Moulins (quartier)

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Moulins
Administration
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Ville Lille
Arrondissement Lille
Géographie
Coordonnées 50° 37′ 10″ N 3° 04′ 01″ E / 50.619546, 3.06706350° 37′ 10″ Nord 3° 04′ 01″ Est / 50.619546, 3.067063  
Superficie 172 ha = 1,72 km2
Transport
Gare Lille - Porte de Douai
Métro Lille Metro Logo.svg (1) (2) Porte des Postes
Lille Metro Logo.svg (2) Porte d'Arras
Lille Metro Logo.svg (2) Porte de Douai
Lille Metro Logo.svg (2) Porte de Valenciennes
Localisation

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Moulins

Moulins est un quartier populaire du sud de Lille, classé zone franche urbaine, qui compte environ 18 000 habitants[réf. nécessaire]. En 1840, les entrepreneurs y construisirent les premières filatures et les habitations pour loger leurs ouvriers. De nombreuses maisons de briques typiques sont toujours visibles aujourd'hui.

Ce quartier compte un nombre important d'habitants d'origine étrangère et souffre d'un taux de chômage élevé, de l'ordre de 30 %. Le quartier compte cependant 21 % d'étudiants et abrite l'Université de droit, inaugurée en 1995, l'Institut d'Études Politiques de Lille (Sciences Po) et l'institut régional d'administration.

La mairie de quartier tente de relancer l'activité économique et culturelle avec la reconversion de l'ancienne filature Le Blan et l'ouverture d'une Maison folie dans l'ancienne brasserie des Trois Moulins.

L’accès[modifier | modifier le code]

Ce quartier possède une image et une identité propres au sein de la ville de Lille.

Il s’est développé de manière à en rendre l’accès facile. Il est ainsi proche du centre ville. Il est aussi un lieu de passage de l’autoroute A25/E42, ce qui permet un accès rapide.

De plus, il est bien desservi par les transports en commun puisqu'il accueille quatre stations de la ligne 2 du métro lillois (Porte de Valenciennes, Porte de Douai, Porte d'Arras et Porte des Postes) et une station de la ligne 1 (Porte des Postes). Ces lignes permettent l’accès à de nombreuses villes de la métropole lilloise et aux gares SNCF de Lille en moins de dix minutes.

Enfin, de nombreuses lignes de bus sont centralisées sous la porte de Douai et permettent de rejoindre de nombreux arrêts dans Lille et sa métropole avec le réseau Transpole et dans le département du Nord grâce au réseau Arc en Ciel.

Lille Moulins est donc un quartier bien desservi, lieu de passage Nord-Sud, avec un accès facile aux autres quartiers lillois, d’autant qu'il est encadré par des boulevards et des rues dont le trafic est important (Boulevard Victor-Hugo, Boulevard de Strasbourg et rue de Cambrai).

Historique[modifier | modifier le code]

Moulins fut d’abord une commune champêtre des alentours de Lille. Elle a intégré ensuite la banlieue sud de Lille où furent implantées au XVe siècle plusieurs léproseries, ce qui fit d’abord connaître le quartier sous le nom de « Faubourg des malades ». La construction de nombreux moulins à moudre le blé au cours du XVIIIe siècle inspira ensuite son nom actuel.

En produisant de la farine et de l’huile en quantité, ces moulins firent de ce Faubourg le marché le plus important de la région Nord.

L’arrivée de la vapeur au XIXe siècle et la révolution industrielle qui en découla, favorisa l’implantation des premières filatures de lin. Les usines remplacèrent alors rapidement les vieux moulins et le faubourg devint une agglomération industrielle qui fut rattachée à la ville de Lille en 1858.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Sa superficie de 172 hectares le place au 7e rang des quartiers lillois.

L’implantation au coup par coup d'entreprises industrielles dans une structure villageoise a conduit à une configuration urbaine assez anarchique autour de l’axe principal de la rue d’Arras. Les rues ne suivent ainsi aucune configuration géographique. Avec 31 kilomètres de voirie, Moulins occupe 9,4 % de la voirie lilloise.

Mis à part le grand parc du jardin des plantes et le jardin des Olieux, les espaces libres sont quasi-inexistants, rendant le quartier très peu aéré.

L’histoire de l’urbanisation de Moulins en fait donc un lieu où de nombreuses maisons ouvrières et courées témoignent du passé ouvrier du quartier. Le 9 septembre 1943, les abords de ce qui fut la Porte de Douai furent l'objet d'une erreur de l'armée américaine sous la forme d'un lâchage de bombes à ailettes. Les victimes de ce dernière furent déclarées "victimes civiles" et purent profiter de places gratuites au Cimetière du Sud offertes par la ville de Lille.

À partir des années 1950, avec les nouvelles vagues de reconstruction et les politiques du logement, le quartier de Lille Moulins fut le témoin du développement du logement social, d’abord sur l'emplacement des anciens remparts au sud et au sud-est du quartier où se construisirent des grands ensembles HLM, notamment ceux de Strasbourg et de Belfort, puis dans le vieux Moulins avec la réhabilitation d’anciens espaces industriels en logement collectifs et la construction de nouveaux, comme par exemple ceux de la rue de Trévise.

Le passé industriel du quartier et la volonté de développer le logement collectif donnent ainsi à ce quartier un paysage urbain contrasté et en mutation constante.

Population[modifier | modifier le code]

L’histoire du quartier et de son urbanisation en fait un lieu qui est devenu populaire et qui rentre aujourd’hui dans de vastes plan de réhabilitation.

Avec plus de 18 000 habitants (18 659 au recensement de 1999), Moulins se classe au 5e rang des quartiers lillois, soit environ 10 % de la population totale de la ville. Moulins possède par ailleurs une population très jeune. Selon les statistiques de 1990, certes anciennes, mais qui correspondent toujours à la tendance générale, les 0-14 ans représentent 42,4 % de la population totale du quartier et les 15-24 ans, 22,6 %.

De plus, Moulins est le deuxième quartier lillois pour son nombre d’étrangers.

Cette population se caractérise notamment par de grandes difficultés sociales. En effet, en 1998, 32,7 % des actifs sont au chômage, 12 % de la population de plus de 25 ans est bénéficiaire du RMI et un tiers des enfants de CE1 est en retard scolaire[1].

Environ 700 jeunes sont en contact avec la permanence de la mission locale du quartier. Ils représentent 12,27 % de la population accueillie par la Mission Locale de Lille.

Enfin, il est intéressant d’observer que ce quartier est un lieu de vie pour plus de femmes que d’hommes avec 52,04 % de femmes et 47,06 % d’hommes. Ceux-ci sont regroupés dans 7 881 ménages, dont 2 886 foyers de deux à cinq personnes, 418 foyers de six personnes et plus et 3 857 personnes vivant seules[2]

Répartition de la population selon l'âge et la catégorie socioprofessionnelle[3]

CSP
Âge
0/24 ans 25/29 ans 30/39 ans 40/49 ans 50/59 ans 60 ans et plus Total  %
Artisans commerçants 4 16 124 104 60 36 344 2,28
Cadres 52 196 176 88 64 8 584 3,87
Profession intermédiaire 180 384 368 140 68 8 1148 7,60
Employés 345 400 536 252 212 12 1760 11,65
Ouvriers 356 324 524 640 364 44 2252 14,91
Militaires 40 8 48 0,32
Retraités 4 8 56 1380 1448 9,59
Étudiants de 15 ans et plus 2276 160 36 2472 16,37
Sans activité professionnelle 3708 180 448 240 276 192 5044 33,41
Total 15100 100

Ce tableau présente la répartition de la population selon l'activité professionnelle. Bien qu'il date un peu, il reste cependant d'actualité quant aux échelles de grandeur qu’il permet de faire ressortir. Une population jeune, peu qualifiée ou sans activité professionnelle reste ainsi un trait caractéristique de Moulins en 2005.

Le logement[modifier | modifier le code]

Le quartier de Lille Moulins tire l’une de ses caractéristiques de la progression rapide de l’habitat collectif qui atteint 63,62 % des habitats en 1990 pour 15,26 % de maisons individuelles (22,2 % pour la ville de Lille). En 1999, Moulins comptait 7 877 logements en résidence principale, 1 316 logements vacants et 67 résidences secondaires.

60 % de l’habitat est utilisé à titre locatif et 32 % du patrimoine appartient à des bailleurs sociaux tels que La SLE, ODN, CAL-PACT, OPAC LMH. Parmi les occupants de ce parc locatif, 33 % de familles sont en dessous de seuil de pauvreté[3].

Les ressources[modifier | modifier le code]

Commerce et économie[modifier | modifier le code]

Ancien quartier industriel, Moulins est aujourd’hui un quartier à la recherche d’une nouvelle identité. Les différentes crises industrielles ont laissé place à de nombreuses friches réhabilitées, soit en logements, soit en bâtiments publics. Les entreprises et les promoteurs hésitent toutefois à investir dans ce quartier, victime aussi depuis 20 ans d’un déclin du commerce de détail. Il n’existe pas non plus de véritable « centre commercial », la grande distribution étant représentée par deux supermarchés de « petite envergure » dont un de « hard discount ».

Les petits commerces sont ainsi majoritaires avec une moyenne de 1,32 commerces pour 100 habitants, avec une part importante de commerces classés dans la catégorie « Hôtels – Cafés – Restaurant ».

On remarque ainsi très facilement de nombreux Restaurants et Kebabs dans le quartier, qui se sont majoritairement installés autour de la Faculté de Droit, pour pouvoir toucher une clientèle étudiante.

En 2005, seules sept entreprises des industries mécaniques et métallurgiques restent en activité, résistant aux vagues de fermetures et de délocalisations.

Pour répondre à cette situation, le quartier de Moulins offre désormais des espaces en Zone Franche Urbaine et Zone de Dynamisation Urbaine à travers lesquelles les implantation d’entreprises sont facilitées notamment grâce à des allègements fiscaux.

Malgré ces faiblesses du point de vue économique, Moulins possède une vitalité associative fortement développée notamment dans les champs de l’animation, l’éducation, la culture et l’environnement.

La mairie de quartier de Moulin recense ainsi plus de 80 associations aux objectifs variés qui font vivre le quartier.

Culture[modifier | modifier le code]

Sur un plan culturel, le quartier compte trois ateliers de théâtre (Dans la lune, Tous en scène et à la Compagnie du Tire-Laine) ainsi qu’un théâtre, le Prato, « théâtre international de quartier ». Il dispose également d'une médiathèque, une maison folie, née de Lille 2004 et qui propose ateliers, concerts, expositions et résidence d’artistes. Enfin, il héberge une compagnie circassienne, une école des Arts du Cirque et de pratique artistique (le Cirque du Bout du Monde), une compagnie de musique du monde "La Cie du Tire-Laine" et deux centres sociaux qui se partagent la population du quartier.

La Maison d'accueil du jeune travailleur (MAJT) s’inscrit aussi dans les actions culturelles du quartier. Un atelier de résidence d’artiste et un lieu de ressources permettant la création artistique servent de vitrine à son « projet culturel » sur le quartier.

Les associations étudiantes de la Faculté de Droit participent également régulièrement à l’organisation d'événements culturels sur le campus. Une association originale,"FILAFIL" à l'initiative de mouvements chrétiens, en 2003, prend une dimension sociale, régie par la loi 1901. Elle développe un pôle citoyen,et crée du lien social autour de l'animation de jeunes et de moins jeunes, via un pôle animation. Ainsi, elle tisse des liens avec les habitants, les partenaires et institutions présents sur le territoire et les mouvements et communautés chrétiennes du quartier, dont celle des frères dominicains, dite "le 28".[non neutre]

Certaines associations, comme l’Atelier Populaire d’Urbanisme de Moulins, organisent des rencontres et des festivals dans le quartier afin de le dynamiser, d’y apporter de l’animation et de la culture et de pouvoir offrir plus facilement des réponses aux difficultés qu'elles soulèvent par ailleurs (sur le logement, la précarité, la culture…).

Globalement, Moulins dégage ainsi une richesse d’expression culturelle grâce entre autres aux ateliers d’artistes, à un cinéma associatif (l'Univers), à un foisonnement de mouvements hip-hop, d'actions de promotion des arts plastiques et du théâtre et à une multiplication de projets autour de l’écriture et de la photo. Par ailleurs, Moulins dispose d'une église catholique, Saint Vincent de Paul, dans les sous-sol de l'ancienne filature et de deux lieux de culte musulman rue d'Arras et rue de Douai.

Sport[modifier | modifier le code]

Sur un plan sportif, on dénombre 1 stade, 5 salles de sports et 11 associations sportives essentiellement tournées vers la pratique du football et de la danse.

Santé[modifier | modifier le code]

Du point de vue de la santé, 2 hôpitaux et un centre de soins sont installés dans le quartier. En 2000, 14 médecins libéraux étaient implantés sur le quartier[4].

Éducation[modifier | modifier le code]

Le quartier de Lille Moulins compte six écoles maternelles, quatre écoles primaires et une école privée. Il accueille trois lycées, une école spécialisée (Institut Medico-Educatif -IME), l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Lille, l'Institut Régional d'Administration (IRA) de Lille et l’école d’Optique Lunetterie. La présence des écoles influence la vie du quartier car elles développent des projets d’ouverture sur les sports, les arts, l’environnement ou les cultures étrangères. De plus, les initiatives des écoles et de leurs associations avec les différentes structures du quartier entrent dans les projets d’épanouissement et d’ouverture de la jeunesse, largement représentée dans le quartier.

Le point névralgique de la présence d’établissements scolaires ou universitaires reste cependant la Faculté de Droit et Santé, implantée en 1995 au cœur du quartier et qui participe donc inévitablement à son dynamisme. On assiste ainsi à une progression lente mais visible des échanges entre les étudiants et le quartier par l’appropriation des lieux culturels et la participation aux activités à destination des enfants et des jeunes.

La présence d’un fort taux d’étudiants permet ainsi l'existence de deux restaurants universitaires, d'un complexe sportif universitaire et d'un certain nombre de commerces de proximité.

Social[modifier | modifier le code]

Les actions relevant du domaine du social sont quant à elles relayées par les deux centres sociaux, deux crèches, deux halte-garderies, trois clubs de personnes âgées (dont l’un se réunit régulièrement dans les locaux de la MAJT). Trois associations servent de lieux d’accueil pour l’animation de la petite enfance et pour le développement des rencontres enfants-parents. Une crèche parentale associative (« Les petites Canailles ») est présente, deux sont implantées à Lille aujourd'hui.

Il existe également plusieurs associations de soutien envers les familles et plus particulièrement les femmes, trois centres d’accueil et deux de prévention pour toxicomanes et alcooliques, six foyers d’accueil et d’hébergement pour jeunes travailleurs (MAJT), familles (FARE), demandeurs d’asiles (CADA) et personnes en difficulté.

Différentes associations sont aussi implantées pour aider ou assister des personnes ayant besoin d’aide pour leurs démarches dans le domaine du logement, comme l’Atelier populaire d’urbanisme (APU), Bien-être en HLM ou la Confédération logement cadre de vie (CLCV).

Enfin, la présence de certains services de l’État ou de la Ville sont également notables. Moulins possède ainsi un local de l’ANPE, une mission locale chargée principalement de l’insertion des jeunes de 16 à 26 ans, une déchèterie, un centre de tri postal ainsi qu’un bureau de poste, le siège de l’OPHLM, l’un des principaux bailleur sociaux de la ville de Lille, et une mairie de quartier, chargée de rapprocher l’action municipale de la population.

La politique de la ville[modifier | modifier le code]

La présence d’une mairie de quartier est due à une volonté municipale de rapprocher l’administration des administrés et de mettre en place sur le terrain la politique de la ville, née dans les années 1980 du constat des difficultés de certains quartiers. La base de cette politique est le partenariat contractualisé entre l’État, les conseils régionaux et les communes.

Les moyens humains et financiers pour mettre en œuvre ces politiques se concrétisent sous la forme du plan de Développement Social Urbain (DSU) qui découle du Contrat de Ville, plan quinquennal donnant les objectifs de la politique de la ville. Une équipe de projet est chargée de lier l’action des trois partenaires de la Politique de la ville aux réalités locales. Afin d’aboutir à des propositions, les associations et les habitants sont invités, toutes les six semaines, à des commissions thématiques traitant différents sujets (Développement économique et commercial, habitat, santé, culture, enfance et jeunesse…).

Lille Moulins est entré dans le contrat de ville en 1989. Celui a permis d’accompagner les mutations urbaines de ces dernières années (construction, démolitions ou réhabilitations) et de soutenir les actions associatives dans le domaine du sport, des pratiques artistiques, de l’accompagnement scolaire ou de l’insertion. Tout cela avec le soutien financier de crédits de droit commun.

Dans le domaine culturel, les objectifs du contrat de ville de Moulins pour la période 2001-2006 ont été de :

  • Favoriser la découverte et l’expression artistique des habitants ;
  • Soutenir les projets d’échanges et de rencontres interculturels ;
  • Renforcer les liens entre les associations à but culturel ou artistique et les acteurs socio-educatifs ;
  • Améliorer les conditions d’apprentissage de la musique ;
  • Confirmer les filatures comme un pôle culturel original (la filature est une ancienne usine réhabilitée qui accueille aujourd’hui le théâtre du Prato, la médiathèque de Moulins, des logements et d’autres structures ou associations entrant dans le cadre d’un pôle culturel) ;
  • Développer le travail autour du patrimoine et de la mémoire ;
  • Favoriser l’appropriation de la Maison Folie par les habitants et les acteurs du quartier.

Moulins est cependant souvent qualifié de quartier paradoxal où l’on entend dire que les gens ne sortent pas de chez eux. Car s'il possède une bonne accessibilité, un patrimoine urbain intéressant et un tissu associatif et culturel diversifié et dynamique, la précarité économique et sociale et l’insalubrité de certains logements rendent la qualité de vie loin d’être considérée comme satisfaisante pour tous. Les habitants se plaignent aussi des rues dégradées et d’une circulation automobile encore trop importante. Les étudiants de la faculté de droit ne cherchent pas à vivre dans ce quartier et un nombre croissant d’enfants sont scolarisés hors du quartier[réf. nécessaire]. La politique de la ville cherche donc à ce que tous les acteurs de la vie de Moulins s’approprient les actions mises en place pour améliorer les conditions de vie (la requalification des espaces publics, le renforcement de la vie culturelle et sportive, le traitement de l’insalubrité, …).

Un fonds d’initiative habitants (FIH) a ainsi été mis en place afin de financer les projets menés par des jeunes et des adultes habitant le quartier. Financé à 70 % par la région et à 30 % par la commune, les projets peuvent se voir allouer un financement qui peut atteindre 750 €.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ANPE et Mission Locale de Moulins
  2. INSEE 1999
  3. a et b INSEE 90
  4. Source : contrat de ville de Moulins

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]