Lomme

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Lomme
Lomme
Mairie de Lomme
Blason de Lomme
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Commune Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Statut Commune associée
Maire délégué
Mandat
Roger Vicot (PS)
(2020-2026)
Code postal 59160
Code commune 59350
Démographie
Gentilé Lommois, Lommoise
Population 28 092 hab. (2019 en augmentation de 6,12 % par rapport à 2013)
Densité 3 017 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 09″ nord, 3° 00′ 51″ est
Superficie 9,31 km2
Élections
Départementales Lille-6
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration Lille
Localisation
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Liens
Site web ville-lomme.fr

Lomme est une ancienne commune française située dans le département du Nord et la région Hauts-de-France, associée[1] à Lille depuis .

Géographie[modifier | modifier le code]

Lomme se trouve à la périphérie de Lille, au nord-ouest. Elle est depuis 2000 une commune associée à cette dernière et est membre de Métropole européenne de Lille.

Située en Flandre romane, dans la vallée de la Deûle, elle jouxte les communes de Lille, Lambersart, Lompret, Pérenchies, Capinghem, Ennetières-en-Weppes, Englos, Sequedin, Loos et Haubourdin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

L’axe structurant le plus important est la D933 (avenue de Dunkerque) disposant d’un faisceau métropolitain en infrastructure (ligne no 2).

La commune est desservie par plusieurs types de transports en commun :

La gare de Lomme, arrêt ferroviaire de la ligne d'Haubourdin à Saint-André, située rue de la gare de Lomme, n'est plus desservie par les trains de voyageurs et est fermée, après avoir longtemps perduré comme boutique commerciale de la SNCF.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom semble remonter au XIe siècle avec un lieu appelé villa Ulma, retrouvé dans le titre de la fondation de la Collégiale Saint-Pierre de Lille[2]. Il viendrait donc du latin ulmus, orme (puis olm en flamand[3]), indiquant un lieu où poussaient des ormes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lomme, qui faisait partie de la Flandre wallonne, dépendait de la châtellenie de Lille et du diocèse de Tournai puis de celui de Cambrai. Saint Bernard fonda une "abbaye-fille" de Cîteaux en 1146 dont Jean le Bel fut le premier abbé. À la suite des conquêtes de Louis XIV, Lomme devint française en 1667.

C'est au cours du XIXe siècle que la ville va connaître son essor avec l'arrivée de nombreuses industries, notamment textiles, mécaniques, ou chimiques.

Lors de la seconde guerre, dans la nuit du 9 au , un bombardement anglais qui visait la gare de triage de Lille-Délivrance, important complexe ferroviaire et centre névralgique qu'il faut détruire à quelques semaines du débarquement de Normandie, fit plus de 400 victimes parmi la population, touchant plusieurs quartiers, la gare étant enserrée par la ville et cernée par plusieurs quartiers[4]. Les villes voisines, jusqu'à Sequedin, Wambrechies, Marquette-lez-Lille ne sont pas épargnées[4].

Dans la seconde moitié du XXe siècle, avec la fermeture de ses usines, Lomme s'adapta en accueillant le MIN de Lille, en créant le centre commercial d'Englos, en recevant le nouvel hôpital Saint-Philibert, et en remplaçant ses tramways par la ligne 2 du métro de Lille Métropole (6 stations sur le territoire lommois)[5].

Le Bourg[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-De-La-Visitation, l'église du bourg de Lomme

C'est le quartier le plus ancien et il était autrefois le cœur de la ville. L'église, Notre-Dame-De-La-Visitation, dont la construction remonte au XIIIe siècle a la particularité de ne plus avoir de flèche. Celle-ci fut détruite lors de la première guerre mondiale.

La Délivrance[modifier | modifier le code]

C'est un quartier qui fut édifié près de la gare de triage construite vers 1920. il était destiné à accueillir les cheminots.

La Mitterie[modifier | modifier le code]

Presque aussi ancien que le quartier du bourg, il correspond à la villa Ulma, terrain légué aux chanoines de la Collégiale Saint-Pierre de Lille qui donna son nom à la ville. Dans une période plus récente, on y trouvait notamment des ateliers de constructions mécaniques.

Mont-à-Camp[modifier | modifier le code]

Le nom proviendrait d'une dénivellation du terrain (motte) sur lequel fut installée au XVIIe siècle une garnison chargée de protéger Lille, d'où le nom de motte-à-camp, transformé en Mont-à-camp. L’église de mont-à-camp construite au début du siècle, qui était surmontée d'une statue du christ, fut démolie en 2005 pour être remplacée par une église plus fonctionnelle.

On y trouve la chapelle de la maladrerie, vestige d'une léproserie, édifiée entre 1461 et 1466. Ce monument est incontestablement aujourd'hui le plus ancien de tout Lomme. À cette époque, ce sont donc seulement les "ladres", les lépreux, qui vivent dans le petit hameau de Canteleu. En 1791, on recense seulement 24 habitants sur l'ensemble du hameau.

Le bourg industriel de Canteleu, qui a laissé son nom à une station de métro proche, était situé en partie sur ce quartier. Le nom "canteleu" signifiant "chante loup" (du picard "cante leu") était à l'origine celui d'un hameau situé à Esquermes (commune annexée à Lille en 1858).

Le bourg apparaît en 1857, date à laquelle Eugène Verstraete rachète les terres de la Maladrerie pour y édifier une usine de lin. Il construit ensuite durant les années 1860 les premières maisons de rangée individuelles du quartier pour y loger ses employés au début de ce qui est aujourd'hui la rue du Marais (à l'origine un très ancien chemin rural de communication, sans habitation, qui partait de la Maladrerie pour rejoindre l'abbaye de Loos). Ces maisons, qui existent toujours du côté impair au début de la rue sont aujourd'hui les plus anciens logements de particuliers de la ville. D'autres industries s'implantent dans le bourg et celui-ci se développe à cheval sur les communes de Lomme, Lambersart et Lille. En 1873, plusieurs notables, dont Eugène Verstraete, portent sans succès un projet visant à constituer le bourg en commune autonome.

Le Marais[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, il était composé de marais qui furent asséchés au cours des siècles par les moines de l'abbaye de Loos. Une des premières raffineries de France qui fournissait du pétrole pour les lampes d'éclairage s'y installa et ainsi que des filatures aujourd'hui disparues. L'église Notre-Dame-de-Lourdes date de 1895.

L'ancienne usine Le Blan-Lafont réhabilitée

Le Marais est également marqué dans sa partie est par le développement de l'industrie du bourg de Canteleu, qui s'étale vers le Marais. En particulier, l'usine Le Blan, repère du quartier, est construite à Lille à la limite de ce quartier. On met en place également des rigoles pour achever d'assécher les derniers marécages. Ces rigoles ont disparu aujourd'hui mais leur cours a défini des axes qui demeurent, comme l'impasse de la tortue. Le quartier s'assainit et prospère. À partir des années 1970-1980, néanmoins, les usines font faillite les unes après les autres et laissent derrière elles des zones désaffectées. Après des décennies d'immobilisme, le quartier bénéficie du rayonnement d'EuraTechnologies, gigantesque pôle d'innovation inauguré en 2009 dans l'usine Le Blan réhabilitée, et voit désormais affluer les investisseurs. Les anciens logements sont enfin remis aux normes et c'est désormais un quartier en pleine mutation qui attire un public de plus en plus jeune, séduit par un quartier d'avenir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lomme comprend cinq quartiers : le Bourg, la Délivrance, la Mitterie, le Mont-à-Camp et le Marais.

En 2011, la commune de Lomme a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[6].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Après le premier tour des élections municipales de 2020, le , le confinement lié à la pandémie de Covid-19 a retardé de trois mois la tenue du second tour, le . Celui-ci se solde par une quadrangulaire [7] de laquelle sort gagnant le maire sortant Roger Vicot, poursuivant une série de mandats avec un maire PS.

Aujourd'hui prépondérante dans le Canton de Lille-6, la ville donnait son nom jusqu'en 2014 au Canton de Lomme. Au niveau législatif, elle fait partie de la 11e circonscription du Nord dont le député est Laurent Pietraszewski (LREM).

Lomme dans son canton et son arrondissement en 2008

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La liste des maires successifs est affichée à la mairie[8],[9],[10].

Liste des maires successifs depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Auguste Lamoitie    
1945 1947 G. Sgard    
1947 1990 Arthur Notebart PS Député (1951-1958 / 1962-1988)
1990 2012 Yves Durand[11] PS Député (1988-1993 / 1997-2017)
2012 2020 Roger Vicot PS Conseiller général du Nord (2008-2015)

Vice-président du Conseil général du Nord (2011-2015) Conseiller départemental du Nord (2015-2021)

Les données manquantes sont à compléter.

Depuis , le titre du premier magistrat de la commune associée est maire délégué.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

En 2002, la ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[12].

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école élémentaire Roger-Salengro

La ville de Lomme compte huit écoles maternelles, onze écoles élémentaires, trois collèges, trois lycées et un centre de formation d'apprentis.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7821 7571 7371 7672 0672 1812 3092 4802 421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4652 9523 5963 8704 0994 3644 8365 2455 677
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 0659 15210 76111 32118 28820 68421 58318 46923 488
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
27 65029 31529 26228 28126 54927 94028 08826 92327 267
2019 - - - - - - - -
28 092--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie associative et culturelle[modifier | modifier le code]

Lomme compte plus de 130 associations.

On y trouve aussi :

  • Le Centre régional des arts du cirque, qui propose des cours pour les amateurs à partir d'un an (avec leurs parents) jusqu'aux adultes, une classe de préparation aux concours, une formation artistique en trois ans et une formation pédagogique au BIAC et au BPJEPS "activités du cirque". Des résidences d'artistes, un studio de création et une programmation de cirque complètent ses activités.
  • L'odyssée, médiathèque construire en 2002, associée à la Bibliothèque municipale de Lille en 2016.

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Le stade des Ormes

Équipements sportifs de la commune :

  • le stade des Ormes
  • une piscine municipale
  • onze salles de sport
  • dix terrains de football

Parmi les différents clubs sportifs de la ville, le Lomme Lille Métropole handball évolue à haut niveau.

Entre 1985 et 1987 fut ouvert un parc de loisirs dénommé "Le parc de Lomme" (ou Lillom) qui fut rapidement fermé à cause de la concurrence avec le parc Bellewaerde[15].

Le Kinepolis, le plus grand cinéma multiplexe de France, qui compte 23 salles totalisant plus de 6800 places.

Économie[modifier | modifier le code]

Catégories socio-professionnelles de la population active lommoise :

  • agriculteurs : 0,11 %
  • artisans, commerçants, chefs d’entreprises : 5,09 %
  • cadres, professions intellectuelles : 6,08 %
  • professions intermédiaires : 17,17 %
  • employés : 33,85 %
  • ouvriers : 37,71 %

(Source : INSEE 1999)

Lomme abrite 700 entreprises, une zone commerciale, une plate-forme multimodale, une clinique et un établissement hospitalier, un Marché d’intérêt national : « Le Marché de Gros – Lille »

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique et symbole[modifier | modifier le code]

Armes de Lomme

Les armes de la commune de Lomme se blasonnent ainsi :
"Bandé d'or et de gueules, de six pièces"

Ce blason est identique pour les villes de Avesnes-sur-Helpe, Cartignies, Concressault, Damousies, Dimechaux, Dimont, Felleries, Larouillies, Ramousies


alt= Géant de Lomme Anne Delavaux exposé dans le hall de la mairie
Le géant de Lomme d'Anne Delavaux, exposé dans le hall de la mairie.

Comme beaucoup de villes des Flandres, Lomme possède une géant. Celui-ci représente Anne Delavaux, une Lommoise qui combattit comme porte-étendard pendant la Fronde sous des habits d'hommes dans l'armée espagnole, au temps où Lomme était sous domination espagnole. Elle se signala par de nombreux exploits sous le nom d'Antoine de Bonne-Espérance. C'est au moment où elle fut blessée sur le champ de bataille, qu'on découvrit sa supercherie. Elle fut alors confiée à l'abbaye du repos de Notre-Dame de Marquette[16], puis partit en retraite à l'abbaye-hôpital de La Byloke à Gand où étaient soignés les soldats malades ou blessés[17].

On peut le voir dans la salle d'accueil de la mairie de Lomme. Il sort une fois par an au moment du carnaval au mois de juin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle n'est pas fusionnée. L'association est un « contrat ». En ce sens, Lomme a toujours un maire élu, qui jouit comme maire délégué d'attributions propres ; la commune a également un budget propre.
  2. Stéphane Lebecq, « La charte de Baudouin V pour Saint-Pierre de Lille (1066) : une traduction commentée », sur Cairn.info, (consulté le ).
  3. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  4. a et b Jean-Yves Méreau, «  Lille-Délivrance écrasée sous les bombes », Cent ans de vie dans la région - Tome 3 - 1939-1958 : De la bataille du rail à la bataille du charbon, La Voix du Nord, , p. 22.
  5. Jean-Pierre Lemoine, Lomme, Sutton éditions, coll. « Mémoires en images », (ISBN 2-84253-776-9)
  6. N. G., « Villes Internet : 32 communes du Nord - Pas-de-Calais récompensées », La Voix du Nord, (consulté le )
  7. Sébastien Leroy, « Municipales : le casting est finalisé, c'est reparti pour un tour », La Voix du Nord, édition Hainaut-Douaisis, no 24244,‎ , p. 3
  8. « Les maires de Lomme », sur FranceGenWeb, Les maires de France à travers le temps (consulté le )
  9. Jules Brenne, Lomme : Au temps des bourgeois, A. Bonne, , 312 p. (ISBN 2-402-20442-7, lire en ligne).
  10. Liste des maires est affiché dans le hall de la mairie, elle est visible sur cette photos au côté de la Géante Anne Delavaux
  11. Le député socialiste Yves Durand a quitté la mairie de Lomme en raison du non-cumul.
  12. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Lomme, consultée le 31 octobre 2017
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. Rollercoaster data base
  16. Archives historiques du Nord de la France et du Midi de la Belgique -1841 - page 532 -archive de l'université de Californie -numérisé par Google Livres
  17. « Fiche d'inventaire du patrimoine culturel immatériel », sur CFPCI