Esquermes

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Esquermes est une ancienne commune du Nord, intégrée à Lille en 1858, en même temps que les communes de Wazemmes, Moulins et Fives.

Communes avant l'agrandissement de Lille en 1858

Le commune d'Esquermes était délimitée :

  • à l'ouest par les limites communales actuelles de Lille[1]
  • à l'est, par le tracé des actuelles rues Paul Lafargue et Deschodt qui séparaient Esquermes de Wazemmes. Plus au sud, la limite entre Esquermes et Wazemmes / Moulins était matérialisée par le rue de Marquillies[2]. Plus au nord, la limite serpentait autour de la rue Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle pour rejoindre l'avenue de Dunkerque au niveau de la clinique des Bois-Blancs[3].
  • l'ancienne limite communale passe également à la jonction de la rue d'Esquermes et de la rue Léon-Gambetta et suit l'axe de cette voie sur une centaine de mètres. A partir de l'angle de la rue Deschodt, le côté pair de la rue comprend les immeubles 2 à 20 «rue d'Esquermes» tandis que font face, côté impair de la rue, les immeubles 431 à 463 «rue Léon-Gambetta».

Histoire[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Réconciliation

Les origines d'Esquermes remontent à l'époque mérovingienne (un cimetière a été découvert par Henri Rigaux au XIXe siècle). Plus récemment, un édifice rural de la fin du Xe siècle a été fouillé rue Virginie Ghesquière, non loin de la chapelle Notre-Dame-de-Réconciliation sous laquelle ont été également découverts des vestiges de la même période.

Esquermes signifierait étymologiquement : terrain bas et marécageux. Le village est connu au XIIIe siècle.

Le  territoire d’Esquermes, approximativement les quartiers actuels de Vauban-Esquermes, Bois-Blancs, Faubourg de Béthune et Faubourg des Postes, fit partie avec toute la région environnante (Pévèle, Mélantois) du marquisat de Flandre, gouvernement militaire constitué par Charles le Chauve dont le premier titulaire fut Baudouin à partir de 866[4].

Le village est connu au XIIIe siècle (une des rues du Vieux-Lille se nomme aujourd'hui encore rue Esquermoise). La chapelle Notre-Dame-de-Réconciliation fut érigée à cette époque.

Le village s'est développé au début du XIXe siècle et les constructions de la rue principale du village, l'actuelle rue d'Esquermes, rejoignent celles de la rue de Lille ou Notre-Dame (actuelle rue Léon-Gambetta) à Wazemmes [5]. La limite entre les deux anciennes communes correspond à l'endroit où la rue d'Esquermes change de dénomination et devient la rue Léon-Gambetta.

La population d'Esquermes passe de 1 298 habitants en 1804, 2 500 en 1850 et 3 731 en 1856[6].

Cette croissance était cependant relativement modérée en comparaison avec celle des communes voisines de Wazemmes et de Moulins.

Esquermes-Vauban en 1892

La partie urbanisée était limitée aux environs de l'actuelle rue d'Esquermes, de la rue de Canteleu, de la place de l'Arbonnoise. Toute la partie sud-ouest d’Esquermes à l'intérieur de l'enceinte fortifiée du Second Empire, au sud de la rue de Canteleu, était parcourue par les multiples bras de l’Arbonnoise (un des cours primitif de la Deûle).

Ce secteur ne fut urbanisé avec la couverture ou le remblaiement des rivières qu’au début du XXe siècle [7].  

Esquermes avait plutôt un caractère bourgeois avec des maisons de campagnes et des pensionnats.

Quelques établissements industriels importants s’y installèrent cependant à partir du milieu du XIXe siècle (sucrerie de Bigo-Danel, filature Thiriez, usines Delebart-Mallet place Cormontaigne) entraînant la création de rues ouvrières comprenant plusieurs courées (7 en 1856) [6]. Esquermes connaît une importante croissance démographique à la fin XIXe siècle sa population atteignant 12 012 habitants en 1882 et 16 150 habitants en 1902.

La commune d'Esquermes a été annexée à Lille par décret impérial le 13 octobre 1858 avec Wazemmes, Fives et Moulins. A la suite de cette annexion, l'enceinte fortifiée de Lille qui était située au nord de Wazemmes a été déplacée au début des années 1860 pour englober Wazemmes ainsi que celles d'Esquermes et de Moulins.

Sites particuliers[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « Tableau d'assemblage (1G/720) | Archives municipales de Lill... », sur Mnesys (consulté le 1er novembre 2019)
  2. « Tableau d'assemblage (1G/737) | Archives municipales de Lill... », sur Mnesys (consulté le 1er novembre 2019)
  3. « Section A (1G/738-1G/739) | Archives municipales de Lille », sur Mnesys (consulté le 1er novembre 2019)
  4. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, 1902 (réédité en 1981) (lire en ligne), p. 43, 44
  5. Simon François Blocquel, Nouveau conducteur ou guide des étrangers dans Lille et ses environs, Castiaux, (lire en ligne), p. 224 225
  6. a et b Pierre Pierrard, La Vie ouvrière à Lille sous le second Empire, Paris, Bloud et Gay, , 532 p., p. 62
  7. . Sur les plans de Lille de la fin du XIXe siècle le territoire est encore parcouru par les eaux de l'Arbonnoise et les rues, notamment celle de la Bassée, au sud de la rue de Canteleu, n'apparaissent que sur celui de 1930
  8. Article sur la Voix du Nord
  9. Notice no PA00107572, base Mérimée, ministère français de la Culture