23 mai 2013)
  14. Raids Hors-Série no 42 « Les forces spéciales françaises en Afghanistan »
  15. Jean-Marc Tanguy, « Menaces au Sahel », Raids, no 316,‎ septembre 2012, p. 31
  16. Pascal Le Pautremat, « Les forces de l’ombre françaises au cœur des arcanes de la République », sur YouTube,‎ 5 octobre 2009 (consulté le 2 septembre 2013).