Émile Biasini

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Émile Biasini
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Nationalité
Activité

Émile-Joseph Biasini, né le à Noves (Bouches-du-Rhône) et mort le [1], est un administrateur civil et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de droit à Aix-en-Provence et Paris, il est breveté de l'École nationale de la France d'outre-mer[2].

Il commence sa carrière coloniale d'administrateur de la France d’outre-mer au Bénin et en Guinée et au Tchad[3], notamment comme directeur de cabinet de Charles-Henri Bonfils, gouverneur de Guinée[4].

Après la décolonisation, il fait partie des fonctionnaires coloniaux qui participent à la naissance du ministère des Affaires culturelles. Conseiller technique d’André Malraux en 1960, celui-ci le nomme le 11 décembre 1961, directeur du Théâtre, de la Musique et de l'Action culturelle au ministère des Affaires culturelles[2]. À cette fonction, il met en place les maisons de la Culture avant d'être remercié brutalement par le ministre d'État en 1966[3], Malraux nommant Landowski à la direction de la musique quand Biasini soutient Boulez[5].

En 1967, il devient délégué interministériel pour la télévision en couleurs, puis à partir de septembre 1967[3] est nommé au poste de Directeur de la Télévision au sein l'ORTF, où il impose notamment les Shadoks. En juin 1968, il démissionne par opposition à la « chasse aux sorcières » qui suit les événements de Mai[5].

Réintégré au ministère de l'Économie et des Finances, ayant perdu la confiance de Pompidou, il devient administrateur (1968) puis président-directeur général (1970-1974) de la Compagnie française de la télévision[2]. Entre 1970 et 1985, il est également, à la demande Jacques Chaban-Delmas, président de la Mission interministérielle pour l'aménagement de la côte Aquitaine[3].

Cette cheville ouvrière de la constitution du ministère des Affaires culturelles est appelée par François Mitterrand pour conduire les Grands Travaux présidentiels. Il prend d'abord en charge le Grand Louvre comme président de l'établissement public à partir de septembre 1982, en conflit avec Jack Lang, et créant la polémique en assumant le choix de Pei[5]. Nommé le 13 mai 1988 secrétaire d'État chargé des Grands travaux, il donne corps au projet voulu par François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France (qui fut longtemps surnommée par la presse Très Grande Bibliothèque), entre 1988 et 1993.

Proche de Mitterrand, il l'aurait influencé, selon Pierre Péan et Christophe Nick, quant au choix de Francis Bouygues pour la prise de contrôle de TF1 privatisée[6].

En avril 2000, il devient président de la Maison des Cultures du Monde[7], à la suite de Jean Duvignaud.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Décès d'Emile Biasini, le «monsieur grands travaux» de François Mitterrand », liberation.fr, (consulté le 30 juillet 2011)
  2. a, b et c « Émile Biasini », association Georges-Pompidou
  3. a, b, c et d Biasini, le sauveur d'Aquitaine, propos recueillis par Pierre Verdet, dans Sud-Ouest. Reproduit par l'Association des amis du littoral d'Anglet
  4. Maurice Jeanjean, Sékou Touré : un totalitarisme africain, Paris, L'Harmattan, 2004, p. 62, (ISBN 2747576574)
  5. a, b et c François Caviglioli, Les travaux d’Emile, Le Nouvel Observateur nº1578, 2 février 1995
  6. « Biasini a l'oreille du Président et est en même temps un farouche défenseur de Bouygues, qu'il estime être le plus compétent sur la place. » Pierre Péan et Christophe Nick, TF1, un pouvoir, Fayard, 1997
  7. Dépêche AFP, citée dans « Archives - culture - Avril 2000 », Presse-francophone.org

Lien externe[modifier | modifier le code]