Cuisia

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Cuisia
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Saint-Amour
Intercommunalité Communauté de communes Porte du Jura
Maire
Mandat
Jean-Marc Picard
2014-2020
Code postal 39190
Code commune 39185
Démographie
Population
municipale
395 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 18″ nord, 5° 24′ 10″ est
Altitude Min. 193 m – Max. 554 m
Superficie 10,16 km2
Localisation

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Cuisia

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Cuisia

Cuisia est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cuisia est située dans le Revermont. L'ouest de la commune déborde dans la Bresse. Altitude du village : 273 m.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Augea Maynal Beaufort Rose des vents
Le Miroir (Saône-et-Loire) N Rosay
Gizia
O    Cuisia    E
S
Cousance Gizia

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom peut venir de celui du nom d’un Gallo-Romain mais la proximité de la rivière la « Cousance » (aujourd’hui la Gizia) qui a laissé son nom à la ville laisse penser que Cuisia est certainement le village de la Cousance ou du moins le village des roches. (Cf toponymie de Cousance).

Selon Alphonse Rousset, « le mot de Cuisia paraît venir du celte cot, coat, bois, forêt. Cuise entre comme radical dans un grand nombre de localités bâties sur l'emplacement de vastes forêts. »

Village proche de Cousance, Cuisia est situé au pied du Revermont. Son origine remonte à l’époque romaine. Des vestiges retrouvés au XIXe siècle confirme la présence de constructions romaines très importantes au lieu dit « château du vivier » (probablement les fondations d'une villa romaine comprenant des bains).

Un trésor monétaire romain datant du IIIe siècle et ne contenant que des antoniniens a été mis mis au jour dans les années 1840. Présent dans un vase en bronze, quelques 350 monnaies ont été recensées.

Un atelier monétaire mérovingien aurait fonctionné sur le territoire de la commune et produisait des auréi.

Ce sont des titres du XIIe siècle qui mentionnent pour la première fois le nom de ce village. Cuisia appartenait à la Baronnie de Chevreaux.

En 1596 Adrien de Ronchault (Saône-et-Loire) est déclarant de fiefs audit Cuisia.

Quant au fief de la Biolée (aujourd’hui hameau de Cuisia), il relevait de la seigneurie de Saint-Laurent la Roche.

Le village a été saccagé par les routiers vers 1348, par les troupes de Louis XI en 1479 & par les sbires "du bon roi" Henri IV en août 1595...

Lors de la Guerre de Dix ans, Cuisia a été fortement ravagé, pillé et incendié par les troupes françaises du Duc de Longueville, après la prise de la forteresse de Chevreaux, en avril 1637.

De nombreuses maisons du village en présentent encore les stigmates avec leurs pierres rongées & rougies par les flammes.

Cuisia faisait partie de la paroisse de Châtel puis, dès 1742 de Digna.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Blanc    
mars 2008 en cours Jean-Marc Picard[1] SE Chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

Le premier recensement a eu lieu en 1657 pour la bailliage de Montmorot, soit à peine plus de dix ans après la fin de la Guerre de Dix ans (1644). Il indique pour le village (avec Lanézia & les bois Guigniots (sic ! )), quelques 91 personnes réparties comme suit :

- 1 ecclésiastique,

- 21 hommes,

- 23 femmes & veuves,

- 44 enfants,

- 2 étrangers.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 395 habitants, en diminution de -2,47 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
394 469 1 339 399 711 633 719 720 698
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
664 642 653 591 614 581 580 535 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
516 526 476 425 399 352 371 384 341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
345 373 378 401 411 364 401 398 395
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, d'origine XIIIe, avec un magnifique portail gothique tertiaire. Cet édifice a été totalement brûlé par les français lors de l'invasion de la Comté, en avril 1637. De nombreuses pierres tombales parsèment le sol de la nef de cet édifice. Elles s'étalent du XVIe siècle au XVIIIe siècle (famille PICOT).
  • Maison d'origine XVIe siècle avec porterie d'entrée voûtée et moulurée, totalement reconstruite sur des substructures plus anciennes au début du XIXe siècle par un général d'Empire de Napoléon 1er.
  • Maison d'origine XVIe siècle avec une grande tour (non visible de la route). Cette demeure présente au passant un linteau daté de 1636.
  • Château de Châteauvieux : Maison-forte d'origine XIVe siècle avec de nombreux remaniements de la première moitié du XVe, de la seconde moitié du XVIIe siècles ainsi que du début du XVIIIe siècle. Le massif logis rectangulaire est cantonné de deux tours carrées dont une au moins, faisait uniquement office de tour de défense. Cette dernière présente de la rue, quatre couleuvrinières qui protégeaient l'accès à la porte principale de la demeure ainsi qu'au puits. Quatre autres meurtrières sont orientées plein sud et en défendent l'accès. Le ruisseau (masqué de nos jours) a ciel ouvert et circonscrit de murs maçonnés, offrait une défense passive à l'ensemble du côté Sud, et avait quelque deux mètres de profondeur. De ce côté, la façade sud de la bâtisse présente au premier étage, une série de corbeaux établis sur deux niveaux, avec un accès unique par une porte du XVe, totalement obturée, de nos jours.

Cette galerie, unique en comté de Bourgogne, d'une longueur de plus de 19 mètres, était composée de différents madriers et murs en torchis, devait faire office de machicoulis, accentuant ainsi la défense du bâtiment de ce côté. Une canonniére ronde, d'un type peu commun (une répertoriée à Orgelet), maçonnée dans le premier étage de la seconde tour, défendait l'accès ouest de la demeure. Cette dernière dépendait de la baronnie de Chevreaux, comme en témoigne encore une taque de cheminée mi-parti de Vienne & de Vergy datant du tout début du XVIe, et était l'apanage d'un vassal.

Cet ensemble castral, exceptionnel à plus d'un titre dans le sud-Revermont, trop longtemps délaissé, mériterait une mesure de sauvegarde aux titres des Monuments Historiques.

Châteauvieux de CUISIA : massif corps de logis cantonné de deux tours de défense. Four banal au premier plan.
  • Four banal (mentionné en 1349 dans la charte d'affranchissement du village) à côté de la maison-forte. Il est doté de coussièges sur le côté droit qui permettait de patienter lors de la cuisson du pain.
  • Trois lavoir-fontaine du XIXe dont un a été malheureusement démonté par la municipalité au début de ce siècle...
  • La colline de "la Pendaine" qui domine le village au nord-est, était le lieu d'éxécution des criminels sous l'ancien régime.
  • Au lieu-dit "Montferrand", présence des vestiges d'une ancienne grange abbatiale dépendant de l'abbaye du Mirroir. Non loin de là, un ancien pressoir a été entièrement & magnifiquement restauré par son heureux propriétaire actuel. Cet édifice qui apparait sur la carte de "Cassini" sous l'appellation "pressoir de Cressia", doit au moins dater de la seconde moitié du XVIIe siècle.
  • Vestiges d'un ensemble castral des Xe / XIe siècles.

Un oeil averti peut y découvrir, une motte féodale protégée côté ouest par un fossé taillé dans le roc vif. Une grande basse-cour fossoyée, côté est, devance cet ensemble.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .