Louis de Gand de Mérode de Montmorency

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Officier général francais 7 etoiles.svg Louis de Gand-Vilain
Prince d’Isenghien
Naissance
Lille (France)
Décès (à 88 ans)
Paris (France)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Distinctions Ordre du Saint-Esprit

Louis de Gand-Vilain, prince d’Isenghien et de Masmines, dit « Louis de Gand de Mérode de Montmorency » (, Lille - , Paris), est un militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis de Gand-Vilain fut fait colonel d'un régiment d'infanterie en 1697 et brigadier le . Servant alors en Allemagne, il se trouva, le suivant, à la bataille de Höchstädt.

Nommé maréchal de camp le et désigné en même temps pour être employé en cette qualité dans l'armée de Flandre, où il continua à servir jusqu'à la paix d'Utrecht.

Il fut créé, le , lieutenant général des armées du Roi, et proposé, le , pour être Chevalier des ordres de Sa Majesté, dont il reçut la croix et le collier le suivant.

Il obtint au mois d'août de la même année la lieutenance générale d'Artois. Il succédait au maréchal-comte d'Artagnan comme gouverneur d'Arras et lieutenant général de la province. Il dut cette faveur à Louis de Bourbon-Condé, premier prince du sang, mais il s'engagea préalablement à payer à la veuve de son prédécesseur quarante mille écus et une pension annuelle de douze mille livres. Depuis longtemps les gouverneurs n'avaient fait d'entrée aussi solennelle à Arras, et, le , une cérémonie analogue eut lieu pour l'arrivée de la princesse d'Isenghien. Le gouverneur accorda une protection éclairée à l'Académie d'Arras.

Il fut appelé, au mois d', pour servir en qualité de lieutenant-général des armées du roi de France en Allemagne et fit la campagne de 1735 dans le même pays.

Il fut fait maréchal de France le et mourut à Paris le , le dernier mâle de sa branche, sans enfants, malgré ses trois mariages, laissant par donation entre vifs, la terre de Lannoy et de Lys à Guillaume Louis Camille de Vilain de Gand, dernier des marquis d'Hem.

Louis de Gand avait fait partiellement démolir le château d'Isenghien en 1749. De l'imposante forteresse d'origine ne restait plus alors qu'un aile minuscule servant de pavillon de chasse, ainsi que les bâtiments de la ferme.

À la suite d'un procès long de deux siècles (1530 à 1730) le roi Louis XV attribua une part de l’héritage de Philibert de Chalon dont le domaine d’Arlay au maréchal-prince d’Isenghien et à sa nièce héritière la comtesse de Lauragais Élisabeth-Pauline de Gand (cf. l'article Montaigu-note 6).

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Fils aîné Jean Alphonse de Gand-Vilain (1655 1687), 1er prince d'Isenghien (1678), 2e prince de Masmines, et de Marie Thérèse de Crevant (vers 1657 après 1683), fille du maréchal Louis de Crevant, duc d'Humières, et de Louise-Antoinette-Thérèse de la Châtre-Nançay et Boucard.

Il épousa :

  1. le , Anne-Marie-Louise de Furstemberg (), fille aînée d'Antoine-Egon, prince du Saint-Empire romain, prince et landgrave de Furstemberg, gouverneur-général de l'électorat de Saxe, et de Marie de Ligny : de ce mariage un fils, mort en bas âge ;
  2. le (ou le suivant), Marie-Thérèse-Charlotte Pot (morte en couches, le , à vingt-et-un ans), marquise de Rhodes et dame de Menetou et Mehun, à vingt ans, fille unique de Charles Pot, marquis de Rhodes, Grand maître des cérémonies de France, et d'Anne-Marie-Thérèse de Simiane-Gordes,
  3. le , Marguerite-Camille Grimaldi de Monaco, née le , fille d'Antoine Grimaldi, prince de Monaco, Menton et Roquebrune, duc de Valentinois, et de Marie de Lorraine-d'Armagnac.

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext maréchal-prince SERG OSE.svg
Blason famille Gand-Vilain.svg

De sable au chef d'argent.[1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, , 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Société impériale des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, Mémoires, L. Danel, (lire en ligne).
  • L.J.P.C.D.S, Quartiers généalogiques des familles nobles des Pays-Bas, vol. Tome I, Cologne, Chez les Héritiers de Pierre Marteau, , p. 201.
  • Achmet d'Héricourt, Les rues d'Arras, vol. 2, Alphonse Brissy, (lire en ligne).
  • Société du Berry à Paris et Société de Département de l'Indre à Paris, Compte rendu des travaux de la Société du Berry à Paris, Siège de la Société, (lire en ligne) ;
  • Esquisses historiques et biographiques sur les chatelains et les vicomtes d'Ypres, (lire en ligne)