Charles Fiterman

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un homme politique image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un homme politique français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Charles Fiterman
Charles Fiterman en mars 2015 lors d'une rencontre avec des collégiens du Chambon Feugerolles.
Charles Fiterman en mars 2015 lors d'une rencontre avec des collégiens du Chambon Feugerolles.
Fonctions
Député du Rhône
Élection
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique Communiste
Ministre des Transports
Ministre d'État jusqu'au 22 mars 1983
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy II et III
Prédécesseur Louis Mermaz
Successeur Paul Quilès
Député de la 2e circonscription du Val-de-Marne
Élection
Législature VIe (Cinquième République)
Groupe politique Communiste
Prédécesseur Fernand Dupuy
Successeur Pierre Tabanou
Biographie
Nom de naissance Chilek Fiterman[1]
Date de naissance (82 ans)
Parti politique PCF (1967-1998)
PS depuis 1998
Résidence Val-de-Marne
puis Rhône

Charles Fiterman, né Chilek Fiterman le à Saint-Étienne, est un homme politique français.

Il fut un responsable du PCF et ministre d'État chargé des transports dans les 2e et 3e gouvernements de Pierre Mauroy de 1981 à 1984. Depuis 1998, il est membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont des Juifs polonais qui exercent le métier de marchands forains. Pendant l'Occupation, il est placé chez des paysans, à Marlhes, dans le parc régional du Pilat (42) à partir de 1942. Son père est déporté et meurt à Auschwitz en mai 1944.

En avril 1965, Charles Fiterman, qui a adhéré au PCF en 1951, devient secrétaire de Waldeck Rochet. Il est ensuite secrétaire de Georges Marchais et député du Val-de-Marne (1978-1981), puis du Rhône (1986-1988). Après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981, il fait son entrée avec trois autres communistes dans le gouvernement de Pierre Mauroy, chargé des transports et numéro 4 dans l'ordre protocolaire. C'est notamment pendant son exercice que sera votée la LOTI qui régit toujours l'organisation des transports en France aujourd'hui. Il s'oppose à Pierre Mauroy lors de la grève des camionneurs de février 1984, refusant de suivre le Premier ministre qui veut envoyer l'armée pour la briser. Il reste 37 mois à ce poste, jusqu'à ce que le comité central du PCF décide, le , que les communistes ne participeront pas au gouvernement de Laurent Fabius. Avec les trois autres ministres communistes, il quitte alors le gouvernement.

En 1993, il est largement battu (42,72 % des voix) dans la 4e circonscription de la Loire, dont le sortant communiste ne se représentait pas.

En 1994, il participe, avec des personnalités et militants issus de différentes organisations, dont les refondateurs du PCF, à la création de la Convention pour une alternative progressiste (CAP), petite organisation politique française aujourd'hui dissoute. Celle-ci soutient la candidature de Dominique Voynet à l'élection présidentielle de 1995. Fiterman participe au nom de la CAP aux Journées d'été des Verts en 1996, où est lancé le processus de la « gauche plurielle », aux côtés de Dominique Voynet, Lionel Jospin et Robert Hue.

D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.

Membre du Parti socialiste à partir de 1998[2], il soutient le « oui » au référendum du 29 mai 2005. Depuis 2008, il est un des soutiens les plus proches de Ségolène Royal.

Conseiller municipal du village de Tavernes, dans le Var, il est également membre du conseil d'administration du think tank Notre Europe[3].

Détail des fonctions et mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Il a publié en 2005 aux Éditions du Seuil un livre intitulé Profession de foi - Pour l'honneur de la politique. Il y retrace son parcours politique, s'emploie à tirer quelques leçons des échecs du communisme, et avance des propositions pour l'avenir de la gauche.

Philippe Lefait, journaliste à France 2, dans son livre Quatre ministres et puis s’en vont… Éditions de l'Atelier, 1995, revient sur l’itinéraire de Charles Fiterman et des trois autres ministres communistes de 1981 à 1984 Anicet Le Pors, Jack Ralite et Marcel Rigout pendant la période ministérielle et celle qui l’a suivie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50590.
  2. « Charles Fiterman explique son choix », article de L'Humanité du 15 mai 1998.
  3. Composition du conseil d'administration de Notre Europe.
  4. Archives nationales.