André Delelis

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André Delelis
Image illustrative de l'article André Delelis
Fonctions
Ministère du Commerce et de l'Artisanat
Prédécesseur Maurice Charretier (UDF)
Successeur Michel Crépeau (MRG)
Député de la 13e circonscription du Pas-de-Calais
Successeur Jean-Claude Bois (PS)
Sénateur du Pas-de-Calais
Maire de Lens
Prédécesseur Ernest Schaffner
Successeur Guy Delcourt (PS)
Biographie
Nom de naissance André Delelis
Date de naissance
Lieu de naissance Cauchy-à-la-Tour
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Lens
Parti politique PS

André Delelis, né le à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais) et mort le à Lens[1], est un homme politique français.

Maire de Lens (Pas-de-Calais) de 1966 à 1998, il a également été député socialiste du Pas-de-Calais de 1967 à 1981 avant d'être ministre du Commerce et de l'Artisanat des deux premiers gouvernements Mauroy de 1981 à 1983 puis sénateur du Pas-de-Calais de 1983 à 1992[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

André Delelis se rendra célèbre par des propos d'une rare violence tenus lors d'un meeting à Montreux-Château en mars 1982 : « Pour satisfaire les aspirations au changement du peuple, il aurait fallu en révoquer quelques-uns, emprisonner les autres et même en fusiller quelques-uns », propos sortis de leur contexte d'une réunion dans un village du Territoire de Belfort lors d'une campagne pour l'élection d'un conseiller général et cités justement par André Delelis pour les récuser et dénoncer la falsification à laquelle se livrait une partie de la presse et des radios à l'égard des pratiques du gouvernement nommé par François Mitterrand et dirigé par Pierre Mauroy.[incompréhensible]

André Delelis a d'abord défendu la corporation minière, les hommes et les femmes qui la composaient, comme ses prédécesseurs maires de Lens Émile Basly, Alfred Maës et Ernest Schaffner. À eux quatre, hormis la guerre et l'intermède communiste de la Libération, ils furent maires de Lens[3] de 1900 à 1998. Son obsession fut de déprendre sa ville de son sort charbonnier et surtout de l'emprise des seigneurs des houillères, certes nationales puisque nationalisées, mais dont l'esprit de caste et la volonté de domination n'avaient rien à envier aux patrons des anciennes compagnies minières. Et il sut pour cela exploiter l'une des réussites de son prédécesseur, Ernest Schaffner, la promotion en 1962 de Lens du rang de succursale de Béthune et/ou de Douai au rang de sous-préfecture de plein exercice. En sa mémoire, le maire de Lens, Guy Delcourt, a annoncé que le stade du Racing Club de Lens sera renommé Stade Bollaert-Delelis, nom qui devient effectif le [4].

Sa mort suscite de nombreuses réactions au sein de la classe politique[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]