André Chandernagor

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André Chandernagor
Image illustrative de l'article André Chandernagor
Fonctions
31e premier président de la Cour des comptes
Prédécesseur Jean Rosenwald
Successeur Pierre Arpaillange
Ministre délégué auprès du ministre des relations extérieures, chargé des affaires européennes
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy I
Pierre Mauroy II
Pierre Mauroy III
Président du Conseil régional du Limousin
Prédécesseur Création du poste
Successeur Louis Longequeue
Président du Conseil général de la Creuse
Prédécesseur Paul Pauly
Successeur Michel Moreigne
Député de la Creuse
Maire de Mortroux
Successeur Thierry Chandernagor
Biographie
Date de naissance (95 ans)
Lieu de naissance Civray (Vienne)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique SFIO (1958-1967)
FGDS (1967-1970)
PS (1970-1981)
Profession Haut fonctionnaire

André Chandernagor, né le à Civray dans la Vienne, est un homme politique français, ancien député de la Creuse (1958-1981) et ministre des Affaires européennes (1981-1983). Il devient à la suite le 31e premier président de la Cour des comptes de 1983 à 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Chandernagor est né dans une famille du Poitou et son patronyme est celui d'un aïeul venu de La Réunion. Il étudie au lycée Henri-IV, puis à l'École nationale de la France d'Outre-mer après un séjour en Indochine. Administrateur adjoint de la France d'Outre-mer en 1945, il suit l'ENA de 1949 à 1951. Également licencié en droit, il est maître des requêtes au Conseil d'État en 1957 et devient un spécialiste du droit public. Il adhère à la SFIO en 1944 et a une première expérience politique en 1946 comme attaché au cabinet de Marius Moutet, ministre (SFIO) de la France d'outre mer.

Son entrée en politique active s'effectue en 1953, à l'occasion de son élection en tant que maire de Mortroux dans la Creuse, commune d'origine de son épouse. Il connaît un échec provisoire à son implantation locale en 1955, lors des élections cantonales. Il est battu par le Conseiller général sortant (Radical)[1] dans le canton de Bonnat. Il attend 1961 pour faire son entrée au Conseil général de la Creuse, prenant la succession de Gaston Chazette, ancien sénateur, dans le canton de Bourganeuf. Dès lors, son ascension sera continue. Durant ses mandats creusois, André Chandernagor est notamment l'un des défenseurs d'un aménagement de ce qui devient la Route Centre-Europe Atlantique, aux côtés du maire de Mâcon Louis Escande[2]. Au décès de Paul Pauly, en 1973, il sera élu Président du Conseil général de la Creuse.

Article détaillé : Paul Pauly.

André Chandernagor deviendra ensuite Président du Conseil régional du Limousin[3] en 1974. Ce cumul de mandats fera de lui l'homme fort du département de la Creuse, du début des années 1970 au milieu des années 1980. Élu de la Creuse à l'Assemblée nationale le 30 novembre 1958, il y siège jusqu'au 23 juillet 1981. En 1967-1968 il est vice-président de l'Assemblée nationale. Il est à ce jour le "recordman" de longévité dans la représentation de la Creuse à l'Assemblée nationale (23 ans). Durant ses mandats successifs, il est un des principaux porte-parole du groupe socialiste. Il intervient au nom du groupe dans les domaines diplomatiques, économiques et financiers. Passionné par la défense des droits du Parlement, il est Président du Conseil de l'Union interparlementaire de 1968 à 1973. Il écrit : Un Parlement pour quoi faire ?.

Proche de Guy Mollet, dont il fut membre du cabinet[4] en 1956-1957, violemment anti-communiste, il a longtemps été hostile à l'Union de la gauche, lui préférant une alliance avec le Centre.

Article détaillé : Guy Mollet.

André Chandernagor fut membre du comité directeur de la SFIO, puis du PS. Il a été momentanément suspendu du PS en 1970 et on lui prêta longtemps l'intention de créer un nouveau parti social-démocrate dissident. Après le Congrès d'Épinay en 1971, il est proche de Pierre Mauroy. Son poids politique et son expérience le conduisent à entrer au gouvernement en 1981 après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

André Chandernagor est nommé premier président de la Cour des comptes en décembre 1983. Premier président honoraire depuis septembre 1990, il est devenu membre, le 24 mai 2005, du Comité d'honneur du bicentenaire de la Cour des comptes, présidé par le premier président d'alors, Philippe Séguin. Enfin, André Chandernagor est le père de l'écrivain Françoise Chandernagor, de Dominique Chandernagor et de Thierry Chandernagor, ancien président du Conseil général de la Creuse, ancien conseiller général de Saint-Sulpice-les-Champs et ancien maire de Mortroux.

Article détaillé : Françoise Chandernagor.

Mandats[modifier | modifier le code]

Synthèse des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

  • -  : Ministre délégué auprès du ministre des relations extérieures, chargé des affaires européennes
  • -  : Ministre délégué auprès du ministre des relations extérieures, chargé des affaires européennes
  • -  : Ministre délégué auprès du ministre des relations extérieures, chargé des affaires européennes (démission)
Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]
Période Portefeuille Cabinet
22 mai au 23 juin 1981 Ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures (Claude Cheysson), chargé des Affaires européennes Gouvernement Pierre Mauroy (1)
23 juin 1981 au 24 mars 1983 Ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures (Claude Cheysson), chargé des Affaires européennes Gouvernement Pierre Mauroy (2)
24 mars au 7 décembre 1983 Ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures (Claude Cheysson), chargé des Affaires européennes Gouvernement Pierre Mauroy (3)

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élu au Conseil général en 1949, Jean Pinton représentera le canton de Bonnat jusqu'en 1979.
  2. La Montagne - André Chandernagor, l'un des pères fondateurs de la RCEA: « les initiatives doivent venir d'en bas», 16 janvier 2011
  3. Il s'agissait alors de l'établissement public régional (E.P.R.), "ancêtre" de la région. Cette dernière deviendra une collectivité territoriale à part entière avec les lois sur la décentralisation, au début des années 80.
  4. André Chandernagor et Paul Pauly étaient les deux principaux molletistes creusois des années 50.
  5. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un Parlement, pour quoi faire ?, Gallimard, 1967, collection idées
  • Réformer la démocratie, Balland, 1977 avec Alexandre Sanguinetti
  • Les maires en France, XIXe-XXe siècle. Histoire et sociologie d'une fonction, Fayard, 1993
  • La Liberté en héritage, Pygmalion, 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]