Massacre de la légion thébaine

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Le massacre de la légion thébaine (ou thébéenne) est un évènement décrit dans deux Passions (récit hagiographique) au cours duquel une légion romaine et son chef, Maurice d'Agaune, aurait été massacrée dans la région d'Agaune (Saint-Maurice en Valais). Ce martyr est l'évènement fondateur du culte de Saint Maurice en Suisse puis dans le reste de l'Europe.

Malgré des différences, les deux Passions s'accordent sur une trame générale. Ainsi, elles relatent la présence à Agaune d'une légion romaine originaire de la région égyptienne de Thébaïde sous le règne de Dioclétien. Sous les ordres de Maximien, la légion se rend d'Italie dans des territoires plus au nord et stationne à Agaune pendant que Maximien se trouve à Octodure (Martigny). Les légionnaires thébains auraient alors reçu l'ordre de participer à la persécution de chrétiens locaux en les tuant ou de participer à un culte aux Dieux romains. Pour la plupart convertis au christianisme, les soldats auraient refusé l'ordre, motivés par leurs chefs Maurice, Exupérance et Candide. Devant cette insubordination, Maximien aurait ordonné le massacre de la légion soit des 6600 soldats et de leurs chefs. Près de 80 ans plus tard, les restes des martyrs auraient été exhumés par l'évêque d'Octodure Théodule puis inhumé dans une chapelle funéraire sur le site de la future abbaye de Saint-Maurice.

Origine et Tradition[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Le massacre de la légion thébaine (Auguste Vinchon, église Saint-Sulpice de Paris)

Le martyr de la légion thébaine est connu grâce à deux textes hagiographiques (des Passions) : la Passion d'Eucher de Lyon et la Passion anonyme[1],[EC Ed. Crit. 1]. Ces deux versions du martyr des légionnaires thébains ont été transmises par l'intermédiaire de plusieurs manuscrits.

Passion d'Eucher de Lyon[modifier | modifier le code]

Récit[modifier | modifier le code]

Contexte et sources[modifier | modifier le code]

La Passion d'Eucher de Lyon est due à l'évêque de Lyon Eucher de Lyon[EC Ed. Crit. 2]. L'évêque disposant de sa charge à partir de 432 ou 441 et jusqu'à sa mort en 450, la rédaction du texte initial a eu lieu durant cet intervalle de temps. Louis Dupraz propose une estimation plus restreinte, entre 443 et 450, se basant notamment sur une analyse établissant un parallèle entre un passage du texte défendant le christianisme nicéen et l'installation des Burgondes dans la région rhodanienne à partir de 443[EC Ed. Crit. 3].

Passion anonyme[modifier | modifier le code]

Récit[modifier | modifier le code]

Éric Chevalley donne une forme standard du récit du martyr de la légion thébaine[EC Ed. Crit. 4] :

Récit du martyr selon la Passion anonyme : Au début du règne de l'empereur Dioclétien, la Gaule connaît des troubles dus à des esclaves révoltés, les Bagaudes. Afin de réprimer les violences, l'empereur envoie Maximien et plusieurs légions d'Italie. Celles-ci franchissent les Alpes puis s'arrêtent dans la plaine du Rhône. Ayant établi ses quartiers à Octodure, Maximien décide d'organiser un sacrifice en l'honneur des Dieux et ordonne à ses légions de se rassembler.
Convertis au christianisme, les 6600 soldats de la légion thébaine ne souhaitent pas participer à ce culte qu'ils réprouvent et établissent leur campement à l'écart, sur le site d'Agaune. Après l'envoi de plusieurs messagers pour ramener la légion à l'ordre, Maximien décide de la décimer. Malgré les exécutions, les légionnaires thébains persistent dans leur refus, galvanisés par leur chef Maurice. Maximien décide alors d'une nouvelle décimation au sein de la légion. Une fois encore, la légion laisse la punition se dérouler mais les soldats ne rejoignent pas les lieux prévus pour la cérémonie sacrificielle, sous l'influence cette fois d'Exupérance. Excédé, Maximien ordonne alors le massacre de tous les légionnaires présents ainsi que de leurs chefs. Après le massacre de la légion, un vétéran nommé Victor demande aux bourreaux les raisons de la tuerie. Celui-ci plaint alors les légionnaires thébains massacrés pour leur conviction religieuse, ce qui attire l'attention et la colère des soldats. Obligé de confesser sa foi chrétienne, le vieil homme est également tué.

Contexte et sources[modifier | modifier le code]

Analyse comparée des deux passions[modifier | modifier le code]

Sculpture représentant saint Maurice d'Agaune.

Historicité[modifier | modifier le code]

Points de vue scientifique[modifier | modifier le code]

Pour l'ensemble des spécialistes, l'épisode du massacre d'une légion est un mythe qui n'a pu avoir lieu tel que décrit dans les textes[2],[3]. Il existe en effet de nombreuses incohérences avec les connaissances historiques sur l'empire romain de l'époque, comme l'existence même d'une légion thébaine ou les pratiques de punition des soldats.

Malgré ces critiques sur la réalité des faits, les deux spécialistes ainsi que plusieurs de leurs confrères s'accordent sur la probable existence d'un fait notable qui aurait marqué la mémoire des populations locales[2],[3]. En effet, pour Olivier Roduit, les populations locales n'auraient pu croire et adopter le culte de saint Maurice d'Agaune s'il n'existait pas des éléments appartenant à la culture orale de la région.

Éléments archéologiques[modifier | modifier le code]

Qualité historique / hagiographique des deux passions[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, le chanoine et archiviste de l'abbaye de Saint-Maurice Olivier Roduit ou l'archéologue cantonal François Wiblé rappellent que les textes hagiographiques ne sont pas des textes historiques au sens moderne et scientifique[2],[3]. Il s'agit en effet d'écrits s'inscrivant dans le cadre du culte des saints. Leur véracité historique n'est donc pas l'objectif des auteurs, contrairement à l'inscription du christianisme naissant dans les pratiques des populations locales.

Absence de textes contemporains concernant le massacre[modifier | modifier le code]

L'archiviste François Wiblé indique qu'il n'existe pas de textes contemporains de l'évènement connus qui fassent mention de l'évènement[3]. Or, l'archéologue précise que les scientifiques disposent de nombreux textes de l'époque et ont une compréhension relativement approfondie de la vie de l'empire romain sous Dioclétien. Pour lui, cette absence pose de sérieux doutes quant à la réalité du massacre. Pour appuyer son propos, l'universitaire complète son raisonnement par le fait que le récit de ce massacre aurait constitué une propagande facile à véhiculer et possédant un fort impact pour les deux camps.

Inexistence d'une légion thébaine occidentale à cette époque[modifier | modifier le code]

Camille Jullian indique dans ses recherches en 1920 que les chroniques militaires romaines font mention de légions d'origine thébaine à plusieurs reprises. Une première se trouve dans le trente-et-unième volume de la Notitia Dignitatum in partibus Orientis (rédigée avant 399[4]) où apparaît la légion Secunda Flavia Constantia Thebæorum[Jullian 1]. La légion, stationnée en Égypte à Cusœ, est sous les ordres du commandement militaire oriental. Comme son nom l'indique, la formation de cette légion date du règne de l'empereur Constance. Camille Jullian précise que cette légion est probablement celle qui fut engagée dans la guerre contre les Perses en 360.

Toujours dans la Notitia Dignitatum in partibus Orientis (volume VII), une seconde légion thébaine mentionnée sous l'intitulé Secunda Felix Valentis Thebæorum[Jullian 2]. Cette légion, constituée sous l'empereur Valens d'après son épithète, est stationnée en Orient, sans qu'il n'existe davantage de précisions. Camille Jullian indique que la réalité de cette légion est discutable. Il est en effet possible qu'elle soit une confusion avec la Secunda Valentiniana égyptienne voire avec la Prima Flavia Constantia créée antérieurement sous Constance.

Il existe deux légions positionnées en Thrace qui portent également le qualificatif de thébaine (Not. Dign. Or. ; vol. VII, XXXI et XVIII) : la Prima Maximiana Thebæorum et la Tertia Diocletiana Thebæorum[Jullian 2]. Ces deux légions sont rapportées présentes à Andrinople en 354 et Camille Jullian estime qu'elles peuvent être en Égypte aux alentours de 400, indiquant ainsi que ces légions sont strictement orientales.

Enfin, il existe une légion identifiée seulement par l'épithète Thebæi, qui selon les cinquième et septième volumes de la Notitia Dignitatum in partibus Occidentis[4], serait une légion stationnée dans la partie occidentale de l'empire[Jullian 2]. Concernant cette légion, Camille Jullian précise qu'il est possible qu'elle soit un détachement issu des légions thébaines stationnées en orient.

Camille Jullian indique que le qualificatif de « thébain » semble avoir été relativement populaire durant le IVe siècle, ce qui l'incline à penser que ces légions se référaient à un passé glorieux auquel les empereurs souhaitaient associer expressément leurs noms[Jullian 2]. Toutefois, le fait que plusieurs de ces noms soient ceux de commanditaires de persécutions contre les chrétiens réfute que ce passé entretienne une relation avec le christianisme naissant.

Hypothèses relatives à un évènement réel[modifier | modifier le code]

Bataille impliquant des troupes romaines et des chrétiens[modifier | modifier le code]

Pour François Wiblé, il est probable qu'un évènement violent ait eu lieu sur le site de Vérolliez durant cette période[3]. Il indique en effet qu'il existe la mention d'un officier romain mort au combat sur une inscription funéraire locale. L'auteur pense ainsi qu'un affrontement impliquant des troupes romaines et des chrétiens soit resté dans les mémoires.

Punition de légionnaires déserteurs[modifier | modifier le code]

Dans son travail de 1920, Camille Jullian évoque la possibilité que des troupes originaires de Thébaïde ait été rappelé d'Orient en Occident pour contribuer au maintien de la paix en Gaule et sur le Rhin[Jullian 3]. Arrivées à Saint-Maurice, c'est à dire quelques kilomètres avant le carrefour de Vevey où les soldats auraient dû s'engager à l'ouest (Gaule) ou à l'est (Rhin), les unités militaires auraient pu apprendre leur destination et donc l'identité de leurs futurs adversaires. Or, il n'était pas rare que les légions refusent de marcher contre certains peuples ou ralentissent leurs déplacements. Ainsi, une partie des légionnaires a pu tenter de déserter. Rattrapés, ils auraient alors été punis de mort. Comme le mentionne son auteur, cette hypothèse est purement spéculative puisqu'il s'agit d'une construction intellectuelle crédible mais ne reposant sur aucun indice matériel.

Tradition[modifier | modifier le code]

Pierre Vaneau, Soldat de la légion thébaine, fin du XVIIe siècle
conservé au Musée Crozatier au Puy-en-Velay

Cité par deux sources [5], une passion anonyme ainsi qu'une passion d'Eucher de Lyon[6], l'historicité de cet épisode est peu controversée malgré quelques paradoxes historiques des textes, par exemple l'inexistence de cette légion dans la liste des légions romaines de l'époque[7]. Pourtant, la légion Thébaine désigne l'unité militaire Legio I Maximiana, aussi connue sous le nom Maximiana Thebaeorum, inscrite dans Notitia Dignitatum.

Selon le texte de la Passion anonyme qui daterait du Ve siècle, selon son éditeur scientifique Éric Chevalley[5], de passage à Agaune, après le passage du col du St Bernard se rendant en Gaule pour réprimer les révoltes des Bagaudes en 286, Maurice d'Agaune, commandant de cette légion[8], et d'autres officiers refusèrent de sacrifier au culte de l'empereur. Il fut mis à mort, ainsi que ses compagnons, notamment Candide, senator militum, et Exupère, signifer, c'est-à-dire porte-enseignes[9]. La critique de cette Passion anonyme montre que la source historique de ce récit semble plus précise.

Selon le texte de la Passion d'Eucher, le co-empereur Maximien Hercule se rendant en Gaule en 307 pour persécuter les Chrétiens suivant l'ordre de Dioclétien de 303, fit appel à la légion thébaine venue de Thèbes en Égypte) pour persécuter les chrétiens d’Octodure (aujourd'hui Martigny). La plupart des légionnaires étant chrétiens coptes, ils refusèrent d'exécuter les ordres impériaux, sur quoi, ils furent massacrés jusqu'au dernier. La critique du récit d'Eucher montre un texte plus littéraire où la cause du massacre semble avoir été remplacée par une date attendue correspondant aux persécutions de Dioclétien du début du IVe siècle, alors qu'il n'existe pas de lien historiographique entre la guerre des Bagaudes et la persécution des chrétiens.

Ces deux documents sources auraient eux-mêmes des sources communes et sont corroborés, surtout pour la Passion anonyme par la Passion des SS. Victor et Ours de Soleure. le chroniqueur Grégoire de Tours mentionne des martyres thébains à Cologne.

Vers 350, la basilique d'Agaune fut construite sur le lieu présumé du massacre repérable à cause de la montagne d'ossements au lieu-dit Vérolliez ("vrai-lieu" du massacre, éloigné de la basilique). Les restes du martyr Maurice auraient été exhumés par Théodore, premier évêque nommément connu d'Octodure , fondateur du sanctuaire d'Agaune, qui prit le nom de Saint-Maurice. Ce sanctuaire devint l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune en 515, sous le règne du roi burgonde Sigismond. Le premier roi de Bourgogne transjurane, le comte d'Auxerre Rodolphe Ier, y fut couronné en 888.

Il est difficile de savoir si un événement historique est à la base de ce récit hagiographique. Le règne de Dioclétien est une période fréquemment attribuée aux martyrs, et n'est donc pas une date fiable. Certains chercheurs ont émis l'hypothèse d'un rapport entre elle et la bataille qui semble s'être déroulée vers 275-277 où les Alamans, après avoir dévasté le plateau suisse, semblent avoir été arrêtés au verrou glaciaire de Saint-Maurice, défilé facilement défendable. Une inscription latine parlant de Junius Marinus, mort en combattant l'ennemi, a été retrouvée à Saint-Maurice[10], mais ce rapprochement semble anachronique, d'autant plus que les deux sources parlent de Maximien qui n'était pas César en 275-277.

Variante[modifier | modifier le code]

fresques au plafond de l'église Saint-Paulin de Trèves, Allemagne
Fresques baroques au plafond de l'église Saint-Paulin de Trèves.

Selon une légende locale de Trèves, en Allemagne, la légion aurait, en fait, été massacrée au nord de la ville de l'époque. De très nombreux crânes, attribués aux martyrs, ont en effet été découverts dans le sous-sol de la basilique Saint-Paulin de Trèves. Des fresques baroques, au plafond de cet édifice, relatent l'épisode légendaire du massacre à Trêves de la légion thébaine. Mais il a été établi qu'initialement, l'église avait été édifiée sur l'emplacement d'un cimetière romain, d'où la présence de nombreux ossements.[réf. nécessaire]

Victor de Marseille, officier dans la légion thébaine, qui avait échappé au massacre d'Agaune et s'était réfugié à Marseille, y aurait subi le martyre — écrasé sous la meule d'un boulanger — le (ou 304 selon d'autres sources) pour avoir refusé d'abjurer sa foi chrétienne.

Cet épisode, bien que légendaire, a servi aux prélats dirigeant l'abbaye pour affirmer la primauté du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel, leur permettant ainsi de se soustraire quelque peu à l'influence des seigneurs laïques du royaume de Bourgogne puis de la maison de Savoie qui voulaient avoir la mainmise sur le monastère[11].

Postérité culturelle[modifier | modifier le code]

En raison de la forte implantation du culte de la légion thébaine sous le royaume de Bourgogne, certains auteurs voient dans la croix blanche suisse une référence à cette troupe militaire[14].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éric Chevalley, « La Passion anonyme de Saint Maurice d'Agaune. Edition critique. », Vallesio, vol. 45,‎ , p. 37-120 (lire en ligne). 
  • Louis Dupraz, Les Passions de S. Maurice d'Agaune : essai sur l'historicité de la tradition et contribution à l'étude de l'armée pré-dioclétienne (260-286) et des canonisations tardives de la fin du IVe siècle, Fribourg, Éditions universitaires, coll. « Studia Friburgensia » (no 27), . 
  • Camille Jullian, « LXXXV. Questions hagiographiques : la légion Thébaine », Revue des Études Anciennes, vol. 22, no 1,‎ , p. 41-47 (lire en ligne). 
  • Otto Wermelinger, Saint Maurice et la légion thébaine, Academic Press Fribourg, . 
  • Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des arts et des métiers : Légion Thébéenne (Page 9:355)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Références issues d'Éric Chevalley (1990) :
  • Références issues de Camille Jullian (1920) :
  1. Jullian et al. (1920), p. 41-42.
  2. a b c et d Jullian et al. (1920), p. 42.
  3. Jullian et al. (1920), p. 44-45.
  • Références générales :
  1. Alfred Zangger (trad. Florence Piguet), « Légion thébaine », sur Dictionnaire Historique de la Suisse,
  2. a b et c Pascal Fleury et Olivier Roduit, « Une abbaye comme reliquaire de la foi » (Interview), La Liberté,‎ (lire en ligne)
  3. a b c d et e Marc-André Miserez, « Des hommes, des siècles, des prières et des mythes », SwissInfo,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (en) Peter Brennan, « The Notitia Dignitatum », Entretiens sur l'Antiquité classique, vol. 46,‎ , p. 147-178 (lire en ligne)
  5. a et b Chevalley Éric, La Passion anonyme de saint Maurice d'Agaune, Université de Lausanne, (lire en ligne)
  6. Eric Chevalley, mémoire de licence de la faculté des Lettres de l'Université de Lausanne, septembre 1988, La Passion anonyme de saint Maurice d'Agaune, Edition critique
  7. Otto Wermelinger, Saint Maurice et la légion thébaine, Academic Press Fribourg, , p. 29.
  8. Il est impossible de connaître de façon exacte le nombre de soldats qui composait cette légion. À l'époque républicaine romaine, les légions comportaient 6 600 soldats, mais à l'époque tardive, le nombre de soldats par légion était moins grand.
  9. Pierre Alain Mariaux, Saint-Maurice d’Agaune, son Abbaye et son trésor, vol. n° 1000, Berne, Société d’histoire de l’art en Suisse, coll. « Guides d’art et d’histoire de la Suisse », , 48 p. (ISBN 978-3-03797-261-8).
  10. Iuni Marini / v(iri) e(gregii) ex ducena/rio hic ab / hostibus pu/[gnans occiso], CIL XII, 149.
  11. Renée-Paule Guillot, Histoire secrète de Genève, L'Age d'homme, , p. 54.
  12. http://passiondelire.blog.24heures.ch/archive/2018/11/18/un-mystere-lancinant-866521.html
  13. http://www.evsm.ch/creation-le-mystere-dagaune/
  14. Peter F. Kopp (trad. André Naon), « Croix fédérale », sur Dictionnaire Histiorique de la Suisse,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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