Cuisia

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Cuisia
Image illustrative de l'article Cuisia
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Amour
Intercommunalité Communauté de communes Sud-Revermont
Maire
Mandat
Jean-Marc Picard
2014-2020
Code postal 39190
Code commune 39185
Démographie
Population
municipale
396 hab. (2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 18″ Nord 5° 24′ 10″ Est / 46.5383, 5.4028
Altitude Min. 193 m – Max. 554 m
Superficie 10,16 km2
Localisation

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Cuisia

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Cuisia

Cuisia est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cuisia est située dans le Revermont. L'ouest de la commune déborde dans la Bresse. Altitude du village : 273 m.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Augea Maynal Beaufort Rose des vents
Le Miroir (Saône-et-Loire) N Rosay
Gizia
O    Cuisia    E
S
Cousance Gizia

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom peut venir de celui du nom d’un Gallo-Romain mais la proximité de la rivière la « Cousance » (aujourd’hui la Gizia) qui a laissé son nom à la ville laisse penser que Cuisia est certainement le village de la Cousance ou du moins le village des roches. (Cf toponymie de Cousance).

Selon Alphonse Rousset, « le mot de Cuisia paraît venir du celte cot, coat, bois, forêt. Cuise entre comme radical dans un grand nombre de localités bâties sur l'emplacement de vastes forêts. »

Village proche de Cousance, Cuisia est situé au pied du Revermont. Son origine remonte à l’époque romaine. Des vestiges retrouvés au XIXe siècle confirme la présence de constructions romaines très importantes au lieu dit « château du vivier » (probablement les fondations d'une villa romaine comprenant des bains).

Ce sont des titres du XIIe siècle qui mentionnent pour la première fois le nom de ce village. Cuisia appartenait à la Baronnie de Chevreaux. Quant au fief de la Biolée (aujourd’hui hameau de Cuisia), il relevait de la seigneurie de Saint-Laurent la Roche.

Le village a été fortement ravagé, pillé et incendié par les troupes françaises du Duc de Longueville, après la prise de la forteresse de Chevreaux, en mai 1637.

De nombreuses maisons du village en présentent encore les stigmates avec leurs pierres rongées & rougies par les flammes.

Cuisia faisait partie de la paroisse de Châtel puis, dès 1742 de Digna.

C'est aujourd'hui un village composé de belles demeures disposées tout du long de la départementale 2 montant de la plaine de Bresse en Petite Montagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Blanc    
mars 2008   Jean-Marc Picard[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

Le premier recensement a eu lieu en 1657 pour la bailliage de Montmorot, soit à peine plus de dix ans après la fin de la Guerre de Dix ans (1644), indique pour le village (avec Lanézia & les bois Guigniots (sic)), quelques 91 personnes réparties comme suit :

- 1 ecclésiastique,

- 21 hommes,

- 23 femmes & veuves,

- 44 enfants,

- 2 étrangers.

En 2013, la commune comptait 396 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
394 469 1 339 399 711 633 719 720 698
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
664 642 653 591 614 581 580 535 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
516 526 476 425 399 352 371 384 341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
345 373 378 401 411 364 401 409 398
2013 - - - - - - - -
396 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, d'origine XIIIe, avec un magnifique portail gothique tertiaire. Cet édifice a été totalement brûlé par les français lors de l'invasion de la Comté, en mai 1637.
  • Maison d'origine XVIe siècle avec porterie d'entrée voûtée et moulurée, totalement reconstruite sur des substructures plus anciennes au début du XIXe siècle.
  • Maison d'origine XVIe siècle avec une grande tour (non visible de la route) présentant au passant un linteau daté de 1636.
  • Maison-forte d'origine XIVe siècle avec de nombreux remaniements de première moitié du XVe, de la seconde du XVIIe siècles ainsi que du début du XVIIIe siècle. Le massif logis rectangulaire est cantonné de deux tours carrées dont une au moins, faisait uniquement office de tour de défense. Cette dernière présente de la rue, quatre couleuvrinières qui protégeaient l'accès à la porte principale de la demeure ainsi qu'au puits. Quatre autres meurtrières sont orientées plein sud et en défendent l'accès. Le ruisseau (masqué de nos jours) a ciel ouvert et circonscrit de murs maçonnés, offrait une défense passive à l'ensemble de ce côté, et avait quelque deux mètres de profondeur. Une canonniére ronde, maçonnée dans le premier étage de la seconde tour, défendait l'accès ouest de la demeure. Cette dernière dépendait de la baronnie de Chevreaux comme en témoigne encore une taque de cheminée mi-parti de Vienne & de Vergy, et était l'apanage d'un vassal. Cette ensemble castral, longtemps délaissé, mériterait une mesure de sauvegarde aux titres des Monuments Historiques.
  • Four banal (mentionné en 1356 dans la charte d'affranchissement du village) à côté de la maison-forte. Il est doté de coussiège sur le côté droit qui permettait aux serfs de patienter lors de la cuisson de leur pain.
  • Lavoir-fontaine du XIXe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.