Orgelet (Jura)

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Orgelet
Orgelet (Jura)
La Place au Vin à Orgelet.
Blason de Orgelet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Moirans-en-Montagne
Intercommunalité Région d'Orgelet
Maire
Mandat
Jean-Luc Allemand
2014-2020
Code postal 39270
Code commune 39397
Démographie
Gentilé Orgelétain
Population
municipale
1 569 hab. (2015 en diminution de 6,88 % par rapport à 2010)
Densité 68 hab./km2
Population
aire urbaine
1 561 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 23″ nord, 5° 36′ 40″ est
Altitude Min. 374 m
Max. 653 m
Superficie 23,11 km2
Localisation

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Orgelet
Liens
Site web orgelet.com

Orgelet est une commune française située dans le département du Jura et la région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Orgelétains et Orgelétaines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Orgelet

Les armes d'Orgelet se blasonnent ainsi : d'azur à trois épis d'orge d'or.

Géographie[modifier | modifier le code]

Orgelet est située dans le département du Jura, dont elle est un chef-lieu de canton. Son territoire ne constitue pas un domaine connexe, mais est divisé en deux parties distantes, le village étant implanté sur celle de l'ouest.

Cette particularité résulte de l'histoire des fusions de communes successives :

En 1822 les deux communes de Bellecin et de Belmont sont rattachées à la commune du Bourget. En 1967, lors de la construction du barrage de Vouglans, le village du Bourget disparaît, noyé dans les eaux du lac de retenue. Les deux communes d'Orgelet et du Bourget fusionnent pour donner la commune d'Orgelet-Le-Bourget. En 1973, à l'occasion du rattachement de la commune de Sézéria, Orgelet-Le Bourget est renommé Orgelet.

Vue depuis les hauts de la rue du Château
Ruines de l'église de Sézéria

La commune compte maintenant plusieurs hameaux : Bellecin, Merlia, Sézéria et Vampornay.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Présilly Dompierre-sur-Mont
Mérona
La Tour-du-Meix
Coyron
Rose des vents
Moutonne N Plaisia, Orgelet, Maisod
O    Orgelet    E
S
Chavéria
Chambéria
Écrille
Sarrogna
Onoz

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge On ignore la date de fondation de la ville, liée à l'édification du premier château d'Orgelet, sans doute au milieu du XIIe siècle. La prédominance d'Orgelet sur les environs s'affirme avec la venue d'une famille de grands seigneurs, les comtes de Chalon, au début du XIIIe siècle. Jean l'Antique y établit ses quartiers de 1232 à 1234 et Orgelet devient le chef-lieu d'une vaste baronnie contrôlant tout le territoire compris entre la rive droite de l'Ain et le Revermont, de Largillay à Oliferne.

En 1267, à la mort de son père Jean l'Antique, Jean Ier de Chalon-Auxerre récupère après quelques contestations avec son plus jeune frère, Perrin, la baronnie d'Orgelet, et accorde à la cité une administration communale autonome assurée par quatre consuls élus par les habitants[1]. Cette charte de franchise fixe les droits que se réserve le seigneur. En 1292, Jean Ier fait construire un hôpital dont l'administration est confiée à l'hôpital du Saint-Esprit à Besançon, chargé d'en recruter le personnel et assurer le fonctionnement. C'est pourquoi il est nommé l'hôpital Notre-Dame ou du Saint-Esprit. C'est sans doute vers la même époque, qu'est posé dans le château le très beau carrelage mis au jour lors des fouilles menées dans les années 1975. Jean Ier participe au conflit qui oppose de 1294 à 1301 une ligue de barons comtois au roi de France Philippe le Bel, et en 1305 il est en guerre contre son neveu Renaud, comte de Montbéliard, pour le forcer à reconnaître sa suzeraineté sur les châteaux de Dramelay, Binans et Pimorin.

Le fils de Jean Ier, Guillaume d'Auxerre, ayant été tué dès 1304 à la bataille de Mons-en-Pévèle, c'est son petit-fils Jean II de Chalon-Auxerre qui lui succède en 1309 à Orgelet, aussi comte d'Auxerre en 1304 et comte de Tonnerre en 1308. Celui-ci part prêter main-forte en 1323 à Édouard, comte de Savoie, en guerre contre le dauphin du Viennois Guigues VIII. Pris par l'ennemi à la bataille de Varey (1325), il demeure prisonnier jusqu'en 1329. En 1335, il conduit une rébellion des barons comtois contre le duc de Bourgogne Eudes IV, qui vient de réunir entre ses mains, par mariage, le duché et le comté de Bourgogne. Orgelet est brûlé lors de cette guerre qui se termine en 1336 par la défaite de Jean II à la bataille de la Malecombe[2].

En 1342, il crée à Orgelet un atelier monétaire[3] où l'on frappa des pièces d'or et d'argent, ce qui lui vaut condamnation et excommunication en 1341-1351 par son parent l'archevêque de Besançon, Hugues VI de Vienne (fils de Philippe de Seurre et Pagny : cf. l'article Ste-Croix ; par sa mère Jeanne fille d'Aymon II de Genève, l'évêque Hugues était le petit-cousin de Marie de Genève, la première femme de Jean II de Chalon-Auxerre). Mais en octobre 1353 l'empereur Charles IV concède à perpétuité à Jean II ce droit de frappe monétaire. En 1356, Jean est fait prisonnier à la bataille de Poitiers, en même temps que le roi de France Jean le Bon, et est, comme lui, détenu à Londres jusqu'en 1360. Il meurt en 1361.

Comme toute la région, Orgelet est dépeuplée par plusieurs épidémies de peste noire en 1349 et 1362, qui emportèrent au tombeau cette année-là Jean II[4].

C'est au cadet des fils de Jean II, Tristan que revient la baronnie d'Orgelet, avec Rochefort, Châtel-Belin, Arinthod, Dramelay, Monnet, Montfleur, Montaigu. Il s'empresse de confirmer les franchises accordées à la ville et renforce les fortifications pour faire face aux intrusions des Grandes Compagnies qui désolent la région.

Elle fut chef-lieu du district d'Orgelet de 1790 à 1795.

Chemins de fer vicinaux du Jura[modifier | modifier le code]

  • 1901 : le 30 juin, mise en place de la liaison Orgelet – Arinthod en tacot
  • 1939 : 1er janvier, suppression ligne Orgelet – Arinthod, de la ligne ClairvauxFoncine-le-Bas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Marcel Tremblay   Électricien
1947 1950 Armand Verguet Rad. Négociant, ancien conseiller général du Canton d'Orgelet
(1932-1934)
1950 1981 Pierre Futin Rad.-RGR
puis RI puis UDF
Négociant, conseiller général du Canton d'Orgelet
(1951-1976)
1981 2001 Gérard Perrier DVD Transporteur, conseiller général du Canton d'Orgelet
(1982-2008)
2001 2014 Chantal Labrosse   secrétaire
2014 en cours Jean-Luc Allemand DVG agent mandataire en immobilier

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 1 569 habitants[Note 1], en diminution de 6,88 % par rapport à 2010 (Jura : -0,36 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7582 1802 2312 2912 3672 2842 0172 1442 123
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8371 9121 8341 7061 7371 7201 6831 5911 490
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5021 3841 4551 2781 3071 2321 2791 2231 259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 4131 6621 7111 6221 7001 6861 7331 7401 593
2015 - - - - - - - -
1 569--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Orgelet bénéficie d'un riche patrimoine architectural qui lui permet de bénéficier du label de Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église d'Orgelet
Orgue de l'église d'Orgelet

L'existence d'une église paroissiale du XIIIe siècle, à l'emplacement des chapelles nord de l'édifice actuel, est attesté par le compte de décimes de l'an 1275. Cette église primitive faisait partie des défenses de la ville dont les remparts s'ancraient dans ses murs. Il n'en subsiste que les fondations. Au milieu du XVe siècle, une nouvelle construction constituant la structure du clocher, des chapelles et des bas côtés nord de l'église actuelle fut édifiée. Après un incendie en 1606, le maitre-maçon dolois Odot Maire fut chargé de relever les parties écroulées et d'agrandir l'église qui fut achevée en 1627, dans ses dimensions actuelles : nef de 46 mètres de longueur et de 15 mètres de hauteur recoupée en son milieu par un transept de 32 mètres. Lors de la prise de la ville en 1637, l'église subit de nouvelles dégradations dans l'incendie provoqué par les soldats français du duc de Longueville. Le clocher trouva son allure définitive en 1658 avec l'édification d'un dôme et d'une lanterne qui portèrent sa hauteur à 55 mètres. En 1776 furent entrepris de grands travaux de décoration intérieure : murs et voûtes blanchis, arêtes, cordons et arceaux de voûtes peints en mélange d'ocre rouge et jaune. Au cours de la Révolution, l'édifice fut le Temple de la Raison et de l'Être Suprême avant d'être converti en magasin à fourrage. Classée monument historique en 1913, d'importants travaux de rénovation ont été entrepris entre 1986 et 1994 sous la maîtrise d'ouvrage du Ministère de la Culture.

Cette ancienne porte des remparts conduit vers la place de la grenette

  • La grenette

Ancienne halle aux grains, ce bâtiment est devenu la salle des fêtes

  • L'hôtel Babey

Cet hôtel particulier du XVIIIe siècle est occupé actuellement par le Trésor public

  • Base nautique de Bellecin

Située sur le lac de retenue du Barrage de Vouglans, base de loisirs et d'entraînement à la compétition.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Elle est la ville natale de :

Voies[modifier | modifier le code]

98 odonymes recensés à Orgelet (Jura)
au 30 novembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Promenade Rd-point Route Rue Square Autres Total
0 2 2 11 0 5 0 0 8 1 [N 1] 0 6 43 [N 2] 0 20 [N 3] 98
Notes « N »
  1. Promenade de l'Orme.
  2. Dont la Rue du 19-Mars-1962.
  3. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Orgelet, cité comtoise de caractère", ouvrage collectif, Imprimerie Mourier, Lons le Saunier, 1992, page 46
  2. "La Franche-Comté, Histoire et Civilisation", Louis Renard, Imprimerie Jacques et Demontrond, Besançon, 1947, page 73
  3. "Orgelet, cité comtoise de caractère", op. cit., page 47
  4. "La Franche-Comté, Histoire et Civilisation", page 74, Louis Renard, Imprimerie Jacques et Demontrond, Besançon, 1947
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]