Jean Laurain

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Jean Laurain
Illustration.
Portrait officiel de Jean Laurain (1978)
Fonctions
Député français

(4 ans, 9 mois et 20 jours)
Élection 12 juin 1988
Circonscription 1re de la Moselle
Législature IXe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Successeur François Grosdidier
Député français

(2 ans, 2 mois et 10 jours)
Élection 16 mars 1986
Circonscription Moselle
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Nicolas Schiffler
Secrétaire d'État aux Anciens combattants et Victimes de guerre

(2 ans, 11 mois et 26 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Pierre Mauroy
Laurent Fabius
Gouvernement Mauroy III et Fabius
Successeur Georges Fontès
(Secrétaire d'Etat chargé des Anciens Combattants)
Ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre

(1 an, 10 mois et 1 jour)
Président François Mitterrand
Premier ministre Pierre Mauroy
Gouvernement Mauroy I et II
Prédécesseur Maurice Plantier
(Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants)
Député français

(3 ans, 3 mois et 20 jours)
Élection 19 mars 1978
Réélection 21 juin 1981
Circonscription 1re de la Moselle
Législature VIe et VIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Jean Kiffer
Successeur Nicolas Schiffler
Conseiller municipal de Metz

(1 an et 14 jours)
Élection 20 mars 1977
Maire Jean-Marie Rausch
Conseiller général de la Moselle

(5 ans, 5 mois et 23 jours)
Élection 30 septembre 1973
Réélection 14 mars 1976
Circonscription Canton de Metz-Ville-2
Prédécesseur Georges Oehmke
Successeur Denis Jacquat
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Metz
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Metz
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Enfants 4 enfants
Diplômé de Université de Lorraine Université de Lyon
Profession Professeur de philosophie
Religion Catholicisme

Jean Laurain, né le à Metz et mort le dans la même ville[1], est un enseignant et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée Fabert, il étudie la philosophie à Nancy puis à Lyon. Refusant l’Occupation, il rejoint l'armée française[2] alors que la Moselle est annexée depuis peu au Reich allemand. Quelques mois plus tard, en 1942, il s’engage dans l’armée libre d'Afrique. Il participe au débarquement en Provence en . Il livrera, dans son avant-dernier livre Le journal de guerre d’un philosophe (publié en 2006 aux éditions Serpenoise), ses souvenirs émouvants, parfois douloureux et intimes, sur ses années 1941-1945, rappelant que si la guerre n'est pas une fatalité, la paix étant avant tout une affaire d'éducation.

Devenu professeur de philosophie dans le secondaire, il enseigne la paix aux jeunes mosellans, notamment à travers l’éducation populaire, puis fonde en 1957 les premières Maisons de la Jeunesse et de la Culture en Moselle (MJC), avant de s’engager en politique.

Il adhère au Parti socialiste en 1971 et mènera le combat de la gauche messine face à Jean-Marie Rausch en 1977, s’inclinant de quelques centaines de voix seulement. En 1979, il préside le congrès socialiste de Metz, voyant François Mitterrand réélu au poste de Premier secrétaire. Lors du scrutin législatif de 1978, il est élu député de Metz[3], puis réélu en 1981 lors de la « vague rose ».

Il est nommé la même année ministre des Anciens combattants par François Mitterrand, fonction qu’il occupera jusqu’en 1986 (en qualité de secrétaire d'Etat). On lui doit alors la commémoration du 8 mai, le travail sur la question des Malgré-nous et la promotion de la réflexion républicaine sur le « devoir de mémoire ».

Jean Laurain redevient député de Metz en 1986, fonction qu'il occupera jusqu'en 1993, année où il se retire de la vie politique.

Il animait encore en 2007 des réunions populaires de réflexion philosophique, éducative et sociétale ; son dernier ouvrage Du partage ou le retour aux sources du socialisme (sorti en 2007 aux éditions L'Harmattan) replace le partage au centre de la vie.

Acteur infatigable de la paix et philosophe, Jean Laurain fuyait les ors et les honneurs.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Études secondaires au lycée Fabert de Metz
  • Études supérieures à la faculté des lettres de Nancy (1940-1941), option philosophie
  • Études supérieures à la faculté des lettres de Lyon (1941-1942) option philosophie
  • Engagé volontaire dans l'armée française d'Afrique. Campagne de Tunisie 1942-1943
  • Débarquement en Provence en , campagne de France et d'Alsace
  • 3e année de licence de philosophie 1945-1946
  • Professeur de philosophie à Phalsbourg, Thionville, Nancy et Metz (lycée Robert-Schuman 1964-1978)
  • Création des Maisons des Jeunes et de la Culture en Moselle (1957)
  • Directeur départemental des MJC de Moselle, puis secrétaire général de la fédération française des MJC
  • Conseiller général de la Moselle pour le canton de Metz-Ville-2 de 1973 à 1979
  • Conseiller municipal de Metz de 1977 à 1978
  • Député socialiste de la Moselle de 1978 à 1981, puis de 1986 à 1993
  • Ministre, puis secrétaire d'État aux Anciens Combattants du au
  • Président cofondateur de la fondation Solange Bertrand du au , puis président honoraire
  • Président de l'université de la Paix de Verdun

Publications[4][modifier | modifier le code]

  • L'Education populaire ou la Vraie révolution : l'expérience des maisons des jeunes et de la culture, Paris, Editions de Correspondance municipale, 1977
  • De l'ennui à la joie : éléments d'une pédagogie de la paix, Paris, Editions du Cerf, 1993
  • Metz ou la nostalgie du futur, Metz, Éditions Serpenoise, 1995
  • Journal de guerre d'un philosophe (1941-1945), Metz, Éditions Serpenoise, 2006
  • Du partage ou Le retour aux sources du socialisme, Paris, L'Harmattan, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://deces.matchid.io/id/47FeFtX4ONL-
  2. « Jean Laurain - Les Editions du cerf », sur www.editionsducerf.fr (consulté le )
  3. « Jean Laurain - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  4. « Jean Laurain (1921-2008) », sur data.bnf.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]