Gembloux

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Gembloux
La Faculté universitaire des sciences agronomiques
La Faculté universitaire des sciences agronomiques
Blason de Gembloux
Héraldique
Drapeau de Gembloux
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Namur
Bourgmestre Benoît Dispa (Bailli, CDH)
Majorité Bailli
MR
Sièges
Beffroi (PS + MR)
Bailli
ECOLO
27
13
11
4
Section Code postal
Gembloux
Beuzet
Bossière
Bothey
Corroy-le-Château
Ernage
Grand-Leez
Grand-Manil
Isnes
Lonzée
Mazy
Sauvenière
5030
5030
5032
5032
5032
5030
5031
5030
5032
5030
5032
5030
Code INS 92142
Zone téléphonique 081
Démographie
Gentilé Gembloutois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
24 206 (1er janvier 2014)
49,69 %
50,31 %
253 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
21,60 %
63,40 %
15,00 %
Étrangers 5,09 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 11,28 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 14 757 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 33′ N 4° 41′ E / 50.55, 4.68350° 33′ Nord 4° 41′ Est / 50.55, 4.683  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
95,86 km2 (2005)
75,42 %
7,85 %
14,89 %
1,84 %
Localisation
Situation de la ville au sein de l'arrondissement et de la province de Namur
Situation de la ville au sein de l'arrondissement et de la province de Namur

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Voir la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Gembloux

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Gembloux
Liens
Site officiel gembloux.be

Gembloux (de 1975 à 1979 Gembloux-sur-Orneau[2], en wallon Djiblou, en néerlandais Gembloers) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Namur. Elle se trouve sur l'axe routier Bruxelles-Namur, à l'extrémité nord de la province.

Au 1er juillet 2004, la population totale de la ville était de 21 487 habitants (10 669 hommes et 10 818 femmes). La superficie totale est de 65,70 km2 ce qui donne une densité de population de 327,05 habitants par km². Gembloux est arrosée par l'Orneau, affluent de la Sambre.

Blason de la ville

Étymologie[modifier | modifier le code]

Vers 300 Geminiacum, Germinicum, 946 Gemblaus

Propriété de (suffixe celtique -avus > -ou / -eu) Gemellus, anthroponyme gallo-romain (avec épenthèse, très rare en wallon, du b ; les inscriptions latines antérieures sont des copies mal faites avec étymologie abusive)[3],[4].

Les habitants de Gembloux sont appelés les gembloutois(es).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 936, saint Guibert (Wichpert) bâtit une église et un monastère que sa grand-mère Gisla et lui-même dotent de vastes et nombreux biens fonciers en Belgique et en France. Refusant d'en devenir le premier abbé, il part à Gorze, en Lorraine pour y devenir moine tout en ayant, auparavant, établi Erluin comme premier chef de l'abbaye Saint-Pierre de Gembloux. Le 20 septembre 946, l'empereur Otton Ier accorde une charte qui protège cette fondation et lui accorde notamment le droit de s'entourer de remparts et de battre monnaie[5].

Durant le Moyen Âge, le pays de Gembloux fut un Comté abbatial rattaché au Duché de Brabant.

À la première bataille de Gembloux[6], qui eut lieu le 31 janvier 1578, l'armée espagnole commandée par Don Juan d'Autriche écrasa l'armée des Provinces-Unies, rassemblées dans le cadre de la Pacification de Gand.

La communauté monastique de Gembloux fut dispersée définitivement lors de la période où cette ville subit les excès de la Révolution française. Valentin de Pardieu, après la défaite de Gembloux, avait quitté son poste de grand-maître de l'artillerie dans l'armée des États et s'était retiré dans son gouvernement de Gravelines[7].

La seconde bataille de Gembloux eut lieu en mai 1940 et opposa les forces armées françaises (composées de troupes métropolitaines et de tirailleurs marocains et algériens) et allemandes. Elle se solda par une victoire tactique française (les troupes allemandes ne purent franchir les lignes de défense françaises) mais ce triomphe ne put être exploité à sa juste mesure compte tenu de la défaite stratégique subie par les forces franco-britanniques.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Gembloux est dirigée depuis décembre 2012 par une majorité Bailli-MR, Bailli étant le nom d'un mouvement citoyen gembloutois. Depuis 2006 le bourgmestre est Benoit Dispa. Max Materne (Bailli), 21 ans, est l'un des plus jeunes Échevins du pays.

Situation[modifier | modifier le code]

Le long de la route nationale 4, environ à mi-chemin entre Ottignies-Louvain-la-Neuve et Namur

Communes limitrophes de Gembloux
Chastre Chastre, Walhain Walhain, Perwez
Chastre, Sombreffe Gembloux Éghezée, La Bruyère
Jemeppe-sur-Sambre Jemeppe-sur-Sambre, Namur La Bruyère

Villages[modifier | modifier le code]

Les villages[9]: Beuzet, Bossière, Bothey, Corroy-Le-Château, Ernage, Gembloux, Grand-Leez, Grand-Manil, Les Isnes, Lonzée, Mazy et Sauvenière.

Sauvenière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sauvenière.

Sauvenière, qui n'est aujourd'hui qu'un faubourg de Gembloux, était au départ un hameau, cité au début du IXe siècle (Salveneriæ) comme appartenant au patrimoine d'un certain Rouin (Rothing), qui le donna en douaire à son épouse Gile (Gisla). Cette dernière en fit don à l'abbaye de Gembloux que venait de fonder son petit-fils saint Guibert (Wichpert). La donation est entérinée en 946 par une charte d'Otton Ier[10].

Beuzet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Beuzet.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Bossière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bossière (Gembloux).

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Ernage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ernage.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Comme Sauvenière, Ernage fit partie des terres données à l'abbaye de Gembloux par la grand-mère de son fondateur.

Corroy-le-Château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Corroy-le-Château.

Dans l'entité de Gembloux, se trouve également la petite commune champêtre de Corroy avec son château-fort datant du Moyen Âge. C'est l'un des plus beaux et des mieux conservés de Belgique.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Saint Guibert de Gembloux (892-962), fondateur de l'abbaye.
  • Sigebert de Gembloux (vers 1030 – 5 octobre 1112), un écrivain médiéval, moine de l'abbaye de Gembloux.
  • Guibert-Martin de Gembloux (1124-1213), moine bénédictin, écrivain médiéval.
  • Gérard Lecointe (1912-2009), général français et commandant en chef des Forces françaises en Allemagne, est citoyen d'honneur de la ville Gembloux.
  • Jo Lemaire (5 janvier 1956 - ), chanteuse.
  • Haroun Tazieff (11 mai 1914 - 2 février 1998), volcanologue ayant fait ses études à Gembloux.
  • William Cliff (de son vrai nom André Imberechts) est un poète belge de langue française, né à Gembloux le 27 décembre 1940.
  • Jean-Pierre Verheggen, poète, né à Gembloux le 6 juin 1942.
  • Lieu de décès de Jean Pirotte.
  • Lieu de naissance de William Cliff
  • GBailly artiste Belge y a vécu et réalisé un livre et un film, ainsi que des dessins animés et composa de la musique...
  • Pierre Piccinin da Prata, enseignant et écrivain, né à Gembloux le 24 mars 1973.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La section de Mazy est jumelée avec :

La commune de Gembloux est jumelée avec :

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ 2008 (lire en ligne), p. 84.
  2. Commentaire historique sur le site officiel de la ville.
  3. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire » (no 70),‎ 1986
  4. A. Vincent, Les noms de lieux de la Belgique, Bruxelles,‎ 1927
  5. Charte éditée et traduite par le Corpus Etampois.
  6. Bulletin de la Commission royale d'histoire,page 324, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts
  7. Collection de mémoires relatifs à l'histoire de Belgique page XIIII ,de la Société de l'histoire de Belgique - 1862
  8. Via un addendum aux inscriptions relatives aux beffrois flamands, wallons et du Nord de la France.
  9. Liste complète des villages
  10. Charte éditée et traduite par le Corpus Etampois

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]