Varennes-Saint-Sauveur

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Varennes-Saint-Sauveur
Varennes-Saint-Sauveur
La mairie.
Blason de Varennes-Saint-Sauveur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
Intercommunalité Communauté de communes Bresse Louhannaise Intercom'
Maire
Mandat
Jean Michel Longin
2020-2026
Code postal 71480
Code commune 71558
Démographie
Population
municipale
1 135 hab. (2018 en augmentation de 1,34 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 59″ nord, 5° 14′ 38″ est
Altitude Min. 182 m
Max. 219 m
Superficie 30,16 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cuiseaux
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Varennes-Saint-Sauveur
Liens
Site web varennes-saint-sauveur.fr

Varennes-Saint-Sauveur est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Varennes-Saint-Sauveur et de ses alentours.
Paysage de Varennes-Saint-Sauveur. En Arrière-plan, sur la gauche, le hameau du Moulin de Labergement.

Varennes-Saint-Sauveur fait partie de la Bresse louhannaise.

La commune offre un territoire de forêts et de culture dont les activités agricoles sont l'élevage des vaches laitières et de la poule de Bresse.

La route départementale 996 traverse Varennes du nord au sud.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Sevron à Varennes, non loin du bourg.

Plusieurs rivières traversent la commune : la Sâne Morte (sur toute la limite ouest de Varennes), le Sevron et le Solnan (limite avec Varennes-Saint-Sauveurpuis Frontenaud). C'est à Varennes que le Sevron conflue avec le Solnan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Varennes-Saint-Sauveur est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32 %), zones agricoles hétérogènes (27,5 %), prairies (25 %), forêts (13,1 %), zones urbanisées (1,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie et dialectologie[modifier | modifier le code]

"Varennes" vient de "warenna", sens de "garenne', désignant une "terre inculte, en friche", mais aussi une "terre sablonneuse, légère" : ces caractéristiques favorisent la prolifération du gibier nommé "lapin de garenne". Le déterminant d'origine religieuse "Saint-Sauveur" est attesté depuis le XVe siècle, rendu nécessaire en raison des nombreux homonymes. En 1793, la vague de laïcisation transforma temporairement le nom de la commune en "Varennes-sur-Sevron".

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, Varennes-Saint-Sauveur, localité du département de Saône-et-Loire relevant depuis 1801 du diocèse d'Autun, dépendit du diocèse de Saint-Claude (érigé en 1742).

En 1790, Buisserolles (ou Busserolles), qui est aujourd'hui un hameau de Varennes, était alors une commune indépendante rattachée au département de l'Ain et au canton de Saint-Trivier-de-Courtes, qui comptait 843 habitants au recensement de 1793[8]. Elle obtint son rattachement à Varennes-Saint-Sauveur en 1793[9].

1793 : Varennes-Saint-Sauveur, dans le contexte révolutionnaire, change de nom et devient Varennes-sur-Sevron[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections Présidentielles[modifier | modifier le code]

Le village de Varennes-Saint-Sauveur place en tête à l'issue du premier tour des Élection présidentielle française de 2017, Marine Le Pen (RN) avec 28,34 % des suffrages. Mais lors du second tour, Emmanuel Macron (LaREM) et Marine Le Pen (RN) arrive à égalité avec 50,00 %[11].

Élections Législatives[modifier | modifier le code]

Le village de Varennes-Saint-Sauveur faisant partie de la Quatrième circonscription de Saône-et-Loire, place lors du 1er tour des Élections législatives françaises de 2017, Cécile Untermaier (PS) avec 31.16 % ainsi que lors du second tour avec 63,35 % des suffrages[12].

Élections Départementales[modifier | modifier le code]

Le village de Varennes-Saint-Sauveur faisant partie du Canton de Cuiseaux place le binôme de Frédéric CANNARD (DVG) et Sylvie CHAMBRIAT (DVG), en tête, dés le 1er tour des Élections départementales de 2021 en Saône-et-Loire avec 50,63 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau le binôme de Frédéric CANNARD (DVG) et Sylvie CHAMBRIAT (DVG), en tête, avec cette fois-ci, près de 58,79 % des suffrages. Devant l'autre binôme menée par Sébastien FIERIMONTE (DIV) et Carole RIVOIRE-JACQUINOT (DIV) qui obtient 41,21 %. Il est important de souligner une abstention record lors de ces élections qui n'ont pas épargné le village de Varennes-Saint-Sauveur avec lors du premier tour 62,43 % d'abstention et au second, 56,83 %[13].

Liste des maires de Dommartin-lès-Cuiseaux[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [14]
Période Identité Étiquette Qualité
         
mai 1800 avril 1810 Pierre Joseph Lyonnois (1747-1810)   Notaire royal
mai 1810 mars 1816 Pierre Joseph Lyonnois (1773-1847)   Notaire impérial, fils du précédent
mars 1816 septembre 1830 Claude Alexis Yoland De Saint-Mauris (1772-1835) Royaliste  
septembre 1830 janvier 1835 Pierre Joseph Lyonnois (1773-1847)   Notaire impérial
février 1835 janvier 1847 Claude Marie Collet (1790-1868)    
février 1847 février 1850 Jules Lyonnois    
juin 1850 janvier 1878 Benoît Joseph Victor Collet (1815-1894)    
janvier 1878 1882 Jacques Antoine Saulnier    
mai 1882 décembre 1886 Jean François Valéry Collet (1836-1886)   Conseiller général
janvier 1887 mai 1896 Jean Pierre Eugène Constantin Pillard   Marchand de grains
mai 1896 janvier 1933 Victor Eugène Valéry Collet (1867-1933)   Notaire, officier d'académie, conseiller général, président de l'association des maires de Saône-et-Loire
1933 1946 Claude Raffin    
1946 mars 1959 Abel Coulon    
mars 1959 mars 1965 Paul Guimet   Médecin
mars 1965 décembre 1969 Henri Vincent   Instituteur
janvier 1970 mars 2001 René Beaumont UMP Vétérinaire, ancien député, sénateur et président du conseil général de Saône-et-Loire
mars 2001 en cours Jean-Michel Longin   Responsable de bases
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2018, la commune comptait 1 135 habitants[Note 2], en augmentation de 1,34 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1111 6091 8181 6811 8121 8481 9342 0001 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9051 9511 9771 9882 0882 1202 1251 9852 014
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9801 9541 8801 6781 6801 5841 5661 4561 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2011 1131 0371 0541 0391 0051 1451 1651 117
2017 2018 - - - - - - -
1 1331 135-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Varennes-Saint-Sauveur.
Notre Dame de Réal, un jour de givre.
  • Laiterie de Bresse (la Bressane) : coopérative agricole fondée en 1939 devenue entreprise privée en 1992, elle a été restructurée en 2010 et compte 90 employés (bureau et production) en 2014[19]. Elle élabore 9 000 tonnes de produits par an en particulier des fromages frais en faisselle mais aussi du beurre AOC de Bresse, de la crème AOC de Bresse et des desserts lactés[20].
  • Tuilerie (XVIIe-XVIIIe s.), classée monument historique[21],[22].
  • Église du XIXe s. au centre du bourg, restaurée en 2000.
  • Château Real, à l’entrée de Varennes-Saint-Sauveur, à droite, en venant de Louhans (début XIXe siècle).
  • Château du Bouchat (grange du XVIe s. transformée au XIXe s. : chapelle néo-gothique et pigeonnier).
  • Manoir de Servillat (XIXe s.).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Brunehilde qui s'était réfugiée un temps en Bourgogne lors du soulèvement des Grands d'Austrasie, a laissé le nom de « La Reine » à un carrefour de Varennes-Saint-Sauveur sur la D 996 en direction de Louhans.
  • Gaby Basset, actrice française, épouse de Jean Gabin ; elle joua dans 70 films de 1930 à 1967.
  • Bernard Bourgeois, philosophe, spécialiste de Kant et de Hegel ; élu le à la section philosophie de l'Académie des sciences morales et politiques, au fauteuil d'Olivier Lacombe.
  • René Beaumont, sénateur UMP, président du conseil général de Saône-et-Loire de 1985 à 2004, député de Saône-et-Loire (scrutin proportionnel) de 1986 à 1988 puis député de la 6e circonscription (Louhans) de 1988 à 1997, battu en 1997 par Arnaud Montebourg figure du PS.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Marichy "Le Patois de Varennes-Saint-Sauveur", ABDO, 1988, langue, 96 pages, 1991, toponymie, morphologie, phonétique,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Busserolles », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  9. « Histoire de Saint-Trivier-de-Courtes », sur le site de la mairie de Saint-Trivier-de-Courtes (consulté le ).
  10. À l'instar de quelque cent cinquante autres communes de Saône-et-Loire dont le nom se rapportait à la religion ou à l'Ancien Régime. Source : E. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13.
  11. Ministère de l'Intérieur, « Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle-2017 (consulté le )
  12. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2017 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017 (consulté le )
  13. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections départementales 2021 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Departementales/elecresult__departementales-2021 (consulté le )
  14. Bulletin municipal de Varennes-Saint-Sauveur, édition 2013, pour 1871 et après.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. [1]
  20. [2]
  21. « Tuilerie (ancienne) », notice no PA00113520, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « La tuilerie de Varennes-Saint-Sauveur est classée monument historique. », sur blogspot.fr (consulté le ).